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 Je suis obsédée par la publication et ça m’empêche d’écrire.

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Fred Dee
   
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Fred Dee  /  Hé ! Makarénine


Je ne vais pas être plus original que tous les très bons conseils donnés ici.

Je retiens déjà ce que tu disais Madra-Bhan :
Citation :
J’en arrive à un stade où être publié la motivation primaire d’écrire et je sais que ce n’est pas bon, qu’il ne faut pas penser comme ça.

Il est déjà bon que tu le saches par toi-même et il ne faut pas s'en vouloir pour ça. On est dans un monde qui nous impose d'être productif, où chaque action devrait nous approcher d'un profit quelconque que chacun pourrait contempler, admirer. Mais à défaut d'être riche et célèbre, on peut essayer d'être heureux dans ce qu'on préfère faire. Même si la seule personne qui apprécie cela, c'est nous-mêmes.

Une fois ravi de ce que l'on a écrit, on peut essayer de voir si ça plait à d'autres, et peut-être même à des gens particulièrement compétents dans ce domaine (des éditeurs, par exemple) et qui pourraient porter notre travail vers d'autres personnes qui l'aimeraient aussi. Mais ça ne se trouve pas sous le sabot d'un cheval, pour ainsi dire.

Il faut donc y aller par petits cercles, comme des ronds dans l'eau. De soi à ses proches, pour commencer.

Pour donner un exemple (le mien, désolé, j'ai pas mieux sous la main), quand je me suis retrouvé dans la situation d'attendre qu'un de mes textes trouve sa place chez un éditeur (après avoir vu toutes mes nouvelles refusées auparavant), j'ai aussi eu cette période de blocage. Impossible de tourner la page. Je n'avais aucune certitude que ce que j'écrivais valait le papier pour l'imprimer tant qu'aucun professionnel ne me disait : c'est bon, tu es un vrai écrivain. Et j'avais l'impression qu'il était difficile d'échanger avec ma famille sur ce sujet, car j'avais l'impression que mes états d'âme ne se comprendrait pas bien, car c'était toute ma vie, tout mon vécu de mon seul point de vue qu'il fallait connaître.

Quand j'ai recommencé à écrire dans cette période, j'ai choisi quelque chose que je pouvais partager aux plus proches, directement, pour en ressentir les effets positifs sans délai. J'ai donc écrit pour mes enfants. Un bon public, on peut le dire.

Et c'est devenu un roman achevé. Et je vois actuellement des assos pour le lire à d'autres enfants avant de l'envoyer à des ME. Donc, je passe d'un cercle à l'autre. Pas pour rayonner moi-même mais pour faire accomplir leur but à mes textes : raconter une histoire, transmettre des idées, participer à l'imaginaire d'une nouvelle génération de lecteurs.

Bonne chance pour la suite.
 
Jdoo
   
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@CalédoniaRob => oui tu as raison, je dis pas que tu ne dois pas te faire éditer si tu n'as qu'une petite espérance de vente. Mais dans mon cas (et est-ce que c'est que mon cas ?), me dire que je vais fournir un taf assez conséquent pour me faire éditer (voir très conséquent) et qu'au final j'ai une espérance de vente assez faible (je dis ça au doigt mouillé, mais c'est pas non plus déconnant de me dire que je suis pas le futur prix Nobel de littérature) et bien pour moi, ça aurait tout de même la couleur d'une petite mort.


Dernière édition par Jdoo le Mar 14 Fév 2023 - 14:54, édité 1 fois
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CalédoniaRob
   
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Madhra ban, je ne sais pas toi, mais moi j’envoie des salves à des éditeurs, ils me refusent sans raison, je relis mon roman 3 ou 6 mois après et je me dis « mince » 🫣 Je comprends pourquoi ils ne l’ont pas publiés, et je le retravaille. À la fin de ma session j’ai l’impression qu’il est parfait, je l’ai relu plusieurs fois, j’envoi une nouvelle salve à des éditeurs, et 3 à 6 mois après je le relis et je me redis 🫣 Mince, je comprends pourquoi ils ne l’ont pas publiés… Et je le retravaille 😄
 
HilnaMacPhom
   
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Azaby a écrit:

Je ne connais d'ailleurs personne, à l'heure actuelle, avec les moyens de renseignement actuels, qui ait essayé pendant 10 ans d'éditer sans succès.
Si ! Y a moi !! 15 ans même. Mais on peut toujours dit que je n'ai pas assez essayé, ou pas bien, ou...

Azaby a écrit:

Publier dans une maison décente ne réclame ni une chance extravagante, ni un talent exceptionnel.  Ce n'est pas utopique que d'énoncer cette vérité là. Ce milieu est injuste pour plein de raisons, mais pas pour ça.
Je trouve très dommage à titre personnel de nourrir cette idée que l'édition est réservée à une extrême minorité. Parce que ça nourrit le mythe de l'écrivain béni par le talent ou la chance, et que ça efface un peu de la lucidité qu'on se doit d'avoir sur ces milieux-ci.

Attention, je n'ai pas dit ça.
Pour moi "si on veut vraiment on y arrive" / "ce milieu est inaccessible et seuls les très talentueux/chanceux sont publiés" sont 2 extrêmes.
Et il y a un éventail de subtilités entre les deux : je ne dis pas que c'est impossible, je dis qu'il n'y a pas de certitude de réussir.

Je pense que c'est comme en amour. Ça ne demande pas une chance ou des qualités extraordinaires de trouver quelqu'un avec qui partager sa vie. Pourtant, il y a des gens qui resteront célibataires toute leur vie. Ils n'ont pas moins essayé ni moins de qualités que les autres.
Et y a pas toujours d'explication à ce qui arrive dans la vie. Enfin, c'est ma conviction.
 
Azaby
   
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HilnaMacPhom a écrit:
Azaby a écrit:

Je ne connais d'ailleurs personne, à l'heure actuelle, avec les moyens de renseignement actuels, qui ait essayé pendant 10 ans d'éditer sans succès.
Si ! Y a moi !! 15 ans même. Mais on peut toujours dit que je n'ai pas assez essayé, ou pas bien, ou...

Azaby a écrit:

Publier dans une maison décente ne réclame ni une chance extravagante, ni un talent exceptionnel.  Ce n'est pas utopique que d'énoncer cette vérité là. Ce milieu est injuste pour plein de raisons, mais pas pour ça.
Je trouve très dommage à titre personnel de nourrir cette idée que l'édition est réservée à une extrême minorité. Parce que ça nourrit le mythe de l'écrivain béni par le talent ou la chance, et que ça efface un peu de la lucidité qu'on se doit d'avoir sur ces milieux-ci.

Attention, je n'ai pas dit ça.
Pour moi "si on veut vraiment on y arrive" / "ce milieu est inaccessible et seuls les très talentueux/chanceux sont publiés" sont 2 extrêmes.
Et il y a un éventail de subtilités entre les deux : je ne dis pas que c'est impossible, je dis qu'il n'y a pas de certitude de réussir.

Je pense que c'est comme en amour. Ça ne demande pas une chance ou des qualités extraordinaires de trouver quelqu'un avec qui partager sa vie. Pourtant, il y a des gens qui resteront célibataires toute leur vie. Ils n'ont pas moins essayé ni moins de qualités que les autres.
Et y a pas toujours d'explication à ce qui arrive dans la vie. Enfin, c'est ma conviction.

Ta remarque sur ta propre expérience me pousse à me poser plein de questions ! En 15 ans, combien de romans rédigés ? (non pas qu'il y ait d'objectif ou de quotas mais ça aide à se représenter) Combien d'envois par roman ? Combien de refus-types ? Combien de refus constructifs ? Combien de bêta-lecteurs par roman ? Combien d'éditeurs rencontrés en salon ou sur Internet pour poser des questions ? Combien de refontes pour un manuscrit ?

Tu n'as pas besoin de répondre à toutes ces questions (tu peux le faire si tu le souhaites, mais ça n'est pas obligé !), c'est simplement pour t'illustrer que sans parler de "bien" ou de "mal" essayer, il y a des contextes à optimiser qui permettent dans l'écrasante majorité des cas d'optimiser ses chances.

Dans l'absolu tu as raison, il n'y a aucune "garantie" de réussir. Tout comme il n'y a aucune garantie de réussir à faire un double six en lançant deux dés, même si on essaie plusieurs fois. Mais dans la plupart des cas, tu finis par aboutir à ton résultat en persistant suffisamment longtemps. Et j'insiste, je parle bien là du simple fait d'éditer décemment, sans considération pour les ventes, le fait d'en vivre ou la taille de la maison (qui sont des critères bien plus aléatoires).

Et je pense à titre personnel qu'il est infiniment plus difficile de trouver un(e) partenaire en amour qui nous satisfasse vraiment que de trouver une maison d'édition. Surprised
Mais la comparaison en dit long sur l'image qu'a le monde de l'édition dans l'esprit de beaucoup d'aspirants auteurs ! N'hésite pas à passer en MP si tu veux discuter d'édition plus en détail !
 
Ahava-brumes
   
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Le "si on veut, on peut" est un schéma de pensée que je trouve anxiogène à souhaits. Accorder autant de pouvoir performatif au simple fait d'un vouloir discipliné, c'est typiquement un conseil de riche à un gueux. Le produit d'une méritocratie qui, elle pourtant, ne se base pas du tout sur le mérite comme principe fondateur, ni même la valeur intrinsèque du travail fourni, mais aime bien faire culpabiliser les laissés pour compte de la société.

Je ne me permettrai jamais d'adopter cette posture avec quiconque. Et je ne dirais pas à l'écrivain qui douille depuis quinze ans, "oui, mais est-ce que tu as vraiment cherché à être édité ?".
On va arrêter de reprocher aux gens d'échouer, merci. Ou de ne pas performer comme on le voudrait. Je sais que ce ne sont pas les intentions d'Azaby, je parle seulement de la logique intellectuelle derrière le "si on veut, on peut".

D'ailleurs, je rejoins Azaby sur plusieurs aspects de l'édition.
Avant d'objecter avec le biais du survivant ou de "celle qui a réussi à publier et qui donc croit que c'est facile et viens nous faire chier", laissez-moi exposer mon propos.

Je vois l'édition comme une succession de cercles concentriques avec une gradation de forces gravitationnelles. Pas une forteresse imprenable.
Maintenant, il faut procéder au cas par cas et voir dans quelle guerre l'écrivain se lance, ainsi que les paramètres qu'il s'assigne à lui-même.
Stricto sensu, tu es publié à partir du moment ou tes écrits rentrent officiellement dans la sphère publique. L'auto-édition est une publication.
Vous me direz, elle est facile celle-là.
Intéressons-nous au niveau suivant.
On est techniquement publié si une structure externe, dont c'est le métier, édite et supervise la circulation de l'ouvrage. Une ME indépendante, numérique, qui pratique l'impression à la demande, tels que MXM bookmark, Rebelle, Plumes du Web sont des structures sérieuse et elle sont accessibles. (À noter que des structures à la réputation moindre n'éradiquent pas cet état de fait: si elles vous publient, techniquement vous êtes publiés, point).

Cela dit, on peut tout à fait comprendre que ce ne soit pas la voie rêvée de l'écrivain qui pense à l'éternel Galligraseuil, mais aussi d'autres ME traditionnellement bien implantées, telles que: Albin Michel, Actes Sud, Plon, Charleston, Anne Carrière, Aube, Calmann-Lévy, Les Escales… vous m'avez compris.
Alors, allons dans ce sens et mettons qu'être publié signifie être publié chez des éditeurs de cet acabit.
Le ratio de réussite n'est pas le même. Le ratio d'échec, non plus.

D'une part, ces ME sont très sollicitées. D'autre part, elle ne cherchent pas de nouveau manuscrit. Elles ont déjà un catalogue et des tas de projets dans le tiroir. Y aurait-il un ou deux trous à combler, alors peut-être que la ME songera à regarder la pile de manuscrits et à réfléchir sérieusement parmi la liste des candidats.

Le phénomène, "il faut déjà être connu" pour espérer intégrer de la grosse structure est à la fois vrai et faux. Il est beaucoup trop rare d'intégrer directement une grosse structure par la simple force de nos écrits. Et si on procède ainsi, en ne distribuant ses manuscrits qu'à une vingtaine de ME parisiennes, je suis persuadée qu'on peut échouer toute notre vie et ne jamais réussir à placer le texte. L' écrivain aura beau vouloir, cette stratégie implique un taux d'échec vertigineux à cause des simples paramètres qui la régissent.

D'autres écrivains vont choisir d'agir autrement. Certains vont choisir de se tourner vers un genre plus publiable, tels que la romance, le feel-good et la woman fiction. Il y a une vrai demande dans ces secteurs là et il est déjà donc plus facile de se faire publier en proposant un manuscrit répondant à ces critères.
L' Archipel, Eyrolles, les éditions Jouvence, Hugo romance, HarperCollins collection H et City (surtout eux) s'ouvrent aux nouveaux auteurs avec un ratio d'acceptation beaucoup plus large que Galligraseuil.
Ensuite, il s'agit de gravir des échelons. Une tranche non-négligeable des écrivains City publient maintenant dans de grosses structures: Plon, Albin Michel, Calmann-Lévy, Anne carrière, puis-je énumérer rien que de tête.
Ils ne sont pas connus comme un blogueur, une influenceuse, ou une célébrité du PAF, peuvent l'être, mais ils se sont bâtis une bibliographie, éventuellement une réputation professionnelle, ont peut-être noué des relations, et ça a fini par payer.

D'autres vont choisir le tremplin des concours.
Les ME s'y mettent de plus en plus et un nombre croissant de JE tirent leur épingle du jeu par ce biais-là. On pourrait en déduire qu'il suffirait d'attendre son tour si tant est que l'écrivain veuille se plier à l'exercice du "manuscrit qui correspond à un cahier des charges".
C'est difficile de gagner un concours et à la fois facile.
Difficile dans le sens où bien sûr, il y 150 concurrents au minimum à chaque fois. Mais pour l'écrivain expérimenté, qui connait un peu le milieu, il a déjà un sérieux avantage sur le reste du peloton et peut facilement être short-listé (sans que ce soit garanti). On reconnait l'écrivain exercé, et celui encore un peu vert. On va dire que la concurrence en quantité peur s'avérer impressionnante, mais en qualité, on peut facilement se faire repérer.
Et encore une fois, lors des concours, l'éditeur cherche un nouvel auteur, ce qui n'est pas le cas lors des envois à l'aveugle où il faut passer par-dessus une barrière psychologique de celui qui vous lit, déjà un peu plus sur la défensive. Ce biais cognitif qui alimente l'examen d'un manuscrit, il faut le prendre en compte.
L'éditeur qui cherche est plus clément, plus avide, l'éditeur qui ne cherche pas va se montrer tatillon, il va refuser à tour de bras, indépendamment de la valeur réelle du texte.

Vouloir, ça ne suffit pas. Mais certaines stratégies payent mieux que d'autres. On peut être publié, là n'est pas la question. Mais selon quels critères ?

La ME, le genre, les circonstances de recrutement/lecture du manuscrit, viennent bousculer les statistiques, influer sur les biais cognitifs et en ajouter d'autres. L'édition n'est pas une science exacte de toute façon.
D'ailleurs, pour ce qui est du genre, il me semble utile de prendre autre chose en considération. Si vous vous attardez dans la section éditoriale, vous remarquerez que la littérature de genre est dominante parmi les écrivains publiés.
Il n'y a que très très peu de littérature dite "blanche". Un JE a été publié chez Gallimard, l'autre chez une variante de Gallimard, preuve que ce n'est pas impossible, mais on peut néanmoins se dire que c'est très compliqué de percer.
Et je me demande si ce n'est pas relatif à la technique littéraire et donc la difficulté d'identifier les tropes qui plaisent à la ME.
Si beaucoup d'auteurs peuvent accéder à l'édition en produisant de la romance, du suspense, de la saga historique/romantique, de la fantasy ou de la science fiction, c'est parce que ces genres ont des codes narratifs aisément reconnaissables. Des codes qu'il suffit d'appliquer pour voir ainsi augmenter ses chances d'être considéré par l'éditeur, et éventuellement signé.

La blanche ne fonctionne pas selon le principe bien connu et très américanisé de la quête du héros, elle est souvent plus expérimentale, introspective, elle se décline à l'infini, elle est protéiforme, on peut écrire de manière simple, ou sophistiquée, ce qui compte c'est la dimension du propos, la voix. Et c'est pas quelque-chose que l'on peut coder. Ainsi, l'aspirant auteur n'a qu'une vision très floue de ce qui intéresse l'éditeur, de ce qu'il cherche à publier. On peut y distinguer des couleurs, des thèmes, des attitudes, mais ce n'est pas aussi claire que les codes narratifs de la quête du héros. L' absence de formule empêche la reproduction.

Voilà, ça se sont pour les points inhérents à l'édition.

Maintenant, si on se penche du côté de l'individu, les facteurs sociaux peuvent aussi jouer. Il faut avoir le temps d'écrire, un bureau de travail, l'accès à un ordinateur, à des ressources, vivre dans un environnement relativement agréable ou propice à l'activité littéraire. Il faut s'en donner les moyens, mais les moyens n'apparaissent pas non plus par magie. Et le manque de diversité sociale et culturelle dans le milieu est assez parlant. Je ne dis pas qu'il suffit d'être riche ou aisé. On peut venir d'un milieu modeste et s'intégrer dans le paysage de l'édition. Le succès de certains JE nous le prouve. Mais il y a une certaine homogénéité des profils. Et je pense que nous appartenons peu ou proue à la même couche sociale sur ce forum, d'ailleurs…

Les rêves et les aspirations sont déjà les produits d'un conditionnement social/culturel et politique. (En Corée du Nord, le citoyen de base ne se demande pas si il ou elle va réussir à placer son manuscrit de New Romance et faire une carrière à la Anna Todd…)
À ce titre, il ne me semble pas absurde de reconnaitre que si nos aspirations sont déjà conditionnées, alors les moyens qui nous permettent l'accès à nos aspirations, aussi.
 
CalédoniaRob
   
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CalédoniaRob  /  Effleure du mal


J’ai personnellement réfléchi pas mal à ce sujet de pourquoi ça serait peut être plus facile de publier en SF qu’en blanche par exemple. Je pense personnellement que pour le cas de la SF en particulier, c’est une littérature qui il y a encore 30 ans était considéré en France comme une sous littérature, et donc qui était encore à l’époque méprisée et honteuse. Elle a survécu grace au « travail » uniquement de fanatiques du genre, qui ont crées des revues, lutés pour maintenir des collections etc… Donc je pense que si publier en SF aujourd’hui est peut être plus accessible, c’est tout simplement parce que c’est une sorte de « famille bienveillante », loin d’une intelligentsia qui se croit unique héritière snob d’une sorte de reconnaissance presque « noble » de la littérature française. Les gens lisent et écrivent de la SF par plaisir, et non pas pour essayer de se plier à des règles compliqués qu’ils ont appris à l’école.
 
HilnaMacPhom
   
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Merci Ahava.
Azaby, tes questions me donnent l'impression (nullement malveillante heureusement) que tu veux prouver que si je n'ai pas réussi, c'est parce que je n'ai pas essayé de la bonne manière.
Sans doute.
Pour en revenir au sujet du début, je pense qu'il est plus sain d'être obsédé par ce qu'on est en train d'écrire que par la publication.
L'un est créatif, l'autre peut devenir destructeur.
 
Azaby
   
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Pour mettre quelques petites choses au clair et nourrir un peu la discussion, je vais de suite préciser que bien évidemment, comme Ahava l’a dit et justement pressenti, à aucun moment il n’y a de ma part de volonté d’enfoncer d’autres auteurs ou de reprocher un quelconque échec.

Je ne suis pas du tout partisane du « quand on veut on peut ». Parce que je crois fondamentalement que de par nos vécus, nos identités, notre héritage socio-professionnel, nos opportunités de vie… nous ne partons pas du même point. Je ne suis donc pas quelqu’un qui défend une méritocratie aveugle, ni qui expliquera aux autres que si ton rêve est encore hors de portée, c’est que tu ne t’es pas assez battu(e) pour lui.

En revanche, je crois en toute sincérité que parmi les milieux professionnels, le monde de l’art et par extension de l’édition est celui qui souffre du plus de son image de métier-passion. Que ce soit vis-à-vis du monde extérieur ou au sein même de la communauté d’auteurs. J’irais même jusqu’à me mouiller en avançant que le monde éditorial est un monde professionnel où se ressent moins le déterminisme social et individuel que la majorité des métiers « rêvés » (au hasard la médecine, les sciences « dures », la politique, ce genre de métier souvent idéalisé et réputé pour sa difficulté d’accès).

Parce que le monde de l’édition (en tant que primo-auteur en tout cas) a beaucoup moins de regard pour ton profil que pour ta création. On ne regardera la plupart du temps ni tes diplômes, ni ton origine, ni ton âge.
Bien sûr, il y a du népotisme et du piston dans ce milieu-là.
Évidemment, l’auteur n’a aucun pouvoir direct sur ses ventes et sa carrière dépend en grande partie de la chance.
Il est clair aussi que c’est un métier où l’échec survient souvent sans qu’on comprenne pourquoi, et des fois sans qu’il y ait de raison objective.
L’écriture est un art injuste, et pour en avoir discuté avec des amis compositeurs, cinéastes, graphistes et musiciens… c’est même une discipline ingrate, dans une sphère d’arts déjà pas toujours indulgente avec les néophytes. Mais ça ne change rien à ma conviction : l’édition n’est pas inaccessible, pourvu qu’on saisisse les mécaniques du monde éditorial.

Mais j’insiste sur le fait qu’on parle ici d’édition décente, j’entends par là une édition qui se fasse dans le respect de l’auteur et de ses lecteurs. Sans plus de critères, comme le mentionnait Ahava. Or, ce type d’édition décente peut très bien se faire dans de petites maisons (ce n’est peut-être pas l’objectif dont il est question ici mais c’est en tout cas le point de départ que je prends pour mon raisonnement). Et ce genre d’édition n’est virtuellement inaccessible à personne puisqu’il n’existe ni véritable barrière de niveau, ni impératif de piston pour y percer.

Je pense que lorsqu’on parle du rêve de publication (sans autre détail de ventes, de renommée ou de promotion derrière) il est tout à fait raisonnable de partir du principe que l’édition est accessible, et que les échecs sur cette voie ne sont que des détours, ou une prise de retard.

C’est tout à fait autre chose quand on parle d’en vivre, ou de devenir célèbre/riche avec sa plume.
Pour résumer, il n’est pas question pour moi de caricaturer en « quand on veut, on peut ». Mais en étant honnête, je considère qu’avec une stratégie adaptée, avec une connaissance poussée du milieu, et un soutien de ses pairs, il n’y a (hors situation de vie compliquée ou difficulté personnelle à dépasser, évidemment) aucune raison de ne pas pouvoir accéder au Graal du contrat éditorial.
Ce qui m’amène au deuxième point qui explique ma véhémence plus tôt dans ce sujet : cette idée fantasmée de l’édition réservée à une minorité fait du mal à la profession (au sens large : tu es édité à compte d’éditeur ou auto-édité, tu fais pour moi partie de la profession). Elle fait du mal aux auteurs publiés, mais elle fait beaucoup de mal également aux auteurs qui ne le sont pas encore.
Il faut quand même recontextualiser : (le plus souvent) on ne devient pas auteur par ses études. On a aucune légitimité universitaire, ou sociale, dans notre exercice.

Cette image de l’auteur solitaire, presque élu des dieux qui lui ont ouvert la voie vers l’édition… elle pose souci.
Elle pose souci d’une part parce que la majorité des auteurs néophytes ne savent pas que c’est un monde professionnel comme un autre, répondant à ses règles qu’on peut apprendre à apprivoiser.
Elle pose souci d’autre part parce qu’à grande échelle, elle autorise un mépris plus ou moins évident de la profession qui serait avant tout une « passion ». Ce qui signifie que certains éditeurs et auteurs peuvent se fendre d’un « mais tu es publié, qu’est-ce que tu attends de plus ? » dans des contextes où clairement, tu te manges une grosse douille niveau contrat/droits. Pour certains, c’est limite du caprice d’exiger des droits décents, ou des clauses de contrat cohérentes… parce qu’après tout, on est déjà chanceux de publier. Indirectement, c’est ce cliché-là qui pousse les lecteurs en salon à te demander « mais c’est quoi votre vrai métier ? ».

Cette image pose également souci parce que c’est là-dessus que les maisons à compte d’auteur font leur beurre. Cette volonté d’éditer (qui vire parfois à l’obsession, ou à la résignation après les premières salves de refus) leur permet d’exploiter l’espoir des auteurs qui se disent qu’après tout, payer pour éditer, c’est pas si mal. Au moins le livre est imprimé. Et ça, ça porte un tort gigantesque à une population d’auteurs qu’on côtoie peu puisqu’elle est rarement sur ce genre de forum : les auteurs assez âgés, ou très jeunes, ou très peu familiers d’Internet.

C’est pour ça que je tiquerai toujours quand je lirai ou entendrai dire que l’édition est réservée à une minorité. Alors quand je dis que les contrats viendront forcément un jour avec de la persévérance, j’entends simplement que l’écriture n’est pas un métier moins accessible que les autres. Tout comme je disais à mes étudiants blasés par leurs résultats aux partiels qu’il n’était pas utile de se répéter qu’ils allaient louper leurs études. En tant qu’écrivain, on ne passe pas par le tamis des études, mais on en rencontre un autre, moins connu, des sélections éditoriales.


Je suis désolée si ça a pu blesser qui que ce soit ou passer pour de l’arrogance !

@Hilnamacphom : Je n'ai rien à prouver à qui que ce soit, encore moins concernant un cheminement qui t'est personnel, dans lequel tu injectes autant d'émotions. Même si j'essayais de te prouver quelque chose, mon avis n'aurait aucune valeur dans ton référentiel, puisque je ne sais rien de ton parcours ! Mon opinion personnelle reste néanmoins que si des soumissions éditoriales restent infructueuses à toute échelle pendant 15 ans, c'est sûrement qu'il y a une façon de faire qui n'a pas été optimisée. Que tu aies ou non envie d'optimiser, c'est autre chose, et ça dépend de tes valeurs !
 
CalédoniaRob
   
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Moi personnellement pour parler de la difficulté de la publication je parlerai dans mon cas personnel de ce que j’analyse comme la difficulté d’être objectif sur ses textes, de presque réussir à avoir un regard « extérieur ». Parce que pour comprendre ce qu’attendent les éditeurs qui comme on en a parlé dans d’autres topics restent silencieux en envoyant des refus types, il faut presque en arriver à être mentaliste :
« Le jeune auteur est assit, seul, face à son ordinateur. Sa lampe de chevet éclaire un amas de papiers en tous genres et parfois de restes de nourriture sur son petit bureau bon marché. Il a le visage grave, concentré, il fixe intensément la lettre de refus type qu’il a reçu par la poste. Il touche le papier, le sent. Il cherche dans les molécules qui ont touchées cette lettre, molécules qu’il ne peut pas voir avec ses yeux, sinon avec ses autres sens, à se connecter à ce responsable éditorial, à ce comité de lecture qui lui a accordé un tel refus.
Qui est-il ? Un père de famille tout ce qu’il y a de plus banal ? Un clubber parisien qui s’en met plein le nez ? Une jeune femme en tailleur un peu timide ?
Ça y est !
Ses traits se détendent, il perçoit une image, qui se fait de plus en plus clair dans son esprit. Il sent la présence de ce directeur éditorial à ses côtés, il le voit presque ! Il entre dans sa psychée … »
Donc déjà d’un on a suffisamment de mal à être objectif et à avoir un regard extérieur sur notre texte, de 2 il faudrait en plus comprendre le point de vue d’un lecteur qui reste silencieux et qui ne nous dit rien.
J’imagine donc comme le mentionne azaby qu’il y a des auteurs qui finalement au travers d’un facteur chance percent plus vite que les autres car bien malgré eux, ils pondent un texte qui correspond exactement aux attentes d’un éditeur qu’ils ne connaissent pas. Après pour les autres il faut réussir avec le temps à apprendre et à comprendre quelles sont ces attentes et quelle forme a vraiment prit notre texte.
Vous avez des trucs vous pour y arriver ?
Parce que personnellement j’ai testé le fait d’avoir des lecteurs mais eux aussi sont empreints de subjectivités et donc ça ne n’aide pas forcément.
Donc oui ok il faut lire des livres du même genre, mais qu’est ce que ça veut dire en gros tout ça ? Que l’auteur doit fournir en soit un travail d’analyse littéraire presque éditorial pour comprendre quel est le marché, ce qu’on attend de lui, ce qui marche, quelles sont ses erreurs 🤔
Finalement l’écriture serait presque l’unique profession qui demanderait des capacités intégrales d’auto formations, dans le sens, la seule profession où on se seraient formés exclusivement nous même.
Surtout en France j’imagine, parce que je crois avoir lu que dans certains pays anglo saxons c’est plus courant d’être formé à ce métier.
En plus les études littéraires en France finalement sont souvent assez faussés, je ne suis pas sûr que ce qui se publiait avant ou qui même est considéré comme des classiques, passerait l’étape d’un comité de lecture avec de bonnes notes.
Donc pour percer entre guillemet, soit on a un gros coup de chance parce que ce qu’on a écrit correspond pile à ce qui est recherché. Soit on doit fournir un travail personnel et soutenu d’analyse pour comprendre ce qui est recherché et comment réussir à l’écrire. Pour le coup j’imagine que tous les auteurs ne sont pas forcément capables de le faire.
Soit comme souvent mentionné la troisième option, on continue à écrire des années durant en espérant qu’un jour peut être ce qu’on a écrit corresponde à ce qu’ils cherchent. Ce qui correspond un peu à l’idée de gratter des tickets de jeux dans les bars tabacs ou de jouer au loto pendant des années avec tout le temps les mêmes numéros.
J’ai l’impression donc qu’il ne suffit pas de persévérer. Il y a soit un facteur chance, type alignement des planètes du système solaire, en gros, la destinée, en gros, on a écrit le bon texte au bon moment et on l’a envoyé à la bonne personne. Soit un facteur poussée d’analyse et de travail personnel pour essayer de provoque ce facteur chance en devenant presque un aficionado du monde éditorial et des tendances littéraires et de ses règles.
 
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CalédoniaRob a écrit:
Vous avez des trucs vous pour y arriver ?

J'écris ce que je veux écrire mais surtout, je me focalise sur ce qui rendra mon texte différent et plus intéressant. Parce que jusqu'ici, les manuscrits que j'ai soumis et qui ont été acceptés ne sont pas dotés d'une intrigue absolument extraordinaire, mais c'est la manière dont je la raconte qui a fait la différence (c'est ce qui est ressorti des échanges avec mes deux ME, je ne l'invente pas et n'essaie pas de me faire mousser. On ne parle pas vraiment de compliments d'ailleurs, mais d'observations).
J'en avais déjà parlé sur un autre sujet, mais je ne sais plus lequel ; tous les romans publiés ne sont pas uniquement dépositaires d'une histoire de malade ou d'un thème à la mode. Pour ceux qui ne rentrent pas dans ces deux catégories, c'est qu'ils ont le petit truc en plus. C'est, par exemple, ce qui permet à des auteurs comme King de te raconter pendant 15 pages l'histoire d'un mec qui change une poignée de porte, et de rendre ça passionnant. C'est la capacité que je trouve la plus édifiante.
Plutôt que de penser à ce que veut lire l'éditeur, j'essaie de deviner quelle manière, quel style lui donnerait envie de lire ce que je raconte (tout en respectant sa ligne éditoriale, faut pas déconner non plus).
Parce que, en toute honnêteté, je suis incapable d'écrire sur ce qui est à la mode. Je ne peux pas me conformer à un truc qui me soûle et auquel je ne crois pas ; ne possédant pas cette capacité d'adaptation, j'ai dû faire très tôt une croix sur le fait d'être "en vogue". J'ai donc dû trouver une autre méthode.

CalédoniaRob a écrit:
En plus les études littéraires en France finalement sont souvent assez faussés, je ne suis pas sûr que ce qui se publiait avant ou qui même est considéré comme des classiques, passerait l’étape d’un comité de lecture avec de bonnes notes.

Je n'ai pas expérimenté toutes les filières et les facs, mais j'ai tenté le coup des études de Lettres et ce à quoi j'ai eu droit fut catastrophique, et d'une vacuité inquiétante. Surtout comparé aux cursus proposés à nos amis anglo-saxons et américains, certes.
Je suis partie le jour où ce qui nous servait de prof a prétendu que "les personnages ne sont que des noms sur le papier, il ne faut pas faire de psychologie avec, ils n'ont pas d'importance". HAHAHA
(Rien n'allait dans cette licence, vraiment)

CalédoniaRob a écrit:
Donc pour percer entre guillemet, soit on a un gros coup de chance parce que ce qu’on a écrit correspond pile à ce qui est recherché. Soit on doit fournir un travail personnel et soutenu d’analyse pour comprendre ce qui est recherché et comment réussir à l’écrire. Pour le coup j’imagine que tous les auteurs ne sont pas forcément capables de le faire.

Le coup de chance, c'est plus une légende urbaine qu'autre chose. Certes, chaque manuscrit accepté a bénéficié d'une part de chance difficilement quantifiable, mais l'auteur.e ne peut pas considérer que ça lui est tombé tout cuit dans le bec (hors piston).
Bien sûr, qu'il faut fournir un travail personnel et soutenu, mais moins d'analyse de ce que font les copains que de ce qui peut fonctionner pour nous, selon nos forces, nos failles et ce qu'on veut raconter. Je ne nie pas que l'étude du marché, du milieu, des ME, des autres auteur.e.s peut être tout à fait prolifique et d'une grande aide mais bon, pouvoir réciter par cœur tous les petits secrets d'alcôve des ME ne t'aidera pas à percer si tu es incapable de porter une intrigue, d'avoir une syntaxe correcte, ou de développer un personnage crédible… (Je ne vise personne, c'est un exemple)
 
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En tant qu'auteur, il y a des choses qui dépendent de soi, d'autres non. On devrait donc n'avoir qu'une seule obsession : le texte. Il faut parvenir à se détacher du reste, même si c'est un exercice compliqué.

J'espère que mes romans seront un jour publiés, et j'espère que j'aurai beaucoup de lecteurs. Mais ce qui me fait écrire, ce n'est pas l'espoir ; c'est l'ambition. Et ce que je cherche vraiment, au-delà même de la reconnaissance, c'est la conviction d'avoir écrit un bon texte. C'est ça, mon vrai kiff ! Avant tout, la littérature...
 
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Bonjour Madra-Bhan,

Mon avis, à prendre ou à laisser.

Je me lance dans l'écriture de mon premier roman. Je me suis fixé deux objectifs :
1/ Faire du mieux que je peux
2/ Finir d'écrire mon histoire. Cela comprend les nombreuses sessions de relecture et réécriture

Tout le reste ne sera que du bonus (se faire éditer).

Par ailleurs, si tu as obtenu un retour d'un éditeur qui te conseille de revoir ton texte, à titre personnel, j'en tiendrai compte et procéderai à l'écriture d'une nouvelle version.
 
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