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 [Outils] Nombre de caractères requis pour un roman

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paty
   
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paty  /  Tapage au bout de la nuit


Pour ma part, j'ai agi avec des considérations inverses à vous ! J'étais partie sur une trilogie pour mon roman et finalement j'étale sur une quadrilogie. D'entrée je savais que ce serait du long, du très long.
Mon 1er tome fait 382 700 caractères espaces compris pour 66 896 mots. Donc on peut dire que c'est déjà un bon pavé de 400 pages en A5.

Pour ce que j'en ai vu, la plupart des éditions partent sur le postulat suivant :
- de 250 000 signes, c'est du roman court ou de la nouvelle.
+ de 250 000 signes, c'est du roman long.

A vous maintenant de voir ce que vous voulez pour votre roman. Personnellement je n'ai pas trop regardé le nombre de caractères mais surtout le moment opportun pour faire la coupure dans mon histoire.
N'oubliez que ce qui importe surtout c'est votre histoire, sa qualité et sa cohérence. En rajouter pour répondre à un format au risque de faire des longueurs est sans intérêt. Vous allez perdre votre lecteurs. De même en enlever pour répondre à un postulat de roman court en amputant votre récit et en perdre son essence est idiot. On aura une impression de travail baclé.

Le nombre de caractères est déterminé par le choix de votre coupure dans votre histoire , rien d'autre.

Autre point :
Un roman se pense beaucoup en amont. Si on voit que l'histoire va être longue, on le pense en terme de tome, voire d'épisodes dès le début, dès les 1ers chapitres. Dans sa tête ça peut paraitre court, mais sur le papier, ça fait des pages ! Il faut bien planifier son roman dès le début : roman simple, roman à tomes ou romans à épisodes.
Si on vous dit de découper votre roman pour répondre à une norme qu'exige votre éditeur, vous allez droit dans le mur. Vous allez faire des coupes sans pertinence, revoir votre manuscrit en fonction de cette découpe en rajoutant des passages qui vont ennuyer votre lecteur et du coup, rendre un truc bien plus moyen qu'il ne l'était à la base.
http://jeunesecrivains.superforum.fr/t36114-creations-infographi
 
Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Ah je connaissais pas cette astuce sur les marges. C'est vrai que ça a son importance, cette histoire. À mon avis, pas trop se prendre la tête avec ça: chaque éditeur a ses propres normes.
Utile pour avoir une idée et savoir si c'est rédhibitoire pour certains, comme Flammarion ou Les Nouveaux Auteurs.
Pour le reste, ton roman est terminé quand tu penses que tu n'as rien à rajouter et qu'il est fini du coup.
 
JAS17
   
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JAS17  /  Autostoppeur galactique


Effectivement, faut pas se prendre la tête! Mais j'aime bien cette astuce. De temps en temps je l'utilise, pour m'imaginer où j'en suis. Je ne lis que des poches, je me rends donc mieux compte du travail accompli, et surtout de celui qu'il me reste à faire ^^
 
Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Cette question "mon roman est-il terminé ?" est presque un gag.
Plusieurs fois je me suis dit "ça y est, c'est fini": je l'ai envoyé à des éditeurs (une vingtaine) et que des refus. Le seul qui m'a fait un retour positif était La Dilettante.  Mais en fait mon projet était pas abouti. 4 mois et demi pour écrire un roman c'est court. En fait je crois qu'inconsciemment je voulais m'en débarrasser.
Certains mettent 5 ans à murir un projet et quand ils se sentent prêts ils écrivent.
J'ai vite envoyé des lettres et des mails d'annulation à ceux parmi les éditeurs qui m'avaient pas répondu en leur disant la vérité. Je crois que j'ai bien fait et au bout d'un an de travail, je leur ai ré-envoyé. Il est actuellement en format numérique et je tente le coup avec des (petits) éditeurs papier. En fait pas si petits que ça car parmi eux il y a Denoël et Bragelonne.
Pas se presser. Surtout pas.
De toute façon, les éditeurs diront quasiment la même chose si on leur pose la question: votre roman est terminé quand vous pensez qu'il est terminé. Et point-barre.
 
JAS17
   
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JAS17  /  Autostoppeur galactique


Tout à fait d'accord avec toi, Shub!
Belle preuve d'honnêteté intellectuelle que ces mails d'annulation Smile
A titre personnel, au bout de trois ans j'en suis à 22 000 caractères... J'suis une véritable tortue aux crises d'inspiration trèèèèèès espacées. Et à chaque fois que j'ai voulu forcer un peu, j'ai trouvé ça vraiment mauvais.
 
Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Bon honnêteté intellectuelle si on veut mais merci du compliment!
C'est surtout que lorsqu'on l'a envoyé une fois à des éditeurs, il est difficile et malaisé de le ré-envoyer sauf si l'éditeur vous a fait une notification dans ce style, genre "retravaillez-le et nous l'examinerons à nouveau". Ça arrive des fois il faut dire: certains ici ont reçu des mots personnels encourageants et personnalisés genre "il reste beaucoup de travail sur votre roman mais idée intéressante". Dans ce cas oui! Tu peux le retravailler et le réenvoyer, sinon... bof !
Sinon il y a les obstinés. Je crois que Bernard Werber a envoyé 6 fois de suite le même manuscrit au même éditeur et a fini par le faire publier. C'est une fourmi ce Werber. Précisément il a écrit 120 versions des "Fourmis" avant d'être satisfait et de trouver la bonne.
Sans jeu de mots ! :head:
 
Kamandi
   
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Kamandi  /  Gloire de son pair


paty a écrit:
Pour ma part, j'ai agi avec des considérations inverses à vous ! J'étais partie sur une trilogie pour mon roman et finalement j'étale sur une quadrilogie. D'entrée je savais que ce serait du long, du très long.
Mon 1er tome fait 382 700 caractères espaces compris pour 66 896 mots. Donc on peut dire que c'est déjà un bon pavé de 400 pages en A5.

Je sais pas trop d'où tu sors ça...

Pour moi, 85 000 mots représentent environ 330 pages il me semble.
 
JAS17
   
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JAS17  /  Autostoppeur galactique


@Shub: 120? Quelle ténacité... ça me paraît très loin tout ça, et pourtant ce perfectionnisme, qui a été justement récompensé, est très attirant!
 
Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Oui 120!! Ça paraît incroyable mais il dit cela dans une video qu'on peut trouver qq part sur le Net, peut-être même sur Youtube.
Question de tempérament: Werber a une discipline de fer en se mettant au travail dès 8h du matin et en terminant  en fin d'après-midi. Il doit s'astreindre comme cela à produire, alors que d'autres -dans mon genre!- attendraient que la bonne idée ou séquence vous tombe du ciel comme un cadeau.
Ce doit être sa conception personnelle du métier d'écrivain, p'têt une sorte de remède à l'angoisse de la feuille blanche: produire, coucher des tas de trucs sur le papier sans forcément attendre l'inspiration. Après on rature, on supprime voire on jette des trucs mais au moins on a produit et en fin de journée il reste des trucs. Pas c... finalement.
Un moment j'écrivais de la poésie pour essayer d'en faire un recueil et je m'astreignais à écrire un poème par jour. Ça a quand même marché qq temps.
 
JAS17
   
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JAS17  /  Autostoppeur galactique


Shub a écrit:
alors que d'autres -dans mon genre!- attendraient que la bonne idée ou séquence vous tombe du ciel comme un cadeau
Copain! Je suis exactement comme ça! :mrgreen:

L'idée d'écrire un peu tous les jours a évidemment du sens! Comme toi (décidément), je m'y suis plié quelques temps, et ça a un peu marché. J'avançais bien dans mes projets, c'était pas trop trop mauvais... Mais ça manquait cruellement de tripes, de spontanéité. Bizarrement, j'avais comme l'impression d'un récit forcé, méthodique, presque du taylorisme ^^
 
Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Tout se travaille: son texte en premier bien sûr, mais aussi son rapport à l'inspiration, à l'envie (ou non-envie passagère) d'écrire. Faut pas que ça devienne de la psychothérapie permanente l'écriture, mieux vaut la faire avec qq de compétent et de bien, mais ça y ressemble parfois.
Je sais qu'après cette expérience parfois pénible mais enrichissante d'écrire un roman de 123 pages A4, je n'écrirai plus pareil.
Mon rapport à l'écriture a vraiment changé. Dans le bons sens l'espère naturellement.

A+
 
fabiend
   
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fabiend  /  Autostoppeur galactique


Je viens de lire ce fil de discussion très intéressant... Je suis surpris par les critères de longueur donnés par certains. Pour certains, il semblerait que 50 000 mots (ce qui fait un bon 200 pages en poche) soit limite trop court pour un roman. Si c'est le cas, il y a beaucoup de livres qui s'appellent des romans et qui n'en sont pas ! Notamment dans le domaine de la littérature policière, où beaucoup d'ouvrages font entre 150 et 250 pages de texte.

Agatha Christie, Frédéric Dard, Georges Simenon et bien d'autres (mais ceux-là sont particulièrement prolifiques) ont écrit des romans qui, pour beaucoup, atteignent difficilement les 200 pages, voire les 150 dans certains cas et ont été des succès soit commerciaux, soit littéraires.

En fait, je crois que ça dépend beaucoup du genre littéraire. En SF/Fantasy, notamment, on a besoin de plus d'espace pour décrire son univers.

Moi qui suis en train d'écrire un roman policier, je sens que je suis clairement parti pour écrire quelque chose d'assez court.
http://fabiendelorme.fr
 
JAS17
   
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JAS17  /  Autostoppeur galactique


D'accord avec toi, fabiend. Pour ma part, je suis sur un roman réaliste, et je pense qu'entre 150 et 200 pages, ça irait très bien
 
Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Il y a un effet  qui semble ici ignoré ou sous-évalué dans ce forum et dont je me suis rendu compte dans mes rapports avec les éditeurs. Ça n'a rien de systématique non plus, faut pas croire.
À partir du moment où vous écrivez un roman qui a été publié (peu importe le nbre de pages), le rapport avec les éditeurs varie considérablement. Bon ce n'est pas mon cas, pas encore mais j'espère. Si en plus vous éditez chez un grand, genre Seuil ou Gallimard (ce dont nous rêvons tous et toutes), il commence à y avoir une notoriété: disons que au moins votre nom commence à être connu ce qui est un argument de vente appréciable pour les éditeurs. Donc là l'éditeur attend votre production sachant que votre premier roman a été un (relatif) succès mais vous a du coup engrangé sur une bonne pente. À partir de là, peu importe la taille.
Si je ne m'amuse le premier roman de Marguerite Duras a été Le Barrage contre le Pacifique, très bon roman selon moi, ses souvenirs d'enfance au Vietnam avec sa mère et sa fratrie. Après elle a pu engranger des romans ou des textes beaucoup + courts. Idem quasiment pour Amélie Nothomb qui a écrit un (assez) bon roman, relativement long, avec Stupeur et Tremblements, sur la hiérarchisation et la discipline impitoyable qui règnent dans le monde du travail au Japon.
Idem: après elle a engrangé des romans plutôt courts qui se sont je crois relativement bien vendus.
À partir du moment où on est connu (pas mondialement mais quand même, disons avec un public et une audience) on peut se permettre de présenter sa production en disant aux éditeurs "oui c'est un texte court mais il y a mon nom dessus qui a fait un relatif succès avec mon précédent roman et qui commence à être connu du grand public".
Bon c'est une théorie: ça vaut ce que ça vaut!
 
fabiend
   
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fabiend  /  Autostoppeur galactique


Toujours sur ce sujet, le site des éditions humanis propose un bon article où il est conseillé, pour son premier roman, d'écrire un roman court.

http://www.editions-humanis.com/premier-roman-court.php
http://fabiendelorme.fr
 

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