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 Problème existentiel

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Guanaco
   
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Guanaco  /  Tapage au bout de la nuit


LA PINGUE, il est rare que les auteurs osent dire leurs chiffres de vente, même ici.
Je peux te dire que le "78" ne m'étonne pas.
C'est quand même un peu dommage que ton passage dans Télé Star n'ait pas généré plus de ventes, mais les pages "littérature" ne sont pas forcément très lues dans ce magazine ou alors vite zappées.

Je suis auteure indépendante (ça fait mieux qu'auto-éditée :mrgreen: ), je vends peu, surtout des ebooks. En 2020, j'ai vendu 170 livres.
Je pense que je ne m'en sors pas trop mal, surtout en auto-édition quoique je suis assez sceptique quant aux livres édités par des maisons d'édition plutôt inconnues.
J'en vois couramment de nouvelles naitre comme si chacun cherchait sa part de gâteau. J'ai appris à m'en méfier et ne présenterais jamais un texte à des maisons que je nourrirais et qui ne me laisseraient que des miettes.

Ceci dit, je ne sais ni ton nom d'auteur, ni le titre de ton livre.... pas facile pour te découvrir.
http://marie-meyel.fr/
 
BoiséeNoire
   
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BoiséeNoire  /  Gloire de son pair


Bon, c'est vraiment pas ouf, c'est le cas de le dire.

J'ai eu des meilleurs chiffres dans mes petites ME et même pour mon AE (qui vient tout juste de fêter son 1 mois), mais... c'est pas la fin du monde non plus, ça arrive à plusieurs d'entre nous.

Spoiler:
 


Ce n'est pas de ta faute, c'est la faute de la ME qui a pas bien fait son job de promo.

Par contre, ça te fait une publication à compte d'éditeur à ajouter à ta bibliographie et, ça, c'est bien. Tu auras peut-être plus de chance pour ta prochaine édition !! On commence tous quelque part.

Et comme ce fut une édition quasiment confidentielle, quand tu récupéreras tes droits, rien ne t'empêche de refaire des envoies avec ce manuscrit-là Smile

Dans tous les cas, tu as eu une première expérience et c'est cool. Beaucoup d'auteurs ne pourront jamais se targuer d'avoir signé un seul vrai contrat d'édition valable dans une ME correcte (au niveau moral de la chose) Smile

Ne te décourage pas !!
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tapage au bout de la nuit


La Pingue a écrit:



Je lis beaucoup, et beaucoup de romans contemporains. Au moins le tiers d'entre eux me tombe des mains (écriture simpliste, personnage peu étoffés etc.) Je crois volontiers les grands éditeurs quand ils disent que les ME ne peuvent pas passer à côté d'un génie. Je suis très loin d'en être un, cependant il me semblait que mon histoire tenait suffisamment la route pour être publiée... (De grâce ne prenez pas cela pour de la prétention : ce forum est anonyme, je n'oserai jamais dire tout ça ailleurs qu'ici). Ils ne passeront pas à côté d'un génie, j'en suis persuadé, mais ils passent très souvent à côté de très bons romans pour en publier d'autres moins complets, moins intéressants : combien de fois ai-je lu des textes sur ce forum en me disant qu'ils me plaisaient bien plus que le roman que j'étais en train de lire, publié chez Grasset, POL ou Gallimard ?

Je me suis rendu dans ma librairie préférée et j'ai relevé le nom des auteurs des ouvrages qui sortaient ce mois-là au sein des grandes ME. Puis j'ai cherché ces noms sur internet. Faites l'essai. Ils étaient journalistes, ou travaillaient dans les médias télé ou presse écrite, avaient une famille dans l'édition etc. Dans la quarantaine de noms relevés, absolument aucun n'était un quidam anonyme. Alors vous me direz, il y a un énorme biais dans mon analyse : un journaliste a fait des études de lettres, aime forcément la littérature et sera plus à même d'avoir envie d'écrire et d'écrire "bien", c'est sûr.



Et puis l'éditrice d'une petite maison m'a appelé. Elle était enthousiaste, m'a complimenté sur l'écriture, sur la structure etc. Elle m'a dit que plusieurs commerciaux démarchaient les libraires, qu'il y aurait éventuellement des participations à des salons etc. J'ai hésité, puis signé le contrat la semaine dernière.
Je devrais être ravi et pourtant, je suis terriblement déçu et triste. Je sais bien que la promo sera quasi-nulle, que mon livre ne se trouvera que dans deux ou trois librairies et que seule ma mère et trois copains achèteront mon roman.


Comme quoi, les rêves de grandeurs... J'avais qu'à être un génie.

Je n'ai pas lu (pour le moment) les réponses qui vous ont été faites, mais oui, ce que vous dites est ce que la plupart refusent d'entendre, au sujet des grosses ME : c'est effectivement, ainsi que ça fonctionne...

Il y a quelques exceptions, mais là, c'est un parcours qui démarre alors souvent "au bas de l'échelle" et qui atteint d'ailleurs souvent son "plafond de verre" (mais là, c'est encore une autre question).

Concernant les journalistes : ils n'ont pas forcément fait "lettres", mais une école de journalisme. Ceci dit, on retrouve souvent des "femmes journalistes" recyclées "écrivaines" (souvent dans du "léger", j'en écris aussi, sans jugement, donc...)

MAIS : NE PAS PLACER TOUT LE MONDE DANS LE MÊME SAC : un auteur comme Delfino était d'abord journaliste, mais il a vraiment bossé pour en arriver où il en est. Sans compter qu'il a une vraie plume et des choses à dire, vraiment.

Sinon, actuellement, on a aussi "une sorte de mode" qui consiste à dénoncer les abus sexuels de personnes connues par le biais de livres... Justement, je me suis posé la question pas plus tard que hier : mais tout ceci n'est pas de la littérature, et ça prend du rayonnage... (donc du coup, pour le reste, hé bien, tant pis... ça se vendra moins, alors... parce que c'est bien cette logique prévaut dans les grosses ME, la plupart du temps !)

CONCERNANT VOTRE CONTRAT AVEC UNE PETITE ME : je vous comprends, mais je pense que c'est un tort d'en attendre si peu ! Voyez ceci comme un palier, un début, et au moins, vous avez en face de vous une ME qui aime la littérature et ne publie pas n'importe quoi. Alors, croyez-moi, il y a davantage de quoi en être fier plutôt que de se trouver dans une grosse ME qui publie beaucoup de choses, heu... comment dire ? Bon, je ne dis pas, vous l'avez vu de vos propres yeux, ouverts, contrairement à la plupart qui disent que non, mais tout va bien, dans le monde de l'édition...

Vous avez un contrat ? C'est super ! :mrgreen:

Spoiler:
 

MOKKIMY a écrit:
Les ME semblent avoir besoin, avant toute étude de manuscrit, d'être déjà rassuré sur les capacités de l'auteur à soulever des foules et à vendre son bouquin. L'auteur doit pouvoir se présenter avec un réseau et un lectorat déjà acquis. Et ensuite seulement, l'éditeur va s'intéresser à lui

Ça explique pourquoi les grandes ME du groupe Editis renvoient vers Librinova, pourquoi les plus petites maisons comme Hugo et Cie renvoient vers Fyctia, et pourquoi même les minuscules maisons comme 404 éditions renvoient déjà vers une plateforme de partage en ligne de roman, avant même d'envisager une édition numérique. (Le papier n'en parlons pas...) Tu as certaines autres maisons d'édition qui s'affichent ouvertement (comme Laffont) en expliquant aller dénicher leurs futurs auteurs dans le top 10 d'Amazon KDP. Et de plus en plus, on entend des histoires de gens qui passent par l'auto-édition, dans l'espoir de se faire remarquer des éditeurs traditionnels. Si tu fais une recherche sur google sur le "tremplin de l'auto-édition", tu vas trouver plein d'articles...
.

Voilà, tout est dit et très bien dit, d'ailleurs...
 
hodobema
   
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hodobema  /  Petit chose


Je commente peut-être un peu trop tard sur ce poste mais je vois qu'il continue d'être alimenté donc je me permets. Je me suis fait cette réflexion hier, à quel point c'était injuste. Si tu veux mon avis d'un point de vue sociologique car j'en suis à ma 5eme année d'études en sociologie, je pense cerner un peu les critères des maisons d'édition et surtout l'évolution de la littérature en règle générale.
Je pense qu'il y a eu une grosse démocratisation de la littérature durant la fin du 20ème siècle qui a permis, certes l'augmentation du nombre de lecteurs, mais surtout l'augmentation d'auteurs et d'ouvrages. La lecture était auparavant une activité élitiste accessible qu'aux bourgeois, alors écrire un roman... Si on regarde les auteurs avant la seconde moitié du 20eme siècle, on constate bien qu'ils provenaient tous d'un milieu aisé avec généralement un parent artiste. Malgré la démocratisation de la littérature (on lit toujours autant malgré ce qu'on peut penser, simplement on lit différemment), il y a toujours une forte inégalité des chances due à l'écart des différents capitaux comme Bourdieu l'entend. On constate alors que écrire un roman reste encore davantage accessible pour la classe aisée que la classe moyenne ou populaire et le publier, c'est encore pire. Parce qu'il y a beaucoup plus d'auteurs amateurs parce que écrire un roman est maintenant possible pour la classe moyenne et populaire (même si la majorité reste de classe aisée), les éditeurs se retrouvent avec beaucoup plus de manuscrits. Résultat : Ils font des choix stratégiques. Puisqu'on vit dans une société capitaliste, l'argent prime, les éditeurs vont d'abord être certains de pouvoir vendre beaucoup d'exemplaires avant de le publier. Pour cela, l'auteur doit déjà avoir une visibilité, des contacts, des lecteurs. Malheureusement, ces avantages sont donnés à qui ? La classe aisée (toujours d'un point de vue sociologique). Je ne dis pas qu'il est impossible pour un pauvre de réussir à être publié, je dis simplement que pour avoir le même résultat qu'un riche, il devra faire 100 fois plus d'efforts, mettre 100 fois plus de temps et galérer 100 fois plus. Le problème est que la société capitaliste invisibilise le "talent" au profit de l'argent car elle va préférer un succès économique peu original et soigné à un échec économique original et soigné. Les auteurs ne sont plus que des produits qui font gagner de l'argent, on ressent vraiment cette objectification des artistes.  Les trois choix qui s'offrent à nous sont 1) La publication à compte d'édition qui est quasi inaccessible 2) La publication à compte d'auteur qui coute une fortune 3) La publication en auto-édition qui demande de la visibilité et des contacts (voire de l'argent pour certaines plateforme). Donc bon, je pense qu'il n'y a pas de solution miracle, dans les trois cas, c'est toujours la classe aisée qui part victorieuse. Bien évidemment, on se raccroche à ce 0.001% d'auteurs sortis de nulle part qui ont réussi, mais je pense que pour avancer, il faut d'abord faire face à la réalité. Si tu n'as pas les bagages sociaux, tu vas galérer, c'est injuste mais c'est comme ça. C'est en restant dans un déni qu'on se fait engloutir par la déception parce qu'on pensait être l'élu. Je ne sais pas où tout ça va nous mener, mais ça me fait vraiment peur pour les générations futures de voir l'art aussi rabaissé pour de l'argent. Cependant, pour une note positive de fin, c'est parce que la galère s'impose que l'exception existe. Ce que je veux dire, c'est que si tout le monde pouvait publier facilement son roman, la notion même de roman perdrait de sa qualité et ne voudrait plus rien dire parce qu'elle serait dévaluée (il n'y a qu'à voir les ME à compte d'auteur...). Par exemple le bac était autrefois un diplôme qui avait son importance car peu de jeunes le possédaient, maintenant qu'il a été démocratisé et que tout le monde passe le bac, il ne vaut plus rien, il est la norme. Alors il faut se dire que le fait de galérer augmente la récompense et que le fait de se faire publier (même dans une petite maison d'édition) est déjà une grande victoire parce que ce n'est pas donné à tout le monde. Encore une fois, ça peut sembler abstrait mais c'est de la sociologie, une analyse des comportements sociaux. Je n'incrimine personne, je ne dis pas qu'il faut envoyer les riches au bucher, simplement que dès notre naissance, certains facteurs sociaux influencent la trajectoire des individus et qu'il est difficile de se détacher de son environnement social.
 
Le Renard Rouge
   
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Le Renard Rouge  /  Tapage au bout de la nuit


Pssst Hodobema, ton premier message doit être ta présentation Wink

Dépêche toi ou un modo va te taper sur les doigts ^^
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tapage au bout de la nuit


HODOBEMA :

Ce que tu dis est certes intéressant, mais (en plus de te présenter, parce que c'est mieux, quand même... Wink ) STP : fais des paragraphes !!!

C'est vraiment trop compact, comme ça ! On a du mal à lire sans perdre le fil, la concentration... Rolling Eyes
 
Le Renard Rouge
   
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Le Renard Rouge  /  Tapage au bout de la nuit


Plumerose a écrit:
HODOBEMA :

Ce que tu dis est certes intéressant, mais (en plus de te présenter, parce que c'est mieux, quand même... Wink ) STP : fais des paragraphes !!!

C'est vraiment trop compact, comme ça ! On a du mal à lire sans perdre le fil, la concentration... Rolling Eyes

Ca c'est vrai aussi ^^

Nous sommes sur un forum d'écriture, que diable ! ^-^
 
BoiséeNoire
   
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Puis, de toute façon, personnellement, je ne suis pas du tout d'accord.

Suffit de passer dans la section "Itinéraires éditoriaux" du forum pour constater que beaucoup de JE sont publiés dans de bonnes ME de toutes les tailles, autant des petites que des moyennes ou des grosses.

Je ne considère vraiment pas l'édition comme étant inaccessible !

Quant à l'auto-édition, c'est plus que normal que ça coûte de l'argent. Puisqu'on souhaite vendre un produit, c'est normal d'investir dans la correction, dans la couverture... etc. C'est comme démarrer n'importe quelle entreprise !
 
Enirtourenef
   
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Je pense que par inaccessible elle voulait dire d'une part d'un point de vue sociologique (les personnes des classes modestes ont aussi, souvent, moins de bagage culturel, sont moins bons à l'école, et donc écrivent moins bien donc ont plus de probabilités d'être refusés par les ME) ; mais aussi d'un point de vue de taux de réussite. Combien de romans acceptés pour combien de romans envoyés ? Et ça à l'échelle de la ME qui en refuse des centaines parfois par an, et à l'échelle de l'auteur qui peut n'en publier qu'un de toute sa vie alors qu'il en a écrit 20.

En plus, il y a un biais à prendre sur JE. C'est un biais sociologique. Je ne suis pas certaine que la diversité des membres d'un point de vue socio-culturel soit si large que ça. Ce serait intéressant de savoir, justement ! Mais je pense que le gros des membres du forum sont des gens éduqués, d'un milieu socio-culturel plutôt élevé (profs de facs, étudiants dans des filières "nobles" comme la médecine, les Lettres, l'Histoire... (par rapport aux filières "pro" où les profs ont tendance à vouloir envoyer les mauvais élèves ; je ne cherche pas à faire un jugement de valeur !! ; ou les filières moins valorisées comme STAPS, par exemple), personnes qui ont des membres de leur famille artiste ou ayant déjà publié, personnes qui manient dans certains topics des concepts très pointus et montrent donc une grande érudition/éducation etc.).
Du coup, dire "oui mais sur JE y en a beaucoup qui ont publié" ça n'a pas de sens pour répondre à une analyse sociologique, parce qu'on ne connaît pas le "placement sociologique" des membres de JE et si ça se trouve l'écrasante majorité tombe précisément dans ce que Hodobema dit : à savoir des personnes plutôt aisées d'un point de vue socio-économique (classe moyenne-sup ou sup') et/ou culturel (qui (même en appartenant à la classe populaire) vont régulièrement au musée, ont lu beaucoup d'auteurs, ont une culture générale importante, si tu veux).
Et donc, rien d'étonnant à ce que des individus, parmi cette écrasante majorité ""privilégiée"" aient trouvé preneur en ME pour leur(s) roman(s).
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Hodobema, merci d'aller te présenter dans la section Accueil avant tout autre message, et de me prévenir par MP lorsque cela sera fait !


La bande-annonce
 
hodobema
   
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Ouep, j'aurais dû espacer dans des paragraphes sorry. J'ai écrit en précipitation hier.
En fait ce que je voulais dire, c'était que la course vers le métier d'auteur est compliquée et qu'il ne faut pas se voiler la face mais que tant qu'il y a de l'espoir, tout va aller pour le mieux.

Après j'avoue que je m'étais fait cette réflexion juste avant de lire le message de base et je trouvais que ça se rejoignait et vu que je suis une pipelette Mad

Merci ENIRTOURENEF de résumer parfaitement ce que j'essayais de dire Smile Je ne suis peut-être pas claire ! Je suis totalement d'accord avec toi.
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tapage au bout de la nuit


hodobema a écrit:
En fait ce que je voulais dire, c'était que la course vers le métier d'auteur est compliquée et qu'il ne faut pas se voiler la face mais que tant qu'il y a de l'espoir, tout va aller pour le mieux.


Entièrement d'accord : bien sûr que : être connu au préalable (ou même : régler ses comptes par livre, ce qui se fait de plus en plus d'ailleurs... : c'est du sensationnel, pas de la littérature !!), tout cela marche et est publié presque d'office.

MAIS : oui, on peut y arriver aussi, pour certain.e.s presque du premier coup mais ce sera rarement de très grosses ventes, et pour d'autres, ce sera un parcours où il faudra s'imposer (question que j'avais posée sur le forum et j'ai la réponse... ) : oui, s'imposer, retravailler ce qu'on a écrit, mais surtout, surtout, ne pas lâcher prise, continuer à écrire :write: et à envoyer aux ME (je re-cite Marie Vareille, c'et ce qu'elle a fait ; et Mary Higgins Clark, veuve dans le Bronx à l'époque avec cinq enfants à charge : cette dame a travaillé, et au début, ça ne marchait pas très fort, et c'est le thriller qui l'a révélée. Cette dame travaillait tous les matins très tôt, le seul moment de la journée où elle pouvait écrire. Oui, pas du tout un "parcours facile" ! Et il y en a plein comme ça...)

Alors bien sûr, c'est à deux vitesses, clairement. Et j'ai du mal avec ça.

Mais au moins, on peut écrire, on n'est pas né dans un pays où la situation est telle qu'on est perpétuellement dans la survie, et dans l'impossibilité d'écrire... (donc voilà, ce n'est même pas "à deux vitesses, si on regarde les choses globalement... ) : ceci pour dire qu'on n'est pas si mal placés pour pouvoir, en s'imposant de la bonne façon, y arriver. Au moins un peu...
 
Tengaar
   
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   Pensée du jour  :  CI-GÎT TENGAAR QUI SUCCOMBA À UNE SURDOSE DE FANFICTION Elle ne l'a pas volé, on l'avait prévenue, déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors la FF, bon... enfin, c'est triste quand même
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D'un autre côté, il ne faut pas croire que les gens sont connus par magie : un "influenceur" doit travailler en permanence, alimenter sa page youtube, ses réseaux sociaux, chercher des contacts, des salons etc. Et oui, ce sont aussi des journées de 40h.

Je ne crois pas qu'on puisse être connu sans rien faire, même en étant le fils de la Reine d'Angleterre, il y a des obligations accrochés au statut et le moindre participant de téléréalité doit bosser derrière s'il veut entretenir sa notoriété. Donc un livre, ce n'est que l'achèvement de tout ce travail qui n'est certes pas un travail d'écrivain mais qui est du travail quand même.
 
Enirtourenef
   
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Enirtourenef  /  Hé ! Makarénine


Justement, on en revient aux facilités induites par la classe sociale. Les RS, chercher des contacts, utiliser son réseau... tout ça, ce sont des compétences. Or les sociologues ont plutôt eu tendance à montrer que les réseaux d'amitié et de services d'amitié fonctionnement mieux chez les classes sociales les plus élevées, par exemple. Il y a aussi la question de la fracture numérique, qui est réelle (un étudiant de mon âge avec qui je discutais l'autre jour a un problème avec son PC, je lui dis d'aller dans le panneau de configuration, il me répond "c'est où ?"). Et donc tout ça réduit d'autant plus les chances de publier son roman/se faire connaître quand on vient d'une classe populaire (surtout qu'en plus les réseaux d'amis sont très homogène, c'est une reproduction sociale, du coup les amis des personnes des classes populaires ne leur "servent à rien" du point de vue du réseau et des contacts puisqu'eux-mêmes ont des difficultés à en avoir (c'est bien pour ça que y a des asso qui s'occupent de trouver des stages à ces jeunes en Troisième et ensuite)).
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Le Renard Rouge
   
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Le Renard Rouge  /  Tapage au bout de la nuit


Je reviens sur ce qui a été dit.
Je vais être un peu Cash, donc excusez moi d'avance ^-^

Après... faut arrêter de tout mettre sur le dos du méchant système capitalisme.

Les maisons d'édition sont des entreprises privées et pas des organismes sociaux, leur but est donc tourné vers la création de profits.

Pourquoi ? Parce qu'ils sont méchants ? Nop. Par ce que s’ils ne font pas de profits, leurs employés sont à la rue et le patron/les méchants propriétaires (qui sont des humains comme nous en faite) perdent une grande partie de ce qu'ils ont construit.

Donc il y a une réalité : le rôle d'une maison d'édition est avant tout de proposer des textes qui peuvent intéresser commercialement un public et non pas de publier d'obscurs manuscrits qui n’intéresseront pas grand monde (même s’ils sont peut-être géniaux).

Par ailleurs, beaucoup trop d'auteurs s'intéressent à des secteurs qui sont déjà ultra bouché... Dès lors il ne faut pas s'étonner que les ME refusent beaucoup de manuscrits...

Mais vraiment... il faut arrêter de voir les ME comme le Saint-Graal qui permet à coup sûr de publier des Bestsellers.


Note : Je n'ai jamais publié quoi que ce soit, la littérature est juste l'un de mes centres d'intérêt et je souhaitais donner le point de vue d'un titulaire d'un M2 en économie & marketing


Dernière édition par Le Renard Rouge le Ven 8 Jan 2021 - 0:49, édité 1 fois
 

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