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 Création maison d'édition numérique

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Azaby
   
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Azaby  /  Effleure du mal


100% d'accord avec ce que dit Elopez.

On ne peut pas accompagner le texte de quelqu'un d'autre si les compétences ne suivent pas. Qui accepterait de lâcher ses droits pour ça ? Les seuls auteurs qui voudraient bien être édités dans ces conditions sont des auteurs ignorant la réalité du monde éditorial... et qui auront des attentes auxquelles une édition "amatrice" ne pourra jamais répondre.

Je pense que ça rejoint cette conception très répandue que l'édition ou l'écriture ne sont pas de vrais métiers. Personne ne s'improvise dentiste, coiffeur ou conseiller bancaire sans en avoir la formation ou les compétences. Dans l'édition, c'est peu ou prou la même chose.

Publier n'est pas "une chance qu'on offre" aux auteurs qui ont été refusés, c'est un partenariat lourd de sens, qui exige des résultats puisque l'auteur cède ses droits.
 
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A.J.B  /  Autostoppeur galactique


Je me permettrais d'apporter un petit bémol à ce qui a été dit, sans toutefois dénigrer les académies, dont nous raffolons ici en France.

En effet, une belle partie des "meilleurs" éditeurs contemporains n'ont jamais connu de "formation diplômante" spécifique. Ainsi en est-il de ceux qui ont donné leur nom à un certain nombre de monuments s'élevant toujours de nos jours (Calmann-Lévy, au hasard), publié la plupart des auteurs que nous étudions à l'école, et élaboré des techniques éditoriales et stratégies commerciales encore enseignées à l'université.

Il est vrai en revanche qu'une phase d'apprentissage mêlant théorie et pratique est le prélude à tout commencement. Par suite, l'on ne cesse jamais d'apprendre et de se découvrir (en cela, le stage ou le mentorat sont idéaux), au gré des années d'exercice, de la variété des ouvrages édités, des relations avec les différents corps de métier du domaine. Mais hormis cela, je dirais que les seuls prérequis sont : la passion et l'esprit d'initiative, secondés d'une riche culture générale (incluant un niveau de langue solide), et d'un goût plus ou moins prononcé pour le commerce et la communication.

Il n'est pas rare qu'une maison d'édition, le temps et les liens faisant, confie la direction d'une collection à l'un de "ses" auteurs (L'Iconopop chez L'Iconoclaste, pour citer un exemple frais).

Lire, entre autres, Olivier Bétourné, qui a récemment écrit un ouvrage faisant déjà référence.

Enfin, sans vouloir effilocher un mythe ;
Aujourd'hui, les diplômés d'édition sont de plus en plus réduits à la portion congrue (c'est-à-dire à l'assistanat éditorial, quelle que soit leur expérience générale ou leur ancienneté de maison). On leur préfère parfois commerciaux et communicants, journalistes, énarques et autres diplômés de grandes écoles, historiens et philosophes, etc. Beaucoup se lancent en "free-lance", ou bien fondent leur propre structure éditoriale indépendante. D'autres, encore, se réorientent finalement vers des métiers annexes du monde du livre (graphisme, agent littéraire, librairie...).

De toute manière, le succès d'une maison d'édition naissante dépend souvent davantage de ses capitaux financiers (avec l'idée de marque et l'étude de marché qui vont avec) et de son entregent de départ, que du seul talent/compétence de ses éditeurs et auteurs. C'est un marché très concurrentiel, avec ses règles (qui n'ont souvent rien avoir avec la littérature stricto-sensu). Balzac, Baudelaire et Proust en parlaient déjà voilà plus d'un siècle.
 
JustRedac
   
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JustRedac  /  Pippin le Bref


Merci à tous pour toutes vos réponses (désolée pour la réponse tardive, mais étrangement, je reçois les notifications des nouveaux messages que plusieurs heures après). Je suis entièrement d'accord avec tout ce qui a été dit et je suis parfaitement consciente qu'un tel projet nécessite des compétences et des connaissances bien précises. D'où le fait que dès le départ, je demandais des conseils sur l'intégralité des démarches (cela comprenait également les éventuelles formations ou diplômes).

Mon but n'est pas de créer quelque chose de grand pour concurrencer les plus grandes maisons d'éditions. Je voyais cela plutôt à plus petite échelle. Quelque chose d'accessible pour moi et accessible pour les auteurs qui se lanceraient dans cette belle aventure avec moi.
 
Verowyn
   
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Verowyn  /  Pour qui sonne Lestat


Bon, alors, pour que tu n'ailles pas au devant de désillusions : l'édition à petite échelle, ça peut être très chouette, l'occasion de belles rencontres littéraires et humaines.

Mais : non seulement on n'en vit pas, mais en plus, quasi toujours, l'éditeur.ice y est de sa poche. Il ou elle travaille bénévolement pour sa ME le soir et les weekends, à côté de son travail alimentaire, et il passe souvent une partie de ses économies pour faire tourner ladite ME.
C'est pour ça que beaucoup de petites structures ferment effectivement au bout de quelques années, parce que c'est usant de fournir autant de travail et en plus de se retrouver à payer pour cela.
 
JustRedac
   
    Féminin
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JustRedac  /  Pippin le Bref


Merci de ta réponse qui confirme, malheureusement, ce que j'avais en tête. Effectivement, monter un tel projet pour foncer droit dans un mur après avoir perdu du temps et de l'argent, ce n'est pas le but et je trouve cela vraiment dommage. Vivre de sa plume est déjà tellement difficile. Je pense qu'ici, nous sommes à peu près tous dans la même situation, avoir un travail alimentaire pour vivre et écrire par passion plutôt que d'en vivre.

Mais d'un autre côté je me dis que sans prendre de risque, il n'arrivera jamais rien. Personnellement, je me sens un peu frustrée et bridée. J'ai des tas d'idées, de nombreux projets en tête et je sais que la grande majorité ne sera jamais réalisable. Mais à quoi bon avoir des rêves si on n'essaye pas de les réaliser ?

Je pense qu'ici, il doit y avoir de nombreuses personnes dans cette situation. Du coup, que faites-vous dans ce cas-là ? Est-ce que certains d'entre vous ont tenté des rêves un peu fous et ont réussit ou au contraire se sont complètement plantés ? Est-ce que vous restez avec vos rêves et vos projets en tête sans même essayer ?

Je serais assez curieuse d'avoir vos retours d'expérience.
 
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Invité  /  Invité


Il faut choisir ses combats, au risque sinon de tous les perdre. Je fais partie de ceux qui ne lâchent pas facilement l'affaire quand ils ont quelque chose en tête, mais je ne me disperse pas non plus.
 
   
    
                         
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