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 Jusqu'où peut-on aller ?

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Lanya
   
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Lanya  /  Effleure du mal


Scarlet Dream a écrit:


Lanya, ce que tu dis me fait froid dans le dos... Mon propos est de raconter une histoire que j'ai inventée, pas de créer une polémique ou de choquer des gens au point qu'ils aillent jusqu'au procès. Du coup je suis bien embêtée. Cette histoire fait partie de mes bébés, je ne veux et ne peux l'abandonner.
 

Bonjour,
j'avoue que c'est plutôt décourageant les faits que je t'ai présenté. L'auteur aussi ne voulait que raconter une histoire inventée, en se basant sur le conte original «Hansel et Gretel» et en exploitant les thèmes de maltraitances et tout. Le tout était rédigé de façon à condamné les gestes de l'agresseur, mais ça n'a pas suffit.

Malheureusement, il n'a fallu qu'une seule personne porte plainte pour un passage de quelques lignes pour que tout déboule. pale

Je comprends bien que ton histoire te tienne à cœur. Mais comme l'a dit Fleur-de-Lyss, il a des moyen de remanier le tout pour conserver ton idée de base tout en t'évitant quelques pièges.

Je te souhaite de tout cœur de pouvoir porter ton projet à terme. Parchemin
 
Scarlet Dream
   
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Scarlet Dream  /  Pour qui sonne Lestat


Bonjour.

Fleur-de-Lyss, merci beaucoup pour les pistes que tu me donnes. J'ai essayé justement de rendre mes textes plus "adultes", sauf que je ne sais pas si j'y ai réussi. J'ai tenté également de les regrouper sous un même genre, le genre horreur. Quant au point de vue de la victime, on l'a pour ce chapitre en particulier où je parle des sévices. Tout le reste du roman, on a le point de vue de l'héroïne, qui n'est pas la victime.

Lanya, je te remercie.

Oui cette histoire me tient énormément à cœur. Je suis prête à la remanier et à la corriger autant de fois que cela sera possible, mais il y a des éléments du récit auxquels je tiens. Les mauvais traitements subis par l'un des persos et l'âge de ceux-ci par exemple. J'ai conscience que c'est très délicat.

 
leasaurusrex
   
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leasaurusrex  /  Tentatrice chauve


Tout ça m'étonne, j'ai lu quelques romans dégueux avec des descriptions de tortures/sévices (coucou Une fille comme les autres de Jack Ketchum, entre autres), et ça a été publié... scratch Tout comme on peut avoir des films bien bien dégueux.
Il y a un public pour ça, effectivement, tout le monde n'aime pas lire (ou regarder) ce genre d'histoire, ce que je peux comprendre, mais je ne vois pas l'intérêt d'édulcorer pour édulcorer... Cette ME n'était probablement pas la bonne.

Je trouve que la classification en fonction de l'âge des héros vachement biaisée en fait. C'est comme considérer que la BD ou que le dessin-animé est forcément un support pour enfants (ou le théâtre de marionnettes...). On peut avoir des personnages jeunes et avoir une histoire pour adultes, ou en tout cas pour personnes averties...
 
Yaëlle M.
   
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Yaëlle M.  /  Hé ! Makarénine


Lanya, tu m'as bien fait peur ! Mon roman a paraître en YA comporte une scène avec une prostituée mineure et j'ai aucune envie de risquer des poursuites pour cela...

Mon père m'a dit qu'il pense que la législation et la perception en général de ces sujets varient selon le côté de l'Atlantique... effectivement, ici la jurisprudence semble être le non-lieu (de ce que j'ai lu).

Mon éditeur m'avait assuré qu'il n'y avait pas de problème et ne souhaitait pas de modifications sur ce passage, mais je vais quand même envoyer un mail pour redemander confirmation...
 
Lanya
   
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Lanya  /  Effleure du mal


Bonjour,
Yäelle M. en effet ça peut sans doute varié d'un côté de l'Atlantique à l'autre. Désolée de t'avoir effrayée avec cette histoire, ceci dit en passant! Embarassed   D'ailleurs, c'est un point intéressant, comme quoi, des choses peuvent être vu différemment d'un lieu à l'autre. Un sujet qui passera mal chez les uns, ne fera pas scandale ailleurs.

Je t'avoue que j'ai aussi fait le saut en suivant cette histoire, car dans un de mes projets, un de mes personnages était  mineur (si on le met dans un contexte moderne, elle l'est, mais à l'époque des femmes de son âge pouvaient être mariées). J'ai même hésité à savoir si je la vieillissais ou non. J'hésite encore même!

Ici aussi, plusieurs auteurs sont surpris que cet histoire aille si loin. Si l'auteur était reconnu coupable, ce serait un précédent dans l'histoire de la justice au Québec. Car, si le couperet tombe pour cet auteur, il faudrait alors revoir un tas de livres publiés (tant québécois qu'étrangers).

Pourquoi ce roman fait-il tant jasé, quand il était déjà étiqueté dans la catégorique Horreur-Fantastique avec mention bien affiché «Pour public averti» dessus, quand d'autres qui ne le sont pas peuvent contenir des scènes tout aussi choquantes? Et qu'on peut parfois voir pire à la télévision ou au cinéma!

Au même instant où la plainte était portée contre l'auteur pour cette scène, à la télévision, nous avions une série parlant du monde de la prostitution, avec une jeune femme (adolescente) qui tombait dans les griffes d'un proxénète. On suivait sa descente aux enfers et il y avait même une scène assez dure (la série en était remplie, mais celle-là était assez marquante). Pourtant, personne n'est allé porté plainte contre cette série. La critique l'a même encensé, disant qu'elle dévoilait une réalité trop souvent cachée et qu'elle mettait en lumière tous les dangers de la rue etc.

Un autre exemple qui me vient, chez mes voisins du sud aux États-Unis, ils ont aucun problème à montrer à l'écran des scènes d'inceste, des viols, des fusillades sanglantes, etc. Mais si par malheur une série présente une femme allaitant son enfant ou tirant son lait, ils nous ressortent le classique: «Cachez ce sein que je ne saurais voir!». Ils ont censuré la scène.  Suspect  

Comme quoi, c'est difficile de s'y retrouver! Et difficile de dire où et quand un sujet fera «scandale» ou non. Alors, pour en revenir aux premiers questionnements de ce sujet  :mrgreen:  finalement, tout peut s'écrire, tous les sujets peuvent être traités... Mais après, comment réagiront les lecteurs? Dieu seul le sait et le yabe s'en doute! (comme on dit chez nous  Laughing )
 
Scarlet Dream
   
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Scarlet Dream  /  Pour qui sonne Lestat


leasaurusrex a écrit:
Tout ça m'étonne, j'ai lu quelques romans dégueux avec des descriptions de tortures/sévices (coucou Une fille comme les autres de Jack Ketchum, entre autres), et ça a été publié... scratch Tout comme on peut avoir des films bien bien dégueux.
Il y a un public pour ça, effectivement, tout le monde n'aime pas lire (ou regarder) ce genre d'histoire, ce que je peux comprendre, mais je ne vois pas l'intérêt d'édulcorer pour édulcorer... Cette ME n'était probablement pas la bonne.

Je trouve que la classification en fonction de l'âge des héros vachement biaisée en fait. C'est comme considérer que la BD ou que le dessin-animé est forcément un support pour enfants (ou le théâtre de marionnettes...). On peut avoir des personnages jeunes et avoir une histoire pour adultes, ou en tout cas pour personnes averties...

D'accord avec toi. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi, pour des faits similaires : mettre des mineurs dans une position hum, "délicate" (euphémisme) cela est accordé à des auteurs (connus), certains vont même crier au génie pour l'ensemble de leurs œuvres ! Et pour nous qui commençons, il nous faut marcher sur des œufs. Comme s'il y avait un poids deux mesures. Sans doute parce que nous n'avons pas de noms célèbres, j'ai l'impression que les auteurs bien installés, écrivant des best-sellers, peuvent se permettre ce genre de chose qui ferait grincer des dents si elles étaient écrites par des auteurs anonymes... Je trouve cela très injuste.

Je suis d'accord, entièrement d'accord, que certains sujets sont très délicats et doivent être maniés avec précaution et traités correctement. Un viol est quelque chose de suffisamment grave pour ne pas le traiter par dessus la jambe. Mais pour l'âge des personnages... Je connais un auteur célèbre qui a marié un perso féminin de treize ans à un homme de trente, et l'union a été consommée tout de suite... Alors on dit "oui c'est glauque", mais en attendant, ses livres sont des best-sellers. Livres que je lis et adore, je précise. Mais si lui peut se le permettre, ne serait-ce pas hypocrite et injuste que nous autres, nous devions nous cantonner à ce qu'on doit écrire et non pas à ce qu'on veut écrire ? Du moment que le sujet est traité correctement, qu'on indique, dans le cas des violences, que c'est horrible et condamnable... Bref qu'on n'en fait pas l'apologie. De plus, un écrivain ne doit-il pas, entre autres, montrer, dénoncer ce qui se passe ? Parce quoi le viol est bel et bien une réalité, malheureusement.

J'ai vraiment cette désagréable impression que parce que je ne suis personne, je ne pourrai jamais exprimer par mes écrits ce que je ressens et pense.

Et franchement, vieillir mes personnages ne m'arrange pas, mais alors pas du tout, j'aurais l'impression de trahir mes textes...

Mais quand je démarcherai les maisons d'édition, je préviendrai dans ma lettre de présentation que certaines parties de mon texte sont plutôt dures à la lecture, et je ciblerai celles qui ont des collections sombres et qui sont susceptibles d'accepter les manuscrits "difficiles".

Ah oui, et j'ai lu "une fille comme les autres".
 
Oryctérope
   
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Oryctérope  /  Autostoppeur galactique


Je suis effarée par ton témoignage, Lanya Shocked

Mais surtout, il me laisse perplexe, car en littérature noire (le genre dans lequel je sévis), évoquer ces sujets est courant, pour ne pas dire incontournable. Je veux dire, dans un thriller, un polar ou un roman noir, parler de viol, de pédophilie, de torture, de crime organisé, c'est très courant.

ça va de l'évocation désincarnée (mais avec moult détails) du thriller à psychopathe, où on te décrit pendant 10
pages comment la victime est torturée (j'exagère à peine), à l'approche sociale du roman noir, où on peut suivre de près des enfants maltraités, ou qui ont été abusés, par exemple, et où l'évocation sera souvent plus délicate, mais rendue insoutenable par le réalisme assumé de ce genre de récit.

et PERSONNE NE DIT RIEN à ces auteurs là (encore heureux, hein!).

Donc j'aurais quand même tendance à penser que les tollés sont l'exception.
En revanche, chaque genre a ses codes et il convient de les respecter: on ne parle pas de viol de la même manière dans un roman YA que dans un roman noir pour adultes, et d'ailleurs, le but de cette évocation ne sera pas le même.
De manière générale, la suggestion et la délicatesse sont préférés (et préférables?) à la description crue et complète, qui, la plupart du temps, n'apporte rien.

J'aime croire qu'on peut encore parler de tout, tant qu'on le fait correctement.
 
leasaurusrex
   
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leasaurusrex  /  Tentatrice chauve


Scarlet Dream a écrit:
J'ai vraiment cette désagréable impression que parce que je ne suis personne, je ne pourrai jamais exprimer par mes écrits ce que je ressens et pense.
Holà, attends, ne panique pas tout de suite ^^
Les romans noirs font la part belle au glauque et à des récits bien sensibles/dégueux, dans des proportions beaucoup plus crues et à vomir. Certains romans semblent même écrits dans l'unique but de l'escalade du glauque, du gore, de la violence... Donc non, je ne pense pas que ton roman ne trouvera jamais preneur, et que tu ne pourras jamais réussir à publier en tant qu'autrice encore anonyme.

Il faudra trouver la bonne ME, s'intéresser à celles qui ont une ligne éditoriale sombre ou qui acceptent de poster ce genre de textes, donc tout n'est pas perdu, loin s'en faut. Tu n'es pas obligée de vieillir tes protagonistes, mais tu peux rendre ton histoire plus "adulte". Il est de toute manière rare que les enfants qui subissent ce genre d'épreuves ne prennent pas un shoot de maturité trop vite acquise dans les dents...

J'ai un peu regardé et j'ai l'impression que pour l'instant en France on a surtout des problèmes sur l'autofiction quand elle concerne des célébrités et/ou des gens qui considèrent qu'écrire sur eux est diffamatoire (donc ça peut aussi être quelqu'un de tout à fait random).
Après, on n'est jamais à l'abri de se faire mettre des bâtons dans les roues, mais notre pays a quand même une bonne grosse attache avec la liberté d'expression.
 
Scarlet Dream
   
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Scarlet Dream  /  Pour qui sonne Lestat


Merci, Leasaurusrex, ce que tu dis me rassure.
 
Profsamedi
   
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Profsamedi  /  Effleure du mal


Je dois vraiment être le candide dans tout ça.
Je croyais, tenu de source juridique et de rédacteur en chef de journaux influents, qu'en matière de roman, d’œuvre totalement imaginaire, de pure fiction, on avait le droit de tout dire, tout écrire, sans restriction.
Puisque ça n'a rien de réel.
Suis-je encore une fois resté au siècle dernier ?
A quoi sert l'encart de tête qui dit que "Cette œuvre est purement fictive, que toute ressemblance etc." ?
Existe-t-il donc des limites à l'imagination ?
Au prétexte que quelques grincheux coincés des sphincters (je reste très correct) en prendraient ombrage ?
Si l'avertissement du début spécifie bien à quel genre de littérature on s'expose en lisant l’œuvre, personne ensuite n'est obligé de la lire.
Si malgré tout quelque pète sec la lit quand même, qu'il ne vienne pas se plaindre.
Punit-on une entreprise agro-alimentaire d'avoir empoisonné quelqu'un qui consommerait des denrées bien longtemps après la date de péremption ?
J'avoue que j'ai du mal à comprendre.

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Scarlet Dream
   
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Merci pour tes propos, Profsamedi. Moi aussi je crois que, du moment que c'est une œuvre de fiction et qu'on met un avertissement au début, on a le droit d'écrire ce que l'on veut. Un écrivain n'est pas ses personnages, du moins il ne fait pas ce qu'ils font et n'est pas forcément d'accord avec ce qu'ils disent ou font. Pourquoi certaines personnes ne le comprennent pas ?

Je pense à une chose. Si ça se trouve, les gens qui s'insurgent et portent plainte pour une œuvre imaginaire, détourneraient la tête devant une scène de la vraie vie où quelqu'un est molesté sous leurs yeux...

Qu'on trouve certaines choses que j'écris très dures, voire choquantes, je le conçois parfaitement, mais dans ce cas l'avertissement du début n'est pas là pour rien et personne n'oblige personne à lire.

 
Mokkimy
   
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Mokkimy  /  Maîtrise en tropes


Il y a eu un débat important il y a quelques mois sur l'affaire du Consentement et de la pédophilie dans les romans, suivi d'un second débat sur le "peut-on séparer l’œuvre de l'auteur ?" avec l'affaire Matzneff. De ce qu'il en ressortait, c'est qu'on ne peut pas prétendre avec innocence "oui, mais c'est une fiction" en cas de poursuites.
Bon, c'est un cas un peu particulier, l'affaire Matzneff... mais je pense que beaucoup de romanciers aujourd'hui pourraient faire l'objet de condamnations si des gens décidaient de porter plainte. (Même pour le Consentement - qui est un roman-témoignage du point de vue de la victime - l'auteur avait rajouté tout un pavé en début de roman pour se protéger juridiquement en rappelant qu'elle ne faisait absolument pas l'apologie de la pédophilie, qu'elle souhaitait dénoncer, etc...) Ce qui sauve nos auteurs, c'est que la justice a mieux à faire que de bouquiner au hasard tous les romans édités. (et puis, avec le boom de l'auto-édition, beaucoup de romans sont noyés dans la masse...)
J'ai aussi lu le témoignage d'un écrivain qui avait été poursuivi pour avoir détenu sur son disque dur un projet de roman non publié, mais qui était manifestement violent ou qui contenait des scènes susceptibles de choquer. Ça avait beau être non publié, il a été condamné quand même. (sanction légère, un passage devant le Proc' et une amende, je crois de mémoire. Je ne suis plus sûre, cette histoire date d'il y a plusieurs années.)
Je n'ai pas eu vent d'autres affaires judiciaires récentes hormis celles relatives au droit à l'image et à l'auto-fiction, mais c'est vrai que ça fait toujours un peu peur.

Prof, on est quand même dans la décennie où l'on a censuré Autant en emporte le vent, fait des pétitions en ligne pour interdire le film Split (parce que ça pouvait choquer les schizophrènes) et De bons présages (parce que là, ça choquait certains chrétiens de voir à l'écran des personnages bibliques) récemment on a débaptisé les dix petits nègres pour renommer ça "ils étaient dix". (Mais bon, à la limite, c'est un choix de l'arrière-petit-fils de Christie, donc ça le regarde...)
Il n'y a pas de limite à l'imagination, mais par contre, c'est certain qu'aujourd'hui, on ne peut plus tout dire. (pour le meilleur et pour le pire...)
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Scarlet Dream
   
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C'est vrai qu'on est dans une époque où il faut marcher sur des œufs... D'un côté cela peut être très bien, dans le sens où les consciences se réveillent, mais de l'autre cela peut entraîner des dérives injustes. Quand je pense qu'un torchon comme Mein Kampf, qui prônait le racisme, a été un best-seller en son temps... Alors que son but était bel et bien de semer la haine et que des gens l'ont pris en exemple. Maintenant on s'insurge alors que l'auteur peut déclarer au début de son œuvre que ce n'est que de la fiction, qu'il ne partage pas les idées et comportements de ses personnages voire qu'il désire les dénoncer. J'ai l'impression qu'on tombe, jadis et aujourd'hui, dans deux extrêmes.


 
Profsamedi
   
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Scarlet Dream a écrit:
.../... J'ai l'impression qu'on tombe, jadis et aujourd'hui, dans deux extrêmes.

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Hop, point Godwin atteint. o/

Ceci dit, reste la question initiale : jusqu'où peut-on aller ?

Si aujourd'hui, quelqu'un publie un roman au propos nauséabond, est-ce qu'on doit laisser faire et ne rien dire au motif que c'est indiqué à l'entrée "ceci est une œuvre de fiction" ? Et qui peut juger de ce qui est nauséabond ou de ce qui ne l'est pas ? Est-ce qu'on doit d'office supprimer tout ce qui peut choquer ? Comment choisir quelles susceptibilités ménager, étant donné qu'on a tous des seuils de tolérance très divers ?
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 Jusqu'où peut-on aller ?

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