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 Gérer l'attente et l'absence de réponse

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charliie
   
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charliie  /  Autostoppeur galactique


Comme je vois passer plusieurs réponses aux sujets par ci par là, je me dis que ça vaudrait peut-être le coup d'en faire un dédié : comment ça se passe pour vous, psychologiquement, moralement, l'attente des réponses, ou les non réponses des ME ?

Vous arrivez à faire abstraction ? Ça vous démoralise complètement ? Ça vous met en rogne et vous écrivez des hate mails que vous n'envoyez jamais ?

Personnellement, je suis une newbie dans le domaine, puisque j'ai envoyé à Gallimard Jeunesse en avril pour le concours premier roman, puis j'ai ensuite commencé les envois ailleurs quand j'ai appris pour le nombre de manuscrits déposés.
Ça fait tout juste plus d'un mois, en gros, mais comme je m'occupe de ma petite fille de trois ans pendant les grandes vacances, je n'ai pas la possibilité de me remettre à écrire pour ne pas y penser.

Ça faisait plus de trois ans que je planchais sur ce premier projet, et le fait d'avoir terminé et soumis pile quand tout le monde s'est mis à écrire avec le confinement, ça m'énerve un peu...

J'ai vraiment cherché à faire le livre qui me plaisait sans me poser d'autres questions avant de l'avoir terminé, et je découvre ces silences pesants, que ce soit en termes d'accusé de réception qui n'arrivent jamais, ou de réponse dont je n'ai aucune idée du délai, et je trouve ça assez déprimant.

Du coup, c'est comment pour vous ?

Bisous
 
Tocca
   
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Tocca  /  Barge de Radetzky


Je trouve toujours ça démoralisant et démotivant d'y penser, ça me met dans une spirale négative où je perds l'envie de créer et d'avancer. Mais même en en ayant conscience, j'ai parfois du mal à m'en empêcher et à faire abstraction de tout ça.
Ca se traduit pas en hate mail, mais en une inscription sur ce forum pour y procrastiner plus qu'autre chose, en une "veille" stérile sur des sites d'éditeurs ou d'auteurs, en errance improductive au hasard de la toile, voire en nouvelles soumissions à l'arrache (vers des éditeurs dont la ligne éditoriale correspond moins, sachant que je préfère me limiter à un ou deux envois très ciblés plutôt que d'arroser large).

J'ai écrit deux romans en m'occupant de mes deux gamins à plein temps, en réussissant à m'organiser (tenir le rythme et l'inspiration était particulièrement grisant !). Mais après un envoi de manuscrit, je me sers des enfants comme une excuse ("ils me laissent ni le temps ni l'énergie de me concentrer, c'est normal que j'arrive pas à me remettre à écrire autre chose malgré les idées déjà prêtes à développer"), alors que ça fonctionnait très bien avant.

Avant, je voulais rester auto-édité, mais j'ai plus la facilité de le faire comme je veux (c'est à dire de me concentrer sur le papier, de visiter beaucoup de librairies pour des dépôts, dédicaces, entretenir un lien, etc.), et j'ai voulu aller vers l'édition "traditionnelle" pour me libérer du temps de cerveau et mieux me concentrer sur l'écriture. Je remarque qu'avec ce "travers" du temps d'attente, mon cerveau continue à se polluer, mais autrement. J'ai bon espoir d'apprendre à gérer ce travers avec le temps...
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charliie
   
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charliie  /  Autostoppeur galactique


Tocca a écrit:


J'ai écrit deux romans en m'occupant de mes deux gamins à plein temps, en réussissant à m'organiser (tenir le rythme et l'inspiration était particulièrement grisant !). Mais après un envoi de manuscrit, je me sers des enfants comme une excuse ("ils me laissent ni le temps ni l'énergie de me concentrer, c'est normal que j'arrive pas à me remettre à écrire autre chose malgré les idées déjà prêtes à développer"), alors que ça fonctionnait très bien avant.

Respect. Moi, avec une maladie chronique invalidante en plus, je suis juste rincée à la fin de la journée, d'autant plus que la plupart du temps, quand ma fille fait la sieste en journée, elle ne s'endort pas avant 22h/22h30 le soir. Du coup, effectivement, me reste juste le temps de venir procrastiner ici 😊
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tentatrice chauve


J'en avais déjà parlé quelque part, et je suis (pour certaines personnes...) un peu mal vue pour cela, mais je le redis : on peut tout à fait demander à une ME si elle a bien reçu notre manuscrit, et même plus tard, si le CL a lu le manuscrit, etc... 
Spoiler:
 

Bien sûr, il n'est pas question de harceler la ME, mais de demander. 

Après, bien regarder sur le site des ME : certaines indiquent clairement que, si au bout de "X temps", elle ne répond pas, cela correspond à un "non".

Si tu veux, regarde les parcours (itinéraires éditoriaux) des auteurs, et tu y verras plus clair Wink !
 
Achene
   
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Achene  /  Petit chose


Je pense que la meilleure idée est de complètement se vider l'esprit, oublier le manuscrit pendant les six mois ou un an qu'il va falloir pour recevoir la réponse. Passer à autre chose.

Bon, je n'y suis pas du tout arrivé. Je me suis mis à consulter les forums pour lire des histoires de jeunes auteurs en attente en me disant qu'ils comprenaient un peu ma peine (et en rêvant sur les belles histoires).
J'ai appliqué le conseil "classique" d'écrire un second roman. C'est chouette en soi mais ça ne m'empêche pas de penser à mon précédent bébé et à me demander s'il est toujours coincé dans une pile virtuelle, ou si quelqu'un a commencé à y jeter un oeil, ou si au contraire il a été vu et jeté aussitôt...

...ça fait quasi six mois et je n'ai eu quasi aucune nouvelles (à part un "non" succint une semaine après.)

En fait j'ai tendance à penser que c'est comme après une rupture : le mieux c'est de couper tout contact avec ce qui nous rappelle notre manuscrit adoré sur lequel on n'a plus aucune prise désormais. Arrêter d'aller sur les forums d'écriture. Ne plus suivre l'actualité des maisons sur facebook. Se sortir un peu tout ça de la tête jusqu'à ce qu'un jour, par chance, un coup de fil résonne dans la baraque avec une bonne nouvelle.

Bon dans le cas de l'ex, je ne sais pas si c'est la meilleure idée du monde de souhaiter recevoir un coup de fil un an après la séparation...
 
charliie
   
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charliie  /  Autostoppeur galactique


Achene a écrit:
Je pense que la meilleure idée est de complètement se vider l'esprit, oublier le manuscrit pendant les six mois ou un an qu'il va falloir pour recevoir la réponse. Passer à autre chose.

Bon, je n'y suis pas du tout arrivé. Je me suis mis à consulter les forums pour lire des histoires de jeunes auteurs en attente en me disant qu'ils comprenaient un peu ma peine (et en rêvant sur les belles histoires).
J'ai appliqué le conseil "classique" d'écrire un second roman. C'est chouette en soi mais ça ne m'empêche pas de penser à mon précédent bébé et à me demander s'il est toujours coincé dans une pile virtuelle, ou si quelqu'un a commencé à y jeter un oeil, ou si au contraire il a été vu et jeté aussitôt...

...ça fait quasi six mois et je n'ai eu quasi aucune nouvelles (à part un "non" succint une semaine après.)

En fait j'ai tendance à penser que c'est comme après une rupture : le mieux c'est de couper tout contact avec ce qui nous rappelle notre manuscrit adoré sur lequel on n'a plus aucune prise désormais. Arrêter d'aller sur les forums d'écriture. Ne plus suivre l'actualité des maisons sur facebook. Se sortir un peu tout ça de la tête jusqu'à ce qu'un jour, par chance, un coup de fil résonne dans la baraque avec une bonne nouvelle.

Bon dans le cas de l'ex, je ne sais pas si c'est la meilleure idée du monde de souhaiter recevoir un coup de fil un an après la séparation...

Haha, dans mon cas, c'est impossible car c'est le premier tome d'une trilogie ! Et j'entends bien la terminer, parce qu'il n'y aura qu'à ce moment que j'aurai l'impression d'avoir réellement achevé quelque chose 😊
Donc oui, j'ai bien avancé sur le deuxième, et je finalise la structure du troisième dans la foulée, mais ça ne m'empêche pas de penser au premier !

Alors, quand je n'ai pas l'énergie de m'y remettre, je réfléchis au one shot que j'ai eu en tête en parallèle du développement de ma série, histoire de rester productive 😊

Plumerose a écrit:
J'en avais déjà parlé quelque part, et je suis (pour certaines personnes...) un peu mal vue pour cela, mais je le redis : on peut tout à fait demander à une ME si elle a bien reçu notre manuscrit, et même plus tard, si le CL a lu le manuscrit, etc... 
Spoiler:
 

Bien sûr, il n'est pas question de harceler la ME, mais de demander. 

Après, bien regarder sur le site des ME : certaines indiquent clairement que, si au bout de "X temps", elle ne répond pas, cela correspond à un "non".

Si tu veux, regarde les parcours (itinéraires éditoriaux) des auteurs, et tu y verras plus clair Wink !

Je suis plutôt de ton avis, même si je n'ai pas encore osé le faire...! Je me dis qu'avec ces histoires de confinement, ils sont sous l'eau, alors je n'ai pas envie d'en rajouter... Je l'ai fait avec Mnémos quand je me suis rendue compte de la coquille de leur site qui renvoyait vers une mauvaise adresse (cf le sujet à ce propos), mais même pour ça, ils ne m'ont pas répondu...

Je suis contente d'avoir eu deux pistons pour deux ME qui, à priori, vont m'assurer d'être au moins lue, mais je n'en saurai pas beaucoup plus avant un long moment indéfini...

Mais c'est vrai que ça me met dans une posture idiote d'attente, car en plus en été, ça m'étonnerait qu'il se passe quoi que ce soit...
 
Tocca
   
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Tocca  /  Barge de Radetzky


charliie a écrit:
Respect. Moi, avec une maladie chronique invalidante en plus, je suis juste rincée à la fin de la journée, d'autant plus que la plupart du temps, quand ma fille fait la sieste en journée, elle ne s'endort pas avant 22h/22h30 le soir. Du coup, effectivement, me reste juste le temps de venir procrastiner ici 😊

Respect à toi, surtout ! (la maladie + ta fille)
J'ai de la chance : les miens font une grosse sieste l'après-midi (mini 2h de dodo ou de temps calme dans leur chambre) et dorment avant 21h le soir. Donc même si le reste du temps est pas de tout repos et que j'ai d'autres trucs à gérer sur les temps de sommeil (maison en gros travaux, notamment), j'ai quand même des créneaux pour moi.
Quand j'arrivais à bien m'organiser, mon "secret" était d'avoir un créneau où je m'immergeais direct dans l'écriture, sans le moindre préliminaire du type "je vérifie d'abord mes mails voir si y a une réponse de X", "je vais voir ce qu'il y a de nouveau sur JE", ..., sinon après c'est la spirale sans fin. Je ne me laissais pas le temps de penser à autre chose. Et je faisais la procrastination après, selon le réveil des enfants (ça laissait pas le temps de penser aux ME du coup :p)

Et je m'efforce de penser que "tout vient à point à qui sait attendre". Un manuscrit, ça périme pas, a priori. Si après 6 mois j'ai pas de retours, c'est que c'était pas les bonnes ME ou le bon moment, je tenterai ailleurs.
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Flora
   
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Flora  /  Serial Constance killer


Quand j'envoie, j'essaie de ne plus y penser car je sais que ça va être long et que j'ai de fortes chances d'être déçue. J'ai fait 14 envois avec mon manuscrit de SF jeunesse en 2019, j'ai eu 10 silences... et parmi ces 10 maisons, très peu donnaient un délai très clair type "si vous n'avez pas de réponse après 6 mois, c'est non", c'était plutôt "nous avons besoin d'au moins 6 mois pour étudier votre manuscrit". Ça laissait espérer un retour même après ces 6 mois... pour rien, au bout du compte.

Je travaille sur d'autres manuscrits en parallèle, du coup Wink


Gérer l'attente et l'absence de réponse Cde10210Gérer l'attente et l'absence de réponse Ftbout10Gérer l'attente et l'absence de réponse Insta11Gérer l'attente et l'absence de réponse 1539428768-d-p-boutonGérer l'attente et l'absence de réponse 1537610532-btcommJe lis : Augustine et Matoskah

Participez au concours d'extraits 102 jusqu'au 16 décembre !
 
hodobema
   
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hodobema  /  Hé ! Makarénine


Je suis d'accord avec les réponses précédentes : il faut vraiment se détacher des envois.
Pour mes deux premiers romans, j'étais super détachée en fait j'y pensais même pas. Je l'ai donc très bien vécu. Faut dire que je les ai envoyés en août et octobre donc la période où j'avais repris les cours pour m'occuper l'esprit.
Par contre mon troisième roman 😐😐😐 je me suis infligée une torture psychologique que j'essaye de soigner sans que ça fonctionne réellement. Sûrement à cause du covid qui m'a privé de cours en présentiel depuis octobre, je n'avais rien d'autre a faire que de passer mes journées sur l'ordi (cours, devoirs, memoire, écriture...) alors forcement les mails étaient à ma portée de main et j'y étais TROP obsédée. A tel point qu'au moindre mail reçu, j'avais un pic de stress. Je pense que ma véritable erreur était de me créer des hypothèses (du style "tiens, telle ME m'a toujours pas répondu alors qu'elle a répondu aux autres en 1 mois, ça veut dire que j'ai passé une étape donc...???"), ne faites jamais ça, genre vraiment jamais. C'est destructeur. Ca augmente nos espoirs et donc notre obsession, tout ça sur des suppositions qui se basent sur du vide. Je suis donc incapable de mettre en pause lhistoire de vie de ce roman en m'occupant d'un autre projet... j'ai besoin de réponses avant de passer à autre chose. Et ça me gave parce que ça me fait procrastiner. Mais bon, j'apprends lentement à me calmer la dessus x)
Aussi une autre erreur fatale pour la motivation et l'estime de soi : faire trop d'envois. Quand je dis trop d'envois, cad se dire à chaque fois "je peux toujours tenter, je n'ai rien à perdre, on sait jamais sur un malentendu..." sachez que les malentendus n'existent pas. Et c'est sûrement la aussi la différence entre mes deux premiers romans dont je n'ai envoyé qu'à meme pas 10 ME et mon troisième a une vingtaine. En fait, si on a à perdre : notre estime de soi. Chaque refus est un coup de pioche dans notre estime de soi alors autant éviter de s'en imposer.

Mes leçons pour mes prochains envois de manuscrits :
- l'envoyer aux ME et simplement refuser de faire un suivi (cad compter les délais de réponses etc)
- faire le moins d'envois possible. Les choisir après avoir examiner les ME en long en large. Il faut être convaincu que notre manuscrit a sa place dans le catalogue de la ME. (Et c'est donc là que j'ai découvert que la ligne éditoriale ne se réduisait pas simplement aux genres types fantasy fantastique etc mais encore plus précis. Alors la fantasy c'est "facile" de faire la distinction entre heroic dark etc etc mais les genres comme dystopie c'est pas facile ! Et pourtant, je constate que même si des ME cherchent des dystopies, elles en cherchent avec des thèmes spéciaux selon leur catalogue, donc se dire qu'on est dans la ligne éditoriale pcq on fait de la dystopie ce n'est pas suffisant finalement)
 
Lola P
   
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Lola P  /  Barge de Radetzky


Je pense que c'est comme beaucoup de choses, on apprend. Au début, on est tout feu, tout flamme, on a le sentiment que le téléphone va se mettre à sonner, que la notif d'un mail va apparaitre ( avec un oui Laughing ). Puis rien ou les premières réponses négatives. On morfle, puis on relativise. les maisons en reçoivent des milliers de manuscrits. Certes, pour nous, notre bébé est particulier, mais pour eux, il n'est qu'un parmi une foultitude. Il ne colle pas forcément à la ligne ou pas à ce qu'ils cherchent en ce moment. Bref, il y a tellement de paramètres qu'on ne maitrise pas qu'à un moment donné, il faut lâcher l'affaire à partir du moment où le manuscrit est envoyé et qu'on pense avoir donné, sur l'histoire écrite, le meilleur de soi. Le meilleur de soi n'est pas forcément le meilleur pour un autre. Je crois que la quête éditoriale apporte de l'humilité en même temps que de la frustration.
Si écrire est vital, je pense qu'on s'y remet. Une autre idée arrive, peu à peu, elle devient une intrigue, des personnages viennent s'y mêler et c'est ça le kif.
Pour vivre bien le truc, je pense vraiment qu'il faut séparer la quête éditoriale du travail d'écriture.
Enfin, c'est ce qui marche pour moi Laughing  Razz
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charliie
   
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charliie  /  Autostoppeur galactique


C'est intéressant de vous lire 🙂

Quand je peux bosser, j'arrive à m'en détacher assez facilement. C'est quand je ne peux pas, que forcément j'y pense, et du coup ça vient me rajouter un poids supplémentaire. J'ai commencé à en rêver hier, je devais pitcher à un éditeur juste avant de devoir aller voter alors qu'il ne restait que quelques minutes pour le faire 🤷‍�

En fait, je pense que ce qui m'irrite le plus, c'est les quelques retours que j'ai eu du type "on ne prend pas de série", ça me fait remettre en question le faire de finir cette série en tant que premier projet littéraire. J'ai peur de perdre du temps à écrire une trilogie que personne ne voudra lire (parce que j'ai toujours l'impression que je vais finir seule au monde sans personne pour ne jamais s'intéresser à rien de ce que je fais) et du coup ça me fait remettre en question la démarche, en mode "tu devrais écrire un one shot à la place".

Alors que, quand j'écarte ces pensées parasites, je prends beaucoup de plaisir à terminer ce projet, et j'en ai même besoin, car j'ai besoin de raconter cette histoire de cette façon.

Du coup ça me fait effectivement perdre du temps, car le temps que je passe à me questionner, je ne le passe pas à plancher dessus...

Et en plus, vu ma vingtaine de BL qui a vraiment pris énormément de plaisir à le lire, je sais qu'il est bien ce bouquin, et du coup ça m'énerve de devoir attendre autant de temps pour peut-être ne pas faire avancer le schmilblick.
Et donc parfois j'ai envie d'utiliser la boite de prod que j'ai montée pour réaliser et éditer un jeu vidéo pour éditer mon livre Gérer l'attente et l'absence de réponse 1f600
 
charliie
   
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charliie  /  Autostoppeur galactique


Lola P a écrit:
Je pense que c'est comme beaucoup de choses, on apprend. Au début, on est tout feu, tout flamme, on a le sentiment que le téléphone va se mettre à sonner, que la notif d'un mail va apparaitre ( avec un oui Laughing ). Puis rien ou les premières réponses négatives. On morfle, puis on relativise. les maisons en reçoivent des milliers de manuscrits. Certes, pour nous, notre bébé est particulier, mais pour eux, il n'est qu'un parmi une foultitude. Il ne colle pas forcément à la ligne ou pas à ce qu'ils cherchent en ce moment. Bref, il y a tellement de paramètres qu'on ne maitrise pas qu'à un moment donné, il faut lâcher l'affaire à partir du moment où le manuscrit est envoyé et qu'on pense avoir donné, sur l'histoire écrite, le meilleur de soi. Le meilleur de soi n'est pas forcément le meilleur pour un autre. Je crois que la quête éditoriale apporte de l'humilité en même temps que de la frustration.
Si écrire est vital, je pense qu'on s'y remet. Une autre idée arrive, peu à peu, elle devient une intrigue, des personnages viennent s'y mêler et c'est ça le kif.
Pour vivre bien le truc, je pense vraiment qu'il faut séparer la quête éditoriale du travail d'écriture.
Enfin, c'est ce qui marche pour moi Laughing  Razz

Désolée pour le double post, ma réponse est partie pile en même temps.

C'est clair que dès que le travail d'écriture est possible, ce n'est plus un réel problème pour moi car, comme tu le dis parfaitement, c'est ça le kif, et le reste finira par arriver à un moment donné de toute façon.

Il faut que j'arrive à trouver comment survivre à cet été où je serai beaucoup seule à gérer ma fille et donc à pouvoir très peu écrire 😊

 
BoiséeNoire
   
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BoiséeNoire  /  Effleure du mal


Je suis team je-m'en-fous-et-on-verra bien.
Je reste vraiment PAS scotchée sur mes envoies.
Il faut envoyer, noter et oublier. Bosser sur d'autres projets, continuer de faire des envoies. Avoir plusieurs manuscrits à la fois, plusieurs projets. Bref, je suis toujours occupée et je ne me préoccupe vraiment pas de quelle ME évalue en combien de temps mon manuscrit.

Je commence à m'y intéresser si je reçois un mail comme quoi j'ai passé un premier tour ou si j'ai envoyé le manuscrit à un éditeur que je connais/avec lequel je travaille déjà. Pour les autres, c'est six pieds au-dessus de la tête. Faut pas s'y accrocher (selon moi).
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Cardellina
   
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Cardellina  /  Homme invisible


J'ai aussi du mal avec ça en ce moment. Je suis en vacances, je n'ai plus le boulot pour m'occuper l'esprit et je suis tellement drainée physiquement et créativement que je n'arrive pas à écrire. J'ai déjà eu plusieurs refus, assez prévisibles, de grosses ME. J'attends encore des nouvelles de pas mal d'autres, dont celle qui me fait le plus rêver (et dont je n'espère pas de réponse avant encore un moment). C'est pas simple. Je me tourne vers d'autres hobbys (lecture, coloriage) pour me sortir la tête de tout ça, en attendant de pouvoir me remettre à l'écriture.
 
elopez7228
   
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elopez7228  /  Double assassiné dans la rue Morgue


BoiséeNoire a écrit:
Je suis team je-m'en-fous-et-on-verra bien.
Je reste vraiment PAS scotchée sur mes envoies.
Il faut envoyer, noter et oublier. Bosser sur d'autres projets, continuer de faire des envoies. Avoir plusieurs manuscrits à la fois, plusieurs projets. Bref, je suis toujours occupée et je ne me préoccupe vraiment pas de quelle ME évalue en combien de temps mon manuscrit.

Je commence à m'y intéresser si je reçois un mail comme quoi j'ai passé un premier tour ou si j'ai envoyé le manuscrit à un éditeur que je connais/avec lequel je travaille déjà. Pour les autres, c'est six pieds au-dessus de la tête. Faut pas s'y accrocher (selon moi).

Team Boiséenoire.

Alors je ne sais pas si c'est la bonne méthode mais moi j'ai envoyé mes manuscrits partout, en tenant un tableau :
Gérer l'attente et l'absence de réponse Editeurs

J'ai cherché ceux qui font de la fiction historique, ceux qui sont en Bretagne... Pour les envois papier j'ai limité à 10 selon mon budget : à 16€ l'exemplaire imprimé, ça faisait 160€... pas de frais de port, j'ai été déposer les manuscrits en mains propres (l'avantage d'être parisienne).
Dans le tableau, ceux qui sont rayés sont ceux qui ont répondu non. Ceux qui ne sont pas rayés sont ceux qui n'ont jamais répondu.
Pour "ne résiste pas" (désormais rebaptisé "les amants interdits") il y a eu une salve d'envois en avril 2020, puis une autre en octobre 2020.

Et pendant l'attente, j'alimente mon insta-autrice, et j'écris de nouveaux romans.

En ce qui me concerne, l'attente n'a pas été un problème ni une source d'angoisse. J'étais partie du principe que sans réponse sous 6 mois, c'était non.
https://linktr.ee/emilie_goudin.lopez
 

 Gérer l'attente et l'absence de réponse

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