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 Quelle maison d'édition choisir ?

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Ezoah
   
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Ezoah  /  Homme invisible


Bonsoir à tous,

Je pense que le débat a dû être abordé à plusieurs reprises, mais j'ai encore du mal à y voir clair. Je viens de créer un compte sur ce forum pour pouvoir en discuter.

Je m'explique, en quelques mots: je viens de publier mon premier manuscrit aux éditions du Lys Bleu. Leur présentation m'avait convaincu et pour l'instant je n'ai pas grand chose à leur reprocher, si ce n'est peut être leur manque d'investissement. J'attends de voir les premiers chiffres pour savoir si je continue avec eux ou non.
Ce qui m'ennuie, c'est que mon prochain manuscrit est une suite directe, et ça m'ennuierait de l'envoyer à une autre maison qui ne connaitra peut être pas le premier.

Autre question: quelles autres maisons puis-je contacter ?
J'ai vu des sujets parlant des éditions Maya par exemple, mais disant que leur "contrat est calqué que le Lys Bleu".
Personnellement, cette fameuse clause qui fait jaser tant de monde traitant la maison "de compte d'auteur déguisé" ne me choque pas, tant qu'ils s'investissent un peu pour mon livre.

Pouvez-vous m'éclairer ?

Ezoah.
 
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Invité  /  Invité


Sur le Lys Bleu, je t'envoie ici – ça va conditionner tout ce qu'on va te dire ensuite – : https://www.jeunesecrivains.com/t50055-avis-me-editions-du-lys-bleu

Citation :
ça m'ennuierait de l'envoyer à une autre maison qui ne connaitra peut être pas le premier
Il arrive que des ME reprennent un tome 1, c'est ce que Pierre Grimbert essaye de négocier pour sa trilogie 21 lames (bon, c'est Pierre Grimbert, je sais pas du tout si ça peut le faire pour un auteur inconnu, j'imagine que ça dépend du nombre de tome 1 vendu : s'il y en a 10, il reste de la marge de manœuvre pour en vendre d'autres).

Citation :
Autre question: quelles autres maisons puis-je contacter ?
Ça dépend de ton roman ! Pour du YA tu as Auzou, Scrinéo, Plume Blanche... Pour de l'imaginaire Bragelonne, Mnémos... De laSF, Le Bélial... Pour de la littérature blanche et à peu près tout le reste les mastodontes comme Gallimard, Hachette, etc., etc., etc. Après il y a aussi des petites et micro ME : à toi de voir si ça te convient, il n'y a pas toujours de sortie en librairie, par exemple.

Le truc qui me titille, dans tes questions, et surtout celle de ton titre, c'est que ça me donne la confuse impression que c'est toi qui choisis la ME sur le modèle : j'envoie → je suis publiée. Et de fait c'est ce qu'il se passe avec des "ME" comme Le Lys Bleu, parce que le client, c'est toi, et non le lecteur. Normalement, le choix des ME est assez limité dans le sens où oui, tu peux arroser plein plein pleiiiiin de ME avec ton manuscrit, mais au final c'est la ME qui te choisit selon le modèle : manuscrit reçu → manuscrit étudié (longtemps) → manuscrit accepté (peut-être). C'est un peu comme le monde du travail. T'arrose les recruteurs avec ton CV et ta lettre de motiv', t'es retenue ou pas pour un entretien, mais à moins que deux recruteurs te proposent un contrat, t'as pas vraiment le choix (et encore, à supposer que l'entreprise que tu voulais vraiment te rejette pas sur CV parce que "pas assez d'expérience").
 
marie-do
   
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marie-do  /  Petit chose


Evite Maia pour ton prochain. Ce type de maison ne peut pas vraiment s'investir sur un livre, ni dans sa conception (travail éditorial du texte ++) ni dans la diffusion (présence physique en librairie) ni dans la promotion, c'est bien tout le problème de l'édition à compte d'auteur ou participative. Il suffit de voir l'énorme volume de publication de ces structures et l'absence totale de ligne éditoriale (ils publient tout, du roman de tous les genres, de la poésie, du théâtre, de la non fiction etc...) pour se rendre compte que l'investissement ne peut pas être sérieux ou en tous cas à la hauteur d'un travail d'édition classique. Un seul livre dans une maison d'édition demande beaucoup d'investissement, du temps, du travail, des corrections, puis des representants qui le placent en librairie, des attachés de presse efficaces qui inondent les rédactions de services de presse, qui décrochent leur téléphone pour contacter tel ou tel journaliste... C'est si compliqué d'avoir une visibilité pour un livre! Là on a des structures qui publient presque autant que les mastodontes de l'édition donc il y a évidemment un gros souci quelque part en plus du fait de faire participer financièrement les auteurs.
Et je suis d'accord avec le message précédent, Choisir une ME, avoir le choix dans ce domaine, c'est un luxe donné à très peu de personnes sauf pour des auteurs déjà très reconnus et établis. C'est une ME qui éventuellement te choisit et investit sur ton texte. Avec les risques qui vont avec et que l'éditeur supporte intégralement. C'est de là que naît d'abord l'investissement d'une maison d'édition.
Après c'est ton choix, j'espère que tu ne seras pas déçu mais pour moi il faut d'abord avoir essayé d'envoyer ton texte à des ME à compte d'éditeur (il y en a des petites/moyennes dans lesquelles il est un peu plus facile pour un nouvel auteur de trouver sa place) puis auto édition si vraiment ça ne fonctionne pas mais éviter ces structures.
 
Ezoah
   
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Ezoah  /  Homme invisible


Marie-Do a écrit:
mais pour moi il faut d'abord avoir essayé d'envoyer ton texte à des ME à compte d'éditeur

Ok. Quand vous parlez de maisons à compte d'éditeur, vous comptez bien le Lys Bleu dedans ?
Même s'il y a une clause particulière, ils prennent quand même bien plus à leur charge pour concevoir le livre que 40 exemplaires. Pour l'instant, la seule chose qui m'ennuie, c'est de savoir s'ils cherchent vraiment à le vendre...
En tous cas leur site est truffé d'ouvrages peu connus du grand public mais passionnants.

J'avoue être "entrée dans le débat" avec des gens sur Instagram qui hurlent à la maison à compte d'auteur déguisé.
 
Renan
   
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Renan  /  Clochard céleste


Bonjour, ce n'est que mon avis mais je pense que ça va être difficile de faire accepter le tome 2 en ayant publié le 1 par ce genre "d'éditeur". Comme dit plus haut, le client avec eux c'est toi, non le lecteur.
Je te conseille de partir sur de bonnes bases en contactant de vrais maisons d'éditions. Ce n'est pas ça qui manque. Et, comme à nouveau dit plus haut, c'est la maison d'édition qui va te choisir, très rarement l'inverse.

Je pense que tu devrais essayer de résilier ton contrat avec eux, et tenter ta chance à compte d'éditeur. Si ton manuscrit est bon, il trouvera preneur 😉
 
marie-do
   
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marie-do  /  Petit chose


Par définition une ME  à compte d'éditeur ne fait rien prendre en charge par l'auteur. Et sûrement pas un certain nombre d'exemplaires à acheter. C'est l'éditeur qui paie son auteur (en a-valoir puis en droits d'auteurs) et non l'inverse. A partir du moment où un contrat impose une participation financière sous quelque forme qu'elle soit, c'est du compte d'auteur (ou participatif ce qui  revient au même). Un véritable éditeur supporte SEUL les risques qu'il prend en décidant de publier un manuscrit. Et évidemment derrière il est dans son intérêt commercial de défendre le texte auprès des libraires, de la presse et de tout faire pour essayer de le rendre visible auprès des lecteurs. Le client d'un éditeur c'est le lecteur et non l'auteur. On est là dans une inversion des rôles souvent passée sous silence par ces structures qui agissent de manière plus ou moins transparente.
Le problème c'est que ces structures ne font pas le travail que fait un éditeur. Elles publient en très grand nombre (plusieurs dizaines de livres par mois) sans en avoir les ressources humaines et sans aucune ligne éditoriale précise. Il n'y a pas de corrections éditoriales (normalement un manuscrit est l'objet d'un travail de fond et de forme avec un éditeur et c'est sans doute d'ailleurs une des étapes les plus enrichissantes pour un auteur), aucune diffusion en librairie (présence physique du livre en stock dans un certain nombre de librairies qui dépend en général de la taille de la maison d'édition et de son implantation dans le paysage éditorial), quasiment aucune promo.
C'est déjà très difficile de faire exister un livre avec une ME derrière : les 3 canaux sont le bouche à oreille, la visibilité en librairie et la presse/chroniqueurs sur le web etc.. Les épreuves sont souvent envoyées plusieurs semaines avant la parution, les représentants plusieurs mois en amont vont présenter le livre aux libraires, les services de presse et les communiqués de presse sont envoyés dans un timing précis.., les dates pour des signatures ou des salons où caser le livre, éventuellement des inscriptions à des prix littéraires. Bref c'est tout un boulot très chronophage qui demande du temps et des professionnels dont c'est le métier...On ne s'improvise pas plus éditeur qu'attaché de presse.
Si personne ne sait que le livre existe, comment par miracle des lecteurs pourraient l'acheter. Très peu de livres arrivent à tirer leur épingle du jeu déjà dans ce cadre là. Il faut déployer une grosse machinerie. Tous les éditeurs n'ont évidemment pas la force de frappe commerciale des gros mastodontes de l'édition. Cela n'empêche pas certains de faire du très bon travail. Professionnel et efficace.
Il existe des centaines voire plus de ME à compte d'éditeur de toutes les tailles. On pense souvent aux mastodontes de l'édition mais il en existe beaucoup d'autres bien moins connues et qui font un très bon travail. Évidemment ça reste difficile de trouver preneur pour un manuscrit. Mais il faut persévérer je crois, être patient, peaufiner son texte, le faire relire.
Si vraiment ça ne fonctionne pas, ça ne veut pas dire que son texte est mauvais. Malheureusement un tas de bons textes ne trouveront jamais d'éditeurs et des moyens en trouveront pour peu que l'auteur soit une star du show biz assurant des ventes potables quoiqu'il arrive. Le bon texte, chez le bon éditeur, au bon moment. Aller voir en librairie quels éditeurs publient des livres dans le genre qu'on a écrit est un point crucial. Toute maison d'édition a une ligne éditoriale et c'est la 1ère chose pour espérer être au moins lu. Ensuite un manuscrit doit sortir du lot pour avoir une chance. Mais pas forcément être parfait... Un éditeur m'a dit un jour nous on ne lit pas un manuscrit comme un lecteur lit un livre, on lit un potentiel, le potentiel d'un texte encore en devenir (d'où ensuite le travail éditorial)

Honnêtement si on ne trouve pas, mieux vaut tenter sa chance en auto-édition que de passer par des structures qui ne sont pas des éditeurs tout en se revendiquant trop souvent comme tel. Ce sont plutôt des prestataires de service et des imprimeurs.
 
Azaby
   
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Azaby  /  Hé ! Makarénine


Ezoah a écrit:
Marie-Do a écrit:
mais pour moi il faut d'abord avoir essayé d'envoyer ton texte à des ME à compte d'éditeur

Ok. Quand vous parlez de maisons à compte d'éditeur, vous comptez bien le Lys Bleu dedans ?
Même s'il y a une clause particulière, ils prennent quand même bien plus à leur charge pour concevoir le livre que 40 exemplaires. Pour l'instant, la seule chose qui m'ennuie, c'est de savoir s'ils cherchent vraiment à le vendre...
En tous cas leur site est truffé d'ouvrages peu connus du grand public mais passionnants.

J'avoue être "entrée dans le débat" avec des gens sur Instagram qui hurlent à la maison à compte d'auteur déguisé.


Parce que c'en est une ! Smile

Et ce n'est pas forcément hurler que de le constater. Une maison qui te fait payer pour travailler (au lieu de te payer) n'est pas une maison à compte d'éditeur, dans aucun contexte. Peu importe la façon dont on présente ça, et peu importe le travail qu'effectue ou non l'éditeur de son côté. S'il ne prend pas tout en charge, ce n'est pas un compte d'éditeur.

Bref, ceci mis de côté : tu te mets dans une situation délicate.

Car non seulement il est atrocement difficile de publier une série à compte d'éditeur, mais il est encore plus ardu de publier un tome 2 dans une maison différente du tome 1. A ça s'ajoute le fait que la quasi totalité des maisons à compte d'éditeur refuseront de publier la suite d'un récit qui est déjà paru autrement qu'à compte d'éditeur.

A part récupérer tes droits ou différencier tes tomes au point d'en faire deux histoires distinctes, j'avoue que je vois mal comment tu peux te sortir de cette situation. Laughing
 
Ezoah
   
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Ezoah  /  Homme invisible


AZABY a écrit:
Bref, ceci mis de côté : tu te mets dans une situation délicate.

Car non seulement il est atrocement difficile de publier une série à compte d'éditeur, mais il est encore plus ardu de publier un tome 2 dans une maison différente du tome 1. A ça s'ajoute le fait que la quasi totalité des maisons à compte d'éditeur refuseront de publier la suite d'un récit qui est déjà paru autrement qu'à compte d'éditeur.

A part récupérer tes droits ou différencier tes tomes au point d'en faire deux histoires distinctes, j'avoue que je vois mal comment tu peux te sortir de cette situation.

Si, il y a bien une solution optimiste: publier la suite avec le Lys Bleu en espérant que la collaboration fonctionne Very Happy
 
Azaby
   
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Azaby  /  Hé ! Makarénine


Ezoah a écrit:
AZABY a écrit:
Bref, ceci mis de côté : tu te mets dans une situation délicate.

Car non seulement il est atrocement difficile de publier une série à compte d'éditeur, mais il est encore plus ardu de publier un tome 2 dans une maison différente du tome 1. A ça s'ajoute le fait que la quasi totalité des maisons à compte d'éditeur refuseront de publier la suite d'un récit qui est déjà paru autrement qu'à compte d'éditeur.

A part récupérer tes droits ou différencier tes tomes au point d'en faire deux histoires distinctes, j'avoue que je vois mal comment tu peux te sortir de cette situation.

Si, il y a bien une solution optimiste: publier la suite avec le Lys Bleu en espérant que la collaboration fonctionne Very Happy

Si t'estimes que c'est décent de dépenser pour travailler et de n'avoir aucune visibilité avec un investissement minimal de ta structure, personne ne pourra t'en empêcher !

Mais je n'envisagerais pas ça comme un sort optimiste personnellement ! Shocked
 
Renan
   
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Renan  /  Clochard céleste


Ezoah a écrit:
Si, il y a bien une solution optimiste: publier la suite avec le Lys Bleu en espérant que la collaboration fonctionne Very Happy

Je ne comprends pas, tu poses une question sur le forum mais ton choix semble déjà fait....
 
Azaby
   
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Azaby  /  Hé ! Makarénine


Renan a écrit:
Ezoah a écrit:
Si, il y a bien une solution optimiste: publier la suite avec le Lys Bleu en espérant que la collaboration fonctionne Very Happy

Je ne comprends pas, tu poses une question sur le forum mais ton choix semble déjà fait....

Le débat a déjà eu lieu des milliers de fois, donc je m'attarderai pas dessus...

Mais c'est ça qui est fourbe avec les maisons à compte participatif. C'est qu'elles arrivent à te faire avaler que leurs contrats sont acceptables, et que l'expérience proposée est comparable à celle qui serait vécue dans une maison d'édition à compte d'éditeur ! En prime, elles parviennent même à faire croire que le monde éditorial "normal" ne fonctionne qu'au piston, et qu'il est complètement inaccessible.

Ça ne m'étonne pas que le choix soit fait : dans l'esprit de beaucoup de gens qui publient au Lys Bleu ou ailleurs, c'est (à tort) la seule façon d'accéder à l'édition. Et on se retrouve dans des situations comme ça où des sagas sont coincées, sans diffusion, sans espoir d'une publication rémunérée, sans visibilité et sans travail éditorial poussé (des échos que j'ai entendus).

L'édition, c'est un parcours personnel : chacun ses choix, ses espoirs et ses ambitions. Ce ne sont pas les auteurs qui sont à blâmer, surtout s'ils se contentent de la situation et pensent dans la plupart des cas que c'est "déjà pas si mal" de pouvoir éditer comme ça. Non, ceux qu'il faudrait épingler, ce sont les maisons qui arrivent à maquiller le compte d'auteur/participatif pour faire payer les auteurs (donc la personne qui fournit le travail).
 
marie-do
   
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marie-do  /  Petit chose


Mais malgré toutes les ambiguïtés (dont celle de se presenter comme un éditeur classique) c'est légal...
Perso, je pense qu'un texte qu'on a intensément porté en soi et sur lequel on a longuement travaillé mérite mieux que les sirènes de ces structures qui vous couvrent direct d'éloges (louches forcément) pour appâter le client. Sans rien à redire ou si peu sur votre manuscrit...qui au final les intéresse peu. Et c'est bien là que le bas blesse. Un éditeur ne se jette pas en 15 jours sur un primo auteur en criant au génie, il travaille un texte avec son auteur souvent longuement et avec une très grande exigence, au sein aussi d'une rencontre humaine, pour arriver à une version plus aboutie, puis le défend du mieux qu'il peut avec ses moyens, c'est évident quand on a déjà eu la chance de vivre cette aventure. Signer avec ce type de structures c'est prendre le risque de gâcher le potentiel d'un travail.

40 exemplaires * le prix du livre * nombre très important de publications mensuelles = ça fait déjà une grosse somme alimentée exclusivement par les très nombreux auteurs...Comment imaginer qu'ils vont se démener derrière pour pousser le livre comme il se devrait ? L'amortissement (et éventuellement le bénéfice) de la production d'un livre pour un éditeur, c'est un risque qu'il supporte en pariant sur la capacité d'un livre à trouver un lectorat et EXCLUSIVEMENT sur lui. De là nait l'exigence du travail éditorial, des corrections, de la mise en page, de la diffusion, de la promotion etc..
Imaginons une entreprise de vêtements qui pour supporter le risque imposerait aux créateurs d'en acheter chacun plusieurs dizaines, je trouverais ça vraiment incongru..et me dirais que cette entreprise ne croit pas beaucoup en ce qu'elle produit...
Tu ne fais pas participer le concepteur en laissant croire que c'est parfaitement normal et que c'est comme ça l'édition.
En fait, ils ne misent pas sur un livre. Ils misent surtout sur le rendement financier via les auteurs en publiant de tout et beaucoup. C'est un autre fonctionnement qui n'a rien à voir avec l'édition à compte d'éditeur ni avec l'auto édition où l'auteur reste totalement maître de son projet. Tant que les choses sont claires et que chaque partie y trouve son compte mais c'est loin d'être toujours le cas
 
Ezoah
   
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Ezoah  /  Homme invisible


Azaby a écrit:
Ça ne m'étonne pas que le choix soit fait : dans l'esprit de beaucoup de gens qui publient au Lys Bleu ou ailleurs, c'est (à tort) la seule façon d'accéder à l'édition. Et on se retrouve dans des situations comme ça où des sagas sont coincées, sans diffusion, sans espoir d'une publication rémunérée, sans visibilité et sans travail éditorial poussé (des échos que j'ai entendus).

Non. Je me suis sans doute mal renseignée en allant trop vite, mais pour ma part, j'ai trouvé le Lys Bleu par hasard sur Internet et en feuilletant leur site et en regardant leur vidéo promotionnelle, ça semblait correspondre à ce que je voulais.
La seule chose qui m'inquiète c'est qu'effectivement ils ne fassent pas grand chose et que ma suite ne voie jamais le jour.

Malgré tout, ils sont tout de même bien représentés chez les libraires (dilicom) et sur les sites de vente en ligne... Certaines ME n'y figurent même pas.
 
Ezoah
   
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Ezoah  /  Homme invisible


Je ne sais pas si vous connaissez, mais je viens de tomber sur cette étude, c'est alarmant: [lien]lufthunger-club.com/enquete-avis-sur-les-editions-maia-du-lys-bleu-sydney-laurent-et-dautres

Je cherchais des avis positifs d'auteurs, pour essayer de me rassurer. Et je n'ai trouvé pour l'instant que des horreurs... No
 
Chimère
   
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Chimère  /  Hé ! Makarénine


Je suis désolée pour toi, Ezoah, même si je comprends ton cheminement et pourquoi tu as choisi le Lys Bleu à la base. Voir son travail publié, c’est quelque chose que nous voyons comme une consécration très importante, dont certains essaient de profiter.

La règle très simple de base, c’est qu’il ne faut jamais payer pour être publié. Peu importe la raison qu’on te présente, peu importe les avis positifs et l’apparente solidité du contrat. Jamais.

Comme dit plus haut, le mieux à faire est d’annuler ton contrat si tu le peux ; si tu te désolidarises du projet et ne compte pas leur verser un seul centime, ça pourrait jouer en ta faveur ? Je ne connais pas leur contrat, mais tu devrais trouver des membres avec de l’expérience dans ce domaine pour t’y aider à y voir plus clair et passer tes options en revue.

Ensuite, je te conseille naturellement d’aller faire un tour dans la section dédiée aux maisons d’édition, où tu pourras cerner leur ligne éditoriale, les avis des membres à leur sujet, leurs fenêtres de soumission, ect.

Tu peux aussi proposer ton manuscrit (si tu en récupères les droits) à des appels à texte par exemple, dont certains peuvent déboucher sur une véritable publication à compte d’éditeur. D’ailleurs, la quatrième édition des Murmures Littéraires commence en décembre, tu peux jeter un oeil sur le sujet dédié dans « appels à textes et concours littéraires ».

Quoiqu’il en soit, c’est une bonne chose de t’être remise en question et de chercher à mieux te renseigner ; beaucoup ne le font pas.
 
   
    
                         
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