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 DA calculés sur marge

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Mavis Gary
   
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Mavis Gary  /  Le bruit et la pudeur


Bonjour :flower:

J'ai vu qu'on en parlait sur d'autres topics, mais je n'ai pas trouvé de sujet dédié, et je pense qu'il est important d'en parler Smile


Une amie a reçu une proposition de publication pour son premier roman. Le contrat a l'air plus ou moins OK, à part que les droits d'auteur sont calculés sur la marge de l'éditeur. Quelques précisions :
- Il s'agit d'impression à la demande (soit en passant par BoD, soit directement par Amazon)
- Pour les ventes directes (salons, etc), les DA sont de 10% sur le PPHT
- Pour toute autre vente, les DA sont de 10% de la marge de l'éditeur (avec des paliers mais sans grosse augmentation)
- Séparation similaire sur les ebooks : 60% du PPHT pour les ventes directes, 40% de la marge sinon.

Arrow Que vous inspire cette pratique ?


Je ne nommerai pas la ME - si jamais vous devinez ou essayez de deviner, merci de ne pas mentionner la ME. Ceci n'est pas une chasse aux sorcières :nyancat:
J'ai mon avis sur la question, mais j'aurais aimé rassembler un avis plus général de la communauté.
Merci pour elle  I love you
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Je vais citer Aliénor dans le sujet qu'elle avait ouvert à propos des droits, contrats, etc. :

Aliénor a écrit:
De même, il arrive que certains éditeurs ne calculent pas vos DA sur le prix hors taxe du livre, mais sur leur propre marge brute. Ça aussi, théoriquement, c’est légal. Toutefois, ce n’est JAMAIS avantageux pour l’auteur, c’est très peu courant et généralement pratiqué par les petites ME peu sérieuses. Un conseil : à éviter. C’est un coup de rapiat.
 
Mokkimy
   
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Mokkimy  /  Maîtrise en tropes


Tiens, j'ai lu un truc à ce propos, il y a peu. C'était dans un contexte un peu différent (milieu de l'audiovisuel), mais je te fais une petite citation moi aussi :

Bernard Skira a écrit:
Attention :
Aucun pourcentage de l'auteur ne doit être fixé sur le RNPP (recettes nettes part producteur)
En effet, au moment où il signe le contrat, le producteur possède 100% de ses droits. Mais au fur et à mesure du montage financier, son pourcentage sur les droits diminue car il les cède aux différents investisseurs. A la fin du financement, souvent, le producteur ne possède plus qu'au maximum 15% des droits. A son insu, l'auteur voit son propre pourcentage très diminué.
Exemple : 1% x 15% = 0,15%

Je crois qu'on peut remplacer producteur par éditeur, ça revient peu ou prou au même. What a Face
https://lamonstrotheque.home.blog/
 
meganefan
   
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meganefan  /  Pour qui sonne Lestat


10% sur la marge c'est que dalle. Sachant qu'un editeur gagne de 1 à 5 euros sur la vente d'un livre, si c'est pas moins parfois (surtout en passant par BOD), le calcul est facile. Ce genre de contrat est tourné de façon à biaiser l'auteur qui ne va se focaliser que sur le 10 et se dire que c'est plutot un bon chiffre. Beaucoup s'imaginent que les éditeurs gagnent énormément  sur la vente d'un livre alors que c'est faux. Ceux qui gagnent le plus sont les libraires ou revendeurs comme Amazon. Si la ME est connue et vend très bien, l'auteur pourra quand même gagner un bon pécule, mais si les ventes marchent moyennement, il gagnera très très peu. J'ai deja eu un contrat de ce type entre les mains et je l'ai refusé. C'est du foutage de gueule pour moi. Pourtant beaucoup d'auteurs le signent. Ils doivent etre nuls en maths je pense ou alors le fait de ceder leur création littéraire presque gratuitement n'est pas un problème pour eux.
 
Mavis Gary
   
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Mavis Gary  /  Le bruit et la pudeur


Merci pour vos réponses Smile
C'est en effet légal, mais difficile à interpréter et à comparer à des DA classiques.

Mais essayons Laughing
Sur BoD, en faisant une simulation, je suis parvenue à 15% de marge pour l'éditeur (ça a l'air de rejoindre ta citation, Mokkimy). Ce qui donne 1,5% de DA sur le PPHT. On a vu mieux ! Pour un livre vendu à 17€, ça fait 24 cents.
En impression et vente par Amazon, c'est plus compliqué à déterminer. J'ai cru arriver à une marge bien plus importante pour l'éditeur (entre 30 et 40 % ? ça me paraît beaucoup, si jamais quelqu'un s'y connaît). Le problème restant le même : la marge est plus importante, mais le partage reste de 10/90. Et on obtient du 3-4% de DA sur PPHT.

En tout cas, ça me paraît très aléatoire.

@Megane : Après, j'imagine qu'on peut signer un tel contrat juste pour publier sous le nom d'une ME, pour avoir un 1er roman publié, pour avoir la légitimité qu'on n'obtient pas en autoédition.
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Megane a écrit:
Pourtant beaucoup d'auteurs le signent. Ils doivent etre nuls en maths je pense ou alors le fait de ceder leur création littéraire presque gratuitement n'est pas un problème pour eux.
Doucement quand même, hein ! Il y a beaucoup d'auteurs qui, parce qu'ils ont commencé sur le tard, ou par effet générationnel, culturel ou simplement parce que ça ne les intéresse pas, ne traînent pas sur les forums, ne traînent pas sur les blogs, ne traînent pas sur les Discord, Insta, ou les communautés Twitter d'écriture et donc ne disposent pas de toutes ces informations. Ils ont un contrat et ils sont contents. Ils ne savent pas forcément comment s'informer, ou ne pensent pas forcément que ce soit possible comme c'est quand même un milieu pas trop grand public (comme le cinéma, par exemple, c'est le genre de milieu où faut être dedans pour savoir comment ça marche). Donc… comment dire… j'ai l'impression que ta tournure de phrase les faits passer pour des débiles, alors que c'est juste un manque d'information (peu importe la cause).
 
meganefan
   
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Mavis Gary a écrit:

@Megane : Après, j'imagine qu'on peut signer un tel contrat juste pour publier sous le nom d'une ME, pour avoir un 1er roman publié, pour avoir la légitimité qu'on n'obtient pas en autoédition.
Oui, c'est toujours mieux qu'une autoédition, et ça permet d'acquérir une bonne notoriété en tant qu'auteur si la ME brasse beaucoup. Donc ton amie peut tout à fait signer pour ces raisons. On a tous des attentes différentes en matière de ME. D'ailleurs la ME dont je viens de parler a souvent de jeunes auteurs qui ne signent qu'une fois chez elle. Ensuite pour leur prochains titres, ils vont ailleurs pour la plupart.
 
Page de Bâtons
   
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Je rejoins Enir, pour beaucoup de gens, publier est un rêve, et recevoir une proposition de contrat de la part de quelqu’un qui se présente comme un éditeur est un accomplissement. Ils vont même vouloir avoir confiance en l’éditeur, la figure d’autorité qui leur donne le tampon d’approbation par l’industrie de leur talent d’écrivain. Et si le reste du contrat n’est pas complètement pourri… je vois très bien comment on peut se faire avoir par la formulation de ces 10% des marges.

Et même s’ils cherchent sur internet rapidement, ils vont voir qu’on leur dit de se méfier du compte d’auteur, ce qui peut paradoxalement les rassurer sur ce contrat, puisque ce n’est pas un compte d’auteur (juste un foutage de gueule d’éditeur What a Face ). Bref, je vois très bien comment quelqu’un de très jeune ou qui n’est pas très présent en ligne peut se faire complètement avoir, et ce, avec le sourire. Alors que, après avoir fait quasi tout le travail, la personne consent à se voir priver de quasiment tous les fruits de ce travail, et à accepter qu’une tierce personne exploite et se fasse de l’argent sur son dos.

D’ailleurs, cette formulation avec les marges me donne l’impression d’être volontairement trompeuse, pour bien profiter de la crédulité de ces gens…

Citation :
Ensuite pour leur prochains titres, ils vont ailleurs pour la plupart.
Ce qui peut aussi montrer que la relation éditoriale ne s’est pas super bien passé… car des gens pour qui l’argent n’est pas la motivation principale seraient restés sinon. J’ai envie de dire qu’un éditeur pingre sur les DA (à ce niveau, c’est quasi malhonnête) aura probablement plein d’autres problèmes à d’autres niveaux, qu’on ne découvre qu’ensuite.
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Mavis Gary
   
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Je pense aussi qu'on peut facilement se faire avoir Rolling Eyes (c'est aussi pour ça que je voulais ouvrir ce sujet)

Pour ceux qui signent en connaissance de cause, je peux les comprendre. Il faut mettre ça en rapport avec ce que la ME peut apporter, l'impression d'avancer dans son parcours ou de réaliser un rêve, l'effet tremplin, etc.
Bon, après, c'est limite un cas de conscience :mrgreen: (mais bon, j'ai dit que je donnais pas mon avis)
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Achene
   
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J'ai fais un peu le même genre de calculs que Mavis Gary en me basant sur un vieil article de actuallité, et j'en arrive à environ 2% du prix du livre pour l'auteur, en étant très généreux, et en oubliant les détails récents de hausse du prix du papier etc.
À ce rythme là, surtout dans les petites maisons où une diffusion de 500 titres est un très beau score, on peut dire que l'auteur est quasi bénévole. Ça peut se comprendre si c'est un choix réfléchi et qu'être publié compte plus que tout le reste. Mais je pense que par égard pour ceux qui tentent de vivre de leur plume, ce genre de contrat devrait être systématiquement refusé car il "rabaisse" la profession d'auteur dans son ensemble, qui doit encore une fois quémander les miettes qu'on daigne lui laisser...
Je sais que certains organismes comme la ligue des auteurs professionnels tentent de faire valoir une rémunération minimum, mais on en est encore loin...
 
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Je me demande si la rémunération minimum aurait pas un effet pernicieux dans le sens où les éditeurs prennent déjà de moins en moins de risques (parce que le papier, parce que pas assez de lecteurs, parce que trop de livres sur le marché, parce-que-parce-que-parce-que) et du coup, si mettons on met le minimum à 12% alors qu'aujourd'hui il y a des contrats à 6, par exemple, est-ce que les éditeurs vont pas encore plus se réfugier dans des valeurs sûres, des gens qui vendent, pour être sûrs de récupérer de l'argent derrière par rapport à un nouvel auteur inconnu au bataillon et sans communauté sur les réseaux (genre… moi xD) qui risque de faire flop ?
 
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Je comprends bien le problème, mais il me semble que tout cela (absence de prise de risques...) existe quoi qu'il arrive, et ce n'est pas une augmentation (légère!) de la part très faible réservée à l'auteur qui va y changer quoi que ce soit. Les "syndicats" d'auteurs se battent pour 10 ou 12%, pas beaucoup plus. Et ça ne suffira même pas à tirer la majorité des auteurs pro au-dessus du seuil de pauvreté où ils se trouvent.
Peut-être que la solution se trouverait du côté des maisons associatives, où personne ne se rémunère et qui ne seraient donc pas soumises à ce tarif minimum ? Elles pourraient donner leurs chances aux nouveaux auteurs ?
Enfin bref, oui c'est un problème épineux.
 
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Achene a écrit:
Mais je pense que par égard pour ceux qui tentent de vivre de leur plume, ce genre de contrat devrait être systématiquement refusé car il "rabaisse" la profession d'auteur dans son ensemble, qui doit encore une fois quémander les miettes qu'on daigne lui laisser...
C'est le même principe que ceux qui vendent leur création d'art ou leur service au rabais. Réduire la marge de l'auteur ça permet à la ME de réinvestir cet argent ailleurs, au pire dans la poche du patron, au mieux dans la com.

Enirtourenef a écrit:
Donc… comment dire… j'ai l'impression que ta tournure de phrase les faits passer pour des débiles
Non, j'ai pas dit ça. Depuis quand le fait d'être nul en math c'est être débile ? N'importe quoi ! Et le fait d'être nulle en bricolage aussi, pendant que t'y es. T'as de drôle de préjugés.
Quant au manque d'informations, c'est écrit dans le contrat : 10% sur la marge éditeur. C'est ensuite à l'auteur de chercher à quoi correspond cette marge, mais beaucoup ne le font pas.
 
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Citation :
C'est le même principe que ceux qui vendent leur création d'art ou leur service au rabais. Réduire la marge de l'auteur ça permet à la ME de réinvestir cet argent ailleurs, au pire dans la poche du patron, au mieux dans la com.
Sauf que si pour survivre la maison d’édition est obligée d’imposer des DA aussi ridicules, cela peut vouloir dire qu’elle n’est pas viable, et que justement elle fait mal son travail sur la communication et le marketing. De plus, plus les DA sont faibles, plus la ME peut se contenter de vendre en petite quantité, et n’a pas de motivation supplémentaire de se battre pour l’auteur.

S’agissant d’une rémunération plancher, je ne pense pas que cela changerait grand chose à la prise de risque, déjà faible de toute façon. Les ME sérieuses donnent déjà au moins 7 à 8% (même si on peut espérer faire monter ça à 10), et elles signent de nouveaux auteurs. Donc le problème est plutôt sur certaines très grosses ME qui pensent pouvoir faire jouer le rapport de force (exemple récent de Bragelonne avec Manon Fargetton), ou certaines toutes petites ME pas viables qui profitent pour faire passer des conditions financières malhonnêtes. Alors peut être qu’une rémunération plancher provoquerait la faillite de ces ME, mais si ces dernières étaient si peu viables, est-ce que cela vaut le coup d’être publié chez eux ? Surtout que le monde de l’édition est petit, que les autres éditeurs doivent bien savoir les pratiques des ME, et que celles qui sont malhonnêtes peuvent très bien par contagion salir la réputation des auteurs qu’elles publient… et donc on tombe peut être sur un cas où il vaut mieux ne pas publier que publier.
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Page de Bâtons a écrit:
(exemple récent de Bragelonne avec Manon Fargetton)
S'est passé quoi ?

Page de Bâtons a écrit:
celles qui sont malhonnêtes peuvent très bien par contagion salir la réputation des auteurs qu’elles publient…
Tu crois que les mastodontes manqueraient de bienveillance au point de pas se dire que si les gens ont signé c'est juste qu'ils y connaissent rien, comme la plupart des débutants ? (c'est une vraie question, c'est pas rhétorique, j'ai envie de croire à la bienveillance humaine, et en même temps je sais que ça se passe pas comme ça dans la vraie vie alors du coup je suis prise dans l'incertitude au milieu xP)

Après oui, s'il suffit d'un plancher pour faire couler des ME, c'est qu'elles n'étaient sans doute pas si saines que ça. Surtout qu'il me semble qu'il y a déjà pas mal de petites ME non-associatives qui proposent des droits à 12%.
 
   
    
                         
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