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 compte d'auteur déguisé mais j'ai signé quand même

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Azaby
   
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Azaby  /  Effleure du mal


Une maison d'édition n'est pas censée te réclamer d'argent, elle est même censée te payer pour t'éditer. Elle est en outre tenue de défrayer tes déplacements, te loger et te nourrir sur place. Du moins c'est la conception que je me fais d'une maison qui respecte ses auteurs.


La quantité d'argent est secondaire : ce qui prime, c'est l'absolue nécessité de ne pas débourser un centime pour être édité. Ni pour la fabrication du livre, ni pour sa promotion, ni nulle part.

Outre le fait que c'est un manque de respect vis à vis de ton texte et de ton travail, ça renforce un peu plus cette idée qu'être auteur n'est pas un vrai métier/n'est pas un travail digne de rémunération. En outre, c'est la certitude d'avoir un parcours éditorial insatisfaisant, sans la moindre promotion. Quel intérêt aurait l'éditeur à défendre ton texte, puisqu'il rentre déjà dans ses frais par ta participation ?

Je trouve vraiment limite que l'on puisse signer avec une structure qui ne nous paie pas. Je trouve carrément hallucinant qu'on s'engage avec une qui exige que l'on paie. Tu achètes ton propre travail, travail qui ne sera vraisemblablement pas plus lu, ni plus aimé que si tu l'avais auto-édité ou si tu lui avais trouvé une maison décente à compte d'éditeur.

Précisément parce que tu as passé de nombreux mois à écrire ce texte, tu devrais avoir envie qu'il soit édité proprement. Une maison qui te demande d'assurer toi-même les frais de publication ne défendra jamais correctement ton texte.

Ton travail prouve cet amour que tu as pour ton livre et cette passion que tu as pour rédiger. Qu'auraient été quelques années de plus dans tes démarches, si elles t'avaient permis de trouver une structure qui aurait porté ton texte avec le même amour ou la même passion ?

Non seulement ton texte va pâtir de cette décision car il ne sera jamais défendu en librairie (une présence dans "quelques librairies" locales n'a aucune répercussion concrète sur les ventes la plupart du temps), mais en plus ça fait du mal à la profession des artistes-auteurs. Et par "professionnel" j'entends ici le sens le plus strict : un contrat d'édition donne à ton art une dimension professionnelle.

Quand même, un corps de métier où les travailleurs sont si désespérés qu'ils paient pour aller au turbin, et s'estiment chanceux de pouvoir bosser sans la moindre perspective de rentrer dans leurs frais... ça court pas les rues.

Bonne chance à toi tout de même. Mais j'espère - pour ton texte autant que pour toi - que tu ne réitèreras pas ce genre d'expérience.
 
Camusso
   
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Camusso  /  Gloire de son pair


Et puis tu es jeune, tu n'as que 32 ans, tu avais encore le temps de chercher une vraie ME, et au pire, si ton manuscrit ne trouvait pas preneur, ce n'est pas grave, ça arrive à 99% des gens, tu pouvais écrire un autre roman qui trouverait cette fois-ci preneur dans une ME à compte d'éditeur. Bon nombre des JE ont écrit plusieurs manuscrits avant de trouver un éditeur.

Et je suis d'accord avec ce qui a été dit plus haut, l'autoédition était une meilleure option pour toi si tu voulais absolument que ce soit publié, mais bon, c'est trop tard.
 
Jimilie Croquette
   
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Jimilie Croquette  /  De l'Importance d'être Constamment Là


Citation :
La différence est moins nette que je le pensais au départ. Estelas, qui ne te demande d'argent mais ne te paie pas de frais de déplacement, c'est quelle catégorie ?
Eux se présentent comme compte d'éditeur. Et si on les met dans les maisons à compte d'auteur, beaucoup tomberont dans cette catégorie, car dans les petites maisons combien paient les déplacements ? Pas beaucoup j'ai l'impression.

Je pense qu'il y a là un truc à creuser, voire à discuter dans un autre topic, parce que je ne vois pas bien ce que "les déplacements" viennent faire dans les projets d'édition.
Les dédidaces, les salons et les déplacements, c'est ni souvent, ni pour tout le monde.

Je n'ai jamais pensé, quand j'ai démarché des Maisons d'Edition, à s'il serait important ou pas de participer à des salons. Je veux dire... de quoi on parle ?
Si le salon "livres et saucisson" de Gifettes-sur-Loire, a lieu à côté de chez moi, je vais prendre contact avec les organisateurs pour voir quelles sont les conditions pour participer. Ça va me coûter... rien du tout.
Si ledit salon est à 600 bornes, je vais juger que ça ne mérite pas le déplacement.
Si ledit salon est à 600 bornes mais qu'on me rémunère pour participer (comme c'est le cas dans certains, un entre autres où j'ai été payée 450€ pour ma présence les deux jours + défrayement du déplacement, des frais de bouche et de l'hotel) alors je vais y réfléchir. Notez que dans ce cas, c'est les organisateurs du salon et pas les ME qui paient.

Bref, je ne vois presque pas le rapport entre ME et séances de dédicaces. A moins d'être Mister best-seller, aucune librairie ne va aller te chercher. Oui, même si t'es chez Gallimard.
C'est donc TOI qui vas chercher les librairies pour proposer d'organiser un truc. Du coup, tu fais ça autour de chez toi. Du coup, ça ce coûte rien du tout.

Il y a une espèce de mythologie du salon / de la séance de dédicace chez les primo-édités, qu'il serait peut-être pertinent de débunker. C'est pas parce qu'on sort un livre chez Actes sud qu'on va passer à la télé.
En fait le salon / la dédicace ne me semble pas un élément "clé" de la vie d'auteur. On peut très bien faire sans. Combien de nouveaux romans sortent chaque année ? des centaines de milliers ? Y a-t-il des centaines de milliers d'auteurs en dédicaces ? Bien sûr que non.

Tous les salons et dédicaces auxquel·les j'ai participé, je m'y suis inscrite moi-même, en prenant contact avec les librairies autour de chez moi. C'est pas forcément synonyme de grosse logistique... J'envoie un mail, "bonjour, je suis dispo à telle telle telle date, que diriez-vous d'organiser un événement ?" et c'est plié.
Par contre, j'ai pas fourni un seul livre : ça a été expedié par la maison d'édition à la librairie, directement, à chaque fois.
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Oxymorel
   
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Oxymorel  /  Clochard céleste


Caliria
Citation :
Si, soyons honnêtes, c'est l'ego (ça ne veut pas dire que c'est mal). C'est une suite logique pour Toi, comme pour beaucoup d'auteurs, mais ce n'est pas parce que tu as passé des mois voire des années à écrire, que le roman est bon au bout (vient la question de la définition du "bon"). Et pour autant, ce n'est pas parce que les maisons ne se bousculent pas pour ton roman, qu'il n'est pas bon

Ego ou non je ne sais pas, en tout cas j'avais écrit un livre et il se trouve que deux éditeurs proposent de le publier, ça m'aurait donc semblé incongru de refuser.
La solution de l'auto-édition, je l'aurais envisagée seulement si aucun éditeur n'avait été intéressé, ou seulement les maisons à compte d'auteur hors de prix comme Sydney Laurent ou Vérone.

Quant à savoir si mon livre est bon ou non, je ne suis pas le mieux placé pour le dire.
J'avais eu un échange très intéressant avec une dame de chez Buchet-Chastel qui avait bien aimé mon roman à titre personnel mais ne l'avait pas sélectionné car elle ne le pensait pas assez vendeur. Elle me disait qu'il était bien écrit mais que l'histoire manquait de consistance, donc il se serait adressé à un public qui privilégie la forme plutôt que le fond, ce qui manifestement ne court pas les rues. J'avais apprécié son retour et étais plutôt d'accord avec elle.

Azaby
Citation :
ce qui prime, c'est l'absolue nécessité de ne pas débourser un centime pour être édité
Je suis d'accord avec tout ce que tu avances, mais j'ai l'impression que cela se heurte à certaines réalités économiques. Que les grandes maisons puissent financer une campagne publicitaire et des frais de déplacement, très bien. Mais j'ai bien du mal à croire que ce soit possible pour des petites structures qui ne tirent qu'à quelques centaines d'exemplaires. Les frais seraient alors colossaux par rapport aux recettes.
Mais si vous avez des exemples de petites maisons qui apportent une telle contribution financière, je serais vraiment curieux de connaître lesquelles.

Et pour ce qui est de l'éthique de la profession, là encore je suis d'accord dans l'absolu, mais me dis aussi qu'en se limitant à maisons qui paient tout, on restreint vraiment les possibilités de se faire publier.

Camusso
Citation :
tu pouvais écrire un autre roman qui trouverait cette fois-ci preneur dans une ME à compte d'éditeur
Je n'ai pas nécessairement l'ambition de devenir écrivain. J'ai écrit un livre qui me tenait beaucoup à coeur, j'ai remanié la moindre phrase une bonne dizaine de fois pendant plus de deux ans. C'était pour moi un loisir que je recommencerai peut-être à l'avenir mais ce n'est pas certain, donc je ne me lance pas dans un plan à si long terme.

Elopez
Citation :
Je pense qu'il y a là un truc à creuser, voire à discuter dans un autre topic, parce que je ne vois pas bien ce que "les déplacements" viennent faire dans les projets d'édition
Je pense aussi parce que j'ai lu très peu de choses là-dessus sur le forum alors que tous les éditeurs avec qui j'ai pu parler au téléphone (Ovadia, Estelas, Safran) insistaient énormément dessus, ça m'a beaucoup surpris d'ailleurs. Ils avaient tous le même discours : qu'un auteur inconnu ne pouvait espérer vendre des livres par enchantement, alors qu'il fallait déclencher le bouche à oreille par ses propres moyens. Bien sûr il y a aussi internet, mais on touche un public différent, sans doute plus jeune.
 
Jimilie Croquette
   
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Jimilie Croquette  /  De l'Importance d'être Constamment Là


Citation :
Citation :
Je pense qu'il y a là un truc à creuser, voire à discuter dans un autre topic, parce que je ne vois pas bien ce que "les déplacements" viennent faire dans les projets d'édition
Je pense aussi parce que j'ai lu très peu de choses là-dessus sur le forum alors que tous les éditeurs avec qui j'ai pu parler au téléphone (Ovadia, Estelas, Safran) insistaient énormément dessus, ça m'a beaucoup surpris d'ailleurs. Ils avaient tous le même discours : qu'un auteur inconnu ne pouvait espérer vendre des livres par enchantement, alors qu'il fallait déclencher le bouche à oreille par ses propres moyens. Bien sûr il y a aussi internet, mais on touche un public différent, sans doute plus jeune.

Et bien... Est-ce qu'ils ne t'auraient pas enfumé en te faisant croire à l'absolue priorité d'un truc qui ne l'est pas du tout ?? C'est un peu dommage d'être passé à un cheveu du pot aux roses.

Accessoirement, il y a aussi autre chose que je ne comprends pas dans ta démarche :
"Ovadia, Estelas, Safran".
Mais qui sont ces gens ? Je n'en ai JAMAIS entendu parler. A lire ton parcours éditorial, tu as opté pour 1) d'énormes ME (Gallimard Seuil et Cie, j'imagine)
2) des structures régionales ultra-niche

Il n'existait pas un juste milieu ?
Il y a quand même une tripotée de ME moins énormes que les mastodontes susnommés, à qui tu aurais pu envoyer ton manuscrit. (listes non-exhaustives disponibles sur ce forum, classées par genre)


Tu dis "j'ai eu deux réponses positives de ME [à compte d'auteur mais pas chères], ça aurait été dommage de laisser passer".
Crois nous, et crois en les 458 autres topics sur le même sujet, sur ce forum. Tu aurais eu 1000 réponses positives de ME à compte d'auteur si tu en avais contacté 1000. Et tu aurais eu les mêmes réponses positives dans 2 semaines, 2 mois ou 2 ans.
C'est ton argent qui les intéresse, pas ton manuscrit. Et tu viens de le leur donner. C'est fou d'être prêt à payer pour bosser.

Les aspirant·es écrivain·es sont vraiment les plus faciles à pigeonner.


Dernière édition par elopez7228 le Mar 4 Avr 2023 - 17:04, édité 1 fois
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Oxymorel
   
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Oxymorel  /  Clochard céleste


A vrai dire je n'en sais rien, mais j'ai quand même eu le même son de cloche de trois personnes différentes. Et de la manière dont ils l'expliquent ça ne m'a pas semble dénué de sens : personne ne me connaît, donc comment pourrais-je vendre autrement ?
Du reste, je ne vois pas trop l'intérêt qu'ils ont à me faire courir les salons et dédicaces, eux n'y gagnent rien.

Mais j'imagine quand même ne pas être le seul à avoir contacté des petites maisons, donc on a dû tenir le même discours à pas mal de monde sur le forum, non ?
 
Azaby
   
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Azaby  /  Effleure du mal


Citation :
Je suis d'accord avec tout ce que tu avances, mais j'ai l'impression que cela se heurte à certaines réalités économiques. Que les grandes maisons puissent financer une campagne publicitaire et des frais de déplacement, très bien. Mais j'ai bien du mal à croire que ce soit possible pour des petites structures qui ne tirent qu'à quelques centaines d'exemplaires. Les frais seraient alors colossaux par rapport aux recettes.
Mais si vous avez des exemples de petites maisons qui apportent une telle contribution financière, je serais vraiment curieux de connaître lesquelles.

Et pour ce qui est de l'éthique de la profession, là encore je suis d'accord dans l'absolu, mais me dis aussi qu'en se limitant à maisons qui paient tout, on restreint vraiment les possibilités de se faire publier.

Même une petite maison doit pouvoir te proposer un à-valoir et te payer les déplacements. Il n'y a pas que les mastodontes du milieu qui peuvent gérer les coûts liés à leurs auteurs. Simplement, ce sont des maisons qui publient moins, et prennent plus de risques.

Et en effet, à titre personnel je ne signerais pas (plus) avec une maison qui ne me paie pas décemment ou ne me défraie pas en cas de déplacement. C'est d'ailleurs pour ça que j'ai laissé de côté quelques manuscrits n'ayant pas trouvé preneur plutôt que de "mal" les éditer.

Être publié n'est pas quelque chose que les éditeurs nous doivent. Surtout quand on débute, il arrive qu'un roman ne soit pas assez bon (quoi que ça veuille dire), pas assez vendeur, pas assez cohérent aux lignes éditoriales pour sortir. Parfois, ça n'est juste pas le bon moment.

Quand je parle d'égo, je parle de ce qui te pousse à te dire "les maisons d'édition n'en veulent pas, mais je tiens absolument à avoir l'illusion d'être bien édité, donc je vais casser ma tirelire pour donner mes droits à quelqu'un qui n'en fera rien". C'est cette réflexion du "je n'y arriverai pas par voie classique, je vais donc "éditer" comme ça".

Tu t'en rendras compte, sûrement dans quelques mois : ton texte sera gâché.

Peut-être pas par rapport à tes attentes, peut-être que faire un ou deux salons proches de chez toi t'offrira l'épanouissement et la consécration dont tu rêves. Mais une fois que tu auras désacralisé tout ça, que tu te diras "alors... c'est tout ? Tout ça pour ça ?", tu mesureras sûrement mieux pourquoi c'est essentiel de ne signer qu'avec des maisons qui peuvent porter nos textes. Parce que quand la vague euphorie du début se sera retirée, elle te laissera face au constat amer que ton texte auquel tu tenais tant croupira dans les cartons de quelques librairies pour y attendre le pilon.

Je peux te garantir avec une quasi-certitude que c'est ce qui va se passer. Je dis "quasi" pour laisser une place au miracle, mais cet improbable miracle ne vaut pas que tu sacrifies tes économies pour lui.

C'est très dommage, parce qu'effectivement tu es jeune et tu es d'une génération peut-être plus apte à comprendre/apprendre les tenants et les aboutissants du monde éditorial.

 
CalédoniaRob
   
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CalédoniaRob  /  Effleure du mal


[quote="Azaby"]
Citation :


Mais une fois que tu auras désacralisé tout ça, que tu te diras "alors... c'est tout ? Tout ça pour ça ?",


Bonjour à tous, je trouve cette réflexion intéressante parce que je me la suis fais récemment, dans un cadre différent, il n’y avait pas de compte d’auteur pour moi, mais j’ai publié 2 nouvelles dans 2 concours différents, 1 en france et en suisse, et j’ai eu les 2 livres entre les mains et je me suis fais cette réflexion. Donc je pense que c’est une réflexion qui existe même sans être à compte d’auteur.
 
Oxymorel
   
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Oxymorel  /  Clochard céleste


Azaby
Citation :
Peut-être pas par rapport à tes attentes, peut-être que faire un ou deux salons proches de chez toi t'offrira l'épanouissement et la consécration dont tu rêves. Mais une fois que tu auras désacralisé tout ça, que tu te diras "alors... c'est tout ? Tout ça pour ça ?"

Peut-être me dirai-je cela dans quelques mois, c'est possible mais fatalement je n'en sais rien pour le moment.
En tout cas je ne rêve pas d'épanouissement ou de consécration, déjà parce qu'ils me paraissent inaccessibles.

En réalité je n'avais pas écrit ce livre dans l'espoir de le publier mais uniquement pour conquérir le coeur d'une femme qui résistait à mes avances, et qui adore la littérature.
Peu à peu je me suis pris au jeu et me suis dit qu'il serait dommage de ne pas essayer de le publier. Donc je n'ai pas cette vision à long terme et je verrais pas la raison de refuser de publier seulement au prétexte que les maisons en question ne sont pas les meilleures.
J'aurais pu rejoindre Estelas, ne pas débourser un centime et ne faire aucun déplacement. J'ai décidé d'en faire quelques uns, sachant que j'y sacrifierai une certaine somme mais c'est l'occasion de découvrir quelque chose de nouveau donc j'ai l'impression que ça vaut le coup d'essayer.

Il est très probable que j'en vende très peu, et également probable que j'en sorte un peu déçu, mais ce ne sera pas pour des raisons financières car de ça je n'attends rien. La chose que j'aimerais avant tout, c'est qu'une personne que je ne connais pas (ou deux, ou trois, soyons ambitieux !) me dise qu'il a aimé mon livre. Même pas l'histoire, car l'histoire n'a été pour moi qu'un prétexte, mais les mots. Cela me tient beaucoup à coeur car j'adore l'agencement des phrases et y ai passé un temps fou. Alors d'accord ce n'est pas vendeur, d'accord c'est une niche, mais c'est pour moi une passion et j'aimerais tant que quelques lecteurs le remarquent.
 
Azaby
   
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Azaby  /  Effleure du mal


Dans ce cas, on en revient à la question précédente. Puisque tu étais prêt à investir de l'argent, pourquoi ne pas avoir auto-édité ?
 
Jimilie Croquette
   
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Jimilie Croquette  /  De l'Importance d'être Constamment Là


Il existe en effet des prestations d'assistance à l'auto-édition, qui te laissent tes droits (et te coutent moins cher).
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Oxymorel
   
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Oxymorel  /  Clochard céleste


Cela m'aurait apporté quoi ? Un peu d'argent supplémentaire sur les exemplaires que je vendrai, tellement dérisoire que franchement ça m'est égal.
En revanche je ne serais pas présents dans les librairies partenaires de mon éditeur, et n'aurais pas accès à son stand dans les salons qu'il fréquente, notamment celui de Mouans-Sartoux qui est le plus gros salon de la Côte-d'Azur, quasi inaccessible pour un auto-édité.

Donc je ne vois pas trop l'intérêt à vrai dire.
 
Jimilie Croquette
   
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Jimilie Croquette  /  De l'Importance d'être Constamment Là


50*20€, ça coute cher le salon.

Citation :
quasi inaccessible pour un auto-édité
Tu leur as demandé, ou bien c'est "ton éditeur" qui te l'a affirmé ?
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Oxymorel
   
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Oxymorel  /  Clochard céleste


50*18 s'il te plaît ! compte d'auteur déguisé mais j'ai signé quand même - Page 4 1f61c

Citation :
Tu leur as demandé, ou bien c'est "ton éditeur" qui te l'a affirmé ?
Ni l'un ni l'autre, je le connais en tant que visiteur, c'est un salon qui marche par stands d'éditeurs. Peut-être que quelques indépendants arrivent à s'y glisser mais ils doivent être rares, car c'est quand même un événement assez important dans la région.
 
Azaby
   
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Azaby  /  Effleure du mal


Oxymorel a écrit:
Cela m'aurait apporté quoi ? Un peu d'argent supplémentaire sur les exemplaires que je vendrai, tellement dérisoire que franchement ça m'est égal.
En revanche je ne serais pas présents dans les librairies partenaires de mon éditeur, et n'aurais pas accès à son stand dans les salons qu'il fréquente, notamment celui de Mouans-Sartoux qui est le plus gros salon de la Côte-d'Azur, quasi inaccessible pour un auto-édité.

Donc je ne vois pas trop l'intérêt à vrai dire.

Comme on te l'a dit plus haut, être présent dans une librairie ne signifie pas que tu y seras mis en valeur. Ce qui t'expose en librairie, c'est ton diffuseur et ses commerciaux.

Je ne sais pas ce que tu t'imagines des salons, mais sans maison d'édition reconnue ou une bonne identité visuelle, ce ne sera pas là que tu seras sous le feu des projecteurs. Surtout dans un gros salon.

C'est précisément ça le problème, c'est de se faire vendre des fantasmes. Bien sûr que c'est chouette d'être en salon et de dédicacer, mais on ne devrait pas jouer sur cet espoir pour te faire raquer. Ça ne vaut pas (surtout pour ce que ça t'y apportera) les centaines d'euros déboursées.
 
   
    
                         
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