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 La féminisation des mots

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Rikou
   
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Rikou  /  Clochard céleste


Bonjour,

Je crée ce sujet afin de récolter vos avis sur la féminisation des mots. C'est une question que je me suis posé en écrivant mon récit. L'un des personnage occupe le métier de professeur, et étant donné que c'est une femme, je la définis par "la professeure".

Autre chose, je pensais à l'utilisation des termes "madame" et "mademoiselle". Il me semblait qu'une loi préconisait de ne plus utiliser ce dernier, mais est-ce vraiment appliqué par les écrivains ?
Personnellement, j'ai décidé d'utiliser le terme "Madame" ou plutôt "Mme." pour chaque personnage féminin, sans aucune raison particulière. Il n'y aucune indication sur leur statut familiale, donc passer d'une appellation à une autre ne me poserait aucun problème.

Encore une fois, ce n'est qu'un détail, mais n'hésitez à me dire ce que vous en pensez.
 
BoiséeNoire
   
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BoiséeNoire  /  Crime et boniment


Ben, pour moi, une femme professeure, ça s'écrit avec E.
Je croyais que c'était la règle officielle. C'est comme ça qu'on m'a appris à écrire petite. Comme il y a des auteures, des mairesses, des cheffes, des maîtresses, des premières ministres... etc.

Par contre, je n'ai jamais rien entendu concernant les madame/mademoiselle. Je n'ai aucune idée de la polémique entourant l'utilisation de ces mots.
 
Leasaurus Rex
   
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Leasaurus Rex  /  Terrible terreur


En France, il était d’usage de faire la distinction entre mademoiselle (pour les femmes non mariées) et madame (pour les femmes mariées) sur les papiers administratifs, ce qui signifiait que le statut marital de la femme avait une importance dans l’expression de son identité, alors que les hommes n’y étaient pas soumis. Mais il n’y avait pas que ça : on parlait aussi de nom d’épouse ou d’époux (plus rare), de chef de famille, de nom de jeune fille, de nom patronymique… autant de termes jugés sexistes. Une circulaire de Matignon en 2012 a permis la suppression de ces termes des formulaires administratifs.
Le terme mademoiselle n’est pas banni de la langue et peut être utilisé au quotidien, mais il est jugé discriminant par certains mouvements féministes.
Pour info, dans les administrations des autres pays francophones, le terme mademoiselle a été abandonné en 1973 pour la Suisse, 1976 pour le Québec, 2012 pour le Luxembourg et 2015 pour la Belgique.

Quant à la féminisation des noms de métier, je suis pour. Je dis cheffe, autrice, poétesse… Pour moi il n’y a même pas de débat. 😅
 
Lanya
   
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Lanya  /  Fiancée roide


Bonsoir!

Pour la féminisation des mots, tout comme Boiséenoire, je ne me pose pas la question et je le fais naturellement, vu que c'est très ancré dans la culture Québécoise. On m'a appris à le faire dès l'école primaire.
Quelques exemples:
professeur : professeure
auteur: auteure
écrivain: écrivaine
seigneur: seigneuresse  
maire: mairesse
député: députée
premier ministre: première ministre
sergent: sergente
Etc.

Pour ce qui est de Madame/Mademoiselle, en effet depuis quelques années maintenant au Québec aussi, on a vu sur les formulaires administratifs le therme «Mademoiselle» disparaître pour céder la place à «Madame» tout simplement. Cela évite de faire une distinction entre femme célibataire et femme mariée, comme l'a si bien mentionné Leasaurus Rex.

Après en littérature, «Mademoiselle» demeure et on peut le voir ou l'employer sans problème. Si je lis par exemple une histoire se déroulant dans les années 1920 où une jeune femme enseigne dans une école de rang quelque part au Québec, je ne serai pas surprise de voir les élèves l'appeler «Mademoiselle» suivit de son nom de famille. Les jeunes enseignantes devaient être célibataires et dès qu'elles se mariaient, elles devaient abandonner la profession... Selon un article que j'ai pu lire sur le sujet, cela s'est poursuivit jusque dans les années 1960. Bref, c'est aussi une question de contexte culturel. Maintenant, si je lis une histoire contemporaine se déroulant dans une école, je ne serai pas surprise non plus de lire «Madame».

Donc, pour moi, aucun problème quant à la féminisation des mots. C'est même l'inverse qui me fait grimacer, tant j'y suis habituée! (Rien de tel que de lire ou entendre «madame le maire» pour me faire lever les yeux au ciel. Laughing )
 
BoiséeNoire
   
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BoiséeNoire  /  Crime et boniment


Après, c'est bien pour les formulaires administratifs, mais en tant que jeune personne, je préfère quand on m'appelle "mademoiselle" que "madame", je trouve que ça fait plus jeune ! Je me sens vieille quand on m'appelle "madame" ! Hahah !
 
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Invité  /  Invité


Moi, ça dépend. J'aime bien l'idée d'imiter les hésitations des sociétés, donc dans Roman 2 mon héroïne se féminise et féminise les autres parce qu'elle est fière d'être militaire dans un univers où c'est compliqué dans beaucoup de pays (je précise que c'est de la fantasy, dans le cadre de l'armée française aujourd'hui on ne féminise pas car : "il n'y a pas d'hommes, pas de femmes, dans l'armée : il y a des soldats"). Mais les autres personnages ne la féminisent pas parce qu'ils ont appris comme ça. Dans Roman 3 mon héroïne ne se féminisera pas car elle considère que se féminiser revient à dire qu'elle ne peut pas être meilleure qu'un homme dans son domaine (en gros pour elle c'est comme s'il y avait le classement des hommes et le classement des femmes, si elle se féminise).
En gros, je pense qu'il faut distinguer la voix du narrateur de celle des personnages.

Et par contre pour le terme "auteure" perso je préfère "autrice" qui est le vrai féminin (rejeté depuis dans les limbes) comme facteur/factrice !

BoiséeNoire a écrit:
Répondre en citant Faire un rapport du message à un admin ou un modérateur

Après, c'est bien pour les formulaires administratifs, mais en tant que jeune personne, je préfère quand on m'appelle "mademoiselle" que "madame", je trouve que ça fait plus jeune ! Je me sens vieille quand on m'appelle "madame" ! Hahah !
Moi aussi, surtout quand c'est des ados ou des enfants qui m'appellent Madame x)
Par contre dans certains contextes je préfère Madame, par exemple quand en face j'ai un pédant qui m'appelle Mademoiselle pour bien marquer qu'il a plus d'expérience que moi et me "rabaisser" même de manière non intentionnelle. Je préfère demander Madame pour me vieillir, justement ! (Et donc j'en reviens à : distinguer la voix du narrateur et celles des personnages).

Renard rouge avait ouvert un sujet ici (qui est largement parti en couille mais y a des choses intéressantes (dans le sens qui sont pas des insultes et qui répondent au sujet, surtout) dans les premières pages).
 
Jimilie Croquette
   
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Jimilie Croquette  /  De l'Importance d'être Constamment Là


Lanya a écrit:

Quelques exemples:

auteur: auteure

AUTRIIIIIIIICE autriiiiiiiiiiiiiiiiice
autrice
https://linktr.ee/emilie_goudin.lopez
 
Cygfa
   
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Cygfa  /  Tycho l'homoncule


J'ai moi aussi écrit un roman avec des professeurs, et quand il s'agit de femmes, elles sont bien désignées comme "professeures". Cela me semblait aller de soi même si cela a fait tiquer l'un de mes relecteurs Wink
Je préfère également autrice à auteure. C'est le terme que j'emploie.
Globalement (sans être Québecoise Wink ) je féminise les termes de façon automatique.

Sinon, comme dit précédemment, si je suis dans un roman historique et qu'on parle d'une jeune fille, ce sera "mademoiselle" ; si c'est à l'époque actuelle, plutôt "madame".
 
Le rosier
   
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Le rosier  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Les mots son importants !

Quelques extraits, de mon côté.

Louiza:

La doula:

Le cercle d'épines et de roses:
https://linktr.ee/fdoillon
 
Tengaar
   
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Le rosier a écrit:
Louiza, bac à 12 ans, agrégée de lettres classiques à 18 ans, doctrice en Intelligence Artificielle depuis la semaine dernière, Louiza fête tout juste ses vingt ans.
J'ai toujours dit "doctoresse" perso scratch
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Xiep
   
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Au fait, c'est quoi le féminin d'escroc ?
 
Tengaar
   
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Xiep a écrit:
Au fait, c'est quoi le féminin d'escroc ?

Une escroqueuse ? une arnaqueuse ?
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@now@n
   
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Le CNRTL nous dit que le mot "escroc" vient du verbe italien "scrocarre" qui signifie... "escroquer", le terme semblant importé au XVIe siècle pour répondre à un manque dans la langue française.
Ceci explique la présence de cette terminaison en -oc prononcée [o] peu courante en français (de tête, j'ai "broc" et rien d'autre) et peut-être même l'absence de son féminin (au XVIIe la priorité était à une simplification de la langue/remise des femmes à leur place à travers la mise en désuétude du féminin de certains termes, notamment des noms de métiers).


Je tiens un blog d'écriture
http://anowan.blogspot.com/ En ligne
 
Rikou
   
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Rikou  /  Clochard céleste


Bien que vos retours s'accordent, ils restent tout de même intéressants. Nous avons plus ou moins la même pensée sur la féminisation des métiers. L'une des raisons qui m'a conforté dans mon choix, c'était le fait que les éventuels lecteurs auraient plus de faciliter à comprendre que le personnage en question est une femme en la mentionnant par la professeure.

Pour le choix entre mademoiselle et madame, compte tenu de vos retours, je pense qu'il est préférable de rester sur madame.
 
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Invité  /  Invité


@now@n a écrit:
et peut-être même l'absence de son féminin
En fait, beaucoup de mots n'ont pas les deux genres.
Une girafe n'a pas de masculin. Une victime, n'a pas de masculin non plus. Un fantôme n'a pas de féminin. La mer, un océan. Une chaise, un fauteuil. Un ou une oasis, la langue n'est pas fixée. Avant, on disait "un clope" puis on s'est dit "mais eh ! on dit une cigarette alors c'est con" donc on a changé pour une clope. Il y a, notamment pour les noms de métier (médecine, autrice…) des décisions de tout en haut. Mais pas toujours. Des fois c'est comme ça puis c'est tout. J'avais demandé à une linguiste qui m'avait expliqué qu'en fait, féminin ou masculin, c'est un peu du hasard et le jeu des emplois (on devrait dire la Covid mais le Covind le remporte à l'usage). Je crois qu'en portugais c'est "le mer". Les langues ont pas toutes les mêmes genres aux objets/animaux/noms communs parce qu'en fait c'est du hasard, dans la majeure partie des cas. Donc escroc n'a pas de féminin comme victime n'a pas de masculin.
 
   
    
                         
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