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 Dépasser l'ego

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RebeccaBlade
   
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RebeccaBlade  /  Barge de Radetzky


Bonjour à tous !

Voilà, depuis quelques temps maintenant, j'ai "offert" à la lecture certains de mes bébés pour obtenir des critiques constructives. Oui, comme qui dirait : la bêta-lecture.
J'ai du mal à accepter la critique, mais c'est un défaut que je surmonte en bossant pas mal sur moi, et petit à petit j'y arrive. Surtout quand cette dernière est effectivement très pertinente.

Toutefois, là n'est pas vraiment la question.
En fait, celle que je me pose c'est : peut-on vraiment se considérer comme étant l'auteur unique de tel ou telle œuvre, quand un certain nombre de personnes autour nous aide soit à pointer ce qui ne va pas, à le structurer, ou que sais-je encore, à participer à son élévation à un bon niveau ?
Et si ce n'est pas le cas : comment accepter le fait de ne pas pouvoir le faire "par soi-même" ?

J'ai bien conscience que dit comme cela, cela transpire le perfectionnisme, peut-être l'ego, ou d'autres trucs du genre. Mais cela me turlupine vraiment.
https://facebook.com/Divin.Art3
 
VE
   
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VE  /  Barge de Radetzky


Moi je pense que pointer des défauts ce nest pas comme une participation au scénario par exemple, une critique constructive est intéressante mais a l'auteur de faire son "job" derrière et de la corriger
 
Supra-épineuse
   
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Supra-épineuse  /  Homme invisible


Coucou !
Je suis d'accord avec VE, une critique pointe un soucis mais c'est l'auteur qui gère le "comment". Un peu comme un architecte ! Il propose des plans à son client, le client émet ses réserves et l'architecte modifie... Et pourtant à la fin c'est bien l'œuvre de l'architecte Smile

Pour ce qui est d'accepter, c'est un travail aussi : regarder autour de soi et se rendre compte qu'on dépend des autres pour évoluer (et que c'est vrai même pour les plus grands hommes/femmes quelque soit leur discipline) Smile

Envoyé depuis l'appli Topic'it
 
Lo.mel
   
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Lo.mel  /  Troll hunter un jour, troll hunter toujours


RebeccaBlade a écrit:

Toutefois, là n'est pas vraiment la question.
En fait, celle que je me pose c'est : peut-on vraiment se considérer comme étant l'auteur unique de tel ou telle œuvre, quand un certain nombre de personnes autour nous aide soit à pointer ce qui ne va pas, à le structurer, ou que sais-je encore, à participer à son élévation à un bon niveau ?

Je vais te répondre par une question :
Peux-tu te considérer comme l'unique architecte de toi-même alors que tu es le fruit de ton héritage culturel, génétique, de ton environnement, de tes lectures, de l'empreinte laissée sur toi par tes proches et des moins proches, etc ?

On ne borne les individus que par convention. Il en va de même pour les auteurs de l'œuvre. Il y a un architecte principal, mais l'univers entier y a apporté sa pierre.

Signe en bas de ton manuscrit, et ne te pose pas plus de questions. Tu es légitime à le faire.
 
Pasiphae
   
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Pasiphae  /  Truquage geniphasien


Peut-être aussi faut-il accepter que le culte de l'auteur isolé et génial était une construction du Romantisme dont nous ne nous sommes pas encore tout à fait débarassé·es, mais qu'il n'y a jamais eu d'œuvre produite par une seule personne, quelle qu'elle soit, ne serait-ce que parce que toute œuvre s'inscrit en référence à des milliers d'autres œuvres, à des attentes lectoriales, à un système éditorial / économique, qui en conditionnent la plupart des aspects, mais aussi parce qu'on écrit toujours "avec", avec d'autres écrivain·es (comme dans le cadre de la bêta-lecture, ou dans celui des cénacles, ou dans celui des cafés, salons littéraires, etc), avec des tiers du monde éditorial qui nous font des demandes précises et retravaillent notre texte, etc.

Au fond, c'est un peu comme dans l'univers du jeu vidéo / cinéma / monde du spectacle vivant, il faut une équipe pour aboutir à une œuvre, et ça ne démérite en rien l'architecte global que demeure l'auteur·ice !

edit : devancée par Lo.mel, mais je crois que nos messages reviennent un peu au même !
 
Lo.mel
   
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Lo.mel  /  Troll hunter un jour, troll hunter toujours


Pasiphae a écrit:

edit : devancée par Lo.mel, mais je crois que nos messages reviennent un peu au même !

Tout à fait !
 
Vespéral
   
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Vespéral  /  Homme invisible


Oui. Toute œuvre est porteuse d'un message, d'un thème, d'une philosophie. Elle est le reflet de son auteur, peu importe les moyens et la manière de la mettre en scène. Tu ne peux te substituer à elle, et ce qu'importe les corrections dont elle a fait l'objet et auxquelles tu as, toi, et personne d'autre, consenti.

Dis-moi si je me trompe, mais il t'est déjà arrivé d'être aidé par ton entourage ou des inconnus, et ce à toutes les époques de ta vie. Pour autant, ce que tu vis, ça n'en demeure pas moins ta vie.

Ces gens n'ont fait que préciser et/ou consolider ton chemin. Les critiques sur une œuvre en train d'être bâtie elles aussi. Si tu les prends comme elles doivent l'être, elles te serviront à préciser et/ou consolider le chemin de ton œuvre vers le cœur de tes lecteurs.

Et vers le tien propre. Car c'est avant tout pour toi, quoi qu'on en dise, que tu écris. C'est à toi de déterminer si écouter telle ou telle critique va faire s'éloigner le chemin qui relie ton cœur à ton œuvre ou le renforcer. Et avec du recul comme tu sembles déjà en faire preuve, ça devrait être simple. Que dis-je, inconscient même.
 
Radischat
   
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Radischat  /  Guacamole de radis rouges


Je vais tout à fait dans le sans de Pasi et Lo.mel : c'est un coup à prendre, comprendre que ça fait aussi partie du job, un livre se fait rarement tout seul. On a tous un petit cercle, de gens avec qui on échange des idées, qui nous donnent des conseils et nous relisent. Oui, l'écriture peut être solitaire mais la réécriture, et la relecture, les corrections, très rarement. Tout le monde se fait relire. Par la famille, par les amis, par leur maison. Tout le monde retravaille son manuscrit et demande de l'aide ! Ce n'est pas un mal, ce n'est pas "tricher" ou encore être mauvais, c'est justement savoir qu'il faut d'autres paires d'yeux que les tiens pour rendre le projet vraiment parfait. En un sens, c'est aussi du perfectionisme. Du jusqu'au-bout-isme. Parce que tes romans le valent bien Wink

Je comprends tout à fait l'impression de ne pas être "l'auteure unique" de ton histoire, mais dis toi ça : c'est toi qui a eu l'idée de cette histoire. C'est toi qui l'a écrite une première fois. C'est toi qui a demandé conseil, c'est encore toi qui accepte ou non de faire les changements et c'est toi qui écrira la version finale. Personne d'autre.

Bien sûr qu'il y aura des gens qui t'accompagnerons dans cette aventure, et c'est pour ça que les remerciements sont à la première page (ils seront contents de s'y reconnaitre). Pour moi, cette coopération rend toujours la chose plus mémorable, plus complète. C'est toujours un plus, voire même un must, et c'est dommage de s'en priver, ou d'avoir des remords sur la chose !
 
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Ben t'as deux choix : ou tu te fais mal, ou tu collabores. Fatalement si tu collabores tu vas avoir la sensation d'égo qui pointe, de critiques dures, etc. Mais ça j'ai envie de dire c'est de la faute de beaucoup d'auteurs. Ils se font pas assez mal.

Trouver un style ça demande du temps du travail. Et comme foncièrement quand t'écris tu cherches à être publié plus qu'à travailler ton style, bah, tu te fais pas mal. Tu choisis la facilité, deux versions de ton roman et il est abouti. Dur. Dur pour la littérature. C'est pas une critique c'est un constat.

Si t'arrives à fournir la meilleure version possible de ton roman, je veux dire une version absolue, toi vs toi et que ça dans l'équation, bah tu verras que chaque critique te feront marrer. Djà pasque chaque mot, chaque phrase c'est choisi au millimètre. Ensuite pasque personne aura assez d'expertise pour juger de ton style. À ce stade-là, c'est ta personnalité qui est jugée. T'aimes tu restes, t'aimes pas tu te barres.

Mais bon, comme je dis, faut pas croire que ça arrive en quelques mois ça, faut des années pour se trouver dans un style, une façon d'écrire et d'être. Peu ont la patience de faire ça, surtout quand ils ont un objectif d'édition. Et pis après tout quand y a Pancol, Nothomb et Levy publiés, pourquoi aller plus loin ?

Pour la littérature tiens ! Mais la littérature est un peu pute sur les bords, plus tu lui sers plus elle te dessert.  (study)

Tiens je te prends un exemple : quand on me pose un projet de scénar, je dis ok. J'écris. Ils aiment ? Tant mieux, ils aiment pas ? Je corrige. Perso je m'en fous, du moment que je suis payé, ils peuvent même me demander de tuer Lily à la fin, je le fais. Et Pierre aussi ? Allez va, coup double, accident de voiture sur l'A4, un poids lourd (ça fait vrai ça les poids lourds) et c'est réglé.

Par contre, mes textes, mes papiers perso, quand on me dit "Ouais les "euh" là partout c'est vraiment dégueu" Je réponds du tac "D'abord c'est un homéotéleute – ensuite, t'as raison, je vais en mettre plus au moins ça évitera à des types comme toi de me lire".  

L'un je le fais pour les autres, l'autre je le fais pour moi. Toute la différence entre littérature et écriture. Et c'est pas moi qui le dit euh c'est Borges <--- vise un peu, vise l'argument d'autorité.

Post protégé par l'article machin-chouette blablablabla.
 
Matrix
   
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C'est une vu de l'esprit, même si 0 personne ne lisait ton texte avant sa publication, la somme de tes idées, de ton vocabulaire, te ton style, de tes métaphores etc etc ne viennent pas de toi. Ton cerveau a tout piqué dans ce qu'il a appris ailleurs (donc de quelqu'un d'autre). La seule chose de nouvelle que tu peux faire, c'est d'assembler de manière inédite des choses que tu connais déjà séparément. La seule exception créative vient UNIQUEMENT du réel.
Quand la réalité nous montre un nouveau concept (au hasard la physique quantique et les champs quantique), cela fait naitre de nouveaux concepts à mixer avec l'existant, mais sinon on ne fait tous que du plagia (certains plus que d'autres voilà tout ce qui nous différencie ^^)

Donc lâche l'affaire et laisse les bonnes idées continuer de t'imprégner, le fait qu'elle arrive après que tu es commencé à écrire ne change rien au fait qu'elle soit bonne et au fait que si c'était une idée que tu avais déjà intégré avant le début de l'écriture, tu n'aurais même pas pris le temps de poser la question du fait de l'utiliser...
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Dernière édition par Aldo B le Sam 24 Aoû 2019 - 15:06, édité 1 fois
 
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Matrix a écrit:
C'est une vu de l'esprit, même si 0 personne ne lisait ton texte avant sa publication, la somme de tes idées, de ton vocabulaire, te ton style, de tes métaphores etc etc ne viennent pas de toi.

C'est la différence entre être et croire qu'on est. Pour le coup t'as tout faux. Ou tu te places côté personne qui subit (croire) ou tu te places côté personne qui agit (être). Sans en faire une tautologie parce-que ton raisonnement est faux de base, et tendrait à mettre à défaut toute la psychologie au profit de la psychanalyse et du déterministe Freudien (note la majuscule). Et encore tu te sers de la physique quantique pour justifier un raisonnement biaisé d'emblée.

Ou c'est être enfermé dans un point de vu binaire, ou c'est avoir la divine croyance que l'être humain est régit par de pseudo-concepts sociétaux, qui vise à mettre en lumière que personne n'est responsable. Genre quand je butte un chat sur la route à 150 par simple envie, c'est pas moi, c'est la somme de mes idées régit par un père qui a abusé de moi quand j'étais minot et qui a fait ressortir en moi une volonté de destruction manifestée d'abord par la cruauté sur des êtres inférieurs vis à vis de mon référentiel interpersonnel, ensuite par des trucs dégueu qui tarderont pas a resurgir quand mon stock de sérotonine arrivera plus à combler l'ensemble de mes synapses. Dur.

D'un point de vu légal je suis encore çui qu'a buté le chat et qui risque 5 ans et 50k euros d'amende. Si je suis ton raisonnement ça m'arrange par contre, au mieux je suis la somme des idées de la société au pire je suis qu'un homme dégradé par un autre homme donc foncièrement pas responsable de moi.  La vache ! J'échappe à la prison et à l'amende ! Et en plus j'arrive à passer pour le gentil dans l'histoire "société de merde, tiens !"

Tout ça pour rebondir sur le "c'est pas toi, mais l'univers qui écrit" <--- à ce rythme tu seras jamais publié. Si faut attendre qu'un autre vienne écrire à notre place pour bien écrire... Et ça rejoint bien le sujet d'ailleurs tout ça : plus t'écris, mieux t'écris, plus t'as d'égo, mais à ce stade là tu t'en fous vu que t'es tellement dans un combat contre toi que la seule chose qui compte c'est voir jusqu’où tu peux aller.

C'est un peu le débat ça : dépasser l'égo, se dépasser.

(à noter qu'y a que dans la métaphore que j'écrase un chat, enfin, sauf si je suis ton raisonnement, j'imagine qu'à ce stade, j'ai crée un chat que j'ai vraiment tué, enfin mon père au fond, parce-que sans lui bah, enfin...)
 
Matrix
   
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Matrix  /  Blanchisseur de campagnes


on va pas repartir sur le libre arbitre parce que j'ai raison et que tu as tort et pas de temps à perdre de refaire les nbreux post (de lo.mel je crois) déjà fait sur ce forum Smile

Sinon sur le seul élément concret de ta réponse : je n'ai jamais dit d'attendre qu'un autre écrive, ce qui me confirme que tu n'as rien compris à ce que je disais :p
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fleur-de-lyss
   
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fleur-de-lyss  /  Double assassiné dans la rue Morgue


@Judas
Je pense que tu n'as pas compris du tout le raisonnement de Matrix, qui fait d'ailleurs écho à la plupart des commentaires sur ce fil, mais que tu ne relèves pas.
Le "self-made man" est un mythe. Aucun individu ne fabrique vraiment son existence seul. Si je sais conduire, c'est parce que quelqu'un me l'a appris. Sans interaction avec une autre personne, je n'y serais pas arrivée. On peut multiplier les exemples à l'infini.

L'écriture est pour moi le lieu le plus vif de ses interactions humaines. On n'est jamais tout à fait seul créateur, comme l'ont dit d'autres plus haut. D'abord parce qu'on reçoit de l'aide (relecteur, éditeur, metteur en page...). Ensuite parce que notre inspiration vient du monde, et le monde ne se limite pas à notre petite individualité. J'ai eu l'idée d'un personnage secondaire en écoutant une femme parler dans le métro. Ça n'empêche que c'est mon livre, mais ce livre est composé d'un morceau de vie de quelqu'un d'autre. Le langage lui-même est une somme d'interactions. Très peu d'idées arrivent sans fondement préalable. De plus, un roman s'inscrit par rapport à d'autres romans, une métaphore par rapport à d'autres métaphores, etc. On a tous des auteurs qui nous ont influencé positivement ou non et notre mental retient un ensemble de schémas composés par nos lectures.
Certes, on signe le roman que l'on écrit, mais la littérature appartient à tous, parce qu'elle contient un peu de cette humanité qui dépasse une somme d'individus.
 
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pehache  /  Crime et boniment


J'aime bcp cette discussion.
Vous renvoyez, à juste titre je crois, à l'écoute, à l'échange, à l'altérité.
En section poésie, ce qui compte, semble-t-il, c'est moi-je (seule instance justifiant la poéticité du texte). Bravo à vous pour refuser la solitude des consciences et en appeler au lot commun.
Et merci pour tout ça.
 
   
    
                         
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