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 [Contrat, critiques et confiance en soi]

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Plumerose
   
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HODOBEMA a écrit:
Je me dis pareil ahah. Y a bien un moment où l'un des manuscrits va fonctionner non ?!

Ah, ah... exactement !!!  [Contrat, critiques et confiance en soi] - Page 2 1f605  [Contrat, critiques et confiance en soi] - Page 2 1f606 

Après, je pense que, sans accepter un contrat pourri (ça, non !!) : il faut parfois accepter de "commencer petit", et de "grimper les échelons des ME peu à peu".  scratch

Même si une grosse et bonne ME du premier coup, ça peut arriver aussi, hein Wink !
 
MaddyForeigner
   
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MaddyForeigner  /  Journal du posteur


J'ai été diffusée presque du premier coup. 1300 exemplaires vendus. La ME a fermé depuis.
Je n'ai grimpé aucun échelon.
Soupir.

Je ne parle pas de mon roman, bien sûr.
https://livre.fnac.com/a6681555/Carine-Foulon-Un-repas-chez-les-lapins-de-Paques

En 2013-2014, j'ai commencé par la poésie et les textes courts (donc par les albums jeunesse).
Ensuite sont venues les nouvelles, puis le roman.
Puis plus rien (depuis 2017).


Dernière édition par MaddyForeigner le Ven 23 Avr 2021 - 14:29, édité 1 fois
 
hodobema
   
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Oui, ça rejoint ton topic d'accepter ou non d'être publié que en ebook par exemple
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tentatrice chauve


MADDY : il te faut "quelque chose qui te sorte de "la spirale de l'échec" (l'expression n'est pas de moi, mais je la trouve assez adéquate Wink "... )

Moi, je le vois plus comme "un accident de parcours qui t'a fait un peu dégringoler", mais rien de définitif, sauf si ça "s'érige en blocage", si je puis dire... 

Après, c'est toi qui vis les choses, bien sûr...  scratch

HODOBEMA a écrit:
Oui, ça rejoint ton topic d'accepter ou non d'être publié que en ebook par exemple

Absolument... Wink
 
MaddyForeigner
   
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MaddyForeigner  /  Journal du posteur


4 ans que ça dure. Je pense qu'à ce point, c'est plus que du blocage.
De 2013 à 2017, ça a donné plusieurs albums jeunesse, des nouvelles, un roman, un recueil de poèmes.
J'ai retrouvé hier des contrats d'édition ou des mails d'illustrateurs pour des albums jeunesse datant de fin 2017 auxquels je n'ai pas donné suite. Nous sommes en avril 2021.
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tentatrice chauve


MADDY : MP Wink
 
MaxenceSardane
   
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Azaby a écrit:
Pour chacune de ces questions tu as oublié une composante essentielle : la chance !

Pour que ton texte soit édité, il faut que la bonne personne tombe dessus au bon moment.

Oui, certains récits sont plus vendables que d'autres, c'est indéniable.  Les thématiques sociales (LGBTQI+, handicap, précarité , religion) sont des sujets aussi glissants qu'ils sont prisés. On ne va pas se mentir : y a des effets de modes. Y a des textes qui se vendent mieux selon la décennie, selon l'année ou même selon la période.

Oui, le fait d'avoir été publié dans la maison (ou d'avoir publié tout court) majore clairement tes chances d'être publiée à nouveau. Je pense en effet que ton nouveau texte n'aurait pas été remarqué de la même manière si tu avais été une illustre inconnue postulant via le comité de lecture, par voie classique. C'est valable pour moi aussi : j'ai commencé à recevoir des commandes et à avoir des éditeurs qui me demandent mes projets parce que mon expérience se construit.

Tout ça, c'est archi normal.


Je suis complètement d'accord avec ça.

Être édité (tout comme trouver le bon boulot, la bonne personne, etc...) c'est avant tout une rencontre, un coup de chance, être là au bon moment.

Et dans tous les corps de métier, il est plus facile de faire avec les ressources existantes que de prendre des risques en allant regarder ailleurs.

https://danslesmontagnesnoires.wordpress.com En ligne
 
Melon Jaune
   
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absolute a écrit:
On peut inversement accoucher d'un roman élitiste, original, bourré d'érudition et pourtant indigeste.

Je suis complètement d'accord. Qu'est-je que j'attends d'un roman quand je l'ouvre ? Qu'il me fasse voyager, rire, pleurer, frissonner, réfléchir : je veux ressentir des émotions !! Bien sûr si la langue est belle j'aurais encore plus de plaisir à lire, mais ce n'est pas ce qui compte le plus. Ce qui compte c'est l'histoire, et je pense que la tienne Yaëlle a touché beaucoup de gens Smile
 
Plumerose
   
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Plumerose  /  Tentatrice chauve


MELON JAUNE a écrit:
Qu'est-je que j'attends d'un roman quand je l'ouvre ? Qu'il me fasse voyager, rire, pleurer, frissonner, réfléchir : je veux ressentir des émotions !! 

+1 !!! 
J'adore cette définition !!!  :mrgreen: study :flower:
 
Deb
   
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Salut Yaelle !

Je te reconnais des typoteurs, je me souviens que tu avais gentiment répondu à mes questions une ou deux fois Smile

Comme toi je connais bien le syndrome de l'imposteur... Mais plus je vieillis (je suis une vioc par rapport à toi, j'ai 34 ans haha) plus j'apprends à essayer de l'ignorer. Je fais confiance aux éditeurs qui ont choisi mes textes, je me dis que ce sont eux les pros et qu'ils savent reconnaître un bon texte (et encore, je n'ai pas été publiée par une énorme ME comme toi, sinon je pense que je n'aurais plus aucun doute haha).

Mes 2 premiers romans ont été publiés sous pseudo donc les critiques négatives me passaient un peu dessus, comme si le pseudo me protégeait un peu. Mais le prochain sera sous mon vrai nom donc c'est vrai que le doute est plus fort : j'ai peur que mon livre ne plaise pas, de me faire détruire dans les commentaires Amazon etc... Mais quand ces pensées me viennent je me dis que la peur n'évite pas le danger. Et il y a des gens qui arrivent à détester Changer l'eau des fleurs alors que pour moi ce livre est une merveille, donc je me dis... On ne peut pas plaire à tout le monde, et rien ne peut empêcher ça Smile

Je te dirai aussi : sois fière de toi, tu es (je me base juste sur ce que je perçois de tes messages et sur ce que tu as accompli déjà) une jeune femme brillante et mature, tu as réussi un exploit que beaucoup n'atteindront jamais. Bravo !!! Fais-toi confiance Smile
 
Enirtourenef
   
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Enirtourenef  /  Tentatrice chauve


Yaëlle a écrit:
Je me demande, in fine, ce qu'il faut pour :

- être édité
- être (beaucoup) lu
- être bien noté
- avoir confiance en soi/ comprendre qu'on a écrit un récit de "qualité" (même si c'est subjectif, et c'est là toute la question)
- oublier toutes ces questions inutiles et retrouver le gout d'écrire pour soi, celui que j'avais biiiien avant que tout le reste tombe dessus...

Pour être édité... C'est plein de trucs, on l'a dit 100 fois : le bon manuscrit, au bon moment, au bon endroit, avec la bonne personne... Même des auteurs comme les auteurs du Jeu de la Trame ont reçu des avis contradictoires sur leurs manuscrits ! Pour éditer le premier roman... Je sais pas, je l'ai jamais fait (huhu Laughing ) par contre je pense que une fois que t'es dans la ME, c'est plus facile (déjà, tu passes pas par le comité de lecture, ça simplifie les choses). Et clairement, des fois je lis des livres plutôt bien écrit mais juste mal construits, avec des personnages hyper caricaturaux et tout, et je me dis que si c'était moi et pas un auteur connu qui avait envoyé le manuscrit, il serait pas publié... Mais c'est le jeu aussi : publier des trucs qui vont se vendre pour faire tourner la machine et prendre des risques ailleurs...

Être beaucoup lu ça dépend de la ME. Tu as forcément plus de chances d'être lue si tu publies chez Folio SF que chez Crin de Chimère, indépendamment de la qualité de l'objet-livre, de la couv' et du récit. Être lu, c'est être acheté : c'est de la com' !

Être bien noté c'est plus compliqué. Déjà, il y a des chroniqueurs qui décident de ne pas noter parce qu'ils trouvent le système de note idiot et contre-productif, en mode compétition, etc. donc quand ils peuvent ne pas noter (comme sur Babelio) ils le font. Mais du coup ça fait redescendre la note moyenne d'office, puisque les personnes qui auraient pu mettre de bonnes notes n'en ont mises aucune. Après, les moyennes sur les sites, ça ne veut pas dire grand chose. Déjà parce que des gens vont mettre 2 étoiles en disant qu'ils ont passé un bon moment, et d'autres mettre 4 et dézinguer un peu le truc. Ensuite, ce sont des moyennes, donc il faut voir ce qui se cache derrière. Par exemple, si je prends Ayesha (oui, c'est mon exemple passe-partout Razz) je crois que sur Babelio y a 3 étoiles de moyennes. Sauf que quand tu regardes les notes, t'as quasiment jamais 3 étoiles : t'as des 4 et des 2 parce que soi les gens ont adoré, soit ils ont détesté et trouvé ça pénible. Du coup, la moyenne ne veut pas dire la même chose que si t'avais une majorité de 3 étoiles dans les notes (et perso je préférerais avoir des notes comme Ayesha plutôt que que des 3 étoiles, parce que ça voudrait dire que mon truc est oubliable, mais bon, ça, c'est chacun sa sensibilité !).
Puis il faudrait aussi savoir qui note. Est-ce que l'on note plus souvent les livres qu'on a aimé (et donc les notes sur les sites sont majorées) ou plus souvent les livres qu'on a moins aimé pour avertir les lecteurs de pas y aller ?
En gros, la note, elle veut rien dire, c'est une indication qui te permet de voir en un coup d'œil, mais en elle-même elle ne dit pas la valeur de ton travail (et d'ailleurs je mets pas de notes sur les chroniques sur mon blog parce que ça n'a aucun intérêt).

Avoir confiance en soi… tout un programme, dis donc ! Very Happy
Je pense que ça vient avec l'affirmation de soi et le travail sur soi. Mais ça vient de soi. C'est pas parce que 100 personnes te diront que ton travail est bon que tu vas y croire. Tu dois y croire avant que 100 personnes te le dise. Je sais que c'est facile à dire, et surtout dans la vraie vie j'ai pas vraiment confiance en moi, y a qu'à lire mon blog pour s'en rendre compte, c'est au point où une lectrice psy me l'a fait remarquer ! Laughing Mais paradoxalement, pour ce qui est de mon roman, j'y crois. Même si mes BL m'ont tous fait des remarques de trucs qui allaient pas (et heureusement) je sais qu'il est "bon". Il m'enthousiasme quand je travaille dessus, j'ai envie d'aller au bout du truc, le corriger 20 000 fois ne me dérange pas, je mène mon petit chemin. Mes BL ont aimé, je me sentais plus pisser et j'ai pris le travail à bras le corps. Bien sûr, j'ai eu ma période "ce que je fais est nul, les autres éditent tellement vite après envois, ils écrivent tellement bien ! faut que j'arrête" mais c'est une passade. Peut-être parce que je me suis convaincue que c'est un travail. J'écris par besoin, je ne pourrais pas ne pas écrire, mais je me mets à la tâche avec l'envie de m'améliorer, plutôt que de me dire que mon style est comme ça et puis voilà, c'est tout, j'y peux rien. Je cherche et je tâtonne et c'est de savoir que c'est imparfait, finalement, qui fait que j'ai confiance en mon texte ! C'est tout à fait paradoxal, je suis bien d'accord !
Je pense aussi que ce côté "travail améliorable" permet de prendre plus de recul sur son texte que quand on dit "mon petit bébé, mon œuvre d'art" (même si dans les faits c'est mon petit bébé haha xP). Quand on peut prendre du recul, on voit ce qui va pas mais on voit aussi comment améliorer. Le fait d'avoir une méthode de corrections hybride entre numérique et papier m'a aussi aidé à prendre du recul, je pense, parce que passer par le papier c'est sortir du texte et du coup j'ai pu voir toutes mes corrections à faire (j'avais 26 pages manuscrites de notes de corrections à faire sur mon premier jet, maintenant, à la Xème relecture, j'en ai 9 de plus !) mais du coup je pouvais aussi voir après correction à quel point c'était mieux !
En fait, la confiance vient pas du texte lui-même qui serait "bon", mais plutôt du fait que je sais que j'ai les moyens de l'améliorer. Ma confiance vient plus du fait que je sais avoir les capacités à le modeler comme je veux si ça ne me convient pas !

Pour retrouver le goût d'écrire pour soi, est-ce que tu as essayé de te lancer dans des projets fun, pas sérieux, pas du tout destinés à la publication mais seulement à t'amuser, tester des trucs, du nouveau vocabulaire ou des expressions, des ambiances, des personnages, etc. ? Peut-être que le fait de savoir que t'as signé un contrat pour un texte pas encore écrit participe à te stresser un peu et que tu pourrais prendre un peu de temps (pas beaucoup, en fonction de tes disponibilités, 5min par jour, s'il faut) pour écrire des trucs idiots, sans te préoccuper du style, mais juste au fil comme ça vient.
À côté de mon roman, j'ai des projets pas sérieux, des romances clichées à mort, où tout va trop vite y compris les scènes d'action, qui sont à 160 000 mots mais pourraient atteindre les 200 000 si je développais correctement les passages qui doivent l'être, avec aussi des lignes de dialogues inutiles, juste parce que c'est plus facile de foutre un dialogue que de pondre un long paragraphe de narration, ça vient comme ça et je me prends pas la tête. Je ne réfléchis même pas vraiment à comment je vais organiser mon intrigue et des taaaaas de trucs me viennent comme ça, plus ou moins bancals en fonction des circonstances. Y a aussi une grosse dimension psychologique (exutoire) dans ces projets qui me permettent d'aborder des points de tension chez moi.
C'est impubliable (je dirais même plus : c'est parfaitement illisible) mais ça fait du bien par où ça passe ! C'est juste se faire plaisir en déroulant des trucs sans se prendre la tête, et bizarrement, écrire ces trucs-là après avoir bossé sur mon roman me fait du bien. Je vois vois ça un peu comme les cyclistes qui continuent de pédaler même après avoir fini une étape du Tour de France ! Peut-être que, si tu ne le fais pas déjà, ça pourrait te faire du bien !
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Scarlet Dream
   
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Le titre de ce topic m'a donné envie d'y répondre quelque chose. J'espère que ce ne sera pas HS.

Ma trilogie, je l'ai postée sur un site de fanfictions (acceptant aussi les oeuvres originales). Les retours n'étaient pas nombreux, mais j'avais tout de même quelques lecteurs qui ont tout lu et m'ont donné de bonnes reviews. Alors oui, ils n'étaient pas là pour pointer ce qui n'allait pas (contrairement aux JE) et donc on peut dire qu'ils étaient plutôt indulgents. N'empêche que rien ne les obligeait à venir me lire et à donner leurs impressions. Je pense que, malgré les défauts, ça devait leur plaire un minimum. C'était il y a des années et des années. J'ai modifié mes textes, signé ensuite avec Edilivre et gagné un concours au niveau régional pour les deux premiers tomes.

Encore des années plus tard, résiliation de mes contrats avec Edilivre, nouvelles modifications, passage sur JE et encore des corrections grâce à vous et à mes bêta lectrices.

Est-ce prétentieux de penser qu'il y a un petit "truc", un genre de potentiel ?

Pourtant, même si j'envoie aux ME, je m'attends toujours à des refus de leur part. Je pars du principe qu'avoir la reconnaissance d'une vraie maison d'édition serait trop beau pour moi. Que, n'importe comment, il y aura toujours quelque chose qui n'ira pas et qui cassera mes chances, que ce soit sur le fond ou sur la forme, voire les deux. Je sais bien que le manuscrit parfait n'existe pas mais faut bien qu'il soit le mieux possible pour taper dans l'oeil des ME. Et puis, il y a la concurrence. Tellement d'auteur(e)s bien plus doué(e)s et avec de meilleures histoires... Sans compter qu'iels savent se vendre, eux. Moi je suis du genre timide, ça n'aide pas.

Tout ça pour dire que j'ai eu par le passé quelques raisons de croire que ce que je faisais n'était pas trop mal (j'étais même contente de moi), sauf que plus ça va et plus je me dis "laisse tomber, ce n'est pas la peine d'espérer". Comme si j'avais cru avoir un peu de talent et qu'en fait, non, que dalle. Qu'en réalité je suis une mauvaise auteure, ou du moins, qui n'aura jamais sa place.
 
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Je trouve ça tellement intéressant comme retour !

Je pense que le talent n'existe pas. On peut avoir ou pas des prédispositions, "l'oreille musicale", mais ça demande du travail, ça s'entraîne, ça s'exerce… donc le talent ou son absence imaginée est une mauvaise raison de douter, je pense Smile À force de travail, et avec le bon coup de main, on arrive à tout (exemple : je suis une brelle en maths, c'est terrible, en Seconde, j'avais 6 de moyenne ; mais un jour au collège je me suis retrouvée une heure dans la classe d'un prof de math qui n'était pas le mien, il m'a expliqué un truc et j'ai compris (genre moi, j'ai compris un truc en math ! O.O)).

Je pense que c'est normal de douter, c'est même super sain plutôt que d'être trop sûr de soi et de foncer dans un mur. Mais en même temps, c'est aussi important de réaliser quand le texte a du potentiel, peu importe l'argument qu'on utilise pour s'en souvenir : "je crois à ce texte", "j'aime bosser dessus", "j'ai intéressé des gens qui d'habitude lisent pas ce genre de trucs", "des gens sont venus continuer de lire alors que rien ne les y obligeait", "j'ai gagné un concours", "quand je lis mon texte, je l'apprécie", etc. peu importe l'argument qui trouve grâce aux yeux de la confiance en soi.

Puis aussi, pour relativiser, revenir au pourquoi. Moi, j'écris parce que c'est un besoin. Je ne pourrais pas ne pas écrire. Quand je n'écris pas pendant trop longtemps je ne suis pas bien, j'ai besoin de ça. Donc, même si mon texte ne trouve jamais preneur parce que déjà pour qu'il trouve preneur il faudrait que j'identifie les ME auxquelles je peux l'envoyer et c'est pas gagner, même s'il ne trouve pas preneur, j'aurais ce contentement de savoir que mes bêta-lecteurs ont aimé, pour commencer, celui de savoir que j'ai beaucoup appris sur mon écriture en le corrigeant, et que j'ai apprécié passer des centaines d'heures dessus (j'ai mes stats' Word, en plus). Et voilà. (Bon, en vrai, je serais forcément un peu déçue, mais j'aurais quand même de quoi me raccrocher aux branches parce que, publié ou pas, ce roman aurait été écrit parce que j'ai besoin d'écrire. Faut dire aussi que je ne veux pas spécialement faire de l'écriture mon métier, ça aide.)
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elopez7228
   
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@Scarlet Dream,

je viens de terminer un bouquin entre autobio et développement personnel, et je vais donc partager deux citations :

Citation :
"L'éducation conduit trop souvent [les femmes] à sous-estimer leurs compétences et à n'accepter de prendre la parole que lorsque leurs compétences réelles excèdent celles requises pour traiter du sujet qui leur est soumis. Alors que la plupart des hommes acceptent de s'exprimer même lorsqu'ils ne sont pas réellement compétents."

Citation :
"Je pars toujours du principe qu'on ne me demandera jamais de réaliser une chose dont je suis incapable. Si quelqu'un perçoit chez moi des qualités et des compétences, c'est qu'elles existent. J'imagine pas que par charité un employeur prenne le risque de faire péricliter son activité en recrutant une personne incompétente pour produire des contenus sans intérêt.

Le titre du livre est "ne reste pas à ta place", de Rokhaya Diallo.

Ce que je veux dire avec ces citations, c'est DE L'AUDACE, QUE DIABLE !
TÊTE HAUTE ! AU CULOT !

On enseigne aux femmes à être discrètes et modeste, fuck all this. Ne reste pas à ta place. Prend la place que tu veux.
Ecris. Soumets tes écrits à des professionnels. Encaisse les critiques, travaille, recommence.
Tu vas y arriver, et quand tu auras réussi, c'est que tu le méritais.

GO GO GO
https://linktr.ee/emilie_goudin.lopez
 
hodobema
   
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Le fait même de terminer un roman, c'est avoir un "'petit truc" : de la patience. Parce que mine de rien, tout le monde n'est pas capable de terminer un roman.
Ensuite, tu l'as corrigé, réécrit, fait lire, etc : Encore un "petit truc" : de l'envie. Parce que tout le monde n'a pas le courage de recevoir les critiques, il faut du temps pour se lancer.
Puis, tu l'as envoyé à des ME, ce "petit truc" : de la motivation. Parce que se soumettre au jugement de pro, c'est pas facile.

Se prendre des refus ne veut pas toujours dire que ton roman est nul. Y a pleiiiiin de facteurs : La ligne éditoriale, un roman similaire déjà publié, les goûts personnels, la place dans le catalogue, etc. C'est bien pour ça que bcp de ME dans leur refus évoque que ça n'est pas forcément dû à la qualité du roman.
Il faut vraiment juste trouver le bon équilibre entre être ouvert à la critique et avoir confiance en son écrit. C'est pas facile, mais personne n'a le droit de te retirer ton texte en te disant qu'il n'en vaut pas le coup, c'est toi qui décides qu'il en vaut le coup ! En le retravaillant, en assumant ton style etc. C'est à toi de convaincre. Même si c'est difficile.

J'avoue que si je prends que mon roman, je me dis "franchement je le trouve pas mal, il a ses chances !" puis quand je resitue le contexte, je me dis "punaise mon roman n'est vraiment pas la perle rare finalement" Laughing mais bon, j'ai envie qu'il soit publié alors je vais tout faire pour qu'il le soit (enfin j'espère ??)
 

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