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 Tatouage et droit d'auteur.

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Mariolo
   
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Mariolo  /  Tapage au bout de la nuit


Cervidé Grognon a écrit:
Citation :
Calme toi, si tu sais quelque chose dis le, si c'est pour essayer d'être condescendant abstient toi.

C'est exactement ce que j'ai fait. je sais que l'expression ''libre de droit'' n'existe pas en droit français, qu'il vaut mieux demander à l'artiste, et que c'est mal vu de voler le boulot des autres, donc je te l'ai dit. Si cette réponse ne correspond pas à ce que tu attendais et que ça te vexe, là c'est ton problème.

Citation :
les dessins que j'ai vu hier, c'était mignon, mais j'ai pas envie d'aller enrichir ou pomper, ou demander quoique ce soit à une artiste qui fait un bullshitjob dans la com' ou le design et qui pompe l'art japonais et néolithiques pour se faire du fric

Alors généralement, dans le top des excuses foireuses pour voler le boulot des autres ''C'est pas si beau ce qu'il fait donc je lui fais un cadeau en le copiant'' et ''de toutes façons, j'peux bien me servir vu qu'il a sûrement plein de thunes'', c'est clairement les plus utilisées.

Citation :
On n'a pas besoin de la reconnaissance des " vrais " tatoueur pour faire des tarifs normaux, on a besoin d'une formation qui dure trois jours, d'un local aux normes ( ce que je lui ai fabriqué ) et d'une entreprise pour être déclaré.

Administrativement, oui. Après si tu n'as pas la technique (savoir piquer à la bonne profondeur notamment, histoire que l'encre ne se barre pas à la cica ou que ça soit tellement profond qu'au final ça ressemble plus à de la pyrogravure qu'autre chose) ni l'artistique (parce que bon, tatouer des infinis bancales et tremblotants, ne nous mentons pas, c'est pas transcendant non plus), c'est quand même plus compliqué. Attention, je ne dis pas que ta compagne n'a ni l'un ni l'autre, je ne connais pas son boulot. Mais résumer un tatoueur à la formation d'hygiène, un local et une déclaration, c'est un peu limite.
Je peux demander un ISBN pour ma liste de course, c'est pas pour autant que ça méritera le Prix Goncourt.

Citation :
Pour ce qui des conventions/concours, si y'a bien un truc qui nous gonfle c'est le monde des tatoueur qui se sentent plus dès qu'ils ont une araignée sur le coin de la tête et un dragon ds le dos, donc c'est pas du tout son ambition.

Euh... lol comme disent les jeunes ?
Est-ce que vous connaissez au moins un peu le milieu du tatouage, ou alors vous fréquentez juste des Kevin et des Cindy qui sont hyper content de leur tattoo discret bien posé sur la main ou le cou ?

Citation :
Quand à l'art, la distinction entre vol, emprunt et inspiration est parfois bien mince, mais il y aurait clairement de quoi faire un débat très intéressant la dessus, sur le côté droit et argent notamment

Ouep donc c'est bien ce que je disais plus haut : baaah les artistes sont tous des gros riches plein de pognon, donc je peux bien copier leur boulot, c'est pas grave puisqu'ils sont riches.

Citation :
Déjà parce que c'est un milieu assez pourri et jaloux ( donc les valeurs, je sais pas s'ils peuvent vraiment s'en orgueillir pour bcp ) et si ma compagne à voulu faire les choses ds les règles avant de dire seulement à des amis proche qu'elle tatouerai gratuitement pour s'entraîner, c'est justement pour éviter les balances qui scrutent les réseaux sociaux pour dénoncer les pratiques des amateurs qui se lancent, et pas par respect des règles ( parce qu'ils ont commencé comme ça eux ), mais peur de la concurrence.

Clairement, tu as la tête farcie de clichés et tu ne connais pas du tout le milieu du tatouage.
Les tatoueurs de talent passent généralement beaucoup de temps à dessiner pour s'améliorer, pas à stalker les réseaux sociaux pour se moquer de ceux qui commencent, et ils échangent aussi entre eux pour là encore s'améliorer.
De ce que je comprends, ta compagne a l'air de s'être formée seule, et là c'est franchement pas une bonne idée. Que ce soit en technique ou en artistique, avoir l'aide et l'avis d'autres professionnels du milieu est important, ça évite notamment de se retrouver avec des clichés qui ont la vie dure comme par exemple ''c'est normal qu'un tatouage soit en relief''.

Citation :
Par contre, j'ai l'impression que y'a une subtilités ou que c'est plus compliqué pour le tatoueur ( d'un point de vue droit ). S'il n'en fait aucune pub et le fait gratos c'est sûr, y'a aucun risque pour lui, s'il le fait payer, y'a l'histoire de réinterprétation d'une œuvre qui devrait jouer en sa faveur, s'il en fait la pub, ça peut être compliqué.

C'est plus compliqué que ça, mais pas sûre que ce forum soit l'endroit opportun pour une longue explication juridique, surtout qu'au final, tu le feras si tu as envie de le faire, donc inutile de perdre son temps à épiloguer.

Tatouage et droit d'auteur. - Page 2 1sd42y10
 
Nuage-Rouge
   
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Nuage-Rouge  /  Tapage au bout de la nuit


Citation :

calme toi, si tu sais quelque chose dis le, si c'est pour essayer d'être condescendant abstient toi. J'ai jamais dit que j'allais le faire, ni que ma femme le ferait et encore moins que ça l'intéressait.Je me suis posé la question en voyant le truc, c'est tout. Y'a éventuellement deux oeuvres d'art que j'aimerais un jour me faire tatouer, parce que ces œuvres ont une part extrêmement importante ds ma vie
Fonce camarade, ne te préoccupes par de la morale à deux balles des artistes commerçants mesquins. Si toi-même tu as une artiste pirate sous la main, ce serait vraiment triste de ne pas lui permettre d'exercer en toute liberté son art en hommage à des œuvres que tu as dans la peau et dont tu aimerais que l'image transparaisse sur ta peau. Ne t’inquiète pas (je sais que tu ne t’inquiètes pas c'est juste rhétorique ; ), ni l'oeuvre ni l'artiste n'en souffriront. La seule qui souffrira un peu c'est ta peau dit-on, et tu sais mieux.

Citation :
j'ai pas envie d'aller enrichir ou pomper, ou demander quoique ce soit à une artiste qui fait un bullshitjob dans la com' ou le design et qui pompe l'art japonais et néolithiques pour se faire du fric, et là je dis pas ça du tout pour rester dans le ton que tu a initié, c'est ce que je me suis en quelques secondes.
Tout à fait compréhensible, tu mets le doigt sur la vacuité de la notion de "droit d'auteur" ou "propriété intellectuelle", qui n'est qu'une notion marchande pour une société marchande. Dans un autre sujet cadenassé depuis, j'avais proposé ça à ce propos :

Contre la notion de "droit d'auteur":




Citation :
Quand à l'art, la distinction entre vol, emprunt et inspiration est parfois bien mince, mais il y aurait clairement de quoi faire un débat très intéressant la dessus, sur le côté droit et argent notamment
exactement

Citation :
une formation qui dure trois jours, d'un local aux normes ( ce que je lui ai fabriqué ) et d'une entreprise pour être déclaré. Pour ce qui des conventions/concours, si y'a bien un truc qui nous gonfle c'est le monde des tatoueur qui se sentent plus
Force à vous et à votre humble activité

Citation :
Elle vient de me tatouer une sculpture en bois d'ailleurs, comment on contact un groupe d'artiste mort il y a près de 12000 ans ?
Mdr, les 99 000 ayants droits mon ami, il fallait y penser !



Citation :
No offense, mais quant à l'ironie de "est-ce qu'il faut payer un pays ou des artistes morts il y a 12 000 ans", je trouve ça déplacé quand on voit la difficulté à se faire payer correctement et à faire respecter la loi dès qu’on a le malheur de faire de l'art, qui devrait soit disant être gratuit ou payé en visibilité
La loi est faites pour bénéficier avant tout aux tenanciers de l'industrie culturelle. Les "artistes" lambda ont tout intérêt à lutter contre l'idéologie de la propriété intellectuelle et du copyright qui bride leur droit à puiser dans la culture, qui les pousse dans une lutte impossible contre la diffusion naturelle de la culture dans les sociétés humaines. Ce n'est pas un malheur de vouloir faire de l'art, le malheur arrive quand on cherche à s'approprier des pans de la culture à des fins lucratifs et qu'on est obligé de compter sur l'Etat bourgeois pour réprimer la diffusion des contenus.

Il y a des artistes qui décident de se faire payer pour une création et advienne que pourra ensuite, ou qui créeent pour le plaisir et qui militent pour que l'art soit libéré de la propriété.

C'est pas vraiment le droit d'auteur qui protège les "petits", il protège plutôt ceux qui ont les moyens de faire respecter ce "droit", de détecter les usages jugés illégaux de diffusion au moyen de d'IA etc. Les "artistes" vidéo subissent de plein fouet la tyrannie du droit d'auteur, cipyright, DMCA (c'est même devenu un même) sur la culture de masse (musicale, télé et cinéma).

Donc à qui profite le droit d'auteur et la propriété intellectuelle ? Aux petits artistes, à l'art et à la culture, aux populations ? je ne crois pas. Il est un moyen de pression des gros producteurs sur les petits et sur les consommateurs, qui les dépossède de l'usage libre des références culturelles qui n'appartiennent à personne en propre, ou alors il faut garder son "art" et sa "culture" pour soit si on ne veut pas qu'il soit approprié et diffusé par ceux et celles qu'il touche.

Hypocrisie de l'artiste commerçant, et surtout de son industrie bourgeoise.

Citation :
Elle m'a répondu que déjà, merci de demander, et ensuite pour ce genre de demande comme pour les tatouages, elle demande une participation de 20 euros.
Je lui ai donc envoyé 20€, elle m'a envoyé le dessin en haute def, et j'ai fait faire ma coque de téléphone.
Les temps sont durs aussi pour les marchands de tapis...



Citation :
Mais ce parallèle est mauvais, on télécharge un film, on ne le refait pas tout seul entièrement ds son coin pour une utilisation personnelle.
Oui mais peu importe à mon avis, ton idée se tient, ce qui importe ce n'est pas tant le travail de copie (automatisé par téléchargement ou manuel pour le dessin), que le fait de partager une œuvre sans aucunement priver quiconque de la possibilité d'en jouir tout autant. Du point de vue de l'oeuvre et de la culture il n'y a jamais aucun problème moral/légal.

Tous les problèmes commencent quand on cherche à privatiser et commercialiser des objets culturels, à fortiori immatériels, dont la diffusion n'a aucun cout économique en soi (le seul cout est celui de la copie matérielle, pas de la diffusion), étant de l'ordre de la connaissance, de l'idée, ou de l'enregistrement reproductible à l'infini. On ne peut pas empêcher une idée de se diffuser ni d'être stockée dans l'esprit de quelqu'un et partagée sans coût, donc le droit bourgeois cherche à empêcher et réprimer les processus matériels qui nuisent au commerce de ces idées, qui rendent leur commerce moins lucratif, qui permettent à une partie des contenus d'échapper au marché.

Citation :
Reste que oui, la moindre des choses, si on respecte le travail d'un artiste, c'est de demander, mais d'un point du droit, il a pas à demander une rémunération, pas au tatoué en tout cas. Ça serait comme demander des sous à quelqu'un qui reproduit une œuvre pour exposer ds son salon.
Oui, et encore, ça ne va pas de soit de dire qu'il faudrait forcément demander. Je vois pas en quoi le fait de reproduire une œuvre sur un quelconque support pour un usage non marchand sans demander nuit à l’œuvre originale et dépossède son auteur de quoique ce soit.



Citation :
Et la plupart du temps, y a aucun impact ni pour la personne tatouée, ni pour la personne qui tatoue. Même si le tatouage en question est une version satanique de Nemo.
Là où c’est très mal vu dans le milieu, c’est quand tu piques sans autorisation le dessin d’un•e autre tatoueur ou tatoueuse pour te le faire tatouer. Parfois c’est de bonne foi : le client ou la cliente t’apporte le dessin et veut ça et pas autre chose. Parfois c’est de la copie pure et simple, et c’est pas très éthique.
C'est quand même très ironique cette vision à géométrie variable du point de vue même des "artistes/artisans".



Citation :
voler le boulot des autres
Certains ont dit que c'était la propriété, "le vole", comme je te vois rabâcher tes éléments de langage bourgeois, je me permets cet élan relativiste.
Citation :
ou alors vous fréquentez juste des Kevin et des Cindy qui sont hyper content de leur tattoo discret bien posé sur la main ou le cou ?
ce mépris de classe
Citation :
inon je capte pas trop cet espèce de dédain envers certains types de tatouages et certains prénoms, chacun.e fait ce qu'iel veut, tant que ca respecte la loi et les règles d'hygiène.
voilà

Citation :
Vivement qu'un jour on comprenne que les conventions et concours c'est du gros bullshit
j'imagine, et peu importe le milieu du reste...




En tout cas, le tatouage, ça fait toujours couler beaucoup d'encre....
 
Fedora
   
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Nuage-Rouge a écrit:
C'est quand même très ironique cette vision à géométrie variable du point de vue même des "artistes/artisans".
Je pense qu’il y’a souvent (toujours ?) une géométrie variable, et une ironie qui y est intrinsèquement liée, peut-être encore plus quand tu as toute une profession qui se noie dans un flou juridique et qui est elle-même tiraillée entre deux reconnaissances de son milieu. Les deux plus grands syndicats de tatouage s’écharpent sur cette question sémantique depuis des années : le tatouage, art ou artisanat ? Tu peux ainsi poser la question à pas mal de tatoueurs et de tatoueuses et avoir à chaque fois une réponse et un point de vue différents en fonction des convictions, du vécu, de la manière de vivre dans le milieu du tatouage…
Et ça, c’est sans même se pencher sur les décennies précédentes, où les modifications corporelles évoluaient dans l’illégalité (certaines le sont encore aujourd’hui d’ailleurs), dans un milieu underground et « marginal », avec donc une culture et une manière d’envisager la pratique qui bouscule un peu les codes moraux et sociétaux. Mais ce qui était subversif il y a trente ans ne l’est plus autant maintenant, dans un milieu trusté par un certain profil.

Je ne sais pas si j’ai correctement compris ton commentaire, ni si mes éléments de réflexion sont pertinents. Il y a tant de choses à dire sur le sujet, et tant d’angles à couvrir, et je ne suis (malheureusement) pas sociologue. 😊
 
Cervidé Grognon
   
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Nuage-Rouge a écrit:

Citation :
voler le boulot des autres
Certains ont dit que c'était la propriété, "le vole", comme je te vois rabâcher tes éléments de langage bourgeois, je me permets cet élan relativiste.


Mes ''éléments de langage bourgeois'' ?
Il suffit de te lire, de voir la manière dont tu t'exprimes, et d'aller faire un tour sur ta présentation pour deviner que tu ne viens pas toi-même des classes populaires et défavorisées, donc parler de ''langage bourgeois'' et autre ''mépris de classe'' quand il est évident qu'on vient soi-même d'une classe favorisée, je trouve également ça ironique.

Après moi je n'ai pas de souci avec ta philosophie de vie. Je vais donc t'envoyer mon RIB, et j'espère que tu alimenteras mon compte bancaire pour que je puisse moi aussi vivre du boulot des autres !




Fedora

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Fedora
   
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Mariolo
   
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Vu que la question a été vite répondu, les digression sont les bienvenus.
C'est très intéressant tout ça.
Je rejoins totalement nuage rouge sur un point de vue libertaire de l'art et donc du tatouage ( et comme tout les points de vue libertaire, il est a replacer dans une réflexion globale révolutionnaire, ds le sens projet de société radicalement différent, c'est ce qui rend parfois cette façon de voir les choses difficiles à faire comprendre ).
Merci Fedora pour le nom de l'association.
Et c'est vrai qu'il y a un paradoxe entre des tatoueur ( appelez les artisans ou artistes, pour moi la distinction n'est pas là) qui n'hésitent pas à tatouer des créations qui ne sont pas d'eux tout azimut, et c'est tout à fait normal, et ces mêmes tatoueurs qui proscrivent les copiages mutuels. Et aussi bizarre que ça puisse paraître, je trouve ça humain et normal aussi. On peut piller dans l'art voisin, mais pas de le voisin de l'art.
Et je crois que ça a était dit, mais c'était aussi le fond de ma remarque sur les tatoueur.euses qui se la petent parce qu'ils sont tatoués, mais bcp de gens ne cherchent pas un style ou un artiste en particulier, on cherche quelqu'un qui nous mettent à l'aise, qui soit honnête et pas méprisant parce que l'on s'appelle Kevin ou Jeanne Marie Héloïse, et que l'on veut un petit dauphin ou un tribal pour célébrer la naissance du petit dernier ou la récupération de son permis.
 
Jdoo
   
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Et donc au final, si je me fais tatouer un Mikey sur le bras, est-ce que le tatoueur doit reverser un droit d'auteur à Disney ?
Il me semble que oui si j'ai tout compris à la notion de droit d'auteur ? ou est-ce qu'il y a une tolérance sur le fait qu'il y a une visibilité restreinte de l’œuvre reproduite ?
https://julesallea92.wixsite.com/image
 
Mariolo
   
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Seulement si Mickey fait un salut nazi, pour pas dénaturer l'œuvre et l'esprit de l'auteur 😁.

 
Héléna Snow
   
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J'ai appris plein de choses sur ce fil. Merci.^^
Par contre, j'ai pas bien compris pourquoi les propos de Cervidé grognon ont été mal interprétés. Elle est toute gentille et n'a attaqué personne. Vous avez une passion en commun, ça devrait vous rapprocher.
Maintenant, il faut faire des bisous de paix. :love:
https://helenasnow.com/
 
Fedora
   
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Ce n'est pas parce que nous aimons une chose similaire que nous en avons la même vision ! Je ne pense pas avoir mal interprété les paroles de Cervidé Grognon me concernant, c'est juste qu'on ne partage pas les mêmes expériences et qu'on en tire des conclusions différentes. Smile
 
Nuage-Rouge
   
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HS réfutation de l'attaque personnelle grossière de Cervidé:



Merci pour ton commentaire Léasaurusrex,
j'ignorais que cette question d'ambivalence du travail de tatouage était si importante dans ce milieu. C'est aussi un exemple intéressant concernant les réflexions sur les arts en général je trouve.
Citation :
Tu peux ainsi poser la question à pas mal de tatoueurs et de tatoueuses et avoir à chaque fois une réponse et un point de vue différents en fonction des convictions, du vécu, de la manière de vivre dans le milieu du tatouage…
Ah oui j'imagine les perspectives
Citation :
Et ça, c’est sans même se pencher sur les décennies précédentes, où les modifications corporelles évoluaient dans l’illégalité (certaines le sont encore aujourd’hui d’ailleurs), dans un milieu underground et « marginal », avec donc une culture et une manière d’envisager la pratique qui bouscule un peu les codes moraux et sociétaux
Oui je vois, et ça me fait penser qu'il y a aussi avec ces pratiques undergrounds, toutes les pratiques « traditionnelles » du tatouage qui obéissent encore à des représentations et pratiques différentes qui ne sont pas à l'origine celles des arts appliqués et marchands, et qui s'inscrivent dans d'autres ordres symboliques et économiques.
Citation :
ni si mes éléments de réflexion sont pertinents. Il y a tant de choses à dire sur le sujet, et tant d’angles à couvrir, et je ne suis (malheureusement) pas sociologue
Oui j'imagine, très intéressant, je crois que le tatouage (et les modifications/mutilations corporelles) sont un champ de recherche assez vaste en sciences sociales, et notamment en anthropologie du corps, car on rencontre une grande variété de ces pratiques dans de nombreuses populations humaines, des peintures effaçables aux scarifications en passant par le tatouage, l’arrachement ou le limage de certaines dents, les mutilations génitales ou encore la modification de certaines parties du corps via des bandages et/ou parures.

En effet comme tu dis donc, beaucoup de références sur le sujet (en accès libre pas forcément besoin d'être sociologue si ça t'intéresse, la curiosité suffit)

Sur journals.openedition
Sur Cairn

Pas pris le temps de tout lire évidement mais je tombe sur cet ouvrage :
Entre l'art et le métier  
dans quoi on trouve :

L'art de tatouer. Des qualités du travail aux qualifications de l'exécutant a écrit:
« La dénomination d’« artiste-tatoueur » renvoie, du coup, à des processus de hiérarchisation des professionnels du tatouage, plus qu’elle ne signale des tentatives de déplacement des frontières entre art et non-art. Les tatoueurs font cependant leur maximum pour diffuser cette expression, laquelle manifeste un changement dans les conceptions et les pratiques dominant le tatouage depuis sa redéfinition et sa relocation sociale. L’usage, par la clientèle, de ce même substantif participe à cette entreprise de valorisation sociale et de distinction professionnelle. Or, la plupart du temps, les demandes restent relativement ingrates envers les savoir-faire graphiques des tatoueurs. Le pourcentage de pratiquants éclairés, dont l’engagement dans le tatouage rejoint les enjeux chers aux professionnels, reste trop faible pour offrir des conditions de travail propre à réaliser les aspirations créatives les plus hautes des tatoueurs. Par conséquent, la polyvalence et l’exactitude – l’excellence de ses techniques – priment sur la spécialisation et l’exceptionnalité – la création de motifs inédits dans un style de tatouage en particulier. Les velléités trop affirmées de spécialisation ou de singularité sont vivement condamnées par les tatoueurs. Les motifs qui rejoignent leurs préférences graphiques s’apparentent plutôt à des bonus dans le cadre d’une activité dominée par l’obligation de combler les vœux de sa clientèle, ou alors à des privilèges acquis au terme de nombreuses années d’expérience, éventuellement couronnées par une solide réputation. Ainsi, à défaut d’accéder au statut idéal de l’« artiste-tatoueur », il importe surtout d’être reconnu et de perdurer en tant que « bon professionnel ». Bref, il s’agit de ne pas passer pour un « amateur », c’est-à-dire un prestataire incompétent à offrir un service de qualité en termes relationnels, sanitaires, techniques et, même a minima, graphiques.
19Ces différences dans la qualification des tatoueurs renvoient bel et bien à des variations dans les compétences dont les tatoueurs font preuve dans l’exécution de leur travail. Elles ne président pas pour autant à un véritable processus de segmentation du monde du tatouage avec, d’un côté, les tatoueurs figurant des « artisans ordinaires » et, de l’autre, ceux qui s’apparentent à des « artisans d’art ». Les plus prompts à s’investir dans le dessin ne manifestent nullement l’intention de se départir de leur dépendance marchande au profit de l’exposition ou de la vente de créations librement interprétées, respectivement auprès des galeries et des musées ou des collectionneurs d’un nouveau monde de l’« art mineur ». L’absence de telles structures parallèles renvoie, au fond, les processus de différenciation dans la qualification des professionnels de l’encrage à des écarts de « carrière » plutôt qu’à un processus de subdivision du monde du tatouage. En d’autres termes, l’expérience et, en particulier, la réputation accumulées à travers son parcours permettent progressivement de se détacher d’une dépendance commerciale trop écrasante au profit d’une marge de manœuvre créative grandissante, mais toujours ceinte par une vocation à satisfaire une commande commerciale. Les professionnels souscrivent alors toujours, en dernier lieu, à une conception artisanale du métier, prioritairement guidée par l’impératif d’effectuer correctement leur travail. La distinction entre « travailleur ordinaire » et « travailleur créatif » relève, dans ces circonstances, surtout de la distance réputationnelle qui distingue les professionnels à l’intérieur de leur monde. »
L'art de tatouer. Des qualités du travail aux qualifications de l'exécutant  




Citation :
Je rejoins totalement nuage rouge sur un point de vue libertaire de l'art et donc du tatouage ( et comme tout les points de vue libertaire, il est a replacer dans une réflexion globale révolutionnaire, ds le sens projet de société radicalement différent, c'est ce qui rend parfois cette façon de voir les choses difficiles à faire comprendre ).
Oui c'est vrai, «  radicalement différent », et soulignons, pas utopiste, en réfléchissant à partir des conditions matérielles qui président aux rapports sociaux. La révolution se cache dans les détails et pas forcément après un « grand soir ».
 
   
    
                         
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