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 Faut-il faire des pauses ?

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Invité  /  Invité


Bonsoir Smile

Depuis quelques jours j'ai une idée de roman qui me travaille beaucoup, et même sans cesse. J'y pense le soir avant de m'endormir, le matin au réveil : je prends des notes dès que j'ai un peu de temps pour moi ; je me documente sur le sujet ; je réfléchis à mon idée pendant mes tâches de la vie quotidienne...

J'ai peur que cet enthousiasme soit excessif, voire contre-productif. En effet, à de nombreuses reprises je me suis enthousiasmée pour des projets de manière très intense sans réussir à les terminer parce que je me suis lassée rapidement... Il m'est bien entendu également arrivé de terminer des choses, mais j'ai peur que mon excès de motivation finisse par jouer en ma défaveur - que cela m'épuise, que je me lasse à force d'avoir voulu aller trop vite...

Que faites-vous pour ne pas être dévoré.es par vos idées ? Vous fixez-vous des horaires pour travailler ? vous octroyez-vous des pauses où vous vous interdisez de penser à votre projet ? ou des pauses plus souples ?

Pensez-vous que mettre trop d'intensité dans son idée les premiers jours puisse pénaliser sur le long terme (comme si on courait très vite dès le début dans une course d'endurance) ? Construire trop vite son roman l'empêchera-t-il de respirer ? faut-il du recul pour bien écrire ?

Je vous remercie d'avance pour vos réponses !
 
BoiséeNoire
   
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BoiséeNoire  /  Crime et boniment


Alors, personnellement, quand j'ai une idée, plutôt que de me jeter immédiatement dessus corps et âme, je la note quelque part et... j'attends. Parfois, plusieurs semaines, parfois jusqu'à plusieurs années. Je m'occupe de mes projets en cours ou prioritaires (pour plein de raisons : deadlines, appels à textes, textes plus avancés...), puis quand vient le temps de choisir un nouveau projet, je consulte la liste. Si après tout ce temps, un projet m'apparait toujours intéressant, ça veut dire qu'il a passé l'étape du temps et que ce n'est pas seulement une idée passagère de laquelle je me découragerai après quelques temps.
 
Leah-B
   
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Leah-B  /  Blanchisseur de campagnes


Coucou Smile

Question fréquente !

Ce que je vais te dire va peut-être te rassurer : tout ce que j'ai écrit/produit a été le fruit d'idées "excessives", dans le genre qui tournent en boucle pendant des heures, des jours, qui moulinent à tout instant.. Le cerveau sans cesse en branle.

C'est d'ailleurs de ce flux de pensées "excessif" qu'est né l'envie / le besoin d'écrire. Le fil de mes idées était surchargé.

Pour ce qui est de faire des pauses, oui et non. Dégobiller un texte en quelques semaines, ça a du très bon et du moins bon. Je pense qu'il faut le tenter au moins une fois pour l'expérience. Ensuite, souffler un coup, et prendre le temps dont on a besoin pour écrire. Si ce temps inclut des pauses, un jour, une semaine, un mois... S'écouter. A condition que ce ne soit pas la paresse qui régisse l'affaire.

Pour ce qui est des chutes de motivation, des manuscrits entamés et abandonnés sur le quai de la gare, c'est selon moi très mauvais signe. Quand un projet nous anime, c'est une source qui jaillit, des eaux tout à fait particulières, singulières. D'elles naissent des courants. Ils se meuvent seuls, s'agitent, se renouvellent. Ils se portent eux-mêmes, mais on n'a pas moins envie de les arroser. Ils vont avec nous et nous allons avec eux. Mais si au terme de quelques temps, le soufflet est retombé, qu'il n'y a plus la moindre étincelle, cela signifie selon moi qu'on s'est tout simplement trompé de voie, qu'on a marché à côté ou qu'on s'est élancé dans le mauvais sens. Une motivation réduite à peau de chagrin, c'est un panneau "wrong way" que t'envoie ton cerveau.

Enfin, c'est une vision assez personnelle des choses.

Mais on les voit bien les gens comme ça dans la vie, ceux qui "s'enflamment". Ils sont souvent moqués, on rit de leur élan, on leur reproche de ne pas savoir ce qu'ils veulent, on s'amuse à leur rappeler la nuance entre l'envie, la vraie, celle dont la force se compare aux courants des fleuves, et les idées passagères, attraits de la nouveauté et petits défis personnels pour égayer le quotidien, qui apparaissent et disparaissent comme les petites flaques d'eaux au coin des trottoirs. Mais la littérature n'est pas le bon domaine pour ce type d'énergie. Ecrire, ça demande des mois, des années concentré sur une seule intrigue. Si celle-ci n'est pas la bonne...

Je pense surtout qu'il y faut y aller à l'instinct. Ne pas se lancer dans "une histoire qui parlerait de ça", mais écrire sur ce qui résonne au fond de nous, chercher une clé à nos questions intérieures. Je dis ça, c'est assez personnel, car je sais que mes romans, sous leurs étiquettes assez disparates, racontent tous exactement la même histoire. Si tu as les idées changeantes, c'est peut-être que tu n'as pas encore cerné quel est le véritable thème sur lequel tu as envie de travailler.

Pour répondre plus précisément à ta question, je pense qu'il faut jouer tout l'un ou tout l'autre. Si ce projet t'embrase, écris-le d'une traite, à la faveur du feu allumé, saisissant le moment où les flammes sont les plus belles. Si à l'inverse, tu penses que ce sont idées qui pourront t'emmener très loin, à condition de ne pas précéder le navire, laisse-toi porter par le courant Smile
 
Ackerman
   
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Ackerman  /  Barge de Radetzky


Je ne pense pas que ce soit une mauvaise chose, sachant que l'écriture d'un roman prend beaucoup de temps.
Je partage avec toi mon expérience.
J'ai toujours voulu écrire de la fantasy mais je n'avais aucune idée sur quoi écrire donc je n'ai pas cherché. Puis il y a un an, j'étais dans mon lit quand une idée a germé et cela ne s'est pas arrêté, j'étais submergé d'idées. J'ai donc tout mis sur papier et les jours suivant ce fut pareil, j'avais mon univers et ses règles, je notais tout ce qui me venait et environ cinq mois plus tard, j'ai écrit ma première ligne. Entretemps j'ai abandonné des idées, j'en ai eu d'autres, j'ai modifié, etc.

Je ne suis encore qu'au quart de mon texte mais ça avance. Parfois je perds la flamme et je m'arrête pendant un mois mais toujours, ce besoin pressant revient et je m'y remets.

Cela a marché pour moi. Quand je suis enthousiaste, je m'y mets et je ne cherche pas à me freiner et si au bout d'un instant je m'arrête, j'attends patiemment que ça revienne parce que travailler sur un roman sans en avoir l'envie, c'est épuisant.

Après peut-être que ce sera différent pour un autre, moi je te dirai vas-y, tu en as envie, lance toi. Et si tu t'arrêtes en chemin attends que ça revienne, quitte à remodeler ton texte entièrement.
 
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Invité  /  Invité


Sycorax a écrit:
Que faites-vous pour ne pas être dévoré.es par vos idées ? Vous fixez-vous des horaires pour travailler ? vous octroyez-vous des pauses où vous vous interdisez de penser à votre projet ? ou des pauses plus souples ?
S'interdire de penser à c'est le meilleur moyen de se laisser dévorer, justement. C'est comme les émotions : plus on refoule plus ça revient en boomerang. Personnellement, je laisse couler… Si je commence à fredonner les musiques que je me mets pour écrire, je me laisse fredonner. Si, en regardant un bâtiment ou en lisant un catalogue d'expo, je me dis "je veux ça pour Roman 3 ! *.*" ben, je laisse la pensée là où elle est. Parfois je vais creuser, réfléchir à comment "avoir ça" et puis parfois je la laisse juste passer et je sais que je la reprendrai plus tard. Et peu importe que l'idée arrive sur un projet en cours ou un projet futur, ou un projet tellement flou qu'on peut même pas appeler ça un projet : c'est un fœtus d'idée : ben, je laisse l'idée passer. Et ça mijote dans mon crâne.
Pas d'horaires pour travailler, mais j'essaye d'écrire tous les jours, sauf quand je termine le travail vraiment tard (genre 19h) parce que j'ai le cerveau en miettes, de toute façon.

Sycorax a écrit:
Pensez-vous que mettre trop d'intensité dans son idée les premiers jours puisse pénaliser sur le long terme (comme si on courait très vite dès le début dans une course d'endurance) ? Construire trop vite son roman l'empêchera-t-il de respirer ? faut-il du recul pour bien écrire ?
Je pense que ça dépend des gens. Mais pour ma part, c'est plutôt oui. Parce que laisser décanter une idée, c'est s'assurer qu'elle est bonne, alors que parfois, quand on se jette dessus avec l'enthousiasme du début, on a déjà commencé à écrire alors que ça décante encore, et en fait on s'arrête parce que ça a fini de décanter et que c'était pas si bien. Généralement je ne me jette pas sur les idées comme une affamée. Par contre, je peux gribouiller des trucs, des incipits ou des morceaux de dialogue, juste pour les sortir de ma tête et arrêter de faire une fixette dessus.
Je pense que, vu ce que tu nous dis, tu peux essayer ça : profiter de ton enthousiasme pour préparer, noter des idées, etc. et puis voir ce qui en ressort dans quelques semaines, si tu as toujours envie d'écrire cette histoire.
En fait, je pense qu'il faut surtout savoir écouter son instinct. Par exemple, j'ai plein d'idées plus ou moins avancées, mais je n'ai pas, comme BoiséeNoire, regardé dans une liste pour savoir ce que j'allais écrire : je n'ai pas choisi Roman 3 : c'est Roman 3 qui m'a choisie. Les personnages et l'univers se sont imposés d'eux-mêmes. C'était lui, j'étais prête. Si ton instinct te dit que c'est une bonne histoire à écrire, suis-le !

Je me retrouve aussi dans ce que dit Leah sur le fil des pensées surchargées. J'écris pour faire sortir les idées, sinon mon esprit se rempli, se rempli, se rempli, et suite ça déborde, je suis incapable de penser à autre chose. Donc je fais sortir, et ça laisse de la place à l'histoire suivante pour fleurir.
 
Mmokong
   
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Mmokong  /  Barge de Radetzky


Je ne sais pas s’il faut faire des pauses pour le bénéfice du travail d’écriture, mais c’est sûr qu’il faut en faire pour soi et pour les autres autour de soi... voici ma malheureuse expérience :

Je n’ai vraiment commencé à écrire que depuis septembre dernier, grâce à un atelier. Entre Noël et nouvel an j’ai eu une sorte de fulgurance pour un roman, pendant quelques jours je ne pensais qu’à ça, je notais des bouts de plans par-ci par-là, j’y pensais constamment. D’autres ont bien décrit cet état dans le fil de la discussion. Et ça me portait, avant l’atelier je ne me serais jamais autorisée à envisager un tel projet, alors j’étais surexcitée et aussi « absente » du reste de mon quotidien, complètement dans ma bulle.

Au bout d’un moment, je me suis rendue compte que je me coupais un peu trop de mes enfants (c’était les vacances scolaires et j’étais aussi en congés), ce qui est bien dommage vu qu’on a pas toujours du temps ensemble. Alors j’ai organisé une petite promenade un après-midi, une boucle à partir d’un itinéraire récupéré sur le web. J’avais quand même du mal à être là, je pensais constamment à mes personnages. Vers la fin de la balade, on est arrivé à un ruisseau sur lequel il y aurait dû avoir une petite passerelle, qui malheureusement était emportée plus loin. Je me suis remise « au présent », et vu l’heure et la distance de notre point de départ, j’ai décidé de traverser à gué. Ça m’a même un peu agacée de devoir revenir à la réalité… le ruisseau faisait deux ou trois mètres de large, il y avait un peu de courant mais c’était gérable avec les petits chacun son tour sur mon dos. Je vous évite le déroulé complet de toutes les circonstances et toutes les erreurs que j’ai accumulé, rien que de me remémorer j’en tremble toute seule devant mon ordi ! Mais pour résumer le plus jeune de 5 ans a glissé dans le ruisseau, il y a eu cet instant où il était complètement sous l’eau et moi j’avais le grand frère sur le dos. Finalement nous avons eu une sacrée chance, une grosse branche l’a empêché d’être emporté et je l’ai repêché tout de suite…

Je vous rassure il n’y a plus eu de problèmes après, je l’ai déshabillé, frictionné puis emballé dans mes vêtements secs et mon conjoint est venu nous chercher pour être au plus vite à la maison. Le petit n’a pas pris froid et n’a pas bu la tasse non plus, ouf !

Mais bref ça a été une grosse claque pour moi, ça aurait pu être grave, mon niveau d’attention n’était pas suffisant. Je n’ai pas écrit ce roman, bien que j’ai toutes les pièces en main, j’y repense de temps en temps mais il est trop impacté par cet incident…

L'écriture c'est génial ça peut vous reconnecter à vous-même et aussi aux gens autour de vous, mais ça peut aussi faire exactement l'inverse, tout dépend de l'intensité et des circonstances propres à chacun. à double tranchant donc, faites attention à vous !
 
jihel
   
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jihel  /  Fiancée roide


Coucou Sycorax,

Je pense que tout ce qui a été écrit précédemment te donne une idée de la réponse...
Il n'y a pas une vérité mais des vérités. Et ça ne dépend pas seulement des personnes.
J'ai écrit mon premier roman (200 pages) en 4 mois, le second (un peu moins) m'a pris 3 ans avec de nombreuses pauses.
Par contre, j'ai constaté une chose, si tu laisses passer l'inspiration ( je crois que quelqu'un plus haut parle de flux ce qui est très juste) tu risques de ne pas la retrouver car tout est question d'état d'esprit et un sujet, à l'instant T, peut t'inspirer des trucs géniaux et te laisser "page blanche" le lendemain parce que tu n'es plus "dans le flux".
Donc suis tes idées. Si tu es coincé sur un épisode, cherche des solutions pour continuer à avancer (quitte à reprendre par la suite, vivent les traitements de texte) mais si, globalement, l'histoire te laisse en rade, n"hésite pas à noter dans un coin les idées qui te restent et attend que l'envie revienne, le temps qu'il faudra. Si ton histoire en vaut la peine, ça arrivera forcément.
Et, oui, garde quand même les deux pieds sur terre car c'est ici bas que tu trouveras tes meilleures idées. L'imagination est impuissante dans une pièce toujours totalement noire...
Bon courage !
 
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Bonsoir,

Merci beaucoup pour toutes vos réponses !

Je pense que je vais tout simplement avancer sans me poser trop de questions, à mon rythme, et profiter de mon enthousiasme pour jeter les premières bases de mon histoire (c'est déjà commencé).
 
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Je m'oblige de mon côté à fumer une cigarette et prendre un bain de pieds tous les 1500 signes, ce qui favorise la circulation sanguine, et aussi le cancer. En effet, j'ai remarqué tout comme toi qu'un trop grand emballement intellectuel peut causer des lésions cérébrales importantes et ralentir ma production, car on le sait, un bon écrivain est rarement un écrivain hospitalisé. J'ajoute que les écrivains dans le coma sont souvent très mauvais. Je ne saurais donc assez te conseiller de disposer sur ton plan de travail d'objets tels que le bilboquet, le Rubiks Cube ou encore une simple solution savonneuse qui te permettra de faire des bulles. Tu m'en diras des nouvelles. Avec tous mes vœux de réussite, bien évidemment.
 
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ctrl+N a écrit:
Je m'oblige de mon côté à fumer une cigarette et prendre un bain de pieds tous les 1500 signes, ce qui favorise la circulation sanguine, et aussi le cancer. En effet, j'ai remarqué tout comme toi qu'un trop grand emballement intellectuel peut causer des lésions cérébrales importantes et ralentir ma production, car on le sait, un bon écrivain est rarement un écrivain hospitalisé. J'ajoute que les écrivains dans le coma sont souvent très mauvais. Je ne saurais donc assez te conseiller de disposer sur ton plan de travail d'objets tels que le bilboquet, le Rubiks Cube ou encore une simple solution savonneuse qui te permettra de faire des bulles. Tu m'en diras des nouvelles. Avec tous mes vœux de réussite, bien évidemment.

Et que fais-tu d'Orwell ? de Proust ? de Duras ? de Brontë ? de Céline ? Smile
 
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Smile a écrit:
Et que fais-tu d'Orwell ? de Proust ? de Duras ? de Brontë ? de Céline ?

Je n'étais malheureusement pas à leur chevet au moment des faits, car j'avais poney à l'époque, mais j'imagine tout de même que, quelque soit le culte qu'on puisse leur vouer aveuglément, ces auteurs ont tout de même écrit leurs meilleures lignes lorsqu'ils n'avaient pas une perfusion dans chaque bras, 40 de fièvre, une fracture ouverte, des plateaux repas déprimants... sans compter les interruptions incessantes d'infirmières commentant la météo comme s'ils étaient déjà morts.
Après, il ne faut pas sous estimer les bénéfices de la morphine sur l'inspiration, tu as sans doute raison
 
Esie
   
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Esie  /  Homme invisible


Je remonte un peu le post car je trouve le sujet intéressant.
Dans mon cas, l'idée vient, je ne fais rien, je me laisse porter par l'idée et je la laisse grandir. Je peux juste y réfléchir comme ça pendant plusieurs semaines. Et une fois que j'ai grosso modo mon histoire je me lance. Je n'ai pas besoin de plan, de note ou autre. Je suis du type jardinière, du coup l'inspiration me vient au fur et à mesure que j'écris. Après comme j'ai 3 enfants, c'est plutôt trouver du temps pour écrire qui est compliqué. Je m'étais fixée 1 chapitre par mois. Bon là que c'est les vacances et que je n'ai pas à courir entre les écoles. J'ai écrit 4 chapitres en 2 semaines. Et effectivement, là j'ai ressenti le besoin de faire des pauses entre chaque chapitre. Pour "laisser couler" celui que je viens de finir et "m'imprégner" du suivant. Je sais pas si c' est très clair ce que je raconte 😂😂
 
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Je crois que je te comprends ! Quand j'écris beaucoup et que ce que j'ai écrit "rattrape" ce que j'ai imaginé, j'ai souvent besoin de laisser un peu de temps avant de poursuivre l'écriture. Ça ressemble à ce que tu veux dire ?
 
Esie
   
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Esie  /  Homme invisible


Enirtourenef a écrit:
Je crois que je te comprends ! Quand j'écris beaucoup et que ce que j'ai écrit "rattrape" ce que j'ai imaginé, j'ai souvent besoin de laisser un peu de temps avant de poursuivre l'écriture. Ça ressemble à ce que tu veux dire ?

Oui c'est tout à fait ça. Et j'ai besoin de temps aussi pour mettre en ordre dans ma tête ce que je vais écrire dans le prochain chapitre :Electricité:
 
Kroemkhelzwyn
   
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Kroemkhelzwyn  /  Homme invisible


Réponse courte : oui.
Réponse longue :
Je me demandais s'il pouvait y avoir une différence selon que l'on soit plotter ou pantser. J'imagine qu'une personne qui avance à l'instinct va plus dépendre de son inspiration du moment, et aura tendance à prendre plus de pauses qu'une personne ayant déjà tout planifié en amont. C'est vraiment juste une interrogation du coup, j'ai l'impression que le besoin de prendre des pauses ou pas est aussi lié à la façon d'aborder le processus d'écriture.
 
   
    
                         
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