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 Dépasser l'ego

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RebeccaBlade
   
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RebeccaBlade  /  Barge de Radetzky


Ouaouh ! Alors là, je dois reconnaître que vos réponses me font un peu chaud au cœur quand même. C'est agréable de vous lire du coup.

Pour reprendre certaines des idées évoquées par certains d'entre vous : je suis d'accord, je n'avais pas non plus pensé que nous sommes aussi la somme de tout ce que nous avons vécu, ce qui nous a touché, les interactions avec autrui, les lectures, tout cela... C'est vrai.
Et cela m'emmène à une autre question, sur le "et moi, je suis qui/quoi, au juste ?" mais bon, je ne vais pas aller sur ce sentier, on pourrait en parler des heures, des jours durant, sans même effleurer une vraie réponse je crois.

Voilà qui va me donner matière à réflexion. Et de quoi dépasser mon nouveau petit blocage (ahahah).
https://facebook.com/Divin.Art3
 
Matrix
   
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Matrix  /  Blanchisseur de campagnes


Tu n'es ni ce que tu penses (qui est le plus souvent que ce qu'on ta mis dans la tete sans avoir le choix), ni ce que tu dis ou que tu fais puisque tu peux changer tout ça, tu n'es même pas vraiment humain alors...

c'est du au problème de la continuité, faut vraiment que je fasse une vidéo là dessus !

http://rapturestudio.fr
 
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pehache  /  Guère épais


"je" est un mythe (cf. Nietzsche), nous ne sommes que flux.
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Invité  /  Invité


Nous ne sommes que des structures dissipatives anisotropes cherchant à minimiser notre entropie. "je" devient dès lors obsolète.
 
art.hrite
   
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art.hrite  /  Chantre brahmane ज्ञानयोग


Moïra a écrit:
Nous ne sommes que des structures dissipatives anisotropes cherchant à minimiser notre entropie. "je" devient dès lors obsolète.

hahahaha
 
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   Pensée du jour  :  Je suis ignorant de ce que j'ignore
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pehache  /  Guère épais


Non pas "obsolète" (ni "devient" d'ailleurs), mais inutile.
Quant à la volonté de minimiser notre entropie, "je" [ à titre d'exemple] ne la partage pas.
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Corwin
   
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Corwin  /  Petit chose


Quand on dit que nous sommes la somme d'un tout, j'ai même envie d'étendre cette description à nos histoires, elles-mêmes issues d'une foule d'inspirations (ça a déjà été relevé). C'est d'ailleurs à un point qui fait que certaines de nos idées peuvent naître de trucs parfaitement anodins, ou tertiaires trouvés dans d'autres œuvres, voir dans notre quotidien.

On pourrait même faire un parallèle avec la cuisine, on prend des ingrédients à droite à gauche, une manière de faire frire ici, un découpage là... et hop un nouveau plat.
 
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Eh bah les gens, z'étonnez pas si z'êtes jamais publié dans une ME, hein.
 
SuperAlice
   
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SuperAlice  /  Adjointe sérénissime à la modération reconnaissante


Une piperade un peu quoi !

Hummm

Dans le sud on aime ça, la niçoise c’est la meilleure !
On frit tout à part et on remet tout ensemble !

Oh je pense comme beaucoup qu’il faut pas s’embêter surtout si l’aide est donnée de bon cœur et aussi si on a payé un correcteur d’ailleurs !

Il me semble avoir lu « bébé » pour le travail... c’est mignon.

Je vois pas mes textes comme mes « bébés », je sais pas ...
Je saurais pas trop dire. Ils sortent de moi mais bon.

Être édité c’est dur, ça on sait.
Je pense il faut donner le meilleur de soi et tenter, peu importe le résultat, positif négatif, au moins être content de soi et pas regretter ce qu’on a écrit.

Du coup merde à tous.
hihi
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Mouais enfin faut pas déconner. À des moments on a l'impression d'être sous une cahute en plein Woodstock avec 4 dealers qui te vendent 2 doses à 3 keuss le gramme – bonne affaire tu me diras, mais au-delà de ça, on reste quand même pas loin du délire.

D'abord parce-que la philosophie du cosmos vu ça comme est à la limite sectaire, ensuite car on pige du tout au tout que 100% moins moi, connait le milieu de l'édition. Je veux dire t'as deux façon de répondre à la question : ou tu le fais avec ton feeling ou tu le fais en connaissance de cause. Mais manifestement ni l'un ni l'autre marche comme il faudrait.

Of course, c'est marrant c'est chouette de causer psychologie, mais au premier coup d’œil on s'aperçoit du manque de connaissance. Et en psychologie et en physique quantique – dans l'un comme dans l'autre, on voit qu'a pas un thésard (plouf plouf).

Du coup c'est là qu'il faudrait y aller au feeling, sans matérialiser l'ego, essayer d'établir un semblant de raisonnement pour déterminer si, au fond, l'oeuvre de tel ou tel gadjo est pas une manifestation de la conscience générale. Ce qu'un éditeur aurait vite fait de démonter presto. D'abord parce-qu'un auteur qui commence à chercher des justifications à son travail écrit mal. Ensuite parce-qu'il cherche des justifications.

Le truc c'est qu'ici on aborde le côté spirituel du truc. Limite psychanalytique. C'est là que tu vois que personne sur ce fil a son wiki. Et personne a jamais publié dans une grande ME. Beaucoup de mythes, alors foncièrement comme ces personnes connaissent pas le truc, ni les écrivains qui s'y trouvent d'ailleurs, ils cherchent dans une théorie générale, une façon de justifier leur... échec. Et pis merde alors, on est que la somme des pensées des autres ! "Ouais t'as raison Robert ! On est que des glands ataviques de Victor Hugo, teuh !" <--- Outch.

Non plus sérieux, parce-que faut être sérieux, tu montres 90% des réponses à un directeur de thèse il aura ce petite regard imperceptible qui veut tout dire. T'sais avec un léger rictus et cette réponse magnanime "J'ai pas le temps pour ça". Foncièrement le sujet est intéressant, Ego, la littérature au main de la société : ilotisme et préjugés. On pourrait en faire un mémoire d'exception. Bim citer l'oeuvre entière de Victor Hugo, taper sur Shakespeare et partir avec Tropes dans les bas fond de Roméo et Juliette, avant de retomber sur du Céline, le mettre en adéquation avec son parler. Démontrer la dichotomie littéraire et... Et merde, "vu de l'esprit" "libre arbitre" "Cogito ergo sum". L'impression d'être dans un débat de 6 ème.

Mais au fond ça arrange tous ceux qui y participent vu qu'ils font parti du même monde : ceux qui essaient et qui arrivent pas. Alors tous les moyens sont bons pour justifier cet échec. Et c'est là justement qu'ils arrivent pas à dépasser leur ego : eh ouais si on écrit de la merde même à plusieurs c'est notre faute avant tout. Faut accepter. C'est notre oeuvre. Pas celle de la société ou chais pas quoi. Quand tu seras mort et enterré si t'as pas ton wiki et ta publication chez Acte Sud, ce sera ta faute et pas celle de Dieu ou de ton reup.

Enfin bien sûr, tu peux toujours dire que c'est la faute des autres puisqu'au fond comme vous dite " la somme de tes idées, de ton vocabulaire, te ton style, de tes métaphores etc etc ne viennent pas de toi." Chouette procédé pour jamais publier et garder le sourire !  :excited:


N.B. on aurait pu faire le même argumentaire en causant psychologie tout en gardant le dernier paragraphe : c'est la faute des autres !
 
SuperAlice
   
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SuperAlice  /  Adjointe sérénissime à la modération reconnaissante


teuton style

J’ai une formation en psychanalyse et je suis ravie de voir que vous aimez les lettres dites classiques : Hugo Hugo Hugo, ça fait penser à une chanson de PNL...

J’ai une formation lettres à la base.


C’est drôle ta façon d’écrire, on dirait un one man show.

Du coup j’ai envie de dire : mais la psychologie c’est so hasbeen, on est en 2019!
La société les gens ne l’aime pas. Ils se fichent de s’y intégrer !
Les gens veulent devenir riches. Épouser des personnes riches, intégrer des familles qui ont investi dans l’immobilier.
Bon il ne faut pas paranoïer non plus... mais je regrette de mal avoir choisi mon compagnon, lui par contre a fait le bon choix.

La psychanalyse on confond souvent avec psychiatrie.
Beaucoup de personnes n’y sont pas sensibles, beaucoup détestent Freud.
Par contre, une bonne dose de poudre de perlimpinpin et hoplà requinqué !
Bon certains en ont besoin. Il y a des douleurs tenaces.

J’ai du boulot je vous laisse, je travaille mon traité, un jour il sera édité, sûr.😎

Bonne soirée bonnes réflexions !




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fleur-de-lyss
   
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fleur-de-lyss  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Je suis désolée, mais je ne vois toujours aucun défaitisme, fatalisme ou autre sentiment qui servirait de support à la justification d'un échec dans les argumentaires présentés dans ce fil.
J'y vois plutôt une forme d'humilité.
Si on a besoin d'arguments d'autorité, mes professeurs d'université en lettres comme en édition (dont un auteur très satisfait de son succès) exposent des idées similaires, à propos des influences et de la création. Virgile n'est pas moins talentueux parce qu'il a poursuivi les idées d'Homère. Personne n'a prétendu que ça enlevait le moindre intérêt au processus de création. Beaucoup d'auteurs se sont affirmés en s'inscrivant entre rupture et tradition, recueillant donc avec une pleine conscience les influences extérieures. Pareil dans la peinture, la musique ou même la philo. La création, ce n'est pas de fabriquer quelque chose ex nihilo, mais de continuer un déjà-là.
Quant aux parcours éditoriaux, certains n'ont ici aucun lieu de rougir et ont signé dans de belles maisons. Je ne me retrouve pas dans tes propos qui voudraient que nous fantasmions sans connaissance sur le monde de l'édition et qu'on ait besoin de panser un échec, pas plus que je ne retrouve les personnes qui sont intervenues ici.
Enfin, comme je l'apprends à mes élèves, la philosophie survient dans les pensées humaines sans avoir besoin d'un diplôme pour raisonner sur soi-même. Alors, si certains se plaisent à la réflexion, je ne peux que les encourager Smile 
 
Corwin
   
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Corwin  /  Petit chose


J'ai aussi un peu de mal à comprendre le défaitisme ici. Dire que nos écrits sont influencés par notre environnement c'est un fait, je pourrais citer de tête la quasi-totalité des trucs qui m'ont inspiré dans ce que je fais (et parfois ça n'est pas plus qu'un dessin mal réalisé).

En plus ça n'a rien d'une justification de l'échec vu qu'on a (pour la plupart) pioché nos idées dans des trucs qu'on a apprécié et qu'échouer revient donc à dire qu'on a pas réussi. Pas réussi à faire aussi bien, pas réussi à transmettre notre goût pour, pas réussi à respecter le matériau d'origine en faisant de la m*rde.
 
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Invité  /  Invité


Ben on peut me remercier, en trois messages on a plus d'arguments qu'en deux pages. Pas forcément d'accord avec ni Fleur-de-Lyss, ni DartyXXXI, ni Corwin mais enfin on a un fond, des noms, des idées qui touchent à la littérature, ça fait plaisir ça... Fini les abstractions. #WellDone

Après je suis pas d'accord, si tu prends D'un château l'autre de Céline, son style est purement ex nihilo – j'ai failli citer un de mes textes, mais je me suis dit, va pas faire dans l’égocentrisme <-- joke.

Pour en revenir au reste faut pas confondre fond et Forme. Si le fond est abordable par tous, la Forme, une fois travaillée en vient à devenir un reflet de sa propre personnalité. De son ego. D'où l'argument de base : un style ça se travaille seul. Bien sûr qu'au tout début les influences font que... Encore que, fatalement quand tu travailles ton style t'en arrive à te recouper avec d'autres sans connaître leur oeuvre. Mais ça c'est l'époque.

Si tu t'amuses à toucher au français, à utiliser l'argot, à aller plus loin, tu vas fatalement tomber ou sur James Joyce, ou sur du Céline. Parfois du Dard, sans jamais les avoir lu.

Et bien sûr qu'y a un défaitisme littéraire. On a l'impression que la majorité des auteurs se contentent de donner un coup, d'esquiver, de se faire mettre K.O par leur dieu littéraire et de s'avouer vaincu en disant : il était plus fort que moi façon. On peut appeler ça comme on veut, au final si tu montes sur un ring sans combattre c'est du défaitisme. Mais bon, là-aussi certains sont pas prêts à se faire mal en écrivant. Du coup écrire et dépasser leur ego, bah c'est inexistant chez eux : ils écrivent c'est tout. C'est morne. C'est sans vie. Ça sera oublié. Pas de combat dans leur prose, que de la tristitude.

Du coup on s'aperçoit de la différence entre l'écrivain et l'apprenti : y en a un qui passe sa vie à se battre contre son ego, l'autre qui passe sa vie à copier son maître sans jamais arriver à le dépasser.
 
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Citation :
peut-on vraiment se considérer comme étant l'auteur unique de tel ou telle œuvre, quand un certain nombre de personnes autour nous aide soit à pointer ce qui ne va pas, à le structurer, ou que sais-je encore, à participer à son élévation à un bon niveau ?
Et si ce n'est pas le cas : comment accepter le fait de ne pas pouvoir le faire "par soi-même" ?

C'est un problème de définitions. Qu'est ce qu'un auteur? Qu'est ce qu'une oeuvre? Pourquoi se sentir auteur a une importance ou non? Etc.

a la limite, c'est pas une question intéressante; je vois la chose comme ça mais c'est à force aussi, les ateliers, mon master et 1000 autres sources de critiques: il faut tirer dedans ce qui est intéressant ou non, et sur un travail encours. Par conséquent, sur un travail fini, imprimé, où le retour n'est pas possible, la critique devient inutile au travail et utile à autre chose (la pub, les ventes etc.)

Donc voilà comment tu gères l'égo: si tu y trouves des choses utiles sur un travail en cours, okay. Sinon bonne ou mauvaise, ton taff est fini. Tu peux plus rien y faire; tu peux y penser pour la suite, mais c'est tout.

Pour la question du défaitisme, je n'y adhère pas. Je ressens vraiment l'écriture comme un art lent, très lent. Un texte est long à écrire, long à retravailler, long à mûrir, long à publier et lu lentement, dans le temps. Partant de là, un travail d'écriture, c'est un marathon, à contre courant de l'époque.

Pour ça il faut du coffre, et de la patience. Beaucoup de ténacité, et de patience. Moi ça me rend dingue, je suis très impatient comme garçon, mais il m'a fallu 17 ans d'obsession pour publier dans 4 jours mon premier roman. C'est lent.


 
   
    
                         
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