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 J’écrire de l’urban fantasy (et j’assume pas)

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Madra-Bhan
   
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C’est bizarre, je sais. J’ai écrit un recueil de nouvelles, un roman et je travaille actuellement sur le tome 2. J’adore ce type d’univers. Je trouve que les questions sociales que l’on y soulève sont vraiment géniales. Surtout, je ne peu plus pifer les univers de fantasy médiévale pale  et je suis pas assez calé en science pour écrire de la SF. J’adore l’urban fantasy, mais le lien étroit avec la paranormale romance sans parler de la Bit-Lit (création de Bragelonne), me mets mal à l’aise. J’arrive pas à comprendre d’où ce sentiment vient. Est-ce que c’est le fait d’avoir des loups-garous et des vampires, d’avoir entendu des amis éditeurs (homme bien sûr) dire que s’il ne publiait pas plus de femmes c’est parce qu’elle n’écrivait que de la bit-lit. C’est vraiment étrange comme sensation, car j’y reviens toujours et en plus, il y a un lectorat.

Le pire c’est que je trouve pas que ce que j’écris est nul, je trouve même que c’est pas mal. Je le publie en ligne sous mon vrai nom. J’ai aucune honte, mais régulièrement y a cette petite voix dans ma tête qui me dit que je devrais écrire des choses plus sérieuse, pour être publié par un grand éditeur. L'urban étant écrite et lue majoritairement par des femmes, je pense que ça joue beaucoup. Je suis une femme, ça ne m'empèche pas d'avoir des biais sexiste.  *vomi*  

Et vous vous assumez tout.


Édit modération : sujet déplacé dans Discussions générales.


Dernière édition par Elsa le Mer 27 Juil 2022 - 15:28, édité 1 fois
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Mardi
   
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Déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors l'urban fantasy... Rolling Eyes
:mrgreen:
Hum, pardon.
Je crois que c'est juste un conditionnement dont tu as besoin de te défaire, mais ça ne va pas se faire en deux jours.
Pour répondre à ta question : j'écris ce que j'aime, et ce que j'aimerais lire. Ce qu'en pensent les élitistes de la littérature et autres mâles trop bien pour lire de la "littérature de bonne femme", ça m'en touche une sans faire bouger l'autre.
Et en vrai, il y a plein d'hommes qui lisent de l'UF. L'UF, c'est pas que de la romance paranormale, des vampires et des loups-garous. Non pas que je considère ces sous-genres de l'UF comme de la merde, mais c'est réducteur de penser que l'UF ne vend que de ça !


J’écrire de l’urban fantasy (et j’assume pas) Tarepa10
Ta gueule, c'est cosmique.
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Après si tu veux écrire des trucs sérieux tout en restant dans l'Urban Fantasy, tu peux écrire de l'Urban Fantasy avec des Gros Testicules en prenant exemple sur les Dresden Files : https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Dossiers_Dresden

Après tu prends un pseudo comme Edgar Pasdutoutuneautriceavecunemoustache et hop, te voilà un Vrai Auteur Sérieux.

Tout est possible avec de la volonté.
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Toute l'Urban Fantasy ne tourne pas autour de la romance ou de la bit lit ; j'adore l'urban, j'adore en écrire et j'adore en lire, et je ne lis pas de Bit-Lit ni de Romance, moi, j'aime les univers cools et prenants et c'est tout, et j'aimerais bien que les auteurs assument ça pour faire des histoires sympas, je sais que je ne suis pas la seule. 
J'allais parler des Desdren Files aussi, un classique dans le genre, qui ont vraiment un cachet particulier et développé, une lecture que je recommande pour la recherche - et le fun - maaais la saga souffre un peu des codes aussi : le protagoniste masculin est bien bien masculin , et va décrire toutes les jolies femmes qu'ils croisent (beaucoup) ; ce côté là a assez mal vieilli, ça m'avait un peu relouté au bout de quelques bouquins. Il n'empêche que j'ai quand même bouffé les 3 premiers bouquins en une semaine quand j'ai découvert ça.


Citation :
ARTICLE L132-2 DU CPI : "Ne constitue pas un contrat d'édition, au sens de l'article L. 132-1, le contrat dit à compte d'auteur."


J’écrire de l’urban fantasy (et j’assume pas) Capture_decran_2021-10-24_a_18.21.26
 
BoiséeNoire
   
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Ces éditeurs sont pas bien malins... s'ils savaient comment la bit-lit vend bien ! 8D
 
Leasaurus Rex
   
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Elsa a écrit:
J’adore l’urban fantasy, mais le lien étroit avec la paranormale romance sans parler de la Bit-Lit (création de Bragelonne), me mets mal à l’aise.

Elsa a écrit:
J’arrive pas à comprendre d’où ce sentiment vient.

Elsa a écrit:
L'urban étant écrite et lue majoritairement par des femmes, je pense que ça joue beaucoup. Je suis une femme, ça ne m'empèche pas d'avoir des biais sexiste.

Pour moi, la réponse est dans ces lignes. Smile
Il n'est pas question de te blâmer pour ça, mais je pense vraiment très fort que c'est du sexisme internalisé, et ce n'est même pas de ta faute. Les éditeurs et auteurs, et hommes de lettres (et j'insiste sur le genre masculin) ont de tout temps dénigré les productions considérées comme féminines. D'ailleurs ça ne se répercute pas que dans la littérature, mais bien dans tous les domaines. Aujourd'hui, on a beaucoup d'autrices, et beaucoup d'entre elles sont reléguées à certains genres de la littérature, à cause de biais sexistes et misogynes. De là à cataloguer un certain type de littérature de "sous-littérature" allant jusqu'à provoquer le mépris pour les personnes qui en lisent et en écrivent, il n'y a qu'un pas.

C'est difficile, pour une femme, d'assumer aimer certains genres, que ce soit à lire ou à écrire. Parce qu'on sait que malgré soi, on participe à ces biais sexistes et misogynes. C'est comme ça que beaucoup de filles et de femmes rejettent les "trucs de fille" en pensant que les "trucs de garçon" c'est plus valorisant.

Il n'y a pas de recette miracle : la déconstruction de ses biais se fait au quotidien, et ça prend du temps. Mais si l'urban fantasy est un genre que tu aimes, que ce que tu écris te plaît et que tu trouves ton lectorat, laisse donc les gens cracher leur fiel. Et je pense même que tu peux revaloriser tes écrits par ce prisme : tu es une femme qui écrit dans un genre littéraire décrié, rien que pour ça tu mérites une médaille.

Elsa a écrit:
et je suis pas assez calé en science pour écrire de la SF.

Je rebondis là-dessus, parce que c'est encore un autre sujet, mais que c'est un peu en lien : ça aussi c'est du sexisme internalisé. Les auteurices de SF ne sont pas forcément plus calés en sciences que les autres, hein. Quelques-un·e·s oui, mais pour la grande majorité, c'est de la recherche. Et on peut écrire de la SF sans que ce soit de la hard SF, donc sans forcément correspondre avec exactitude aux principes actuels des lois de la physique.
Mais comme c'est un genre qui a été accaparé par des hommes, et qu'on nous fait croire depuis des siècles que les femmes sont vraiment nulles en maths et en sciences, en tant que femme on a tendance à intégrer ça et à se dire qu'on n'est pas assez calée pour écrire en SF. Spoiler alert : les mecs ne sont pas plus calés, sauf qu'eux ils s'en tapent, ils le font quand même.

Comme on dit, aie la confiance en soi d'un homme blanc médiocre, tu verras que beaucoup de tes barrières internes se lèveront suite à ça.  Very Happy
 
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Leasaurus Rex a écrit:
Je rebondis là-dessus, parce que c'est encore un autre sujet, mais que c'est un peu en lien : ça aussi c'est du sexisme internalisé. Les auteurices de SF ne sont pas forcément plus calés en sciences que les autres, hein. Quelques-un·e·s oui, mais pour la grande majorité, c'est de la recherche. Et on peut écrire de la SF sans que ce soit de la hard SF, donc sans forcément correspondre avec exactitude aux principes actuels des lois de la physique.
Mais comme c'est un genre qui a été accaparé par des hommes, et qu'on nous fait croire depuis des siècles que les femmes sont vraiment nulles en maths et en sciences, en tant que femme on a tendance à intégrer ça et à se dire qu'on n'est pas assez calée pour écrire en SF. Spoiler alert : les mecs ne sont pas plus calés, sauf qu'eux ils s'en tapent, ils le font quand même.

Je me permets de rebondir là-dessus pour mentionner que ma vie d'autrice est 100% plus fun depuis que j'écris différentes saveurs de SF comme si demain n'existait pas. Quand on traverse le blocage, on trouve de belles choses derrière.

(Edit : et j'avais fait des études de chimie organique donc, ha, on aurait pu croire qu'avoir fait des études de science m'aurait aidée à me sentir légitime, mais même pas.)

Pour ce qui est du sujet qui est d'écrire ce dont on a envie même si c'est honteux, faire un trou dans les briques et traverser le mur de la honte permet en général de faire de belles découvertes derrière.


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Léa a écrit:
Pour moi, la réponse est dans ces lignes. Smile
Il n'est pas question de te blâmer pour ça, mais je pense vraiment très fort que c'est du sexisme internalisé, et ce n'est même pas de ta faute. Les éditeurs et auteurs, et hommes de lettres (et j'insiste sur le genre masculin) ont de tout temps dénigré les productions considérées comme féminines.
Je pense qu'il y a beaucoup de ça. Ça m'a fait pensé à un passage de Bourdieu (La Domination Masculine) qui dit : "Il suffit que les hommes s'emparent de tâches réputées féminines et les accomplissent hors de la sphère privée pour qu'elles se trouvent par là même ennoblies et transfigurées : "c'est le travail, observe Margaret Maruani, qui se constitute toujours comme différent selon qu'il est effectué par des hommes ou par des femmes". Si la statistique établit que les métiers dit qualifiés incombent plutôt aux hommes tandis que les travaux impartis aux femmes sont "sans qualité", c'est en partie parce que tout métier, quel qu'il soit, se trouve en quelque sorte qualifié par le fait d'être accompli par des hommes (qui, sous ce rapport, sont tous, par définition, de qualité)". Ça m'a beaucoup marqué, et je trouve ça très éclairant : ce que touche un homme prend de la valeur, ce que touche une femme en perd. C'est le paradoxe où la Romance, le genre qui vend le plus (à des niveaux financiers parfois stratosphériques) est le plus dévalorisé, alors que la SF, le genre qui vend le moins, est le genre de l'imaginaire le plus valorisé. Franchement ça explique entièrement le commentaire de ton ami éditeur, Elsa.

Parce que l'Urban Fantasy est dominé par des femmes, et parce qu'il est très lié à la bit-lit, qui est de la romance, là aussi un genre de femmes, tu ressens cette dévalorisation. C'est ça qui peut se transformer en des difficultés d'assumer, à mon avis. Personne n'a envie d'être dévalorisé haha. Mais bon, les lecteurs sont à 80% des femmes, donc au fond, ce qui plait, ce sont ces genres dévalorisés Smile

Aussi, tu vas ressentir un frein à l'accès à la SF, comme illustré par Léa et par Now@n, d'un côté car il y a ce sentiment d'illégitimité des femmes à ce sujet, mais aussi car il y existe généralement une résistance à la féminisation des bastions masculins, car cela fait justement perdre de la "valeur" à ces bastions. Une autre citation de Bourdieu : "La violence de certaines réactions émotionnelles contre l'entrée des femmes dans telle ou telle profession se comprend si l'on sait que les positions sociales elles-mêmes sont sexuées, et sexuantes, et que, en défendant leurs postes contre la féminisation, c'est leur idée la plus profonde d'eux-mêmes en tant qu'hommes que les hommes entendent protéger, surtout dans le cas de catégories sociales (...), qui doivent une grande partie, sinon la totalité, de leur valeur, même à leurs propres yeux, à leur image de virilité." La SF est bien vue car elle est associée à des qualités "masculines" et "viriles" - si trop de femmes y rentraient, la SF perdrait cette image, et ça peut générer une angoisse existentielle chez ceux qui en dépendent pour valoriser leur image de soi. (Il va de soi qu'il n'y a rien dans la SF d'intrinsèquement masculin, c'est bien entendu une image sociale qui s'est construite du fait que ce genre est dominé par les hommes.)

Bref, je comprends tout à fait ton sentiment, qui est lié aux structures sociales actuelles (mais qui changent lentement pour le mieux). Ce qui compte, c'est quand même que tu écrives ce que tu veux : donc fais-toi plaisir. Very Happy
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Chimère
   
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Quelle est la « littérature sérieuse » ? Les trucs chiants à mourir, uniquement ce qui est nominé au Goncourt, ce qui se lit dans les Cercles ? (Tiens, tu la sens ma grosse majuscule élitiste)

Si l’on n’écrit pas ce qu’on aime, je n’en vois pas l’intérêt. Peu importe que ce soit un essai sur les palourdes ou deux AlPhA tRoP bEaUx qui veulent planter leurs bouts d’anatomie dans la pom-pom girl du lycée (ouais c’est réducteur).
Un récit sans passion de la part de son auteur.e, ça se voit tout de suite.

Je n’ai jamais attendu qu’on me dise quoi lire et quoi aimer, pire encore je m’en méfie comme de la peste. À chaque auteur.e ses adeptes.
La Fantasy a été très longtemps considérée comme un truc de boutonneux puceaux (j’exagère à peine), maintenant on commence enfin à comprendre à grande échelle que c’est trop génial ET rentable ET pas que pour les hommes, par exemple.
Partant de là, que chacun.e écrive ce qui lui chante. Un auteur heureux, c’est du papier bien utilisé 8D
 
Leasaurus Rex
   
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Page de Bâtons a écrit:

Je pense qu'il y a beaucoup de ça. Ça m'a fait pensé à un passage de Bourdieu (La Domination Masculine) qui dit : "Il suffit que les hommes s'emparent de tâches réputées féminines et les accomplissent hors de la sphère privée pour qu'elles se trouvent par là même ennoblies et transfigurées : "c'est le travail, observe Margaret Maruani, qui se constitute toujours comme différent selon qu'il est effectué par des hommes ou par des femmes". Si la statistique établit que les métiers dit qualifiés incombent plutôt aux hommes tandis que les travaux impartis aux femmes sont "sans qualité", c'est en partie parce que tout métier, quel qu'il soit, se trouve en quelque sorte qualifié par le fait d'être accompli par des hommes (qui, sous ce rapport, sont tous, par définition, de qualité)". Ça m'a beaucoup marqué, et je trouve ça très éclairant : ce que touche un homme prend de la valeur, ce que touche une femme en perd. C'est le paradoxe où la Romance, le genre qui vend le plus (à des niveaux financiers parfois stratosphériques) est le plus dévalorisé, alors que la SF, le genre qui vend le moins, est le genre de l'imaginaire le plus valorisé. Franchement ça explique entièrement le commentaire de ton ami éditeur, Elsa.
Oui complètement, c'est d'ailleurs très marquant dans d'autres domaines. Par exemple, la cuisine : quand elle est du quotidien c'est une affaire de femmes, quand c'est de la gastronomie et de l'excellence, c'est une affaire d'hommes. La couture : au quotidien (rapiéçage, ourlets, boutons... quand à l'époque ce n'était pas tout simplement faire le vêtement entier) affaire de femmes, quand c'est l'industrie du luxe, affaire d'hommes. La coiffure : au quotidien, affaire de femmes, pour les stars, affaire d'hommes.
Ça se ressent aussi dans le milieu sportif/compétitif. J'ai été cavalière pendant longtemps, et les clubs sont à majorité fréquentés par des cavalières (les garçons puis les hommes restaient une espèce rare). Pourtant sur la scène de compétition à haut niveau... On ne voit quasiment que des hommes. Laughing

Ou encore un domaine qui fait notre quotidien aujourd'hui : l'informatique. À sa naissance dans les années 50, c'était un domaine paritaire. Genre vraiment, y avait 50% de femmes et 50% d'hommes. Les hommes s'occupaient surtout de la partie mécanique : monter les gros ordinateurs (qui prenaient des salles entières), préparer les composants, assembler le tout. Les femmes, elles faisaient le boulot de calculatrice (eh oui, avant d'être un outil, c'était un métier), et c'étaient elles qui étaient chargées de faire de la programmation, domaine décrié par les hommes (c'était vu comme de l'administratif, donc pas loin du secrétariat = métier de femmes). D'ailleurs, on doit beaucoup de nos inventions actuelles à... des femmes.
Et puis, vu l'expansion de l'informatique, l'élargissement de ses applications, et son succès dans tous les domaines... Les hommes ont commencé à s'y intéresser d'un peu plus près, d'autant qu'il n'y avait plus autant de besoins dans l'aspect mécanique de la chose. Et bizarrement (ironie), les femmes ont commencé à être de moins en moins représentées dans le domaine. Le marketing a fini d'achever tout ça en ciblant ses pubs pour les appareils informatiques personnels (PC, consoles de jeux, etc) comme des outils typiquement masculins.

Donc dans les années 1950, il y avait 50/50 d'hommes et de femmes dans l'informatique. En 2017, 16% des salariés de la tech étaient des femmes. Laughing

Les exemples sont vraiment super nombreux.


Et du coup, je rejoins complètement les développements de Page de Bâtons et d'@now@n : c'est systémique, alors défonçons joyeusement les murs qu'on tente d'ériger face à nous. Aimons donc les genres décriés, et si ça nous plaît, écrivons-les : c'est aussi une forme de rébellion. :flower:
 
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Noxer a écrit:
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J'avais lu un article qui disait que si les femmes lisaient en majorité de la romance et des "trucs de filles" ce n’était pas tant par goût qu'à cause des épreuves que ne traversaient PAS les personnages féminins. Aussi gnian-gnian ou toxique (malheureusement) que puissent être certains livres, ces persos n’étaient pas maltraités comme elles peuvent l’être dans la SFFF ou les comics (encore un truc de bonhomme).
Dans la romance dite classique, les persos féminins ne finissent pas en petits morceaux pour faire avancer l'histoire du héros et, assez souvent, elles sont les maitresses de leur destinée. Elles ne sont pas fétichisées et ne se retrouvent pas à moitié à poil au pire moment. Leurs traumatismes ne leur donnent pas de super pouvoirs.
En clair, il existe une frange de romans où les femmes peuvent être de véritables personnages et non des faire-valoir et c'est dans ces genres-là que se retrouvent la plupart des lectrices qui veulent, comme les hommes, s'identifier à celles dont elles suivent les aventures.
De la SFFF non misogyne attire aussi les femmes, même s'il y a des gros vaisseaux spatiaux, des vilains dragons et même pas de licornes arc-en-ciel, c'est incroyab'!

J’ajouterais, pour tous ceux qui pleurnichent à la censure lorsqu'on parle de mettre des femmes à la place des hommes, que les femmes qui ne peuvent écrire de bons livres parce qu'elles sont bouffées par le doute (voir plus haut Smile  c'est aussi de la censure, et j'entends personne s'en plaindre. Sans compter la censure effective, qui continue à pousser des femmes à utiliser des pseudos masculins pour être prise au sérieux.

Donc voilà, Elsa, écris de l'urban Fantasy en paix, tente d'autres genres si tu le souhaites. Tu écris des choses sérieuses, et ton lectorat ne s'y trompe pas!  J’écrire de l’urban fantasy (et j’assume pas) 4179165162
 
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Jimilie Croquette  /  De l'Importance d'être Constamment Là


Je vous aime bien, gens dans ce topic.
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Fred Dee
   
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Fred Dee  /  Hé ! Makarénine


Je passe juste par là pour dire que j'adore le mot-valise inventé - peut-être involontairement mais c'est pas grave, au contraire - par Radischat :
Radischat a écrit:
ça m'avait un peu relouté au bout de quelques bouquins.
Relouté, déf. : Quand tu repoussé par tant de lourdeurs et des clichés charriés par des persos mâles alpha bon marché.
Voilà, je ressors. En laissant juste un mot sur le guéridon.
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