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 Roman trop long & hésitation.

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Flora
   
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En tant qu'auteure, effectivement, je conseille souvent de ne pas faire trop long pour deux raisons :

1] Souvent, la question est posée avec un objectif d'édition derrière, et comme ça a déjà été pointé plusieurs fois, les éditeurs sont souvent frileux au-delà de 600 000 sec (autour de 100 000 mots). C'est ma principale motivation, parce qu'elle est objective et compréhensible.

2] Je pense que c'est très courant que les débutants se perdent dans des longueurs parce qu'ils cherchent leur style et/ou parce que c'est impressionnant d'écrire beaucoup (souvenir de l'accueil que j'avais quand je parlais de mes premiers romans format 50k à d'autres jeunes auteurs : j'en ai mangé, de la condescendance). Pendant mes bêta-lectures, je tombe parfois sur des phrases qui, sincèrement, me semblent inutilement longues et compliquées. Par exemple j'ai déjà lu "un verre du précieux liquide carmin" pour dire "un verre de vin" – alors que le mot vin n'était pas encore apparu dans le texte, ce n'était pas pour éviter une répétition. Si pour chaque mot du quotidien, il faut une périphrase de 4 mots, oui, pas étonnant qu'à la fin, le texte fasse +200 000 mots xD
Là, je l'admets volontiers, on peut débattre, ça relève du goût personnel.

Cela étant dit, si vous écrivez pour le plaisir, si vous voulez auto-éditer, si vous aimez les phrases compliquées ou juste écrire beaucoup, il n'y a aucune règle qui stipule la longueur maximum d'un bon texte, tout comme il n'y a pas de règle pour indiquer sa longueur minimum.


Dernière édition par Flora le Sam 17 Juil 2021 - 17:34, édité 1 fois


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hodobema
   
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Justement Stephen King conseillait de supprimer 10% du nombre total de mots à la fin du premier jet pour se forcer à aller à l'essentiel. Bon, qu'est-ce que l'essentiel après tout ?

Mon premier roman fait 1500000 signes avec une infinité de perso et d'intrigues. Je dois dire que plus jamais je ne referai ça. On est tellement attachés à l'histoire qu'on a écrite qu'on a l'impression que tout est utile, mais c'est faux. Je pense qu'il faut vraiment se concentrer sur l'essentiel : l'intrigue principale et ce que tu veux faire ressortir par ton style d'écriture (par ex l'ambiance pour toi). A partir de là, si tu comptes les scènes qui participent à ces deux choses sur le nombre de scènes totales, tu verras que bcp peuvent être dégagées. Ensuite, les autres intrigues se développeront toutes seules à travers ce que tu voulais mettre en avant (psychologie des perso, relations entre perso, ambiance, etc)
Pour mon dernier roman, j'ai défini mon intrigue principale et ce que je voulais mettre en avant et en supprimant tout le reste, j'ai réussi à le réduire de 15000 mots (alors que je n'avais pas envie de le réduire, il n'avait que 80k mots).
Je me dis vraiment que more is less.

Je suis en train de réécrire un autre roman en appliquant cette méthode, j'ai gardé que les scènes qui servent à mon intrigue principale : j'ai supprimé 50 000 mots pour te dire. Maintenant je le réécris de sorte à mettre en avant mon essentiel (et à corriger toutes les incohérences mtn que j'en ai des tas lol).

Mais ce n'est que mon avis
 
Maanilee
   
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Je mets ma petite pierre sur l'édifice pour signaler que les coûts ne sont pas que papier, y a aussi le relecteur et le correcteur qu'on paye au signe. Donc un gros roman, c'est un gros investissement.

Je bosse dans plusieurs ME, et jamais j'ai eu des romans de + de 150 000 mots en relecture, bien souvent, les plus épais, on me demandait de les élaguer, et y avait besoin.

L'auteur a toujours du mal à faire la part des choses. L'ambiance c'est bien, mais si c'est au détriment du rythme et de l'intrigue, ça ne sert plus à rien. J'ai eu le cas avec un roman steampunk récemment. Toutes les descris étaient cool, vraiment, mais le livre n'était ni addictif ni passionnant, alors que la matière était là. L'auteure a fait des choix et coupédes scènes d'ambiance pour aider le fil rouge à mieux avancer, le livre a été de suite vraiment plus fluide à la lecture. Mais pour ça, faut du recul, et on est jamais très objectif sur ses propres romans. Mais je rejoins totalement le concept du verre de vin, on peut dire certaines choses simplement, elles n'en deviennent pas pauvres pour autant.
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charliie
   
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Maanilee a écrit:
Je mets ma petite pierre sur l'édifice pour signaler que les coûts ne sont pas que papier, y a aussi le relecteur et le correcteur qu'on paye au signe. Donc un gros roman, c'est un gros investissement.

Je bosse dans plusieurs ME, et jamais j'ai eu des romans de + de 150 000 mots en relecture, bien souvent, les plus épais, on me demandait de les élaguer, et y avait besoin.

L'auteur a toujours du mal à faire la part des choses. L'ambiance c'est bien, mais si c'est au détriment du rythme et de l'intrigue, ça ne sert plus à rien. J'ai eu le cas avec un roman steampunk récemment. Toutes les descris étaient cool, vraiment, mais le livre n'était ni addictif ni passionnant, alors que la matière était là. L'auteure a fait des choix et coupédes scènes d'ambiance pour aider le fil rouge à mieux avancer, le livre a été de suite vraiment plus fluide à la lecture. Mais pour ça, faut du recul, et on est jamais très objectif sur ses propres romans. Mais je rejoins totalement le concept du verre de vin, on peut dire certaines choses simplement, elles n'en deviennent pas pauvres pour autant.

Du coup cela veut dire que le livre de l’auteur en question est à été lu et sélectionné en l’état, c’est deja plus cool que « non désolé y’a trop de signes ».

Personnellement j’ai fait plusieurs passes de BL, j’ai relu des tonnes de fois en virant tout ce qui n’était pas utile à l’intrigue, passé au crible chaque phrase pr aller à l’essentiel, et je dépasse toujours le million de signes…
Je sais que si je coupe plus, c’est que je dois appauvrir des intrigues secondaires, donc je ne le ferai que si je dois revoir le projet en profondeur parce que tout le monde l’aura refusé…

Faut pas oublier, pr se donner du courage, que beaucoup de livres aujourd’hui cultes ont été poussés pour des auteurs malgré les règles d’édition « à la mode » pour leur époque : pas de série, pas trop long pour les enfants, pas de protagoniste féminin, etc etc.
 
Enirtourenef
   
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Flora a écrit:
Je pense que c'est très courant que les débutants se perdent dans des longueurs parce qu'ils cherchent leur style et/ou parce que c'est impressionnant d'écrire beaucoup (souvenir de l'accueil que j'avais quand je parlais de mes premiers romans format 50k à d'autres jeunes auteurs : j'en ai mangé, de la condescendance). Pendant mes bêta-lectures, je tombe parfois sur des phrases qui, sincèrement, me semblent inutilement longues et compliquées. Par exemple j'ai déjà lu "un verre du précieux liquide carmin" pour dire "un verre de vin" – alors que le mot vin n'était pas encore apparu dans le texte, ce n'était pas pour éviter une répétition. Si pour chaque mot du quotidien, il faut une périphrase de 4 mots, oui, pas étonnant qu'à la fin, le texte fasse +200 000 mots xD
Là, je l'admets volontiers, on peut débattre, ça relève du goût personnel.

Du coup, sur les longueurs des débutants, c'est aussi le travail de la correction et le but quand on passe en bêta-lecture, donc normalement ce problème-là doit se résorber. Pareil pour les longues phrases compliquées. Faire compliqué pour faire compliqué, je te rejoins : l'exemple du liquide carmin qui n'évite pas une répétition, bon... Mais il y a aussi des auteurs qui font des longues phrases pleines de points-virgules qui passent bien (je pense à Jules Verne et Robin Hobb, par exemple, dans deux styles complètement différents).
Donc là-dessus, c'est plus la question de l'expérience et du travail que d'une règle à suivre, je pense.

Après oui, quand on veut publier, les probabilités sont déjà pas de notre côté, donc ça augmente les chances (ou plutôt ne les réduit pas) de "tailler" le livre pour les standards demandés, et c'est un choix à faire en tant qu'auteur (que personnellement, je n'ai pas fait, du coup xP (je pense aussi que je serais incapable de le faire)).

Hodobema a écrit:
Justement Stephen King conseillait de supprimer 10% du nombre total de mots à la fin du premier jet pour se forcer à aller à l'essentiel.
Ah merde… moi, sur mon premier jet j'ai rajouté 10 000 mots x)

Maanilee a écrit:
L'ambiance c'est bien, mais si c'est au détriment du rythme et de l'intrigue, ça ne sert plus à rien.
Je suis parfaitement d'accord ! En plus bien souvent l'ambiance ressort davantage de la plume que des descriptions des lieux. Le Jeu de la Trame est un bon exemple de ça, les métaphores sont particulières, les dialogues aussi, et c'est tout ça qui plante l'atmosphère, il n'y a quasiment pas de descriptions, en fin de comptes.
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Chimère
   
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Sklaërenn a écrit:
C'est sur que c'est une histoire de coût, mais je trouve ça plutôt discriminatoire. Surtout si les Bêta-lecteur n'ont pas trouvé ça long malgré les demandes répétées à ce sujet quoi...

J'ai effectivement confiance dans mes BL, sans pour autant me dire qu'ils ont une clairvoyance absolue ou qu'ils se sont vraiment donnés à fond pour relever les défauts. Et je ne veux pas grossir les rangs des "mes BL ont adoré, alors ce que j'écris est forcément trop bien" What a Face
Mais je l'ai fait lire à des gens qui ne lisent jamais de fantastique ou peu de gros livres, et ils ont été emballés. Je pense pouvoir les croire quand ils me disent qu'il n'y a pas de longueurs chiantes ( ils sont encore tous vivants et n'en sont pas venus à me détester, en plus !)

Lucrezia a écrit:
Le coût rentre surement en compte mais il faut aussi se mettre à la place du lecteur, un très gros roman peut faire peur, à juste titre on peut se dire " Houlà c'est gros je vais mettre du temps à lire, ça va me paraître lourd etc..." et les lecteurs risquent probablement de passer à côté d'un bon livre.

Tout à fait, mais là, c'est le public cible qui joue. J'écris pour potentiellement tout le monde, jamais je n'irai dire à quelqu'un avec condescendance "non mais ce que j'écris, c'est pas pour toi/tu vas pas aimer/ect". Par contre, j'ai pour désir d'écrire principalement du fantastique et de la fantasy, des romans assez fouillés, donc clairement, mon public cible, c'est le lecteur qui aime ça, et qui apprécie dévorer des pavés. Et ces personnes existent, il y a des ME dont c'est la ligne éditoriale et qui s'en portent bien.

Flora a écrit:
Je pense que c'est très courant que les débutants se perdent dans des longueurs parce qu'ils cherchent leur style et/ou parce que c'est impressionnant d'écrire beaucoup (souvenir de l'accueil que j'avais quand je parlais de mes premiers romans format 50k à d'autres jeunes auteurs : j'en ai mangé, de la condescendance). Pendant mes bêta-lectures, je tombe parfois sur des phrases qui, sincèrement, me semblent inutilement longues et compliquées. Par exemple j'ai déjà lu "un verre du précieux liquide carmin" pour dire "un verre de vin" – alors que le mot vin n'était pas encore apparu dans le texte, ce n'était pas pour éviter une répétition. Si pour chaque mot du quotidien, il faut une périphrase de 4 mots, oui, pas étonnant qu'à la fin, le texte fasse +200 000 mots xD
Là, je l'admets volontiers, on peut débattre, ça relève du goût personnel.

Ce doit encore être un truc à base de "qui qu'a la plus grosse", cette condescendance Laughing
Un petit livre, c'est comme une munition ; ça n'a pas vocation à raser le bâtiment comme les obus, mais ça peut aller droit au coeur ^^

Mais tout à fait, les périphrases, ça reste de vrais pièges...
(et pour cette histoire de vin, ça fait très cliché en plus)

hodobema a écrit:
A partir de là, si tu comptes les scènes qui participent à ces deux choses sur le nombre de scènes totales, tu verras que bcp peuvent être dégagées. Ensuite, les autres intrigues se développeront toutes seules à travers ce que tu voulais mettre en avant (psychologie des perso, relations entre perso, ambiance, etc)

Tout à fait. Pour moi, le livre idéal, c'est celui dont on devine l'ossature, qui est cependant délicatement habillée, pour donner envie. Parce qu'un récit, c'est comme une maison ; si on voit juste la charpente, bien qu'elle soit solide, ce n'est pas très attrayant ; mais si la décoration est surchargée, même en étant de bon goût, on étouffe.

J'ai quand même gardé de la décoration, mais au lieu de mettre un guéridon, un vase, une rose et une plume, j'ai opté pour le guéridon et le vase, ça suffit (et je commence à penser que j'ai davantage l'air d'une rénovatrice que d'une écrivaine, à m'exprimer de la sorte Laughing )


Maanilee a écrit:
Je bosse dans plusieurs ME, et jamais j'ai eu des romans de + de 150 000 mots en relecture, bien souvent, les plus épais, on me demandait de les élaguer, et y avait besoin.

J'en suis à 176 116 mots à titre indicatif - mais je n'ai pas encore terminé de retailler la dernière partie, et je compte refaire un tour complet ensuite. Si mon nombre de sec me fait paniquer, mon nombre de mots ne semble pas crever les standards [pour du fantastique fouillé].
(Merci pour ton indication, en tout cas. Par curiosité, comment ça se passe, quand tu as élagué un roman que l'on t'a confié ? L'auteur.e doit valider tes coupes ensuite, quitte à retravailler encore, j'imagine ?)

charliie a écrit:
Personnellement j’ai fait plusieurs passes de BL, j’ai relu des tonnes de fois en virant tout ce qui n’était pas utile à l’intrigue, passé au crible chaque phrase pr aller à l’essentiel, et je dépasse toujours le million de signes…
Je sais que si je coupe plus, c’est que je dois appauvrir des intrigues secondaires, donc je ne le ferai que si je dois revoir le projet en profondeur parce que tout le monde l’aura refusé…

Faut pas oublier, pr se donner du courage, que beaucoup de livres aujourd’hui cultes ont été poussés pour des auteurs malgré les règles d’édition « à la mode » pour leur époque : pas de série, pas trop long pour les enfants, pas de protagoniste féminin, etc etc.

Tout à fait, ratiboiser c'est bien, mais sans appauvrir. J'avais lu quelque part qu'élaguer un roman, c'était justement comme le faire d'un jardin ; il faut laisser à chaque plante (intrigue) l'espace pour pousser et être vue (lue), mais si tu les attaques au coeur, tu les fais crever. (Enfin, ce n'est pas une citation précise Laughing )

Par contre, le coup des livres cultes, ça tient souvent à très peu de choses, et un miracle se reproduit rarement deux fois. Tout le monde adore citer Harry Potter en exemple, mais bon, ce n'est pas parce qu'on se fait jarter qu'on est le ou la prochaine JK Rowling :p

Enirtourenef a écrit:
Après oui, quand on veut publier, les probabilités sont déjà pas de notre côté, donc ça augmente les chances (ou plutôt ne les réduit pas) de "tailler" le livre pour les standards demandés, et c'est un choix à faire en tant qu'auteur (que personnellement, je n'ai pas fait, du coup xP (je pense aussi que je serais incapable de le faire)).

C'est quelque chose à laquelle je suis "préparée" (oui, vous avez le droit de penser que je suis mignonne). Mais le but est justement de pouvoir suffisamment convaincre une ME de mettre en place ce travail-là, donc si je me fais jeter direct parce que c'est waaaay trop long, ça va être compliqué...
 
Maanilee
   
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Citation :
(Merci pour ton indication, en tout cas. Par curiosité, comment ça se passe, quand tu as élagué un roman que l'on t'a confié ? L'auteur.e doit valider tes coupes ensuite, quitte à retravailler encore, j'imagine ?)

Je fais tout en accord avec l'auteur, qui sait à la signature qu'on va lui demander de raccourcir (si y a une grosse quantité, pour les petites longueurs, on voit ça au fil de la relecture). Je lui mets des commentaires sur les passages qui me semblent superflus, les dialogues un peu vides, je supprime des passages en suivi de correction, comme ça l'auteur peut tjs voir et refuser la modification par exemple... C'est un boulot de concert, jamais agréable, mais le résultat vaut bien qu'ils me détestent un peu Very Happy
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Moi j'ai lu que si on veut envoyer aux éditeurs, il faut viser 100 000 mots, 120 000 max. Moi, à la fin de l'écriture, mon roman faisait 150 000 mots. À la première relecture, j'ai réussi à en effacer 22 000 environ, et je ne compte pas m'arrêter. En revanche, je dois réécrire des chapitres en entier pour approfondir les relations entre les personnages, j'espère que ça n'en rajoutera pas trop.

C'est vrai que ça ne devrait pas être une règle, mais quand on veut publier en maison d'éditions, il faut être prêt.e à faire des sacrifices. À nous de déterminer ceux qui feront atteindre son plein potentiel à notre histoire.
 
charliie
   
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Chimère a écrit:

Tout à fait, ratiboiser c'est bien, mais sans appauvrir. J'avais lu quelque part qu'élaguer un roman, c'était justement comme le faire d'un jardin ; il faut laisser à chaque plante (intrigue) l'espace pour pousser et être vue (lue), mais si tu les attaques au coeur, tu les fais crever. (Enfin, ce n'est pas une citation précise Laughing )

Par contre, le coup des livres cultes, ça tient souvent à très peu de choses, et un miracle se reproduit rarement deux fois. Tout le monde adore citer Harry Potter en exemple, mais bon, ce n'est pas parce qu'on se fait jarter qu'on est le ou la prochaine JK Rowling :p

J’aime bien la comparaison avec le jardin. Couper pour couper parce qu’on a peur d’être mal vu me parait finalement un autre extrême. Pour moi le plus important est vraiment le rythme. KM Weiland parle de dominos : chaque scène qui passe doit mener à la suivante dans une cascade à la fois parfaitement logique et efficace. Donc tout ce qui ne contribue pas à la valse des dominos doit dégager 😊

Et si tout a dégagé mais qu’il reste quand même plein de signes, c’est que ce n’est peut-être pas si grave !

C’était mon deuxième point : pour les romans cultes, l’idée n’était évidemment pas de se comparer à JKR, car oui OK elle n’a rien fait comme il fallait selon les standards de l’époque et a tout explosé derrière elle, mais c’est tellement une exception dans l’histoire de la littérature que c’est un peu dangereux d’en tirer un enseignement général. L’idée c’était plutôt qu’il faut trouver le juste milieu entre flipper parce que notre roman dépasse tel nombre de signes pour sa cible / son genre, et le fait de s’en ficher tout simplement et d’avoir comme objectif de faire quelque chose de vraiment bien et différent.
Sinon on risque de se bloquer et ne plus rien oser faire, que ce soit écrire ou soumettre.
 
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Charliie a écrit:
L’idée c’était plutôt qu’il faut trouver le juste milieu entre flipper parce que notre roman dépasse tel nombre de signes pour sa cible / son genre, et le fait de s’en ficher tout simplement et d’avoir comme objectif de faire quelque chose de vraiment bien et différent.
Je ne pense pas que faire différent se trouve dans le nombre de signes x)

Personnellement, je comprends l'attachement à ses romans. J'étais réellement attachée à mon premier roman mais je trouve que ça rend aveugle. Maintenant, je me transforme simplement en hater de mon propre roman et je le tacle. Je rejette tous les compliments que je vais considérer comme pas sincères car ce ne sont pas les compliments qui vont me corriger les défauts de mon manuscrit. Je n'aurais aucune peine à me dire que ça c'est nul, ça c'est chiant, etc. Et après tout ça, je vais pouvoir me poser et me dire "en fait il est cool", quitte à développer ce que je trouve cool.
Parce que si on commence à le corriger en ayant en tête ses qualités qui sont en général biaisées par notre désir intérieur de vouloir se rassurer sur sa qualité, on n'a pas fini. Après, on se retrouve à penser que certaines choses de notre roman le rendent unique alors que ce sont des nécessités et non des qualités (comme avoir des personnages développés, pour mon premier roman je me disais "son atout est que les perso sont grave développés !" ouais ok mais en fait s'ils sont pas développés c'est juste rédhibitoire lol)

Et je trouve personnellement que les beta-lecteurs ne sont pas un argument d'objectivité sur son manuscrit. Ils ont tout autant de biais cognitifs que nous, certains lisent d'ailleurs en tant que lecteur et non auteur et ce n'est vraiment pas la même façon de lire (d'ailleurs, il y a un topic dessus), ils vont quasi tous être indulgents car bon je n'ai jamais vu quelqu'un avoir eu un beta-lecteur qui lui dit "franchement rien ne va, c'est vraiment nul". Je pense vraiment qu'il n'y a que un (autre) auteur pour cerner notre manuscrit dans le but de le corriger. Parce qu'il faut rappeler qu'un lecteur lit un roman pour se divertir tandis qu'un auteur lit un roman pour le corriger, ce sont deux approches différentes qui modifient l'indulgence de la lecture. Bon, il ne faut pas non plus rejeter les bêta-lectures hein mais simplement prendre des pincettes avec leurs retours (surtout ceux positifs). Car il ne faut pas oublier que les éditeurs, eux, ne vont pas se priver d'être ultra sévères dans leur lecture en analysant chaque mot en long en large.
 
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hodobema a écrit:

Je ne pense pas que faire différent se trouve dans le nombre de signes x)

Oui, justement : ce côté du spectre est l’innovation sans se focaliser sur le nombre de signes.

hodobema a écrit:

Et je trouve personnellement que les beta-lecteurs ne sont pas un argument d'objectivité sur son manuscrit. Ils ont tout autant de biais cognitifs que nous, certains lisent d'ailleurs en tant que lecteur et non auteur et ce n'est vraiment pas la même façon de lire (d'ailleurs, il y a un topic dessus), ils vont quasi tous être indulgents car bon je n'ai jamais vu quelqu'un avoir eu un beta-lecteur qui lui dit "franchement rien ne va, c'est vraiment nul". Je pense vraiment qu'il n'y a que un (autre) auteur pour cerner notre manuscrit dans le but de le corriger. Parce qu'il faut rappeler qu'un lecteur lit un roman pour se divertir tandis qu'un auteur lit un roman pour le corriger, ce sont deux approches différentes qui modifient l'indulgence de la lecture. Bon, il ne faut pas non plus rejeter les bêta-lectures hein mais simplement prendre des pincettes avec leurs retours (surtout ceux positifs). Car il ne faut pas oublier que les éditeurs, eux, ne vont pas se priver d'être ultra sévères dans leur lecture en analysant chaque mot en long en large.

Oui c’est très intéressant, tout dépend ce que tu recherches aussi dans une bêta lecture.
J’ai choisi des gros lecteurs en faisant des groupes répondant à certains critères que je m’étais fixés. Et notamment, pour un groupe, des gens que je savais capables de m’envoyer bouler à la moindre longueur car ils sont exigeants, n’ont pas de patience et une franchise à couper au couteau. Ceux-là m’ont bien été utiles pour tout ce qui est superflu/trop long etc.
Maintenant ça me dirait bien, effectivement, les retours d’un autre auteur…
 
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C'est surtout en romance que les "gros" manuscrits sont refusés. Les éditeurs préfèrent qu'ils soient coupés en plusieurs tomes. Par contre en Fantasy, ça passe, puisqu'il y a tout un univers à décrire et que les lecteurs de ce genre de roman aiment (en majorité) les belles et longues descriptions qui les plongent bien dedans.
Bien sûr, plus le roman est gros, plus il coute cher à imprimer. Il faut donc mieux viser une grosse ME ou viser des petites/moyennes qui ne font que de l'Amazon. Car si tu cibles une petite/moyenne ME qui fait du placement en librairie, elle te dira non. C'est un risque financier trop grand pour elle. Elle préfèrera miser sur un roman moins "couteux".
 
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Hodobema a écrit:
Et je trouve personnellement que les beta-lecteurs ne sont pas un argument d'objectivité sur son manuscrit. Ils ont tout autant de biais cognitifs que nous, certains lisent d'ailleurs en tant que lecteur et non auteur et ce n'est vraiment pas la même façon de lire
Bien sûr ! Et c'est pour ça qu'il faut les multiplier, je pense. De mon côté j'ai cherché des bêta-lecteurs d'âges, de milieux, et de genres différents. J'ai demandé à une éditrice indépendante, mais aussi à une amie de mon grand-père parce que j'aime son regard sur le monde et que je cherchais plus ça, à la base, avec elle. Je pense que l'on ne demande pas non plus la même chose à tous les bêta-lecteurs (par exemple comme tu le soulignes s'ils écrivent eux-mêmes ou s'ils lisent comme lecteur). Malheureusement, je n'ai pas pu avoir de bêta-lecteur-auteur, la personne que j'avais envisagée n'était pas dispo…
Et c'est aussi pour ça que les retours des bêta-lecteurs ne doivent pas se prendre au pied de la lettre mais s'interpréter parfois. Par exemple, plusieurs de mes bêta-lecteurs ont pointé un passage "trop long", mais l'une d'entre elles a ajouté "j'ai perdu le fil". Ah ! Donc c'est peut-être pas un problème de longueur intrinsèque, en fait, peut-être que c'est parce qu'on est perdu qu'on trouve ça long, on attend le bout du tunnel ! Donc j'ai cherché à corriger en ce sens, pour commencer ! Ou bien, un bêta-lecteur va te dire "telle chose va pas, tu devrais faire ça" et tu prends le retour en compte mais tu corriges d'une autre manière que ce qui a été proposé.

Méganefan a écrit:
Par contre en Fantasy, ça passe, puisqu'il y a tout un univers à décrire et que les lecteurs de ce genre de roman aiment (en majorité) les belles et longues descriptions qui les plongent bien dedans.
Je ne suis pas sûre. J'écris de la fantasy et j'ai rencontré pas mal de ME sur mon chemin qui mettent des limites… donc peut-être que ça arrive plus fréquemment en romance, je ne sais pas, mais en tout cas c'est quand même fréquent de mon côté !
Et les nouveaux romans de fantasy (ou même les un peu plus anciens) n'ont pas toujours de longues et interminables descriptions, c'est plutôt quelque chose qu'on va vouloir couper (surtout quand on veut rentrer dans 600 000 !). Je ne sais pas si les lecteurs aiment particulièrement les descriptions en fantasy… Disons que oui, comme on se plonge dans un univers, moi j'aime bien savoir où je mets les pieds et je trouve parfois que certains lieux ne sont pas assez décrits (ce qui pose problème quand ils sont très importants pour l'action en cours). Mais il y a aussi des romans avec quasiment pas de descriptions, ou alors succinctes, et on ne se demande jamais à quoi l'univers ressemble (je reprends mon exemple du Jeu de la Trame). Du coup, je ne sais pas si on peut vraiment faire de généralités à ce sujet, en fin de comptes (?)
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Enirtourenef a écrit:
Du coup, sur les longueurs des débutants, c'est aussi le travail de la correction et le but quand on passe en bêta-lecture, donc normalement ce problème-là doit se résorber. Pareil pour les longues phrases compliquées.

Oui, dans un monde idéal, mais en pratique, je pense qu'on est très peu à faire appel à des bêta-lecteurs expérimentés ou, mieux, professionnels. Je suis parfois la 3e ou 4e à passer sur un texte et je trouve encore des erreurs, des fautes de grammaire et des contresens... et évidemment, des problèmes de construction et des longueurs, mais ça, je trouve que c'est toujours plus difficile à pointer parce qu'il y a une part de subjectivité et que je ne suis pas une experte.

En fait, ça m'est arrivé plus d'une fois de lire un bout de chapitre, une description, une scène, en me disant que ce passage n'a aucun intérêt et que le livre n'en pâtirait pas si on le condensait ou le supprimait, mais je ne me sens pas vraiment légitime pour le dire. C'est un paragraphe, c'est une page, ce n'est pas si important... Sauf que si on supprime 300 mots dans 30 chapitres, ça fait presque 10k à la fin Wink

Et c'est une erreur qu'on peut tous faire : j'ai souvenir d'avoir relu un de mes textes et d'avoir trouvé un paragraphe où je disais quelque chose que j'avais déjà raconté 3 pages plus tôt, juste tourné un peu différemment... et trois lectrices étaient passées dessus sans le voir. Je ne les blâme parce que je trouve que la bêta-lecture, c'est tellement dense et exigeant qu'on peut facilement occulter de petites choses : on doit suivre l'histoire, comprendre les personnages, pointer les incohérences, corriger les fautes, développer son ressenti... et gérer le rythme aussi, sur ses heures de loisir, bénévolement, en parallèle de ses propres projets, sur des pavés de 100 à 200k :mrgreen:


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Flora a écrit:
Et c'est une erreur qu'on peut tous faire : j'ai souvenir d'avoir relu un de mes textes et d'avoir trouvé un paragraphe où je disais quelque chose que j'avais déjà raconté 3 pages plus tôt, juste tourné un peu différemment...
Oui, je l'ai fait aussi dans mon roman ! Ma bêta-lectrice m'a mis en commentaire "déjà dit deux fois..." et j'ai senti sa lassitude, la pauvre x'D
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