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 L'auteur doit il toujours donner une solution à ses lecteurs

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Izabou
   
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Izabou  /  Barge de Radetzky


Bonjour,
Mon premier roman est parti se noyer dans la masse des manuscrits cherchant éditeur.
Après deux réponse négatives standards, j'ai eu le plaisir d'en avoir une ultra-argumenté de chez Helium (quand je pourrai, j'en parlerai dans itinéraires éditoriaux). Pas de doute ils ont lu le roman de bout en bout. Leur refus est argumenté, ils m'invitent même à leur soumettre d'autres texte à l'avenir. Certaines de leurs remarques sont loin d'être dénuées de justesse. cheers
Il y a néanmoins une petite chose qui me chagrine. Mes personnages ont entre 11 et 17 ans, l'un d'entre eux est harcelé par une bande au collège. Ce n'est pas le sujet central du livre qui est une enquête et tourne autour de la transmission de la mémoire. Parmi les critiques on me reproche de ne pas avoir assez développé ce thème du harcèlement assez présent au début du livre.
J'en ai rediscuté avec mes beta-lecteurs, qui décortiquent avec moi les réponses que je reçois. Ils me disent, entre autres, que je n'apporte pas de solution à un jeune lecteur qui serait lui même harcelé. Ma question est donc la suivante : un auteur a-t-il forcément pour mission de proposer une solution clefs en main dès qu'il évoque une situation problématique ? scratch
Pour moi mon personnage n'est justement pas juste une victime de harcèlement, c'est un adolescent dont la vie existe aussi à l'extérieur du collège et qui s'accomplit avec ses amis dans d'autres projets non liés à son établissement scolaire.
 
Page de Bâtons
   
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Page de Bâtons  /  Gloire de son pair


Hello,

Bon courage pour les envois !
Je ne connais pas ton livre, mais à te lire, je comprends que le harcèlement est un élément de contexte très présent au début, mais qui passe à l'arrière plan quand l'enquête commence ? Est-il possible que l'éditeur/le comité de lecture ait eu l'impression que c'était l'un des thèmes du livre, puis se soit retrouvé déçu que cela disparaisse ensuite (comme si tu promettais quelque chose au lecteur, mais que tu ne tenais pas cette promesse) ?

(J'avais lu une histoire où l'héroïne lycéenne est harcelée, bien que ce ne soit pas du tout le sujet principal – la héroïne abandonne d'ailleurs le lycée rapidement. Par contre, le thème du harcèlement reste tout de même présent, à la fois dans la psychologie de l'héroïne (difficulté à faire confiance, etc.) et dans le fait que ses harceleuses réapparaissent ensuite sous forme d'antagonistes à divers moments du récit. Il n'y a pas de clefs données au lecteur par contre.)
 
hodobema
   
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hodobema  /  Effleure du mal


Pour moi non. Parfois, c'est même mieux de ne pas donner de solution. C'est plutôt aux lecteurs de faire leur propre interprétation...
 
Chamanii
   
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Chamanii  /  Gloire de son pair


Izabou a écrit:
Ce n'est pas le sujet central du livre qui est une enquête et tourne autour de la transmission de la mémoire. Parmi les critiques on me reproche de ne pas avoir assez développé ce thème du harcèlement assez présent au début du livre.

Peut-être que le thème du harcèlement est justement trop développé. Si le lecteur y voit une question de fond, une sorte de double lecture, alors il peut s'attendre à ce que tu en reparles d'une manière ou d'une autre. Si c'est le cas et que tu n'en reparles pas c'est un problème. D'autant plus si le roman s'adresse à un publique concerné par cette problématique. Je ne sais pas à qui s'adresse ton roman, mais si la cible est adolescente alors imagine ton lecteur qui, admettons, aura ce genre de déboires, il va attendre, lui, une "solution" ou un échappatoire et s'il ne l'a pas il sera déçu.

édit : j'ajouterai que si ton ado de lecteur est concerné et que tu éludes le problème il en sera peut-être même outré. Je dis ça mais j'ai pas lu ton roman, donc je dis ça sans savoir hein... Smile
 
Radischat
   
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Radischat  /  Guacamole de radis rouges


Coucou ! Je trouve la question très intéressante donc je vais essayer de donner mon avis.
Je pense que plus que le fait de donner "une solution", à des lecteurs, ton problème doit plutôt venir du fait que tu poses des éléments importants (une situation d'harcèlement mise au début d'un bouquin, pour moi, ça pose le personnage, mais aussi le premier conflit, le premier thème et le ton...c'est beaucoup, ça a un poids) sans les utiliser, finalement, sans les développer, et c'est frustrant du point de vue d'un lecteur. Que tu "laisses ça en suspends", c'est un problème, surtout si c'est quelque chose avec lequel tu amorces ton histoire. C'est pas une question de sensibilité, mais de structure, objectivement, que ce thème "disparaisse" alors qu'il est central, c'est bizarre.
Faut pas oublier qu'un livre, une histoire, une intrigue, c'est pas la vraie vie, ça s'organise, c'est fait pour que tous les éléments aient un sens, une importance pour le tout. Donc si c'est dans le livre, on s'attend forcément à ce que ce soit développé un peu, que cet "arc" ait une fin.
Ceci dit, je comprends ce que tu veux dire, où tu veux en venir en disant que ton personnage ne se limite pas à ça, et c'est très bien. Justement, que ton personnage le pense comme ça et décide de ne pas laisser ce harcèlement avoir de l'emprise sur lui passé les murs de son établissement, c'est un choix, et ce choix est intéressant, mais surtout important à articuler dans le texte. Que ton personnage décide de laisser tomber cette situation.
Je ne connais pas ton histoire. Je ne sais pas comment tu l'as écrite. Mais si tes lecteurs réagissent comme ça, c'est sûrement parce qu'il n'y a pas de raisons, en l'état, pour que ton personnage "oublie" cette partie de sa vie et que ça n'aie aucun effet sur lui, et qu'il n'aie aucune souffrance liées à ça ni d'envie de changer cette situation.
 
Scezelivo
   
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Scezelivo  /  Journal du posteur


J'ai envie de dire : ça dépend. Ou, oui et non, selon le lectorat visé – pour autant qu'il soit dans l'intention de l'auteur de s'établir à partir de son lectorat. Mais, quand on prend l'exemple de best-seller du genre (la Bible, le Coran, les Védas, ...), on se rend compte que les autrix ont eu beau donner les solutions aux problématiques qu'iels rencontraient, reste que le lectorat s'y sent toujours pousser des ailes et préfère, plutôt, ignorer qu'elles fussent écrites ou, même, penseront qu'elles le fussent moins pour répondre des problématiques que pour les ouvrir à la réflexion. (Je trolle un peu, mais je pense pas qu'on en soit si loin dans le fond ... Razz )

Pour prendre très présomptueusement un cas particulier que je connais très bien (même si pas sûr, du coup, qu'il y ait lectorat), chez moi la sieste est toujours un acte politique, militant, religieux, spirituel, social et économique ; entre autres. Pour autant, je ne la considère pas comme une solution concrète si mon lectorat n'existe pas. De même, je pourrais dire sans mentir dans mon cas spécifique que « le viol est un état d'esprit », et c'est vrai ; loin de moi pourtant l'idée de l'enseigner, ou de nier par là des expériences qui ne sont pas les miennes. Embarassed

En somme, je rejoins plutôt Radischat et son « articulation (nécessaire) du choix », même si j'ai tendance à penser "en même temps" que devoir justifier ses choix (et le refuser), c'est aussi camper sur des positions qu'il est sans doute préférable d'interroger. J'ai toujours détesté par exemple les « justifie ta réponse » à l'école qui permettait de ne pas avoir a pondérer l'intuition et, même, de la punir ; quand la restitution du même offrait, seule, la note maximale (fléchir au lieu de réfléchir). scratch
 
Izabou
   
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Izabou  /  Barge de Radetzky


Merci à tous pour vos réponses, je vais attendre d'autres réponses des éditeurs avant de me plonger dans une potentielle réécriture (j'ai bien d'autres projets sur le feu Smile )
Je pense vraiment que cela viens du fait que j'ai laissé des portes ouvertes pour une éventuelle suite (donc plus où moins consciemment je n'ai pas tout résolu bien nettement). Mon personnages trouve tout de même du secours face à ses harceleurs grâce à un lycéen plus âgé qui s'interpose. Soit dit en passant il y a aussi le frère et narrateur du héros qui préfère fermer les yeux quand on harcèle d'autres élèves, car on moins pendant ce temps là son frère est tranquille. J'évoque donc quand même différents positionnements. On croise aussi un personnage qui s'est déscolarisé pour phobie scolaire lié entre autre au harcèlement. C'est donc un thème continu et sous jacent.  A la relecture de la lettre de l'éditeur il semble aussi regretter que les parents ne se rendent compte de rien.
Je retourne cogité sur tout ça.
 
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Plumerose  /  Tentatrice Alopécique


La ME a regretté que tu n'aies pas développé davantage, ce qui ne signifie pas forcément (pas du tout, même !) que l'auteur doive, je te cite :
Citation :
proposer une solution clefs en main dès qu'il évoque une situation problématique


Mais à voir ce que toi tu penses faire : retravailler ou non en développant, ou attendre d'autres avis ? 

En tous cas, ceci est très encourageant :woowoo:
Citation :
Leur refus est argumenté, ils m'invitent même à leur soumettre d'autres texte à l'avenir.
 
Tengaar
   
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   Pensée du jour  :  CI-GÎT TENGAAR QUI SUCCOMBA À UNE SURDOSE DE FANFICTION Elle ne l'a pas volé, on l'avait prévenue, déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors la FF, bon... enfin, c'est triste quand même
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Je suis de l'avis de Radis. Plus que de ne pas apporter une "solution", on te reproche plutôt, à mon sens, de ne pas apporter une fin satisfaisante à la "sous-intrigue" harcèlement.
Le héros apprend-il quelque chose ? Utilise-t-il cette mauvaise expérience pour faire face à un autre problème dans un autre contexte ? Développe-t-il un sentiment de vengeance ? Arrive-t-il à laisser derrière lui cette histoire ? oui ? non ? comment cela l'impacte-t-il ?
Demande toi, si on enlevait cette intrigue, est-ce que des morceaux de ton scénario tomberait ou pas ? Si oui, ça veut dire que c'est une intrigue importante, qu'elle a raison d'être là, qu'elle impacte ton récit et donc que c'est cet impact et ses retombées que tu n'as pas assez exploré.
Si en enlevant le harcèlement, tu arrives au même point juste par des discussions entre les personnages, ma foi, pourquoi l'avoir introduit ?
 
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Diane SLG  /  Barge de Radetzky


Je suis du même avis que Tengaar . J’ajoute aussi que à mon avis en littérature jeunesse, oui peut-être que les éditeurs préfèrent que les sous intrigues ouvertes soient bouclées à la fin du roman. Que les plus jeunes lecteurs apprécient plus que toutes les intrigues soient solutionnées ne me surprendrait pas. Un lecteur adulte lit d’une façon différente mais un jeune lit plus de façon pragmatique ( voir scolaire ^^) un problème = une solution, une intrigue = une conclusion. Je précise que je ne dénigre en aucun cas les jeunes lecteurs, ce que je veux dire c’est qu’un adulte sait inconsciemment qu’il n’y a pas toujours une réponse dans la vie et donc dans les livres.
 
Izabou
   
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Izabou  /  Barge de Radetzky


Toutes ces réflexions sont très utiles, je vais essayer d'en tenir compte aussi pour mes futurs textes.
La demande d'une solution est plutôt un retour de mes béta-lecteurs en réalité, quand l'éditeur lui attend que le thème soit plus développé.
A ce propos une de mes beta-lectrices m'a fait sourire en me disant qu'après tout Rowling avait bien créé un héros qui vivait dix ans dans un placard sans que les services sociaux n'interviennent jamais, et qu'elle ne propose pas de solution pour un enfants qui se trouverait dans la même situation Very Happy ( c'était le moment second degré).
Ma question était plus générale : Quand vous présentez une situation problématique dans vos romans (harcèlement scolaire ou pro, relation toxique, personnage en situation d'emprise, personnage addict...) proposez une solution au lecteur qu'il pourrait, éventuellement, utiliser dans sa propre vie ?
DIANE SLG c'est assez clair ce que tu exprime, je pense aussi que ça dépend de l'âge du lecteur, mon texte s'adresse à des 10-16 ans a priori. Ce qui m'étonne c'est que les retours des beta-lecteurs adultes ont vraiment accroché au texte, comme quoi le lectorat est peut-être plus large que prévu.
 
elopez7228
   
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elopez7228  /  Roland curieux


Je pense comme les autres que tu as sans doute mal interprété leur remarque.
Ils ne te demandent pas une solution IRL à appliquer à ton lectorat. Je pense qu'ils ont observé que tu as ouvert une intrigue sans la refermer.

Et donc, quand dans mes romans j'ouvre une intrigue sur une situation problématique, non je ne propose pas de solution IRL, mais oui, je prends soin de ne pas la laisser ouverte... à moins que ça soit le fil rouge sur plusieurs tomes. Wink

C'est peut-être possible de rajouter quelques pages dans le corps du livre pour clôturer cette intrigue ?
https://linktr.ee/emilie_goudin.lopez
 
Tengaar
   
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Izabou a écrit:
A ce propos une de mes beta-lectrices m'a fait sourire en me disant qu'après tout Rowling avait bien créé un héros qui vivait dix ans dans un placard sans que les services sociaux n'interviennent jamais, et qu'elle ne propose pas de solution pour un enfants qui se trouverait dans la même situation Very Happy ( c'était le moment second degré).

Sauf que le placard ne prend je sais pas 10% du premier tome et que si, l'arc est fermé à la fin puisque quand Harry revient, ils ont peur de ses pouvoirs de sorcier et donc ils le sortent du placard. Alors non ce n'est pas une solution "utile" mais c'est une solution Laughing
 
Izabou
   
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Izabou  /  Barge de Radetzky


elopez7228 a écrit:

C'est peut-être possible de rajouter quelques pages dans le corps du livre pour clôturer cette intrigue ?

Je vais y réfléchir pour que ça ne tombe pas comme un cheveux sur la soupe, sachant qu'il y a déjà l'épilogue où l'on retrouve les personnages dix ans plus tard et où l'on voit comment cette enquête à joué sur leur vie. C'est peut-être là qu'on pourrait glisser quelques lignes.
 
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Diane SLG  /  Barge de Radetzky


Izabou a écrit:

DIANE SLG  c'est assez clair ce que tu exprime, je pense aussi que ça dépend de l'âge du lecteur, mon texte s'adresse à des 10-16 ans a priori. Ce qui m'étonne c'est que les retours des beta-lecteurs adultes ont vraiment accroché au texte, comme quoi le lectorat est peut-être plus large que prévu.

Il m'arrive souvent de lire des romans jeunesse pour le plaisir. Et je crois que beaucoup d'adultes sont dans ce cas ... Harry Potter mon fils a lu, j'ai lu, ma mère a lu et ma grand-mère aussi et on était tous fans ! Laughing
 
   
    
                         
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