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 Les conseils d'une apprentie éditrice, chapitre I : La forme du mail et du manuscrit

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HilnaMacPhom
   
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HilnaMacPhom  /  Gloire de son pair


A mon avis le moodboard est pertinent lorsqu'il est intégré au sein de la note de présentation ou du courrier d'accompagnement.
Et en fonction du genre de texte
Pour moi faut que ça soit un plus qui vient donner un ton, une ambiance à la note de présentation mais qui ne s'y substitue pas
 
melissa_sa
   
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melissa_sa  /  Magicien d'Oz


Je rebondis sur la partie très "codifiée" d'un roman où vous attendez "x scènes précises", "1 séparation à 80% du récit", etc...
J'imagine que cela s'applique surtout sur certains genres (romances, etc) ?
Je comprends totalement la démarche commerciale (et une certaine zone de confort pour l'éditeur) d'être dans quelque chose dont ils sont sûrs que cela va fonctionner "comme d'habitude".

Par contre, qu'en est-il de romans qui veulent justement se démarquer des codes ?
Bien qu'ils adoptent une structure narrative assez classique, on peut imaginer par exemple qu'un "Game of Thrones" aurait eu du mal à être édité en France ?

Et si on va plus loin, comment faire si on veut écrire un roman un peu "ovni", comme par exemple "Le Petit Prince" ?
Je trouve que c'est déjà dur de trouver la ligne éditoriale, puisque même les librairies ne savent pas où le classer, alors si en plus on attend des critères précis, on peut imaginer que peu d'éditeurs aujourd'hui éditeraient ce genre de romans qui sort des sentiers battus ?
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Verowyn
   
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Verowyn  /  Pour qui sonne Lestat


Ben, je vais me citer :

Citation :
Ensuite, je ne voudrais pas induire quiconque en erreur avec les exemples de critères hyper précis que j'ai donnés plus haut. Ce n'est pas la norme. Il y a bien sûr quelques collections/éditeurs qui fonctionnent comme ça, par exemple certaines collections de romances, certaines collections de polars locaux, parce qu'elles s'adressent à un public qui a des attentes très précises. Et je crois sincèrement que c'est quelque chose qui se déduit sans trop de mal en examinant un peu leurs catalogues. Et c'est aussi en général de toute façon des ME qui fonctionnent avec un petit cheptel d'auteurs maison qui sont capables d'écrire plus ou moins sur commande.
Mais la plupart des ME ont une ligne qui est beaucoup plus floue. Parce que leur public cible désire plus de variété. Ce n'est donc pas qu'elles "décident de se la jouer mystérieuses," juste qu'il n'y a aucune formule toute faite à fournir aux auteurs.

C'était juste un exemple pour illustrer le bout le plus "commercial" du spectre. Au bout le plus "artistique", bien sûr qu'il y a des éditeurs qui publient des choses qui sortent des sentiers battus.
La Volte, avec Damasio, les Forges de Vulcain, avec Duvivier... y a des éditeurs qui sortent des bouquins d'auteurs français bien plus ovnis que Game of Thrones, qui est de la fantasy somme toute assez classique.
 
melissa_sa
   
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melissa_sa  /  Magicien d'Oz


Verowyn a écrit:
Ben, je vais me citer :

Citation :
Ensuite, je ne voudrais pas induire quiconque en erreur avec les exemples de critères hyper précis que j'ai donnés plus haut. Ce n'est pas la norme. Il y a bien sûr quelques collections/éditeurs qui fonctionnent comme ça, par exemple certaines collections de romances, certaines collections de polars locaux, parce qu'elles s'adressent à un public qui a des attentes très précises. Et je crois sincèrement que c'est quelque chose qui se déduit sans trop de mal en examinant un peu leurs catalogues. Et c'est aussi en général de toute façon des ME qui fonctionnent avec un petit cheptel d'auteurs maison qui sont capables d'écrire plus ou moins sur commande.
Mais la plupart des ME ont une ligne qui est beaucoup plus floue. Parce que leur public cible désire plus de variété. Ce n'est donc pas qu'elles "décident de se la jouer mystérieuses," juste qu'il n'y a aucune formule toute faite à fournir aux auteurs.

C'était juste un exemple pour illustrer le bout le plus "commercial" du spectre. Au bout le plus "artistique", bien sûr qu'il y a des éditeurs qui publient des choses qui sortent des sentiers battus.
La Volte, avec Damasio, les Forges de Vulcain, avec Duvivier... y a des éditeurs qui sortent des bouquins d'auteurs français bien plus ovnis que Game of Thrones, qui est de la fantasy somme toute assez classique.


Merci pour ton retour, c'est très intéressant d'avoir le point de vue interne du fonctionnement d'une ME :-)

Oui, j'imagine que certains éditeurs vont être plus ouverts que d'autres à sortir des sentiers battus.

D'ailleurs, quelle importance accordez-vous à la plume ? Est-ce que la simplicité d'un texte peut être un critère d'élimination ?
J'imagine qu'en comité de lecture, il n'y a que des lecteurs aguerris, ayant lu des milliers de livres, plutot de filière littéraire, recherchant un style et un texte recherché ?
Est-ce que cela ne peut pas devenir un défaut justement ? (je fais le parallèle avec des amis d'un club cinéma qui regardent les films différemment d'un téléspectateur lambda et vont adorer des films très "niche" et détester les block busters par exemple).
J'ai souvent remarqué que des "spécialistes" d'un domaine (cinéma, littérature, jeux vidéo, ...) vont avoir un avis à contre courant du "peuple".
Mais dans le cas d'une maison d'édition, le lecteur du comité doit se détacher de ça, non ? L'aspect commercial doit primer, non ? Est-ce que tu as déjà lu un texte en te disant: son style est inexistant, ça m'écorche les yeux, mais il a le potentiel de se vendre à des dizaines de milliers d'exemplaire, on le garde ?

Si on faisait cette expérience sociale : envoyer en tant que primo édité un Bernard Werber, Marc Lévy ou Guillaume Musso, en utilisant un pseudonyme, à une dizaine de grandes maison d'édition, je serais par exemple curieux de savoir le taux de refus.
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Tengaar
   
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melissa_sa a écrit:
Est-ce que la simplicité d'un texte peut être un critère d'élimination ?
Déjà tu peux avoir un style à la fois simple et très littéraire. Par exemple, Jonathan Littell dans les Bienveillantes a un style assez simple mais très percutant ce qui lui a permis d'avoir le Goncourt et le prix de l'Académie Française (en plus de l'influence discrète de sa ME).

melissa_sa a écrit:
Si on faisait cette expérience sociale : envoyer en tant que primo édité un Bernard Werber, Marc Lévy ou Guillaume Musso, en utilisant un pseudonyme, à une dizaine de grandes maison d'édition, je serais par exemple curieux de savoir le taux de refus.
Werber à ses débuts, avait vraiment un bon style (bon il est devenu feignasse maintenant) et Marc Lévy a un style qui, s'il n'est pas vraiment très littéraire, n'est pas non plus absolument dégueulasse.
 
CalédoniaRob
   
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CalédoniaRob  /  Effleure du mal


verowyn, la volte a été crée spécialement il me semble justement pour publier damasio, ça me semble donc différent du concept de dire, la volte publie des auteurs différents, comme damasio.
melissa_sa la réponse est oui, personnellement dans mon cas le peu de retour que j’en ai eu de la part de on va dire éditeurs qui avaient rejeté mon roman en première sélection était que le style leur paraissait trop simple par rapport à leurs attentes. Quand les personnes à qui je l’ai fais lire qui n’étaient ni du milieu de l’écriture ni de l’édition me disait au contraire que ça leur avait plu pcke le style était simple et qu’ils avaient donc pu le pire facilement …
 
melissa_sa
   
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melissa_sa  /  Magicien d'Oz


Tengaar a écrit:
melissa_sa a écrit:
Est-ce que la simplicité d'un texte peut être un critère d'élimination ?
Déjà tu peux avoir un style à la fois simple et très littéraire. Par exemple, Jonathan Littell dans les Bienveillantes a un style assez simple mais très percutant ce qui lui a permis d'avoir le Goncourt et le prix de l'Académie Française (en plus de l'influence discrète de sa ME).

melissa_sa a écrit:
Si on faisait cette expérience sociale : envoyer en tant que primo édité un Bernard Werber, Marc Lévy ou Guillaume Musso, en utilisant un pseudonyme, à une dizaine de grandes maison d'édition, je serais par exemple curieux de savoir le taux de refus.
Werber à ses débuts, avait vraiment un bon style (bon il est devenu feignasse maintenant) et Marc Lévy a un style qui, s'il n'est pas vraiment très littéraire, n'est pas non plus absolument dégueulasse.


Merci pour ton retour. J'ai cité ces auteurs en exemple, mais à titre personnel, je n'ai rien contre eux, au contraire, il m'arrive de les lire régulièrement.

Je sais que J. K. Rowling a aussi souvent été critiqué sur la qualité de son texte, mais au final, ça ne l'a pas empêché de porter son texte dans le monde (et je pense que l'on aimerait tous être à sa place).

Je voulais surtout mettre en avant un point qui me parait essentiel: un texte doit-il être "littéraire" pour être édité ? Est-ce qu'un texte potable, sans trop de fautes, qui va à l'essentiel, mais qui en contrepartie raconte une histoire prenante avec de bons personnages pourrait être recalé ?

Tu cites un exemple d'auteur qui réunit les deux, mais je pense que beaucoup de primo auteurs (surtout s'ils ne viennent pas d'une filière littéraire, comme c'est mon cas) doivent se poser cette question.

J'imagine qu'il y a des genres de textes et des maisons édition ou le style est primordial et d'autres qui vont moins faire attention ?
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Kavanaugh
   
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Kavanaugh  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Je répète un peu ce qui a été dit, mais je ne suis pas sûre qu'il soit pertinent d'opposer un texte avec un style simple à un texte littéraire. Parfois, réussir à tendre vers une grande simplicité, réussir à toucher les lecteurices avec peu de mots, avec les mots "justes", avec des tournures épurées, c'est plus difficile qu'en faisant de longues phrases avec des mots compliqués.
Je pense que rien n'est rédhibitoire tant que le style n'est pas indigeste (et encore, ça peut aussi s'accepter si ça sert le récit).
Après, si la ME visée publie des textes très travaillés avec des tournures complexes, il y a peut-être moins de chance pour qu'elle accepte un texte au style plus direct qui ne rentrera pas dans sa ligne éditoriale (mais et encore...).
D'ailleurs, j'irai même plus loin, je pense que dans la plus grande majorité des maisons d'éditions, un texte trop élaboré a plus de risque de se faire bouler qu'un texte au style simple. Mais là encore, c'est à nuancer en fonction du genre dans lequel tu écris (pas la même chose pour de la littérature blanche, de la fantasy, de la SF...)
 
Verowyn
   
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Verowyn  /  Pour qui sonne Lestat


Calédoniarob a écrit:
verowyn, la volte a été crée spécialement il me semble justement pour publier damasio,

Tout à fait. Very Happy
Mais pour moi, la question c'était plus "est-ce qu'il y a des éditeurs français prêts à prendre le risque de publier des voix singulières" et la Volte est à mon sens un exemple que oui, surtout que carrément créer une ME pour porter le texte d'un auteur, c'est prendre un risque beaucoup plus gros que juste publier un texte.
Mais cette attention portée au style fait partie de leur ligne édito, c'est dit explicitement sur leur site, et ça s'adresse aux auteurs qui voudraient leur envoyer quelque chose.

Citation :
J'imagine qu'en comité de lecture, il n'y a que des lecteurs aguerris, ayant lu des milliers de livres, plutot de filière littéraire, recherchant un style et un texte recherché ?
Est-ce que cela ne peut pas devenir un défaut justement ? (je fais le parallèle avec des amis d'un club cinéma qui regardent les films différemment d'un téléspectateur lambda et vont adorer des films très "niche" et détester les block busters par exemple).

Un comité de lecture de ME, si on veut faire un parallèle avec le monde du cinéma, c'est pas un groupe d'amis qui monte un club ciné... c'est plutôt le comité de lecture d'un producteur qui lit les scénarios qu'on leur envoie.
Et tout comme il y a des producteurs qui financent des blockbuster et des producteurs qui financent des films art et essai, bah y a des ME qui publient des textes très littéraires, et d'autres des textes plus commerciaux.
 
melissa_sa
   
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Ok merci pour vos retours, c'est rassurant ! :-)

Oui bien sûr, la simplicité n'est pas gage d'un mauvais texte littéraire. Au contraire, je trouve ça même plus compliqué de trouver les bons mots et bonnes tournures à chaque fois.

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Elsa Grindel
   
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Elsa Grindel  /  Pippin le Bref


Merci pour tous ces commentaires... Je ne pensais pas faire autant rire la galerie avec cette idée de lettre parfumée... Ce n'était pas mon but, mais l'échange est intéressant.

Après réflexion je rejoins l'idée d'un présentation professionnelle ; le moodboard ne me semble pas vraiment approprié dans ce contexte car trop vantard et tape à l'oeil, mais cela mon humble reste avis.
 
CalédoniaRob
   
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CalédoniaRob  /  Effleure du mal


Zéphaïre et Verowyn, une petite question pardon, est il vrai que les éditeurs, devant un manuscrit envoyé d’un inconnu, se « moquent » de l’histoire entre guillemet pour se concentrer d’abord uniquement sur le style et la sonorité du texte lors d’un premier tri comme critère de préselection ?

( exemple, ils disent parfois ouvrir une page au hasard et lire. Ou parfois ils lisent juste le tout début et la fin, difficile de se faire une idée de l’histoire de cette façon, non ?)
 
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CalédoniaRob a écrit:
Zéphaïre et Verowyn, une petite question pardon, est il vrai que les éditeurs, devant un manuscrit envoyé d’un inconnu, se « moquent » de l’histoire entre guillemet pour se concentrer d’abord uniquement sur le style et la sonorité du texte lors d’un premier tri comme critère de préselection ?

( exemple, ils disent parfois ouvrir une page au hasard et lire. Ou parfois ils lisent juste le tout début et la fin, difficile de se faire une idée de l’histoire de cette façon, non ?)

Bonjour à toi, et désolée pour ma réponse tardive.

C'est complètement faux, ou bien peut-être que certains éditeurs fonctionnent ainsi mais ils risques de peu publier, voire de ne rien publier du tout. Se faire un avis sur une seule page est un peu bête. Tout le monde est susceptible d'écrire trois pages moyennes pour une page très mauvais et une autre très intéressante. Il faut donc considérer un ensemble : la sonorité et le style sont aussi importants que l'histoire, y participent et inversement. L'un ne va pas sans l'autre. les considérer séparément n'a pas d'intérêt.

Ex : Il peut arriver qu'une très bonne histoire retienne l'attention de l'éditeur même si son style est un peu plus faible (s'il est possible de le retravailler dans des délais raisonnables) pourquoi pas ?) et, de même, qu'un style soit extraordinaire mais une histoire un peu bancale (et on peut aussi la retravailler). L'éditeur va mesurer la somme de travail que cela représente : s'il y a vraiment trop de corrections, modifications à faire, ça n'en vaut pas le coup (trop de temps passé sur un manuscrit envoyé peut-être prématurément), mais les "errreurs" ne sont pas forcément rédhibitoires.

En revanche, un éditeur peut choisir de lire un certain nombre de pages (en général, au minimum une trentaine) avant de se faire un avis, il n'est pas tenu de tout lire si c'est trop mauvais, trop bancal ou que ça ne correspond pas à ce qu'il recherche.
 
   
    
                         
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