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 [Langue/Style] Mélanger le passé simple et le présent ?

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Float  /  Tapage au bout de la nuit


Étrange mais pas impossible. Si tu en fais une règle et... si c'est clair pour le lecteur. C'est peut-être là le problème. Là, tu nous as expliqué, on connait donc l'intention de mettre au présent les pensées du personnage. Sauf qu'en lecture simple, je doute que ce soit évident. Tu peux tenter d'être clair dès le début.

Par exemple, tu commences avec "elle pose sa main". Ce n'est pas une pensée ça, si ? (je capte pas la première phrase avec le "me").

Si ça commençait par le premier chapitre, ce serait peut-être clair pour le lecteur par exemple :
"Six heures trente. Le réveil sonna.
Merde ça y est. C'est la rentrée. (...)
Le cafard s'était transformé en... "

Ca peut passer si c'est clair. Avec la dernière phrase par exemple, c'est pas clair. Un récit à la première personne, quand tu fais du commentaire, tu places ça en "action" ou en "pensée" ? Faut que tu te mettes d'accord avec toi-même d'abord.

Ensuite, je serais d'avis que ça marche seulement si les "pensées" viennent comme des parenthèses. Tu peux pas avoir la moitié du récit au présent-pensée et l'autre au passé-description. Parce que sinon faire intervenir le présent dans un temps globalement au passé c'est assez souvent utilisé, et c'est sans doute ça que tu veux faire. Il me semble que ça marcherait sur le "Six heures. Le réveil sonna. Merde ça y est. C'est la rentrée."

Ça peut être une forme de discours indirect libre extrême. Le discours indirect, tu fais intervenir la "voix" d'un autre personnage ("il disait qu'il aimait pêcher les moules"). Si tu fais une différence entre le "je" du récit et le "je" pensée, ça peut être intéressant, mais c'est surtout une porte vers la schizophrénie.

"Moi est mon autre, nous pensions que nous aimions les moules (discours indirect entre moi et lui, enfin moi, puisque moi c'est lui). Jusqu'au jour où j'ai voulu en manger en Espagne. "Non ! n'avale pas !" me dis-je (discours direct de moi à mon autre moi). Qu'est-ce qui me prenait à avaler n'importe quoi ? (commentaire pour moi seul, l'autre moi-même n'en sait rien). Je veux mourir ou quoi ?! (discours indirect libre à la première personne au présent et avec l'intervention d'un autre moi le disant pour lui-même, enfin à moi, à nous autres moi-même). "

OK, réflexion faite, on ne peut pas y comprendre grand-chose. Même si je trouve que ça se tient. Enfin ça se tenait. Oui, on se tient. On fait la paire. A qui tu parles ? Ah non à personne. J'expliquais. J'explique rien, on capte que dalle. J'ai pas dit "explique" mais "expliquais", donc si je sais plus lire... Ah mais pardon, c'était la même chose ! Et ça l'est encore...

Je est un autre mais si j'aurais su j'aurais rien dit.

Sinon tu peux adopter le point de vue du réveil et lui faire raconter toute l'histoire au futur de l'impératif.

"- Dring dring ! dis-je.
Il aura dormi longtemps le mioche. C'est ça frappe, frappe-moi. Frappe-moi encore !
Ah merde, ça y est, il ira à sa nouvelle école. Tous les matins ce sera la même cirque. Demain, je sonnerai pas."
 
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Sycko  /  Magicien d'Oz


Coline a écrit:
Ici, le réveil qui sonne et les pensées qui en découlent appartiennent au même moment.

Ok, je vais pouvoir avancer maintenant. Merci.
Je met tout au présent.
 
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Float  /  Tapage au bout de la nuit


Tu abandonnes un peu vite.

Pourquoi voulais-tu deux temps ? Pour mettre en évidence les "pensées" par rapport au reste, non ? Eh bien, tu peux garder cette idée tout en changeant de méthode, voire en gardant celle-ci. Je ne suis pas tout à fait d'accord avec Coline. Ce qui compte c'est la cohérence. Donc garder la même règle à tout le texte. Ensuite que ce soit clair pour le lecteur.

Quand on passe au discours direct dans un récit par exemple au passé, bah le temps est au présent. Le fait que ce soit la même scène change rien. Le tout c'est de respecter les codes et la cohérence, mais on peut très bien proposer ses propres codes s'ils ne sont pas trop contraignants.

Tu peux par exemple choisir de mettre le récit à la troisième personne et garder la première personne pour les "pensées". Utiliser de l'italique. Ou... changer les temps comme tu veux le faire. A la première personne, c'est peut-être un peu plus compliqué mais ce n'est pas impossible (encore une fois le "Le réveil sonna. Merde ça y est." fonctionne).

Exemple trouvé sur le net (j'ai cherché désespérément dans Maupassant mais pas trouvé), Le roman de Renart :

"Mais Chantecler, dès qu’il ne sent plus l’étreinte des dents, fait un effort, échappe, bat des ailes, et le voilà sur les hautes branches d’un pommier voisin.
Dépité et surpris, Renart revint sur ses pas. Il comprit la sottise irréparable qu’il avait faite."
C'est la même scène avec utilisation de deux temps différents.
 
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Float, je suis d'accord avec toi, on peut mêler passé et présent, mais cela nécessite une bonne maîtrise des conjugaisons et une idée bien précise de l'effet que l'on veut créer et de la direction que l'on souhaite donner au récit.

Or, en lisant les posts de Sycko, sa présentation notamment, et les exemples qu'il a pu donner, j'ai eu davantage l'impression qu'il naviguait un peu à vue et qu'il avait du mal à avoir du recul sur son roman.

Sycko, je ne veux surtout pas sembler condescendante, dis-moi si mon impression est fausse.

Mais si j'ai un peu raison, je te conseillerai donc de te simplifier la vie en choisissant soit le passé, soit le présent, sinon tu risques fort de t'emmêler les pinceaux et de perdre en cohérence.


Dernière édition par Coline le Sam 27 Avr 2013 - 16:47, édité 1 fois
 
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Float  /  Tapage au bout de la nuit


C'est vrai, mais l'idée n'est pas inintéressante. A Sycko de voir. C'est juste dommage de partir sur une idée et se laisser convaincre un peu trop facilement. Une fois que tu sais que c'est possible, tu essaies de te l'imposer. Quoi qu'il arrive, si tu y renonces, tu auras sans doute plus appris que si tu viens poser une question sur un forum et que tu repars si on te dit que ce n'est pas "possible" (préférable). Après Sycko a sans doute estimé que son idée n'était pas si essentiel que ça. (Et peu importe en fait, ça me fera un autre message posté dans la journée et la prochaine fois que j'aurais une idée sur laquelle j'ai un gros doute, je prendrais plaisir à bien faire mariner l'incertitude dans un seul but masturbatoire. Quand je me trompe, et bien, je crois en la vertu de la faute : allez jusqu'au bout de l'idée, pour être bien sûr que non décidément, c'était vraiment une idée stupide. Quand on se sent tout bête, on apprend sans doute mieux la leçon. Le fierté, la crainte de ne plus à avoir à se retrouver dans la même situation : deux temps dans le récit ? NO WAY! Not anymore! -- oui je pense en anglais en général ; l'allemand serait encore plus efficace pour mes petites leçons de dressage personnelles, mais ich nich spreche deutch, nicht!)
 
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Je n'ai pas dit que ce n'était pas possible, j'ai simplement indiqué que dans l'exemple qu'il nous avait soumis, ça ne fonctionnait pas.

Si Sycko saisit les diverses nuances des temps qu'il envisage d'employer, et qu'il tient à les mélanger dans son récit, je n'ai rien à redire à cela.

S'il les mélange par méconnaissance de leur emploi, cela est gênant.

Je ne sais pas encore très bien où Sycko se situe ou souhaite se situer, donc c'est à lui de voir, en effet. Wink
 
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Float  /  Tapage au bout de la nuit


Dans ma phrase, le "tu" était un "tu" rhétorique (une sorte de "on"), donc quand je finis par "possible-préférable", ce n'était pas une référence à ce que tu avais dit mais bien une généralisation Wink
 
Andy Ryan
   
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Andy Ryan  /  Début de partie


Bonjour, je suis tombée par hasard ici et étant moi aussi débutante en écriture j'ai quelques "beugs" ...
Notamment pour cette question du "peut-on associer le passé et le présent."

De ce que je me souviens en cours français, l'imparfait s'utilise pour la description, donc on peut avoir un texte au présent et de la description à l'imparfait en même temps non ?

Mais pour le passé simple.. je sais que c'est un passé d'action mais je n'arrive pas à l'introduire en faite. Mon texte étant à la première personne, je trouve la première personne du passé simple moche.

"Je ne lui laissai pas finir sa phrase, je tendis mon bras, ramenai mon deuxième et appuyai sur la détente, plusieurs fois à la suite, trois coup de feu retentirent,et il tomba. Je détendis mes bras et regardai la victime étalée à terre, cette fois il n'y avait pas de coulis de framboise, non, il y avait du sang, plein de sang."

Le passé simple aux autres personnes me parait pas bizarre mais ce "ai" a chaque fois, je sais pas, ça me pousse a vouloir mettre du présent.

"J'étais resté dans la cuisine lorsque je vis son alliance qu'elle avait retirée pour ne pas qu'elle s’abîme en faisant le gâteau. Je m'empressai/m'empresse de la récupérer pour la lui rendre, si son mari le remarque/remarquai je savais ce qu'il pourrait lui arriver. Je dévale/dévalai les escaliers à toute allure, rate/ratai (la c'est vraiment laid dans la phrase) une marche, et tombe/tombai en déboulant l'escalier ! Je criais, j'avais mal et Marylin pas encore partie m'entendit et remonta l'immeuble toute affolée. Mes genoux était en sang, et j'étais complètement paniqué, je pleurais. Marylin me pris dans ses bras et m'amena jusqu'à son appartement pour me déposer dans la salle de bain sur le bord de la baignoire et me soigner. Le sang se répandait tout au long de mes jambes, je n’aimais pas çà le sang et Marylin le remarqua."

a chaque "/" je doute... Bref aidez moi s'il vous plait

Merci d'avance.
 
Lo.mel
   
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Lo.mel  /  Troll hunter un jour, troll hunter toujours


Salut Andy Ryan, bienvenue.

Merci d'aller lire les règles et de te présenter.

Lo'

[Edit Nywth] Et de ne pas faire de l'archéologie.
 
Andy Ryan
   
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Andy Ryan  /  Début de partie


Présentation faite. Et je n'ai pas l'intention de faire de "l'archéologie" mais de ce que j'ai lu des réponses précédentes ça ne m'a pas plus avancée dans mon questionnement et c'est en cherchant sur internet que je suis tombé ici. Et j'ai pas envie de créer un nouveau topic qui repose la même question..

Ceci est un message édité.. J'ai enfin trouvé réponse à mes question ailleurs puis qu’ici je n'ai eu aucune réponses et je vais faire par de ma trouvaille au cas ou ça pourrait aider certain, on se sait jamais. Donc il possible d'associer passé simple et présent, ca s’appelle le "présent historique".

Citation :
Le présent peut dans certains cas jouer un rôle proprement narratif et commuter de façon ponctuelle avec le passé simple. On parle alors de présent historique. Celui-ci permet la création d'effets stylistiques particuliers, proches de l'hypotypose. L'hypotypose, selon Fontanier, peint les choses de manière si vive qu'elle les met en quelque sorte sous les yeux. De même, le présent historique vise à produire une impression d'immédiateté, en donnant à voir les faits comme s'ils étaient contemporains de leur énonciation par le narrateur et/ou de leur réception par le lecteur. Le recours à ce procédé, s'il est fréquent dans la tradition narrative, reste utilisé avec parcimonie au sein d'une constellation où dominent par ailleurs les temps classiques du récit (passé simple et imparfait). On le rencontre à des endroits stratégiques, lorsqu'il s'agit d'exacerber le caractère dramatique des actions et des événements représentés. Ainsi Chateaubriand, dans René, ménage soigneusement l'accès à la scène clé de son récit (la prise de voile d'Amélie, la sœur du héros), en faisant d'abord alterner présent et temps du passé:


"Au lever de l'aube, j'entendis le premier son des cloches... Vers dix heures, dans une sorte d'agonie, je me traînai au monastère. [...] Un peuple immense remplissait l'église. On me conduit au banc du sanctuaire; je me précipite à genoux sans presque savoir où j'étais, ni à quoi j'étais résolu. Déjà le prêtre attendait à l'autel; tout à coup la grille mystérieuse s'ouvre, et Amélie s'avance, parée de toutes les pompes du monde."

Voilà voilà, bonne chance dans vos écrits.
 
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alinelisa88  /  Début de partie


Bonjour,
j'ai également ce soucis au niveau du passé simple et présent. J'ai l'habitude de raconter au présent, comme si l'on était dans la peau du personnage au moment des faits (il s'agit en fait de récit auto-biographiques romancés). Cependant, j'aime aussi revenir sur des paragraphes au passé, pour raconter ce qui allait se passer ensuite, mes pensées, etc. voici un exemple (que j'invente juste maintenant):

(...)J'éteins la lumière, dans le but d'essayer de trouver le sommeil sur ma couche peu confortable. Tout prendra peut-être fin demain.

Je ne me doutais alors pas de ce qui allait arriver demain, qui chamboulerait totalement ma vie, que je ne retrouverai jamais comme avant.

Donc on a la fin du paragraphe au présent, puis ensuite un paragraphe au passé, mais la majorité du texte est au présent. Ma question est de savoir s'il y a des règles pour revenir au présent puis au passé, si cela peut-être fait seulement une fois en fin de texte? l'essentiel, j'imagine, est de ne pas mélanger dans une seule et même phrase, mais je voudrais être sure. Merci d'avance pour votre aide!
Aline
 
Mikaroman
   
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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Je crains qu'il ne faille qu'au sein d'un même chapitre tu doives garder une certaine cohérence/concordance des temps.

Ensuite, il est possible que tu trouves des lecteurs pour qui ça ne pose pas de problème, mais j'ai un doute quand il s'agit d'un texte à l'échelle d'un roman.


Techniquement, tu peux (d'ailleurs tu viens de le faire). La question de savoir si c'est bien de le faire, elle, reste plus ouverte à débat. Wink


Dernière édition par Mikaroman le Ven 12 Déc 2014 - 17:23, édité 1 fois
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Bonjour alinelisa,

Ton premier post doit être celui de ta présentation en section accueil !

Pour en revenir à ta question :

alinelisa88 a écrit:
J'ai l'habitude de raconter au présent, comme si l'on était dans la peau du personnage au moment des faits. Cependant, j'aime aussi revenir sur des paragraphes au passé, pour raconter ce qui allait se passer ensuite

C'est incohérent d'utiliser le passé pour raconter le futur...

Si tu pars d'un récit au présent, le futur doit s'exprimer... au futur (simple ou proche).

(...)J'éteins la lumière, dans le but d'essayer de trouver le sommeil sur ma couche peu confortable. Tout prendra peut-être fin demain.

Je ne me doute alors pas de ce qui va arriver demain, qui chamboulera totalement ma vie, que je ne retrouverai jamais comme avant.
 
Anson
   
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Anson  /  Effleure du mal


Sicko a écrit:
Six heures trente, mon réveil sonna. D’un geste machinal, je frappais sur l’appareil pour le faire taire. Merde, ca y est. On y est. Nouvelle rentrée scolaire dans une nouvelle école. Prend quelques minutes pour l’admettre. Bon, une nouvelle école, ca encore t’as l’habitude, c’est ta cinquième année à Nantes et finalement ta cinquième école. L’avantage cette année, c’est que c’est une nouvelle école pour tout le monde. Le cafard de la veille s’était transformé en une barre qui me frappait l’estomac.
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Moi je trouve que ça sonne plutôt bien.

J'écris mes livres au passé (avec "il", le héros) et au présent (avec "je", censé être le narrateur) d'un côté on raconte l'histoire, de l'autre on est dans l'action. Mais il y a une règle : je passe au je après avoir passé une certaine porte.  Cela dit ce n'est pas toujours évident à articuler!

Le problème est qu'en français parlé le passé simple a disparu de l'usage, remplacé par le passé composé. Tout le monde dit "je suis venu" et pas "je vins".  Il n'existe pratiquement que dans le roman où il est censé être obligatoire. Mais du coup ça fait un peu académique, et le passé composé langage parlé.
 
   
    
                         
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