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Scarlet Dream  /  Tentatrice chauve


Bonjour, heu bonsoir, à toutes et tous.  Smile

Je viens de faire une recherche sur les points de vue et je n'ai pas trouvé de réponse à mon interrogation.

On a déjà remarqué chez moi un problème de points de vue, que je devais veiller à ne pas perdre le lecteur en sautant de l'un à l'autre de façon abrupte. Si j'étais d'accord avec le principe, ça me déstabilisait. J'ai finalement compris pourquoi en consultant le site de Stéphane Arnier, la section sur la narration. En fait, j'ai toujours, dans ma tête, imaginé mes histoires au narrateur omniscient, troisième personne. Alors, quand on me disait de faire attention à ne pas perdre le lecteur avec ça, j'étais en mode "hein ?" Parce que, pour moi, je me mettais dans l'esprit de tout le monde dans mes romans.

Par exemple, dans celui que je travaille en ce moment, il y a un passage (et ce n'est pas le seul) où ma façon de raconter peut évoquer une focalisation interne à la troisième personne. Mon personnage sort d'un cauchemar, elle est déboussolée, sent que quelqu'un la tient dans ses bras et entend une voix qui essaie de la calmer. Or, si c'est une focalisation interne, il faudrait éviter un style trop littéraire pour "parler" avec la voix du personnage. Dans la scène en question, j'utilise des termes comme "annihilation glacée", "appétence familière" et d'autres. Mon personnage a une certaine culture, mais ça sonnerait bizarre qu'elle pense à ce genre de mots à ce moment-là, quand elle ne sait plus où elle est ni même qui elle est. Elle n'a pas conscience qu'elle hurle, et dans le passage suivant on le comprend de façon claire avec le dialogue des autres personnages (le point de vue est alors sur eux).

Voilà. Je crois avoir compris grosso modo ce qui différencie les points de vue (il serait temps !), mais je ne parviens pas à les appliquer correctement. Je ne me suis jamais posé la question, ou à peine. J'écrivais ce que j'imaginais, point. J'ai envie de garder mon style et de fournir des détails comme si le narrateur était omniscient. Et, en même temps, ma façon de raconter peut ressembler à la focalisation interne, en se mettant dans la peau du perso.

Est-ce que c'est mal ? Ca dérange vraiment la lecture, jusqu'à en faire une expérience désagréable ?

A présent, j'essaie de ne pas mettre plusieurs points de vue dans un même paragraphe et de bien montrer à qui on a affaire. Ma question concerne surtout la façon d'écrire (style, vocabulaire à employer etc.). J'espère avoir réussi à expliquer ma problématique.

Merci à celles et ceux qui viendront donner leur avis et leurs expériences sur le sujet ! Smile

Scarlet, qui en est à découvrir les bases alors qu'elle écrit quand même depuis l'adolescence (la honte)... Laughing
 
Epineuse
   
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Alors personnellement, mon premier critère pour savoir si c'est une focalisation interne ou un narrateur omniscient, ce n'est clairement pas le registre de langage oO Je pense que tu fais fausse route en réduisant le type de narrateur à seulement une question de style plus ou moins soutenu/ oral. Rien n'empêcherait d'avoir un narrateur omniscient très parlé.

Le facteur à mon sens, c'est la distance au personnage. Si ce qu'on raconte est limité par ce que perçoit le personnage, par la façon dont il le perçoit, si sa personnalité imbibe les descriptions, on va être sur une narration interne. Le narrateur omniscient, tel que je me le représente les rares fois où je l'utilise, est plus genre... Dieu perché sur son nuage, qui voit tout, ou la voix-off d'un film.
(Après, je n'ai pas vérifié les nuances et détails, peut-être que quelqu'un aura un avis plus fin et plus informé sur la question)

Ce qui m'amène donc à ton interrogation sur si le changement de type de narrateur gêne.

Comme pour beaucoup de questions ici : ça dépend en partie d'à quel point c'est bien écrit. Je trouve qu'on peut faire des effets très sympas de glissement d'une narration omnisciente à une narration très intime sur certains débuts de scène. L'exemple que j'avais lu partait ainsi d'un "il neigeait sur la ville" pour glisser vers un "Pierre-Paul remontait la rue Truc d'un bon pas" et se rapprocher de plus en plus du point de vue de Pierre-Paul en introduisant la sensation de la neige se glissant dans son col, de son désamour pour l'hiver... jusqu'à finir sur une narration façon dialogue intérieur.

Là où les changements de type de narration peuvent être très casse-gueule et désagréables, par contre, c'est quand ils ne sont pas maîtrisés ou/et trop fréquents. Si je suis perdue quant à qui pense quoi, si je ne sais pas dans quelle tête je me trouve ou même si la narration est colorée par le point de vue d'un personnage sans que je sache lequel, personnellement, ça m'irrite vite. Je suppose qu'il y a aussi une question de goût, cela dit.

Bref, j'ai sorti les deux jokers JE du "ça dépend de comment c'est écrit" et "ça dépend des goûts du lecteur", mais j'espère avoir aidé au moins un peu Laughing


Dernière édition par Epineuse le Sam 12 Aoû 2023 - 20:55, édité 1 fois
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Blackmamba
   
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Un sujet qui semble taillé pour moi !

C'est très amusant (ou pas) que tu partages ton vécu sur ce point, car je suis passé par cette exacte même phase ! Je me suis lancé dans l'écriture il y a deux ans seulement. Et j'y allais au talent et à l'instinct pour résumer ainsi. J'avais un propos, une vision et des intentions narratives, et seul m'importait de dévoiler cela. La forme venait sur l'instant, et puis c'est tout. Ma fibre littéraire est assez famélique, et j'ignorais tout des points de vue et focalisation.

J'ai produit une trilogie de cette manière, mêlant point de vue externe, introspections, alternance de prisme de perso à volonté au sein d'une même scène... J'ai eu des retours me disant que personne n'avait jamais vu ça avant. Que c'est déstabilisant, mais qu'à la longue, ils s'y faisaient plus ou moins pour la plupart. Ça rendait certaines scènes assez peu claires ou lisibles malheureusement. Du coup, ça empiétait un peu trop sur mes intentions et mon propos  parfois.

On m'a ensuite éclairé sur ce qu'étaient les points de vue et les focalisations, et le ciel m'est tombé sur la tête ! Je mettais tant de temps et d'efforts sur du n'importe comment ?! Persuadé de faire quelque chose d'habituel ? Bigre, difficile à avaler la pilule... Donc j'ai travaillé à passer sur de la focalisation interne, car j'aime particulièrement les introspections, et les émotions que je fais passer de cette manière. La transition s'est faite petit à petit, et je commence à vraiment être à l'aise avec.

C'est une manière bien différente de mise en scène, car je ne distille plus les infos de la même manière : j'aimais l'idée de rester maître des infos dans le récit, de ce que je voulais bien lâcher pu non. Comme de la rétention d'information selon mon bon vouloir. Mais à présent, je dois juguler les infos, lâcher uniquement ce que le perso sait déjà. Ça a ses avantages comme ses inconvénients. Je peux jouer sur sa vision subjective qui est biaisée par rapport à la réalité, le fait qu'il se mange des piqûres de réalités inattendues, et que le lecteur les vive avec la même intensité que lui. Par contre, si le lecteur n'accroche pas avec l'esprit et la psyché du perso... C'est plus risqué je dirais. Des différences à exploiter au mieux selon sa vision et des intentions. Et ça me plaît de faire ainsi maintenant.

J'avais honte de moi, mais vraiment, premier degré, me disant que c'était fichu pour moi devant la montagne à rattraper. Moment peu réjouissant... Bon, tu as mis bien plus de temps que moi à prendre conscience de cela. Désolé de t'accabler, mais ça me rassure presque... Lol mais je cherche surtout à dire : rien de rédhibitoire ! Et surtout, tout dépend de tes intentions : tu veux être publiée ? C'est pour le plaisir ? Tu veux vraiment changer cette manière de faire ?

Sur ma trilogie en question, j'ai tenté de remédier au problème en faisant des blocs distincts : au sein d'une même scène, chaque espace de ligne signifiait qu'on passait à un autre personnage. Du coup, je devais bien signifier dans la peau de qui on se trouve, soigner ce point. C'est compliqué pour des scènes de groupe, un briefing ou un moment d'action ou tu passes du protagoniste, à son adversaire, puis à un allié, le tout dans un moment de tension. C'est particulier et contraignant pour le lecteur, même si je tentais de tirer le maximum de cette singularité.

Mais est-ce mauvais ? En soit non. Tout dépend de l'intention que tu as pour moi. Tu peux travailler à changer, comme rester comme tu es. De bien mettre en garde les éventuels lecteurs, qu'ils comprennent dès le début. Si ton récit leur plaît, je pense que ce n'est pas ça qui les freinera à continuer. En ayant conscience de cette singularité,la juguler ou moduler pour qu'elle soit le plus lisible et claire je dirais, voilà mon conseil. Car le choix de rester ainsi ou changer, je pense qu'il est résolument personnel.

En tout cas, c'est mon avis et vécu sur la question. J'espère que je t'ai un peu éclairé. Ou même rassuré ? J'avoue que c'est le cas pour moi, que cette difficulté dans mon parcours soit arrivé à quelqu'un d'autre... Lol mais tu as au moins pris conscience de ce point. Et c'est positif, car tu peux à présent prendre une décision à ce sujet.
 
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Epineuse a écrit:
Alors personnellement, mon premier critère pour savoir si c'est une focalisation interne ou un narrateur omniscient, ce n'est clairement pas le registre de langage oO Je pense que tu fais fausse route en réduisant le type de narrateur à seulement une question de style plus ou moins soutenu/ oral. Rien n'empêcherait d'avoir un narrateur omniscient très parlé.

Ah ça m'arrange, ça !

Epineuse a écrit:
Le facteur à mon sens, c'est la distance au personnage. Si ce qu'on raconte est limité par ce que perçoit le personnage, par la façon dont il le perçoit, si sa personnalité imbibe les descriptions, on va être sur une narration interne. Le narrateur omniscient, tel que je me le représente les rares fois où je l'utilise, est plus genre... Dieu perché sur son nuage, qui voit tout, ou la voix-off d'un film.

Oui, la distance narrative.  Smile  Le site que j'ai mentionné en parle.

Epineuse a écrit:
Je trouve qu'on peut faire des effets très sympas de glissement d'une narration omnisciente à une narration très intime sur certains débuts de scène. L'exemple que j'avais lu partait ainsi d'un "il neigeait sur la ville" pour glisser vers un "Pierre-Paul remontait la rue Truc d'un bon pas" et se rapprocher de plus en plus du point de vue de Pierre-Paul en introduisant la sensation de la neige se glissant dans son col, de son désamour pour l'hiver... jusqu'à finir sur une narration façon dialogue intérieur.

Dans mon exemple, je commence la scène par une description très brève de la chambre plongée dans le noir, puis je passe sur le perso qui tourne et tourne dans le lit. Je raconte de quoi elle rêve, en insistant sur le côté psychologique avec des termes "littéraires" qui sont présents tout le long de la scène. Puis elle se réveille. Elle sent que quelqu'un la tient et entend une voix qui essaie de la calmer. Mais elle est dans le flou total : dans son esprit, elle demeure en état d'alerte avec la peur et le besoin d'user de violence (elle vient de revivre le moment de sa mort, dans sa vie antérieure). Deux raisons font ensuite qu'elle finit par s'apaiser et elle se rendort. La scène suivante se focalise sur les autres persos qui se demandent ce qu'elle a vécu pour hurler comme ça. Elle-même ne percevait pas d'autre son que la voix qui lui parlait et n'avait physiquement conscience que des bras qui la tenaient. Tout ce moment est focalisé sur elle, ses pensées et son ressenti. A part la voix et la mention de bras, les autres persos n'apparaissent pas. Je ne sais pas si c'est bien écrit comme j'ai fait, j'y suis allée à "l'instinct".

Epineuse a écrit:
Là où les changements de type de narration peuvent être très casse-gueule et désagréables, par contre, c'est quand ils ne sont pas maîtrisés ou/et trop fréquents. Si je suis perdue quant à qui pense quoi, si je ne sais pas dans quelle tête je me trouve ou même si la narration est colorée par le point de vue d'un personnage sans que je sache lequel, personnellement, ça m'irrite vite.

Je fais gaffe à ça, maintenant, à ne pas sauter du coq à l'âne, enfin à ne pas mélanger. Dans ma to do list pour corriger ce roman, j'ai noté "vérifier les points de vue". La plupart du temps, c'est un perso par scène, et quand j'en ai plus j'essaie de les délimiter de façon claire.

Epineuse a écrit:
Bref, j'ai sorti les deux jokers JE du "ça dépend de comment c'est écrit" et "ça dépend des goûts du lecteur", mais j'espère avoir aidé au moins un peu Laughing

Laughing Oui, tu m'as aidée. Merci !

Blackmamba a écrit:
Un sujet qui semble taillé pour moi ! (...) C'est très amusant (ou pas) que tu partages ton vécu sur ce point, car je suis passé par cette exacte même phase !

Ah ? Moi aussi, je me sens moins seule, du coup !  Laughing

Blackmamba a écrit:
J'avais un propos, une vision et des intentions narratives, et seul m'importait de dévoiler cela. La forme venait sur l'instant, et puis c'est tout.

Tout pareil.

Blackmamba a écrit:
Je mettais tant de temps et d'efforts sur du n'importe comment ?! Persuadé de faire quelque chose d'habituel ? Bigre, difficile à avaler la pilule..

Pour ma part, je me doutais bien que je ne m'y connaissais pas beaucoup en techniques littéraires, cependant je pensais que je me débrouillais un peu quand même.

Blackmamba a écrit:
La transition s'est faite petit à petit, et je commence à vraiment être à l'aise avec.

Comme souvent, le travail, c'est ça qui marche.  Smile  

Blackmamba a écrit:
C'est une manière bien différente de mise en scène, car je ne distille plus les infos de la même manière : j'aimais l'idée de rester maître des infos dans le récit, de ce que je voulais bien lâcher pu non.

C'est un de mes défauts : j'ai tendance à vouloir tout dire. Je comprends l'avantage à restreindre l'information en utilisant un point de vue qui peut être biaisé. Seulement, autant dans la vie j'ai tendance à parler rarement, autant quand j'écris, je suis bavarde.

Blackmamba a écrit:
J'avais honte de moi, mais vraiment, premier degré, me disant que c'était fichu pour moi devant la montagne à rattraper. Moment peu réjouissant... Bon, tu as mis bien plus de temps que moi à prendre conscience de cela. Désolé de t'accabler, mais ça me rassure presque... Lol mais je cherche surtout à dire : rien de rédhibitoire ! Et surtout, tout dépend de tes intentions : tu veux être publiée ? C'est pour le plaisir ? Tu veux vraiment changer cette manière de faire ?

Ca ne me fait pas super plaisir de voir que je suis encore une newbie, néanmoins ça ne va pas du tout jusqu'à la honte totale. Ta réponse me fait même relativiser ! Ca fait un moment que j'entend parler des points de vue et de la focalisation, mais ça me passait au-dessus. Je connaissais le principe, l'avais étudié en classe (il y a fort fort longtemps). J'écrivais sans trop m'en soucier, en fait. Ma dernière bêta lectrice avait souligné ce problème. Très récemment, j'ai découvert le site de Stéphane Arnier et ça m'a permis d'avoir une explication détaillée sur le sujet. Mais du coup, je me demandais comment transposer tout ça à ma façon d'écrire. Parce que, non, je n'ai pas envie de changer si je peux rester comme ça. Je veux être publiée, que ce "bébé" là trouve lui aussi un éditeur.

Blackmamba a écrit:
En tout cas, c'est mon avis et vécu sur la question. J'espère que je t'ai un peu éclairé. Ou même rassuré ? J'avoue que c'est le cas pour moi, que cette difficulté dans mon parcours soit arrivé à quelqu'un d'autre... Lol mais tu as au moins pris conscience de ce point. Et c'est positif, car tu peux à présent prendre une décision à ce sujet.

Merci pour ton témoignage ! Smile
 
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Si ça peut vous aider, imaginez une caméra. Soit votre caméra est placée très au-dessus des personnages et elle voit toute la scène d'un coup, soit la caméra colle à un personnage.
Si la caméra est au plafond et que tu n'arrêtes pas de faire des zooms sur un personnage, ça fait mal au cœur.
Si la caméra suit un personnage et que sans transition, on passe à un autre, c'est un faux raccord.

Trouve la distance que tu veux à ton personnage, place ta caméra, et tiens toi y (au moins sur la durée de ton chapitre).
 
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"Le travail qui marche", j'ai l'impression que c'est souvent incomplet ? Comme l'idée typique du "c'est en forgeant qu'on devient forgeron". Mais si on utilise un marteau qui n'est pas du tout fait à notre main, on peut taper indéfiniment sur l'enclume en espérant progresser, mais sans vraiment le faire ? Dans le même temps, il faut bien tester différents marteaux pour trouver le sien ? L'analogie est peut-être étrange, mais le sujet reste complexe... Lol

C'était exactement cette tendance à vouloir tout dire qui me poussait dans cette manière aussi. Je parviens à trouver de la satisfaction avec le point de vue interne pour le moment, donc ça me va. Et de ton côté, tu te donnes toi-même quelques éléments de réponses : dans la rédaction et l'écriture, cela donne libre court à ton envie de bavarder. Un point qui doit importer pour toi, et du coup à prioriser ?

De mon côté, j'ai souvent versé dans la fanfiction comme une sorte d'entraînement : j'ai bien moins besoin de m'occuper de construire tout un univers et ce qui va avec. Tout ce travail de l'ombre, de préparation, de recherches, ect. Il y en a, mais tellement moins ! Du coup, c'est un bon moyen de tester des nouvelles choses/idées de mise en scène, de style, de construction de persos, ect. Dans l'idée, que tu utilises des formats différents pour éprouver de nouvelles formes ? Pas forcément de la fanfiction non plus. Mais dans l'idée, un projet de roman original prend tellement de temps que l'utiliser comme un entraînement/mise en situation...

Tant mieux si mon implication trop excessive et ses conséquences sur moi te font relativiser ! C'est toujours mieux que de sentir son univers s'écrouler à chaque perte de motivation... Lol

De rien, et n'hésite pas à l'avenir, entre instinctifs trop peu renseignés... Lol
 
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La caméra, c'est une bonne analogie, merci Tengaar. Smile Je vois l'idée, reste à l'appliquer. Comme souvent, je comprends en quoi ça consiste, mais un peu de mal à savoir mettre en pratique avec mon cas personnel.

Blackmamba a écrit:
"Le travail qui marche", j'ai l'impression que c'est souvent incomplet ? Comme l'idée typique du "c'est en forgeant qu'on devient forgeron". Mais si on utilise un marteau qui n'est pas du tout fait à notre main, on peut taper indéfiniment sur l'enclume en espérant progresser, mais sans vraiment le faire ? Dans le même temps, il faut bien tester différents marteaux pour trouver le sien ? L'analogie est peut-être étrange, mais le sujet reste complexe... Lol

Trouver une méthode de travail qui marche… C'est vrai qu'on peut toujours s'entêter à faire des efforts, si on ne s'y prend pas de la manière qui nous convienne, ça revient à pédaler dans le vide, non ? C'est ce que j'ai compris de ton analogie, n'hésite pas à me dire si, au contraire, ce n'est pas ce que tu voulais dire.

Blackmamba a écrit:
C'était exactement cette tendance à vouloir tout dire qui me poussait dans cette manière aussi. Je parviens à trouver de la satisfaction avec le point de vue interne pour le moment, donc ça me va. Et de ton côté, tu te donnes toi-même quelques éléments de réponses : dans la rédaction et l'écriture, cela donne libre court à ton envie de bavarder. Un point qui doit importer pour toi, et du coup à prioriser ?

Il faudrait peut-être que je fasse deux versions de mon texte : une avec le point de vue omniscient, et l'autre avec la focalisation interne. Ou au moins un chapitre, pour voir ce que ça donne (parce que 249 pages… et j'ai encore des choses à rajouter !). Le problème, c'est qu'il y a des avantages et des inconvénients dans les deux et c'est dur de choisir. J'ai envie de bavarder, de raconter, de montrer au lecteur ce que les persos ne savent pas forcément. Et j'ai aussi envie de me mettre dans la peau des persos, d'être eux.

Blackmamba a écrit:
De mon côté, j'ai souvent versé dans la fanfiction comme une sorte d'entraînement : j'ai bien moins besoin de m'occuper de construire tout un univers et ce qui va avec.
Tout ce travail de l'ombre, de préparation, de recherches, ect. Il y en a, mais tellement moins ! Du coup, c'est un bon moyen de tester des nouvelles choses/idées de mise en scène, de style, de construction de persos, ect. Dans l'idée, que tu utilises des formats différents pour éprouver de nouvelles formes ? Pas forcément de la fanfiction non plus. Mais dans l'idée, un projet de roman original prend tellement de temps que l'utiliser comme un entraînement/mise en situation

J'ai eu une période fanfictions, il y a quelques années. A ce moment, mes romans étaient terminés, enfin je veux dire qu'il y avait le mot "fin", mais comme depuis je les ai corrigés, réécris… J'ai tenté quelques expériences avec les fanfictions, comme les textes humoristiques, ou raconter l'histoire avec le point de vue de personnages qui, de base, ne m'intéressaient pas, etc. Je trouvais ça intéressant de me mettre dans la peau de persos dont, en réalité, je me fichais un peu. C'était comme un exercice qui m'obligeais à avoir de l'empathie pour un "inconnu" et à comprendre ses raisons. Bizarrement, pour ces cas là je ne me posais pas la question de la focalisation, ça coulait de source. Bon, en même temps, je faisais un seul perso par histoire, ou chapitre.

Blackmamba a écrit:
Tant mieux si mon implication trop excessive et ses conséquences sur moi te font relativiser ! C'est toujours mieux que de sentir son univers s'écrouler à chaque perte de motivation... Lol

Mon univers, question écriture, s'écroule souvent, mais je continue à m'accrocher, même quand je me dis que ça ne sers à rien. C'est-à-dire tous les jours.  Razz
 
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L'analogie de la caméra fonctionne vraiment bien. Ce qui marche très mal à l'écrit, c'est quand on saute abruptement d'une caméra à l'autre. Si je suis dans la tête d'un personnage, très très près, au point de partager ses pensées, ses émotions et ses opinions les plus intimes, et que dans la phrase d'après, je suis dans la tête d'un autre, de la même manière, ça ne fonctionne pas du tout.

Mais si tu es dans la tête d'un perso, que tu dézoomes peu à peu, et qu'ensuite tu zoomes "dans" la tête d'un autre perso, ça peut très, très bien fonctionner. Ou plutôt, dans ton cas, tu peux partir d'une image globale ("omnisciente" en quelque sorte) et ensuite zoomer dans la tête de ton perso pour ne plus la quitter jusqu'à la fin de la scène.

D'une manière générale, c'est bien de rester très près d'un personnage et un seul dans une scène (c'est le plus facile, autant pour toi en tant qu'autrice que pour le lecteur), mais parfois, on n'a pas le choix. Parfois, on a besoin de donner une info au lecteur que le personnage ne connait pas. Soit c'est quelque chose qu'un autre personnage sait, soit c'est carrément quelque chose que personne ne sait, sauf le fameux narrateur omniscient qui connait déjà l'histoire. Et c'est dans ces moments-là qu'il faut "dézoomer".
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fabiend a écrit:
Mais si tu es dans la tête d'un perso, que tu dézoomes peu à peu, et qu'ensuite tu zoomes "dans" la tête d'un autre perso, ça peut très, très bien fonctionner. Ou plutôt, dans ton cas, tu peux partir d'une image globale ("omnisciente" en quelque sorte) et ensuite zoomer dans la tête de ton perso pour ne plus la quitter jusqu'à la fin de la scène.

Il me semble avoir fait comme ça pour la scène que j'ai donnée en exemple, du moins j'en ai l'impression.

Mais je comprends mieux cette méthode, ou comment utiliser la caméra. Merci, Fabiend !
 
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Oui, c'est ça pour l'analogie ! Il ne faut pas hésiter à demander des confirmations, parce que je ne suis pas toujours clair. Même si dans ma tête, mes analogies paraissent exquises...

C'est toute la complexité : sur les formats longs... C'est pour cela que je mentionnais les fanfictions, moins de temps accaparé au global. Parce qu'utiliser un format long rien qu'à but d'expérience, c'est un luxe je crois. Après, vu ton envie de faire ces deux choses différentes, je me dis qu'il faudrait passer pour de l'expérimentation malgré tout. Pas facile...

Ces fameux textes de fanfictions, tu es repassée dessus depuis que tu as ces questionnements ? Parce que de ce que tu en dis, peut-être qu'ils t'apporteraient des réponses ? Que tu as fait de l'omniscient tout en restant centré sur un seul perso, que la caméra, peu importe sa distance, est restée focalisée sur un perso. Pour reprendre l'analogie de la caméra, qui est pas mal en effet. Concise et simple, j'aimerais formuler des analogies aussi claires. En espérant bien l'utiliser aussi... Lol

Eh bien c'est cela qu'il faut retenir en premier lieu : que tu t'accroches. C'est facile à dire, et ne pèse pas bien lourd, même de mon point de vue face à mes propres soucis de ce côté. Mais je crois qu'on néglige tous trop souvent à quel point on continue d'écrire et de s'impliquer malgré les tonnes d'envies et de raisons que trouve notre esprit d'abandonner.
 
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Blackmamba a écrit:
Ces fameux textes de fanfictions, tu es repassée dessus depuis que tu as ces questionnements ? Parce que de ce que tu en dis, peut-être qu'ils t'apporteraient des réponses ?

Non, ça fait longtemps que je ne suis pas repassée dessus. Pour ce qui est de la focalisation dans les fanfictions, j'en voyais quelques fois, à l'époque, où l'auteurice (souvent des filles) indiquait les changements de points de vue par des couleurs. Personnage A en violet, personnage B en rouge, par exemple. Et je me disais que, moi au moins, j'utilisais des mots. Que je le faisais de façon "littéraire", même si je n'étais pas la plus douée.  Maintenant, si je regarde en arrière avec mon questionnement actuel, j'ai envie de me dire "non mais l'autre, eh, comment elle se la pète !"  Laughing L'impression que, même avec des lacunes, je savais "écrire". Plus de pratique et de lectures, peut-être ? Mais en vrai, j'apprend encore, la preuve. Aujourd'hui et par rapport à celles et ceux qui connaissent les techniques d'écriture et s'en servent consciemment, c'est moi qui passe pour la newbie qui "apprend son alphabet". Enfin, la comparaison est foireuse, mais tu vois l'idée ? Tout le monde continue d'apprendre. Je l'ai toujours su, même pour moi, et là je m'intéresse aux bases dont je connaissais l'existence. Mais jusque là, c'était plutôt en mode osef.

Blackmamba a écrit:
Eh bien c'est cela qu'il faut retenir en premier lieu : que tu t'accroches. C'est facile à dire, et ne pèse pas bien lourd, même de mon point de vue face à mes propres soucis de ce côté. Mais je crois qu'on néglige tous trop souvent à quel point on continue d'écrire et de s'impliquer malgré les tonnes d'envies et de raisons que trouve notre esprit d'abandonner.

Ah oui, je m'accroche.
 
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"non mais l'autre, eh, comment elle se la pète"

Oui, c'est un écho très évocateur pour moi... Lol peut-être qu'on passe tous par une période comme ça à un moment ? J'avoue que mon tout premier récit, en repassant dessus, je me disais "non mais c'est vraiment moi qui ai écrit ça ?! Mais je suis un génie !". Limite capable de déplacer des montagnes. Cette montée presque d'extase, alors que mon récit concrètement... Lol après, je m'estimais incapable d'aller au bout initialement, donc le décalage...

En tout cas, c'est un cheminement/passage qui me paraît naturel. Je radote comme un petit vieux à ce sujet, mais c'est la base du cheminement de l'Artiste à mes yeux : en se lançant dans une discipline, écriture ou autre même, on cherche des connaissances, qu'on aiguise en certitudes. Tellement ancrées qu'elles deviennent des dogmes à nos yeux, des choses immuables. Mais le danger, c'est de se reposer dessus.

Mon processus, c'est à la fois de conserver mon dogme, ce qu'il a de rassurant comme fondation, tout en cherchant à en sortir constamment. Conserver son confort tour en le repoussant. Aller chez mes semblables pour chercher un nouveau regard, un petit plus. Je parle souvent du déclic type du "ah lui qui fait comme ça, mais bien sûr ! C'est tellement évident en fait ! Comment je n'y ai pas pensé ?!" Dans l'idée. Après, on prend ce qui nous semble pertinent, on teste et on fait le tri : on garde ce qui peut être utile, et on jette le reste. Dans un processus continu.

Souvent, on vit des basculements, découvrant qu'il nous manquait toute une partie de l'énigme.Et qu'on a tout à apprendre de nouveau. C'est ce qui peut donner cette impression de devoir apprendre l'alphabet à nouveau comme tu le dis. En apprenant l'alphabet, c'est partir de zéro, alors que tu ne pars pas de zéro non plus, ce serait réducteur pour le chemin que tu as déjà parcouru. Mais je comprends ce que tu voulais dire en tout cas.

Mais savoir se remettre en question alors que tu es depuis très longtemps dans l'écriture, je trouve ça révélateur et positif. J'ai justement l'impression que plus on dure dans une discipline, et plus c'est difficile de remettre ses acquis en question. C'est un peu plus facile pour moi, cela fait un peu plus de 2 ans que je suis dans l'écriture à proprement parler. J'ai déjà passé toute une année sur le "même niveau" pour le dire ainsi, dans progresser, stable. Et d'un coup, provoqué ou non, survient un basculement, ou une progression assez soudaine. Dans l'idée, chaque chemin est différent. Et propre à soi-même je dirais.
 
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Blackmamba a écrit:
"non mais l'autre, eh, comment elle se la pète". Oui, c'est un écho très évocateur pour moi... Lol peut-être qu'on passe tous par une période comme ça à un moment ? J'avoue que mon tout premier récit, en repassant dessus, je me disais "non mais c'est vraiment moi qui ai écrit ça ?! Mais je suis un génie !". Limite capable de déplacer des montagnes. Cette montée presque d'extase, alors que mon récit concrètement... Lol après, je m'estimais incapable d'aller au bout initialement, donc le décalage

Les romans sur lesquels je travaille, ce sont ceux que j'écrivais dans mon adolescence, et forcément, entre les premières versions et celles actuelles… Le tout premier jet de celui qui va être édité, je ne peux pas le relire. Que ce soit dans la forme ou le fond, c'est une horreur.  affraid  Et j'ai osé envoyé ce truc infâme à deux ou trois grandes maisons d'édition (j'y connaissais vraiment rien de rien à l'époque) !  Laughing  J'ai gardé mes idées, j'ai corrigé, modifié, je me suis accrochée… Et j'ai encore supprimé un chapitre entier pour avoir une deuxième chance avec une ME (chapitre qui pouvait être supprimé sans nuire à l'histoire), et j'ai enfin eu le fameux contrat. Mais, pfiou... une trentaine d'années d'attente et de travail pour en arriver là, quand même. Et j'en suis aux corrections éditoriales, et pourtant je trouve encore plein d'erreurs ! L'impression que ce n'est toujours pas abouti. Pour que ça soit si long, je dois pas être super douée…  Neutral  Comme si le seul truc que j'avais pour moi, c'était la persévérance.

Blackmamba a écrit:
Mon processus, c'est à la fois de conserver mon dogme, ce qu'il a de rassurant comme fondation, tout en cherchant à en sortir constamment. Conserver son confort tour en le repoussant.

Ce n'est pas trop compliqué ? Je veux dire, dans les faits ?

Blackmamba a écrit:
Aller chez mes semblables pour chercher un nouveau regard, un petit plus. Je parle souvent du déclic type du "ah lui qui fait comme ça, mais bien sûr ! C'est tellement évident en fait ! Comment je n'y ai pas pensé ?!" Dans l'idée. Après, on prend ce qui nous semble pertinent, on teste et on fait le tri : on garde ce qui peut être utile, et on jette le reste. Dans un processus continu.

Ah, le coup du "mais oui, bien sûr !", je connais aussi. Ca m'arrive aussi, par exemple, quand je lis une tournure ou une phrase qui me plaît beaucoup. Mais alors, ça m'ennuie parce que j'ai envie de faire pareil et je ne le fais pas car je ne veux pas plagier. Des fois, j'ai des idées, et j'ai peur de reproduire ce que j'ai lu. Je ne suis pas sûre que ce sont bien mes idées. Tu parlais plutôt de méthodes, non ?

Blackmamba a écrit:
Mais savoir se remettre en question alors que tu es depuis très longtemps dans l'écriture, je trouve ça révélateur et positif. J'ai justement l'impression que plus on dure dans une discipline, et plus c'est difficile de remettre ses acquis en question. C'est un peu plus facile pour moi, cela fait un peu plus de 2 ans que je suis dans l'écriture à proprement parler. J'ai déjà passé toute une année sur le "même niveau" pour le dire ainsi, dans progresser, stable. Et d'un coup, provoqué ou non, survient un basculement, ou une progression assez soudaine. Dans l'idée, chaque chemin est différent. Et propre à soi-même je dirais.

Je me suis toujours vue comme une bonne autrice, pas parfaite mais pas trop mal. Qui se débrouille malgré ses lacunes. Là, je me dis, bon je vais peut-être essayer de combler un peu ces lacunes…
 
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C'est intéressant de voir qu'au final, tu te rapprocherais presque de Frank Herbert et de son oeuvre sableuse, Dune :p

Sa narration est... étrange. J'avoue n'avoir jamais eu le courage d'en ouvrir les pages tant le livre est aussi sacralisé qu'une glace tombée sur le sol pour une famille de fourmis. Mais pour faire simple, il passe d'une narration à la troisième personne à l'omniscience en quelques lignes, il perd le lecteur et ce qui en a fait sa force.

Si tu parles un peu anglais, je te propose ces trois liens qui parlent des "narrateurs" :

La première personne : https://www.youtube.com/watch?v=59F-BDNMlFc

La troisième personne : https://www.youtube.com/watch?v=p-OVx5E7FlU

La troisième personne omnisciente : https://www.youtube.com/watch?v=7AVNJvV0bBA

En résumé, très très gros, tu as trois façon de parler :
  • la première personne où le "je" est prédominant et où l'on narre le monologue intérieur du personnage (d'ailleurs le saviez-vous, certains personnes ont un monologue intérieur quand ils pensent là où d'autres visualisent tout par images et non pas par parole, intéressant ? lequel êtes-vous ?)

  • la troisième personne où le narrateur connait tout du personnage suivi, ses émotions, son passé, son état d'esprit mais sans aucune connaissance de son futur. On y parle avec le elle/il, on ne connait absolument pas les émotions des autres et on se focalise sur un seul point de vue. Tout comme le point de vue à la première personne, il est possible de basculer d'un personnage à un autre quand on change de chapitre par exemple.

  • la troisième personne omnisciente : le narrateur ne connait pas forcément "tout" et là je t'avoue, c'est un spectre de possibilité ! Sur la vidéo que j'ai postée, on y voit un petit graphique très intéressant mais que j'aurais énormément de mal à reproduire à l'écrit Laughing et où l'on voit que soit le narrateur ne connait rien du "lore" et de ses personnages ou alors il peut tout savoir, et en fonction de où tu te places sur cette échelle, ton écriture s'en trouve modifiée.


Personnellement, je me cantonne à la troisième personne classique et je me concentre sur un personnage à la fois (par chapitre). Quand une scène me paraît importante et où je meurs de n'avoir qu'un seul point de vue, je la réécris selon l'autre perspective et je l'intègre au chapitre suivant.
J'ai écrit à la première personne aussi et j'ai trouvé ça très marrant, mes personnages parlaient comme je peux le faire, les phrases ne sont pas construites de la même façon, le langage n'est pas le même, c'était un exercice super amusant ^^

Bon, j'ai p'tet répondu à côté de la plaque mais ça peut intéresser certains. En tout cas, je pense qu'il est sain de se remettre en question sur ce qu'on écrit, qu'on se relise en se disant, peut mieux faire, même si ça passe pour de l’auto-flagellation, sans recul, sans critique, sans remise en question, on n'avance nulle part Wink
 
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Lylle a écrit:
C'est intéressant de voir qu'au final, tu te rapprocherais presque de Frank Herbert et de son oeuvre sableuse, Dune :p
Sa narration est... étrange. J'avoue n'avoir jamais eu le courage d'en ouvrir les pages tant le livre est aussi sacralisé qu'une glace tombée sur le sol pour une famille de fourmis. Mais pour faire simple, il passe d'une narration à la troisième personne à l'omniscience en quelques lignes, il perd le lecteur et ce qui en a fait sa force.

Je ne comprends pas bien.  Neutral

Lylle a écrit:
Si tu parles un peu anglais, je te propose ces trois liens qui parlent des "narrateurs" :

J'ai un niveau scolaire, donc non je ne parle pas anglais. Alors merci pour le résumé !

Lylle a écrit:
J'ai écrit à la première personne aussi et j'ai trouvé ça très marrant, mes personnages parlaient comme je peux le faire, les phrases ne sont pas construites de la même façon, le langage n'est pas le même, c'était un exercice super amusant ^^

J'ai écrit à la première personne aussi, par exemple dans le troisième tome de ma trilogie. Cependant, je vais peut-être changer de narrateur, parce que je ne pense pas avoir bien réussi. L'exercice est certes intéressant et même amusant, mais les contraintes sont sans doute un frein à ce que je veux exprimer. Faut que j'y réfléchisse.

Lylle a écrit:
Bon, j'ai p'tet répondu à côté de la plaque mais ça peut intéresser certains. En tout cas, je pense qu'il est sain de se remettre en question sur ce qu'on écrit, qu'on se relise en se disant, peut mieux faire, même si ça passe pour de l’auto-flagellation, sans recul, sans critique, sans remise en question, on n'avance nulle part Wink

Tu as bien fait de poster ces liens, oui ça peut aider. Merci pour ton intervention ! Smile
 
   
    
                         
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