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 Du fameux mythe de l'auteur inconnu

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HilnaMacPhom
   
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HilnaMacPhom  /  Autostoppeur galactique


Citation :
 Je pense que c'est surtout une gestion d'horaire. Je ne pense pas que de réseauter ou de faire des réseaux sociaux empêche complètement d'écrire
@BoiseeNoire, je reformule. Bien sûr que c'est possible ; et oui gérer les horaires, ça en fait partie. Mais au-delà de la quantité de temps nécessaire, c'est aussi une question d'énergie.
Écrire ou faire son auto-promotion ne demande pas le même type d'investissement, la même énergie, la même motivation ; malgré mes 10h de taf par jour + la vie de famille, écrire me motive suffisamment pour que j'arrive à trouver du temps.
En revanche, faire son auto-promotion d'une manière ou d'une autre (réseaux sociaux, Wattpad, auto-édition) implique de croire en soi suffisamment. Et ça pour moi c'est beaucoup plus qu'une question de temps disponible...

De base, je me disais que ce n'était pas le même métier. Que s'il y avait des éditeurs et des écrivains, c'était bien parce que les rôles étaient différents. Mais je mesure bien à quel point cette logique est peu réaliste...
 
HilnaMacPhom
   
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   Pensée du jour  :  Tout vient à point à qui sait attendre, ou pas
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HilnaMacPhom  /  Autostoppeur galactique


Citation :
Le fait qu’on trouve ça déprimant d’avoir si peu de chances d’être publié fait surtout écho à notre orgueil d’écrivain, celui qui nous fait dire qu’on est un peu spécial, un peu plus que les autres.

Tu parles pour toi peut-être ?
Car si tu prenais le temps de lire les posts émis par la plupart des JE, tu ne verrais que très peu d'orgueil et beaucoup, beaucoup d'humilité.
Juste l'envie d'y arriver et le désarroi de voir la montagne d'obstacles en face de soi.
 
Fourtale
   
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Fourtale  /  Magicien d'Oz


[quote="HilnaMacPhom"]
Citation :
Tu parles pour toi peut-être ?
Car si tu prenais le temps de lire les posts émis par la plupart des JE, tu ne verrais que très peu d'orgueil et beaucoup, beaucoup d'humilité.
Juste l'envie d'y arriver et le désarroi de voir la montagne d'obstacles en face de soi.

On ne parle pas ici de n’importe quel type de publication. Dans ce fil de discussion, on parle de potentiels manuscrits, envoyés à de grandes maisons d’édition, dans le but d’être publié sans réseau. Donc d’émerger parmi des milliers de prétendants.

D’après toi les gens qui envoient un texte à Gallimard, Le Seuil, Grasset, Flammarion, en pensant avoir une chance d’être choisis grâce à la qualité de leur texte le font en toute humilité et modestie ? Hé bien, je suis désolé de ne pas partager ton avis. Peut-être qu’on ne comprend pas la même chose sous le terme d’orgueil.

L’orgueil, je pense qu’on en a tous un peu, et ce n’est pas forcément négatif. Il est parfois lié à la fierté de son travail, au fait d’avoir accompli quelque chose que l’on juge difficile. Cela conduit, de temps en temps, à surestimer son travail (et ses qualités d’écrivain). Et cela peut tout à fait se cacher sous de la fausse modestie.

Si on comparait avec d’autres domaines, je ne suis pas sûr que tu verrais dans des comportements analogues des marques de pure humilité. Imagine une personne (modeste évidemment) qui démarre en politique et qui espère, en croisant les doigts, être élue député ou être choisie comme ministre. Tu trouverais ça modeste ? Ou une jeune footballeuse qui, en catégorie moins de 13, espère être recruté par le Barça. Humble ?

Contrairement à toi, je vois beaucoup d’interventions ici qui trahissent une certaine forme d’orgueil, dans les réactions aux lettres de maisons d’édition par exemple, dans les attentes excessives de certains aspirants auteurs (attentes de commentaires personnalisés des éditeurs en cas de refus, attentes d’un traitement particulier du manuscrit en question, etc). Mais je n’y vois pas un problème. Tant que cet orgueil n’est pas complètement déplacé, il ne me semble pas malsain du tout. Il me semble au contraire assez banal, assez normal.

Dans mon expérience personnelle, j’ai croisé pas mal de gens qui, sans expérience, sans être des lecteurs assidus du tout, sans vraiment travailler leurs manuscrits, n’ont aucun problème à te dire qu’ils vont envoyer leur travail aux grands noms cités plus haut. « On sait jamais, regarde JK Rowling ». Personnellement, ça m’arrive de trouver ça agaçant et, oui, en l’occurrence, assez présomptueux (voire même peu respectueux).

Après, tu peux être en désaccord avec mon point de vue, mais je préfère que tu argumentes un peu plutôt que de me viser personnellement (dans une réponse qui ressemble à un sursaut d’orgueil).
 
elopez7228
   
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elopez7228  /  Roland curieux


Citation :
D’après toi les gens qui envoient un texte à Gallimard, Le Seuil, Grasset, Flammarion, en pensant avoir une chance d’être choisis grâce à la qualité de leur texte le font en toute humilité et modestie ? Hé bien, je suis désolé de ne pas partager ton avis. Peut-être qu’on ne comprend pas la même chose sous le terme d’orgueil.
[...]
Dans mon expérience personnelle, j’ai croisé pas mal de gens qui, sans expérience, sans être des lecteurs assidus du tout, sans vraiment travailler leurs manuscrits, n’ont aucun problème à te dire qu’ils vont envoyer leur travail aux grands noms cités plus haut. « On sait jamais, regarde JK Rowling ». Personnellement, ça m’arrive de trouver ça agaçant et, oui, en l’occurrence, assez présomptueux (voire même peu respectueux).

Mais... et pourquoi ne le feraient-ils pas ? Qu'ont-ils à perdre ??

J'ai envoyé mon manuscrit à Gallimard, Grasset, Seuil, Plon, Albin Michel, Stock et toute la bande. J'aurais dû m'abstenir sous prétexte de quoi ? "Baisse les yeux et attend qu'on vienne te chercher", c'est qu'on répête aux femmes toute leur vie. Ça demande une certaine audace d'aller chercher la réussite (ici, l'édition). Et bien on y va, et on va pas s'excuser, en plus !
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Enirtourenef
   
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Enirtourenef  /  Guère épais


Aux femmes et à à peu près tout le monde. Aux US, quand t'as un projet, on t'encourage. En France, quand t'as un projet, on te descend, on te parle de toutes les barrières, de tous les problèmes qui pourraient survenir, les "c'est pas ton parcours" ou "t'es trop naïf, c'est pas si simple" etc. On préfère descendre les gens plutôt que de les encourager à entreprendre, à tester des trucs, et à réaliser leurs projets.

Si ces gens qui ne "travaillent pas assez bien leur manuscrit" veulent l'envoyer à ces grandes ME, pourquoi pas ? De toute façon, les trieurs des manuscrits vont vite te rendre compte si ça vaut le coup ou pas (+ je rappelle le message qui a lancé ce fil : de toute façon les manuscrits sont pas lus). Les gens qui envoient veulent rêver, son fiers de leur travail, et ont un projet, je vois pas en quoi c'est condamnable. Je comprends qu'on puisse se dire que "c'est pas au niveau" ou "c'est pas sérieux" mais en fait bah… ça nous regarde pas. Ces personnes font ce qu'elles veulent ! Et plutôt que de leur dire "vous écrivez pas assez bien, c'est nul", faudrait peut-être plutôt les encourager à travailler ??
 
elopez7228
   
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elopez7228  /  Roland curieux


Et puis "forcer" un peu, en fait, ça paie.

J'ai décroché &H pour Rock My Love parce qu'ils étaient partant pour un autre manuscrit (déjà signé ailleurs) et que j'ai saisi l'occasion de leur re-placer celui-ci (qu'ils avaient ignoré à la première soumission, 6 mois plus tôt).
J'ai décoché Audible pour ce même manuscrit parce que j'ai été chercher les éditrices d'audible, que j'ai fait du lobbying, que j'ai refusé de lâcher l'affaire quand elles m'ont dit "on ne traite qu'avec les ME, jamais avec les auteurs", et qu'ensuite j'ai appliqué le même forcing à ma ME pour qu'ils valident.
J'ai décroché un contrat chez Bayard presse (par an : 12 textes édités sur plus de 500 manuscrits reçus) parce que "le loto, 100% des gagnants ont tenté leur chance".

Beaucoup de je je je dans ce paragraphe, parce que je me sens visée. Bien sûr que je crois en mes textes. Si je les jugeais médiocres, alors je les retravaillerais jusqu'à les juger bons.
Je peux me tromper, et je suis prête à entendre tous les points d'amélioration, mais telle une hypothèse scientifique, je considère mes écrits valides jusqu'à démonstration du contraire.

L'humilité et la modestie, ça consiste à être capable d'entendre les critiques et remettre l'ouvrage sur le métier. Pas comme, par exemple, déclarer qu'un lecteur qui n'a pas aimé est forcément débile et exiger de n'être lu que par des académiciens et des docteurs es littérature.
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Page de Bâtons
   
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Leah a écrit:
Du reste, je me méfierais des ME qui prendraient autour de 5%. Même si ça paraît peu, c'est donc cinq fois plus que le "niveau de départ" des ME classiques. J'aurais tendance à penser qu'il y a un loup quelque part. On a tous en tête 2 ou 3 noms de petites ME qui publient à tour de bras sans travail édito ni promo. Ce n'est pas forcément celles-ci qu'on vise.
Je voulais juste préciser que le 5% que j'ai sorti était après avoir enlevé 60% des manuscrits en partant du principe que cela représentait à peu près ceux qui seraient hors ligne éditoriale ou trop immatures encore pour la publication (je me suis basée sur les 50% de refus de Murmures Littéraires pour cela, même si c'est assez imparfait comme parallèle – certaines maisons indiquent faire un pré-tri en écrémant 95% + de manuscrits, mais là c'est en prenant en compte leurs exigences assez spécifiques, et je voulais un chiffre assez général, qui donnerait une idée des chances pour un manuscrit correct techniquement et dans le bon genre). Les chiffres "bruts" des petites ME (sans ma correction) étaient bien plus proches du 1%.
Après, il y a parfois des chiffres bruts bien plus élevés, comme indiqué par BoiséeNoire, mais pour des appel à textes spécifiques, ce qui ne me semble pas illogique.

Fabiend a écrit:
Bien vu ! Effectivement, c'est là que ma martingale échoue : si la théorie dit que 12 ou 20 envois à des petites ME on des chances significatives d'aboutir, en pratique, bon courage pour les trouver les 20 mini-ME qui sont susceptible d'être intéressées par ma dystopie steampunk post-apocalyptique :mrgreen:
C'est super intéressant en vrai de le voir de ce point de vue statistique. Certes on a pas forcément 20 ME sous la main avec la bonne ligne éditoriale, mais ça montre quand même que si on s'accroche, statistiquement, on va quand même finir au bout d'un moment par trouver une ME. Ce qui colle avec ce que beaucoup de gens disent dans le milieu de l'écriture ou de la musique : ce ne sont pas forcément les plus talentueux qui percent, ce sont les plus têtus, ceux qui ne lâchent pas l'affaire (je retrouve plus l'interview où j'avais lu ce témoignage haha).

Fourtale a écrit:
Dans mon expérience personnelle, j’ai croisé pas mal de gens qui, sans expérience, sans être des lecteurs assidus du tout, sans vraiment travailler leurs manuscrits, n’ont aucun problème à te dire qu’ils vont envoyer leur travail aux grands noms cités plus haut. « On sait jamais, regarde JK Rowling ». Personnellement, ça m’arrive de trouver ça agaçant et, oui, en l’occurrence, assez présomptueux (voire même peu respectueux).
C'est marrant, je trouve pas du tout ça agaçant, je me dis plutôt qu'ils ont tout compris aux règles du jeu Laughing Le nombre de fois où j'ai envoyé des CV comme ça, avec un "on sait jamais, même si j'ai clairement pas les compétences" et où finalement ça a fonctionné...

Et puis, justement, la leçon de ce fil, ce n'est pas de ranger son orgueil mal placé, c'est AU CONTRAIRE de comprendre que les refus des maisons d'édition ne sont pas forcément liés à un problème au niveau du manuscrit, mais à la loterie intrinsèque au milieu, et que ce n'est pas une raison pour s'arrêter, et qu'il faut au contraire continuer d'envoyer où on peut, et de "forcer" quand c'est possible, comme le dit Elopez. Je ne serais pas étonnée qu'il y ait beaucoup plus d'auto-censure de la part des gens qui écrivent, à toutes les étapes du processus, que d’"orgueil" démesuré.

Je pense qu'il ne faut pas confondre orgueil et ambition aussi.

Fourtale a écrit:
Il faut aussi rappeler que la plupart des lecteurs (selon le CNL) lisent du développement personnel, des livres pratiques, des mangas et des bandes dessinées. Également beaucoup de littérature de genre.
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MaxenceSardane
   
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Page de Bâtons a écrit:


Et puis, justement, la leçon de ce fil, ce n'est pas de ranger son orgueil mal placé, c'est AU CONTRAIRE de comprendre que les refus des maisons d'édition ne sont pas forcément liés à un problème au niveau du manuscrit, mais à la loterie intrinsèque au milieu, et que ce n'est pas une raison pour s'arrêter, et qu'il faut au contraire continuer d'envoyer où on peut, et de "forcer" quand c'est possible, comme le dit Elopez. Je ne serais pas étonnée qu'il y ait beaucoup plus d'auto-censure de la part des gens qui écrivent, à toutes les étapes du processus, que d’"orgueil" démesuré.

Je pense qu'il ne faut pas confondre orgueil et ambition aussi.

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HilnaMacPhom
   
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Fourtale a écrit:

Si on comparait avec d’autres domaines, je ne suis pas sûr que tu verrais dans des comportements analogues des marques de pure humilité. Imagine une personne (modeste évidemment) qui démarre en politique et qui espère, en croisant les doigts, être élue député ou être choisie comme ministre. Tu trouverais ça modeste ?

Je trouverais ça complètement en phase avec les principes de la démocratie représentative et de la République française.
J'en connais une, d'ailleurs, de députée qui vivait en HLM et n'avait aucun diplôme, et qui démarrait en politique.
Elle s'est très bien débrouillée pendant son mandat.

Je crois que ce qui me fait tiquer, c'est le terme d'orgueil. Comme le dit très bien Page de Bâtons, il ne faut pas confondre orgueil et ambition, ni orgueil et espoir.
Je pense que les auteurs qui envoient leur texte aux grandes ME le font non pas parce qu'ils sont convaincus que leur texte mérite absolument d'être édité (ça ce serait orgueilleux), mais parce qu'ils espèrent que ce qu'ils ont fait est suffisamment bon / intéressant pour être publié, et que dans le doute, autant tenter sa chance.
Et ensuite, ils lisent d'autres romans publiés par ces grandes ME, et s'interrogent. Ce texte était-il vraiment meilleur que le mien ?
Scoop : en l'absence de dieu de la littérature capable de trancher le débat d'un éclair foudroyant, on n'a pas la réponse. Mais parfois, on est légitimement en droit de s'interroger.
 
Leah-B
   
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Leah-B  /  Blanchisseur de campagnes



Il y a aussi le côté "loto". Tu sais que les chances sont minces, mais un "peut-être", c'est déjà très précieux.

 
Rococo
   
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Rococo  /  Magicien d'Oz


Les grandes maisons d'édition qui refusent les manuscrits envoyés par mail, mais qui, en même temps, ne publient qu'un seul manuscrit envoyé par la poste par an, je trouve cela aberrant et archaïque.
 
Parisad
   
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Parisad  /  Clochard céleste


Concernant les manuscrits envoyés par la poste et qui ne seraient jamais lus, je ne suis pas d’accord. En tant que publiée deux fois par une grande ME (en fait, la plus importante et « médiatisée » parmi celles qui éditent des textes du genre des miens), je peux t’assurer que les manuscrits sont souvent lus.
J’ai envoyé mon premier texte par la poste, par le service manuscrit de la ME, parmi une vague d’envois papier et mails incluant grosses et moyennes-petites ME. Je n’étais pas connue, je ne suis pas française, je n’avais jamais publié quoi qui ce soit, je ne suis ni ancienne stagiaire ni « fille/épouse/amie de… », je n’avais aucun piston dans la ME et je n’ai jamais fréquenté les salons littéraires. J’ai eu droit moi aussi à ma belle lettre de refus chez Gallimard, « votre manuscrit ne rentre pas dans la ligne éditoriale de la Maison… » (SPOILER : eh bien en fait oui, c’était juste le genre de texte publié dans une collection Gallimard), alors qu’évidemment ils ne l’avaient même pas feuilleté (la lettre est arrivée moins d’une semaine après l’envoi !) et j’ai essuyé une dizaine d’autres refus (lettres type évidemment). Après deux mois, j’ai reçu un oui d’une ME de moyenne taille et j’étais en train d’étudier le contrat (très correct et avec à valoir) lorsque j’ai reçu une réponse positive (par mail) de cette grande ME où j’avais envoyé le manuscrit « au cas où », et clairement j’ai signé avec eux. Le livre est sorti 8 mois plus tard.
En revanche, je suis d’accord qu’il y a tout un « petit monde » dans les grosses ME : tu comprends très rapidement quels sont les auteurs de pointe (ceux dont le bouquin est toujours mis en avant un peu plus que les autres et qui publient depuis des années dans la ME) et on voit très bien à l’œuvre la machine des contacts rodés. Chez une grande ME parisienne, c’est en effet plus facile d’avoir des chroniques radios/presse (mon livre d’inconnue a aussi eu droit à quelque chronique dans des émissions et dans la presse nationale) parce que tout le monde se connait : lorsque je suis allée chez la ME pour le service presse avant la sortie du livre, l’attachée de presse m’a donné une centaine de copies à signer qu’ils ont envoyé à une liste de journalistes/chroniqueurs dont ils avaient déjà noté les plus « influents ».
C’est vrai aussi que, après la première publication chez une ME de grande taille, tout devient (relativement) plus facile. Sans être nullement célèbre, tu te fais néanmoins « un nom » dans le milieu, le sérieux de ton travail est reconnu. Finalement oui, le « réseau » est important, mais on peut débuter sans en avoir un, ce n’est pas impossible.
 
   
    
                         
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 Du fameux mythe de l'auteur inconnu

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