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 Editions Baudelaire, un avis ?

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Malville
   
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Malville  /  Petit chose


Ça va être long mais vous avez besoin de contexte pour comprendre la démarche. Sachez d'abord que j'ai eu des cours sur les maisons d'éditions à la fac, que j'ai bossé dans le journalisme et que toutes ces choses là ne sont pas à proprement parler nouvelles pour moi. Je saisi qu'il y a des ME à compte d'auteur, d'éditeur, qu'il existe d'autres fonctionnements mais j'aimerais avant tout qu'on décrypte ensemble un certain contrat. 

J'écris de la poésie depuis dix ans et c'était plus une forme de journal intime qu'autre chose. Tout ça n'avait pas vocation à quitter mon drive ou les quelques forums sur lesquels j'étais à l'aise de partager ce genre de choses. 
Puis une femme qui a une certaine importance dans ma vie m'a dit d'arrêter d'être con et de reprendre cette décennie d'écriture, de la mettre en forme proprement, etc...

C'est comme ça que je me suis retrouvé avec cinq exemplaires imparfaits mais bien tangibles de l'Empire des Symboles. 
Toutefois, j'ai une politique non négociable ; je ne bosse pas avec des personnes que je n'ai pas rencontré. 
Donc j'ai fait le tour des petites maisons d'éditions associatives toulousaines et... malheureusement ça n'a pas donné grande chose. La plupart n'a survécu ni au COVID, ni aux dissensions internes (deux d'entre elles ont fermé à cause de divorces) et encore moins à la concurrence délirante des grosses ME. 

Alors je me suis dit, "Soit, je risque rien d'envoyer un exemplaire à une ME orientée poésie, on ne sait jamais". J'ai donc envoyé un exemplaire aux Editions Baudelaire. 

Entretemps j'ai été rappelé par une directrice de publication toulousaine qui voulait me rencontrer et ça n'a pas été mon entrevue la plus agréable. Elle m'a d'abord dit qu'elle aimait le titre et quand je lui ai expliqué qu'il s'agissait de poésie en prose elle m'a rendu mon bouquin sans même l'avoir ouvert (!!!) avant de déclarer qu'aujourd'hui, "il fallait écrire des merdes à la Rupi Kaur pour se vendre".

Sauf que j'ai un gros défaut. 
Si on touche à mon égo, la contre-attaque est immédiate. 
Le lendemain j'avais fait toutes les démarches pour obtenir un ISBN, obtenir le statut nécessaire à l'autoédition et lancé ma campagne Kickstarter.

Et c'est trois jours plus tard que je reçois un coup de fil et un contrat des édition Baudelaire. J'ai une dame au téléphone, visiblement membre du comité de lecture qui me dit qu'elle a adoré mon premier jet et qu'elle aimerait beaucoup éditer mon texte. 
Je suis enchanté, je raccroche et je lis le contrat. 

Alors déjà pour moi un contrat, c'est pas quelque chose qu'on devrait signer directement. C'est plus un support à la négociation qu'autre chose. 
Alors il contient quoi ce fameux contrat ? 

Préambule
Rien de louche sinon la mention d'une  Editions Baudelaire, un avis ?  26a0 "somme forfaitaire à la charge de l'auteur" Editions Baudelaire, un avis ?  26a0.
Intrigant. On continue, mais gardez ça en tête; ça servira plus tard. 
Ils précisent en gras, quand même, que l'auteur conserve la totalité de ses droits (encore heureux).

Partie I : Réalisation de l'ouvrage
A. Remise du texte
Un court paragraphe qui me donne un délai de trois semaines pour leur remettre l'ouvrage au format Word. Là, déjà, je commence à tiquer et j'ai pas encore tourné la première page du contrat. 

B. PAO
Ce qui concerne leur proposition de travail sur la mise en page a quelque chose de séduisant, le système de BAT fonctionne comme on me l'a enseigné. Franchement ça a l'air réglo.

Partie II : Présentation, tirage, mise en vente et prix de l'ouvrage
Là, j'avoue, j'ai baissé ma garde. Tout était réglo, j'avais presque envie de signer. Mon bagage juridique et scolaire m'ont plus rassuré qu'autre chose quand à ce qui est proposé dans cette section. Honnêtement j'ai rien relevé de scandaleux ou de questionnable. 

Partie III : Contribution de l'auteur
(Là, j'ai commencé à grincer des dents)

A. Généralités
'La contribution forfaitaire de l'auteur rémunère la fabrication de la maquette de l'ouvrage en vue de son impression"
Je dis rien pour l'instant, attendez la suite.

B. Forfait
"Le total dû par l'auteur à l'éditeur sera de : 2060€ TTC payables en 4 mensualités de 515€"
Bon, on a trouvé la douille.
Là où ça me pose problème c'est que ce montant il ne devrait en aucun cas être forfaitaire puisque j'ai embauché un ami correcteur pour relire mon ouvrage, j'ai assuré la PAO moi-même (et croyez-moi, je suis rodé dans le domaine à force). 
Donc j'aimerais beaucoup savoir quelles prestations sont couvertes par ces 2000 et quelques euros parce que je suis pas contre le fait de mettre des ronds de ma poche, mais l'opacité de ce qu'englobe cette somme me pose un très sérieux problème. Payer, pourquoi pas ? Mais j'exige de savoir pourquoi, je veux le détail des devis.

Et naturellement il est bien précisé en gras que l'impression du livre ne commencera pas avant que l'éditeur n'ait encaissé la totalité de la somme. 

Et le reste du contrat ?
Eh bien il m'a paru bien court. 
Alors il précise bien que l'auteur touchera 25% du prix de vente de chaque ouvrage, papier ou numérique (ça c'est très bien) et ensuite ils se concentre sur les conditions de durée, de résiliation et de renouvellement dudit contrat. 
Et c'est là que j'ai vu la douille en gros, en plein sous mon nez. 
Le contrat dit : a écrit:
L'auteur pourra, s'il le souhaite, et sur simple demande, racheter le solde restant sur les 300 exemplaires de son ouvrage avec une remise de 60%
Là où c'est vilain c'est que tout au long des trois pages du contrat ils indiquent "tirage illimité" en gras alors que dans la vérité des faits, le premier tirage sera fixé à 300 exemplaires. 

Alors vous devez vous dire que je les ai envoyés se faire cuire le cul ? 
Pas vraiment. 

J'ai rappelé le directeur de publication pour lui expliquer tout ce qui m'emmerdait dans son contrat et lui dire que je ne signais rien sans l'avoir rencontré, que j'étais prêt à me déplacer à Lyon pour qu'on s'installe et qu'on cause un peu. 
Il a paru décontenancé mais plutôt ravi de l'idée. Alors l'affaire est à suivre (et je vous tiendrais au jus)

Mais dans l'état actuel des choses, moi j'ai fait réalisé les mathématiques et j'ai contacté mon imprimeur en lui soumettant les conditions que les Editions Baudelaire m'avaient présentées et je lui ai demandé un devis pour 300 exemplaires imprimés avec le même type de papier, la même qualité et le soutien PAO. Naturellement le devis est incomparable. 
Citation :
Editions Baudelaire, un avis ?  89OOPOywOsS5l6buy1DMLZG1HMYCCUJa+K0s9s4BiAARBBCAHQBAl5v+nnFgYTJ2zsgAAAABJRU5ErkJggg== 
(Oui je peux m'affranchir de la TVA puisque je suis auto-entrepreneur).
Alors je ne sais pas combien coutent les prestations d'un correcteur mais étant donné que je peux faire aussi bien pour pratiquement un tiers du prix, la seule chose que les Editions Baudelaire ont à me vendre, c'est leur réseau de distribution et leur communication. 

Alors maintenant que je vous ai raconté en long et en large les raisons pour lesquelles je n'ai pas signé ce contrat (je dis pas qu'il est malhonnête, je dis juste qu'il y a beaucoup de choses qui sont à négocier d'après moi), je voulais savoir si vous aviez déjà travaillé avec ces personnes ou si vous connaissiez du monde qui ont tenté l'expérience.

Est-ce qu'il y a quelque chose que je manque ? Est-ce que ça vaut le coup de rajouter 1200 euros afin de bénéficier de leur réseau (ils sont partenaires de Hachette, c'est un argument).
Pour le moment je fais le comparatif avec ma campagne d'auto-financement qui a dépassé les 75% de complétion en quinze jours et à laquelle il reste encore plus d'un mois et demi pour stratosphésriser ce montant. Et j'ai l'impression que si l'enjeu c'est de vendre 300 exemplaires, je me ferais moins entuber en le faisant seul.

J'ai rendez-vous avec eux en novembre je vais leur soumettre cette première édition autopubliée qui sera achevée et expédiée aux backers depuis une dizaine de jours et leur dire que s'ils ne m'expliquent pas clairement le fonctionnement de leurs tarifs, on ne va pas tomber d'accord.


Dernière édition par Malville le Lun 29 Aoû 2022 - 8:23, édité 1 fois
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Coucou, moi personnellement je n’y connais rien … Mais c’est vrai que leur système a l’air bien fait par rapport à d’autres, ils expliquent sur leur site être une maison d’édition participative, donc entre compte d’auteur et éditeur, mais leurs livres sont sur fnac.com, quand on cherche un des manuscrits il apparaît au travers de google sur 5 ou 7 sites d’affilé, même la fnac fait une fiche d’auteur pour l’un des auteurs de roman publié chez eux, dans le sens il y a le nom de l’auteur surligné on peut cliquer dessus, c’est vraiment bien fait dans le sens pour le lecteur non averti, ça a vraiment l’air d’être une maison d’édition « normale » à compte d’éditeur quoi, c’est très crédible…

par contre si tu regarde en bas de cette discussion dans les suggestions de post similaires, il y en a déjà un sur la maison d’édition.

MAJ

bon j’ai essayé de lire le fil précédent sur cette maison d’édition et honnêtement dès la première page ils partent sur une digression rarement vu sur ce forum en tout cas depuis le peu de temps que j’y suis 😆 Ils font 14 pages sans parler de baudelaire éditions 😄
 
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Bonjour,

Les Editions Baudelaire sont une maison d'éditions à compte d'auteur, c'est-à-dire que c'est toi qui vas les payer pour imprimer ton manuscrit sous forme d'exemplaire de livres. Or, tu as déjà vu avec un imprimeur : ce n'est pas le même tarif. Qu'est-ce que Baudelaire ajoute sur la table ?

Eh bien, pas grand-chose. Les Editions Baudelaire auront déjà été payées par toi pour imprimer ton manuscrit sous forme d'exemplaires de livre et n'auront aucun intérêt économique à dépenser davantage d'énergie pour faire en sorte que ton livre rencontre son public (c'est-à-dire : aucun intérêt à faire des efforts pour le vendre), contrairement à une maison d'éditions à compte d'éditeur, qui, elle, te paierait pour que tu leur accordes le droit de faire imprimer ton manuscrit.

C'est bizarre humainement, certes, mais l'éditrice que tu as rencontrée qui t'a dit "Non, je n'ai pas de public pour votre manuscrit donc c'est inutile d'aller plus loin" a des chances d'être une vraie pro vu son attitude, tandis que celle qui t'a envoyé un contrat promettant une facture de plusieurs milliers d'euros n'est pas une éditrice fiable. Quand tu es vu comme un partenaire commercial et artistique potentiel avec un manuscrit à vendre, on te traite à la dure ; quand tu es vu comme un client à amadouer, tu es caressé dans le sens du poil.

La démarche d'autopublication que tu es déjà en cours de financement est financièrement préférable à signer ce contrat avec les Editions Baudelaire.

Et OK pour la critique du topic précédent, il date de 2008 les gens allaient vite, mais laissez-moi insister : sur le forum des Jeunes Écrivain·e·s, on vous incitera TOUJOURS à vous faire éditer dans les meilleures conditions possibles, c'est-à-dire :
- Si une maison veut de votre manuscrit, à compte d'éditeur chez la maison la plus sérieuse possible ;
- Si aucune maison ne veut de votre manuscrit ou si vous ne voulez pas du système éditorial traditionnel, en auto-publication ;
- Chez une maison d'éditions à compte d'auteur ? Jamais : nous n'avons jamais rencontré un cas de figure où une maison d'éditions à compte d'auteur était préférable aux deux solutions précédentes.

Le modèle économique de ces maisons, sans vouloir nous passer la pommade, compte sur le fait que l'individu moyen n'est pas toujours au courant que son manuscrit vaut quelque chose, que le droit à imprimer ce manuscrit vaut de l'argent, et que c'est lui qui a quelque chose à vendre et pas quelque chose à acheter : JE rappelle ce simple fait du monde éditorial sérieux depuis plus de dix ans.

Oui, le terme "d'arnaque" est fort : le problème, ce n'est pas le non-respect des termes du contrat ; le problème, ce sont les termes du contrat eux-mêmes. Il y a de bien meilleurs contrats, les maisons d'édition à compte d'auteur comptent sur votre incapacité à obtenir ou à connaître lesdits meilleurs contrats.

(edit : plusieurs heures pour une réponse correcte sur de l'édition à compte d'auteur ? À croire qu'il n'y a pas tant de canadiens que ça sur ce forum)
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Malville
   
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Malville  /  Petit chose


@now@n a écrit:
Bonjour,

Les Editions Baudelaire sont une maison d'éditions à compte d'auteur, c'est-à-dire que c'est toi qui vas les payer pour imprimer ton manuscrit sous forme d'exemplaire de livres. Or, tu as déjà vu avec un imprimeur : ce n'est pas le même tarif. Qu'est-ce que Baudelaire ajoute sur la table ?

Eh bien, pas grand-chose. Les Editions Baudelaire auront déjà été payées par toi pour imprimer ton manuscrit sous forme d'exemplaires de livre et n'auront aucun intérêt économique à dépenser davantage d'énergie pour faire en sorte que ton livre rencontre son public (c'est-à-dire : aucun intérêt à faire des efforts pour le vendre), contrairement à une maison d'éditions à compte d'éditeur, qui, elle, te paierait pour que tu leur accordes le droit de faire imprimer ton manuscrit.

Tu ne crois pas si bien dire parce que j'ai continué à faire des maths et admettons que je leur lâche les fameux 2060€, en touchant 25% du prix de vente le premier tirage ne me rapporterait que 787 euros. Même pas la moitié de la somme.
Alors je pense que personne ici n''écrit uniquement par pur appât du gain mais déjà là, ça commence a être vilain. parce qu'il faudrait vendre 800 exemplaires ne serait-ce que pour rentrer dans ses frais :Editions Baudelaire, un avis ?  3CfCRkAnMaAAAAABJRU5ErkJggg==

@now@n a écrit:
Citation :
C'est bizarre humainement, certes, mais l'éditrice que tu as rencontrée qui t'a dit "Non, je n'ai pas de public pour votre manuscrit donc c'est inutile d'aller plus loin" a des chances d'être une vraie pro vu son attitude, tandis que celle qui t'a envoyé un contrat promettant une facture de plusieurs milliers d'euros n'est pas une éditrice fiable. Quand tu es vu comme un partenaire commercial et artistique potentiel avec un manuscrit à vendre, on te traite à la dure ; quand tu es vu comme un client à amadouer, tu es caressé dans le sens du poil.
C'est vrai que l'attitude de cette dame elle se défend. Enfin, disons qu'elle s'explique plus qu'autre chose. J'ai feuilleté le catalogue de sa ME (qui est clairement en train de couler d'ailleurs) et effectivement, tout ce qui n'appartient pas à la poésie minimaliste, c'est des choses qui se vendent assez mal. 
Après aller déclarer des choses de l'ordre de  "il fallait écrire des merdes à la Rupi Kaur pour se vendre", pour moi c'est quand même assez problématique comme attitude. 

Mais je suis suis d'accord avec toi, elle m'a moins pris pour un imbécile que les sous-fifres de chez Baudelaire et leur contrat un peu vicieux. 

@now@n a écrit:
- Si une maison veut de votre manuscrit, à compte d'éditeur chez la maison la plus sérieuse possible ;
- Si aucune maison ne veut de votre manuscrit ou si vous ne voulez pas du système éditorial traditionnel, en auto-publication ;
- Chez une maison d'éditions à compte d'auteur ? Jamais : nous n'avons jamais rencontré un cas de figure où une maison d'éditions à compte d'auteur était préférable aux deux solutions précédentes.

Je pense très sincèrement que c'est ce qu'il y a de plus sensé comme avis. En tout cas en ce moment je suis entouré par beaucoup de personnes qui désirent publier et qui tombent quasi-systématiquement sur des contrats de ce type. 

Maintenant il y a une question qui me taraude un petit peu mais... Quid des maisons d'éditions associatives ? J'en entendais parler il y a quelques années et j'ai l'impression que c'est quelque chose qui s'efface progressivement. En tout cas à Toulouse, c'est un peu désert à cet égard-là.
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Malville a écrit:
Maintenant il y a une question qui me taraude un petit peu mais... Quid des maisons d'éditions associatives ?

C'est au cas par cas. Parfois les maisons associatives sont indiscernables de petites maisons à compte d'éditeur (le caractère associatif vient de ce qu'en tant que "non-entreprise", la maison ne peut pas avoir un but lucratif, donc doit réinvestir tous ses gains dans l'activité) ; ça peut être vu comme un engagement particulier au service d'une économie différente (même si personnellement je préconise la coopérative, la coopérative c'est la vie, fondez des coopératives). (Parfois c'est clairement juste une étape vers la professionnalisation de la maison et sa transition vers un statut de société commerciale à but lucratif, c'est juste que hum parfois la maison d'éditions n'arrive jamais à obtenir la santé financière pour faire ça, haha.)

Parfois les maisons associatives sont de petites maisons à souscription, alors la souscription c'est une entorse à l'esprit du compte d'éditeur dans le sens où tu ne paies pas directement une facture, mais il est exigé que tu participes à la vie éditoriale de ton propre livre en achetant un nombre raisonnable de tes propres livres (genre dix-vingt-trente) à tarif réduit et en les vendant toi-même, par exemple en participant à des salons/foire du livre ou directement à tes connaissances qui le veulent : à accepter seulement si tu crois au projet associatif de la maison et que tu as les moyens pour ces dix-vingt-trente exemplaires, à refuser si le projet associatif de la maison tu t'en fiches comme de l'an quarante et ce que tu veux c'est être un professionnel qui vend les droits de son manuscrit un point c'est tout. Ce n'est pas 100% du compte d'auteur parce que tu n'achètes pas le stock entier d'exemplaires imprimés de ton livre, mais quand la maison d'éditions vend ça comme la "seule façon possible de faire de l'édition de nos jours parce que vous comprenez bien on est tout petits on est pas Gallimard là il faut nous aider  Sad ", on est pris d'envie de considérer que ce n'est pas notre problème.

Les maisons à compte d'auteur pur sont rarement associatives parce que euh comment dire avec des factures comme ça on n'est généralement pas à but non-lucratif. Mais on n'est pas à l'abri de l'apparition d'un acteur associatif qui décide d'un coup "oh vous savez quoi le compte d'éditeur ça rapporte pas assez pour payer les factures et les salaires, go faire du compte d'auteur".
Heureusement, comme tu l'as remarqué toi-même, le compte d'éditeur et le compte d'auteur ça ne se présente pas du tout de la même manière, donc cet acteur associatif potentiel passant au compte d'auteur n'arrivera pas à faire ça discrètement.

Edit :
Malville a écrit:
Après aller déclarer des choses de l'ordre de  "il fallait écrire des merdes à la Rupi Kaur pour se vendre", pour moi c'est quand même assez problématique comme attitude.
J'avais oublié de répondre à ça : oui, c'est assez irrespectueux de sa part envers les poéètes·ses qui parviennent à vendre de la poésie récente, un genre, disons, pas très mainstream. Après, son irrespect est-il envers la forme de poésie de Rupi Kaur, ou plutôt lié aux accusations de plagiat donc l'autrice a fait l'objet ? Va savoir. Son irrespect est-il néfaste à son activité commerciale d'achat de manuscrits et de vente de livres ? Peut-être : après tout, tu dis qu'elle est au bord de la faillite.
En tout cas, ce que je voulais dire, c'est que parfois, les éditeurs et éditrices sont de mauvais êtres humains avec tous les défauts que tu peux leur imaginer, mais d'une façon ou d'une autre ces défauts ne sont pas (assez) néfastes à leur activité commerciale pour que ça ait des conséquences. C'est la vie. Editions Baudelaire, un avis ?  11697703
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Je vais aller farfouiller un petit pour voir ce qui existe alors.  C'est vrai que je n'avais pas non plus pensé à l'aspect coopératif...
Parce que cette première édition, elle me fait pas peur, je prévois pas un tirage abracadabrant, c'est un premier petit pas mais j'ai beaucoup d'autres envies et d'autres projets. Et surtout j'ai des amis à qui l'autoédition fait très peur... Peut-être que se monter en coopérative serait la bonne solution ?

Merci beaucoup pour toutes tes information très utiles, je vais explorer ça dans les semaines à venir, quand j'aurais achevé ma campagne en soliaire.

@now@n a écrit:

Malville a écrit:
Après aller déclarer des choses de l'ordre de  "il fallait écrire des merdes à la Rupi Kaur pour se vendre", pour moi c'est quand même assez problématique comme attitude.
J'avais oublié de répondre à ça : oui, c'est assez irrespectueux de sa part envers les poéètes·ses qui parviennent à vendre de la poésie récente, un genre, disons, pas très mainstream. Après, son irrespect est-il envers la forme de poésie de Rupi Kaur, ou plutôt lié aux accusations de plagiat donc l'autrice a fait l'objet ? Va savoir. Son irrespect est-il néfaste à son activité commerciale d'achat de manuscrits et de vente de livres ? Peut-être : après tout, tu dis qu'elle est au bord de la faillite.
En tout cas, ce que je voulais dire, c'est que parfois, les éditeurs et éditrices sont de mauvais êtres humains avec tous les défauts que tu peux leur imaginer, mais d'une façon ou d'une autre ces défauts ne sont pas (assez) néfastes à leur activité commerciale pour que ça ait des conséquences. C'est la vie. Editions Baudelaire, un avis ?  11697703

On va finir sur cette dame mais d'après elle Rupi Kaur et les assimilés c'était de la poésie un peu "au rabais", j'ai plus les mots exacts mais elle m'a dit que les gens étaient devenus trop bêtes pour lire de la poésie que faisait plus de six lignes, en gros.
Naturellement, je trouve son propos parfaitement stupide.
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Malville a écrit:
Et surtout j'ai des amis à qui l'autoédition fait très peur... Peut-être que se monter en coopérative serait la bonne solution ?
Si vous êtes plusieurs amis prêts à coopérer les uns avec les autres pour l'amélioration et la diffusion de vos textes, réunissez-vous et parlez-en !

Une fois que vous êtes plusieurs personnes ayant écrit quelque chose, de nombreuses activités collaboratives s'offrent à vous :
* vous inspirer littérairement les uns les autres grâce à vos conversations ;
* écrire à plusieurs mains ;
* vous relire les uns les autres à but de commentaire, de correction, d'analyse, etc. ;
* vous autopublier les uns les autres ou ensemble, que ce soit dans des ouvrages individuels ou collectifs, que la forme soit celle d'un livre imprimé professionnellement par un imprimeur, d'un ensemble de feuilles de papier imprimées artisanalement de façon hobbyiste dans le cadre du mouvement zine, d'un fichier ePub derrière un Paywall, d'un site Internet, d'un blog, de posts Instagram, de newsletters, dotées ou non d'un système de financement participatif mensuel, et j'en passe ;
* vous promouvoir les uns les autres si tel est votre désir (par exemple parce que vous aimerez la lecture que vous avez faite des autres) ;
* et encore d'autres choses que vous pourrez inventer ensemble !

Tout ça est possible rien qu'en association de fait (c'est-à-dire : en tant que personnes qui se retrouvent régulièrement ensemble sans encadrer ça par une structure juridique). Si vous pensez au bout d'un moment qu'une association loi de 1901 (pour la France) ou une coopérative s'impose, ce sera à vous de voir, je ne peux pas dire. Parfois, une structure associative loi de 1901 ne sert qu'à ouvrir un compte en banque collectif pour pouvoir manipuler de l'argent plus facilement et ne change pas le fond des activités de l'association de fait qui existait au préalable ; un courant littéraire comme celui que vous formeriez n'a pas besoin d'être officialisé par la création d'une entité juridique exprès pour.
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Petit détail en plus de ce qui a déjà été dit : le "partenariat" avec Hachette (ou divers équivalents) est un détail qu'on retrouve dans beaucoup de maisons à compte d'auteur car ça fait pro et sérieux. Dans la réalité ça ne veut quasiment rien dire, il s'agit souvent d'un contrat  qu'ils ont avec une filière d'impression ou de distribution qui appartient à Hachette. Littéralement donc, ça ne consiste qu'au fait d'utiliser les imprimantes d'Hachette et peut-être leurs camions pour livrer le stock, et ça s'arrête là.  Aucun gage de distribution dans les librairies derrière, publicité ou quoi que ce soit du genre. Autant dire que pour l'auteur ça ne compte pas du tout.
(Si tu maintiens le rendez-vous tu peux leur demander le détail de ce qui est derrière ce "partenariat" juste pour voir de quelle façon alambiquée on va te répondre.)
 
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Achene a écrit:
Petit détail en plus de ce qui a déjà été dit : le "partenariat" avec Hachette (ou divers équivalents) est un détail qu'on retrouve dans beaucoup de maisons à compte d'auteur car ça fait pro et sérieux. Dans la réalité ça ne veut quasiment rien dire, il s'agit souvent d'un contrat  qu'ils ont avec une filière d'impression ou de distribution qui appartient à Hachette. Littéralement donc, ça ne consiste qu'au fait d'utiliser les imprimantes d'Hachette et peut-être leurs camions pour livrer le stock, et ça s'arrête là.  Aucun gage de distribution dans les librairies derrière, publicité ou quoi que ce soit du genre. Autant dire que pour l'auteur ça ne compte pas du tout.
(Si tu maintiens le rendez-vous tu peux leur demander le détail de ce qui est derrière ce "partenariat" juste pour voir de quelle façon alambiquée on va te répondre.)

Ça c'est aussi de très bonnes remarques que j'avais pas envisagées, je vais les rajouter dans la préparation de ce rdv que je compte maintenir parce que j'aime bien aller au fond des choses, en général. Merci pour ton intervention, c'est toujours des bonnes cartouches à avoir.

En tout cas @now@n, tel que tu me décris les structures coopératives et associatives, je pense que c'est le modèle qui me séduit le plus. Je vais achever cette première campagne d'autopublication et je sais ce que je vais faire du temps libre que j'aurais pendant mon année scolaire !
Merci énormément pour tes nombreuses suggestions, il ne me reste plus qu'à réunir ma dream-team toulousaine et à construire un joli projet avec eux.
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regardez sur quoi jje compte par hasard sur un site que je découvre à l’instant aussi par hasard :

baudelaire éditions classé dans les éditeurs indépendants au même titre que la manufacture des livres et autres ?

Editions Baudelaire, un avis ?  A3ad8610



 
   
    
                         
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 Editions Baudelaire, un avis ?

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