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 Quand on écrit de la m*

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Scarlet Dream
   
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Scarlet Dream  /  Pour qui sonne Lestat


Bonjour. D'avance, toutes mes excuses.

Je repense à toutes les fois où j'avais eu 19 ou 20 aux rédactions. Toutes les fois où la prof lisait mon texte à la classe. Au fait qu'elle a lu les deux premiers tomes de ma trilogie, en les qualifiant de fantastico-érotique, oui, oui ! Comme il s'agissait des premiers jets, je vous laisse deviner l'horreur. Ses yeux ont dû saigner plus d'une fois. J'avais dix-sept ans mais ce n'est pas une raison.

Maintenant je me dis que ce n'étaient que des mensonges. Mon talent, si j'en ai un, est minable et je produis des textes médiocres. Chaque fois que je corrige, j'ai l'impression (fausse bien sûr) que c'est mieux que la fois précédente. Tout en me disant que ce sera encore mieux après la prochaine correction.

Mais si en réalité on m'avait menti sur mes prétendues qualités d'écriture ? Peut-être que la prof s'est bien marrée au fond !

J'ai du travail, beaucoup de travail à faire avant que mon texte soit tout juste passable. Pour l'instant, il n'est juste qu'un embryon de texte. Zut, avec toutes mes versions (7 si je me souviens bien), plus les versions que je n'ai pas comptées...  Malgré ce que j'ai eu l'impudence de croire, je ne suis pas douée (même juste un peu) au contraire.

Ah mais malgré le côté minable de mon projet, je vais continuer à le corriger, encore et encore. Ca ne servira sûrement à rien car je suis maudite, mon rêve n'est pas pour moi. Mais bon, j'y tiens, moi, à ce "truc, ce machin", alors je ferai ce qu'il faut pour l'améliorer.

Pour pouvoir me dire, j'ai fait ce qu'il fallait. Je lâche pas l'affaire. Si j'abandonne ça, j'ai plus qu'à me jeter d'un pont.

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Je n'attends pas forcément de réponse. C'était juste ma minute de doute ou plutôt où je réalise que je n'arriverai à rien dans la vie.
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Je comprends bien ce genre de phase de doute !
J'en ai souvent et... j'ai pas grand-chose de solide à apporter.
Juste que, quand on arrive à les surpasser un peu, elles peuvent être très constructives.
L'ennui, c'est qu'elles sont également très dangereuses potentiellement pour le moral (et pour l'inspiration).

J'ai créé un topic sur le thème, il y a de ça un moment
https://www.jeunesecrivains.com/t49242-recherche-editoriale-attentes-echecs-doutes
Et celui-là n'est pas éloigné non plus
https://www.jeunesecrivains.com/t55285-perte-de-confiance-bis-et-ou-jalousie
Ils ont eu des tas de réponses intéressantes...

Le Doute, c'est Dr Jeckyll et Mr Hyde
Quand on est trop sûr de soi, on ne se rend pas compte si on écrit de la m...
Quand on doute trop, on croit au contraire en voir partout.

Gros merci aux JE, d'ailleurs, parce que sans eux, le monstre m'aurait gobée et digérée depuis longtemps

Edit
Je viens de retrouver aussi ce très-très-très vieux
https://www.jeunesecrivains.com/t40103-la-difficulte-de-motivation-ou-finir-un-texte-qui-devient-ch-a-force
Créé à un moment où je n'étais pas bloquée par Messire le Doute mais par son Excellence la Flemme. Ce n'est pas la même chose, et pourtant, en le relisant, je me demande si cette flemme n'était pas une forme de doute également...


Scarlet Dream a écrit:
J'ai du travail, beaucoup de travail à faire avant que mon texte soit tout juste passable. Pour l'instant, il n'est juste qu'un embryon de texte. Zut, avec toutes mes versions (7 si je me souviens bien), plus les versions que je n'ai pas comptées...  Malgré ce que j'ai eu l'impudence de croire, je ne suis pas douée (même juste un peu) au contraire.
Bravo pour les versions successives ! Sacré boulot.
Plus on travaille un texte, plus on a envie de douter à son sujet. Les certitudes se désagrègent de plus en plus. Penser que le bébé est parfait dès le premier jet, c'est tellement plus confortable !
Ne te dis pas que tu n'es pas douée.
Personne ne l'est sans un peu de travail, et ce que tu as c'est peut-être juste du perfectionnisme et non une absence de don.

Tu parles de ta prof qui lisait tes rédactions à la classe et a aussi donne son avis sur le début de ta trilogie... et tu as 41 ans.
C'est le même projet depuis tout ce temps ? Pas étonnant qu'il te sorte par les yeux !
Tu ne bosses que celui-là ou bien tu en fais d'autres de temps en temps ?

Scarlet Dream a écrit:
Je n'attends pas forcément de réponse. C'était juste ma minute de doute ou plutôt où je réalise que je n'arriverai à rien dans la vie.
:calien: + 🍀
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Fiction
   
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Comme Séléné C, je comprends que si ton livre est sur le tapis depuis toutes ces années, il te sorte par les yeux. C'est l'oeuvre de te vie. Personnellement j'ai passé dix ans sur mon premier livre, jusqu'à overdose. Alors je te comprends. Je ne suis personne pour te dire ce que tu as a faire. Je te conseillerais juste de prendre du recul et essayer d'écrire autre chose. Depuis que j'ai mis mon premier roman de côté, je prends plus de plaisir à écrire, j'ai l'impression d'un renouveau. Vraiment, ça fait du bien.

Scarlet, si ta prof de français te complimentais, c'est sûrement pour de bonnes raisons. Elle devait voir ta passion et voulais te motiver à foncer, alors fais lui honneur et ne baisse pas les bras. Et je t'interdis de dire que tu écris mal, bon dieu !

Si tu as envie de discuter, n'hésite pas à m'envoyer un message.

Prends du temps pour toi. J'espère que ça ira mieux.
 
Blue Orange
   
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Coucou,

Je rejoins forcément Séléné et Fiction et je n'ai pas grand-chose à rajouter.

Je voulais juste te dire bon courage, parce que je sais à quel point c'est compliqué !

Je suis aussi en plein dans cette phase, l'impression qu'entre mon rêve et ma réalité, il y a trois étages.
Ce dont je me rends compte, et peut-être que c'est ton cas, c'est aussi (en plus du fait de bosser à l'overdose sur le même projet), que je me compare beaucoup. Peut-être que tu lis beaucoup d'autres personnes sur JE, ailleurs, et que tu te compares en permanence. Je pense que le doute, le manque de confiance en soi vient aussi de là. On se dit toujours que l'herbe est plus belle à côté, que les gens écrivent mieux, du coup pourquoi continuer.

Je suis admirative de tes corrections, de passer et repasser sur ton texte, mais ça te fait peut-être oublier le plaisir d'écrire ? La perfection, tu ne l'atteindras jamais, il faut faire son deuil tout de suite. Ensuite, il faut savoir finir son texte, arrêter, même si tu ne seras jamais prête. Peut-être que c'est cette peur de mettre un point final, qui te fait remettre ton ouvrage sur le métier ?

Breeef, mon post ne sert pas forcément à grand-chose, mais comme le dit Fiction, essaye de changer d'air. Oblige-toi à faire de l'écriture automatique pendant 10/15 minutes ? Juste écrire, pas réfléchir, profiter, retrouver un souffle d'air et de motivation ?

Courage en tout cas et si besoin, mes MP sont ouverts Quand on écrit de la m*  3029968519
 
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Je pense qu'il y a une immense différence entre les rédacs qu'on faisait lire en collège et en lycée et l'écriture pro. Suivre des cours de français n'a jamais permis à personne d'écrire un roman ou des poèmes.

Ensuite, je dirais que dire qu'on est nulle ne veut pas dire grand chose. Écrire un roman nécessite plusieurs compétences : savoir écrire, savoir agencer les parties de l'histoire, savoir décrire, être bon pour la psychologie des persos...Tu peux être moins bon pour une de ces composantes et meilleure pour d'autres.

Quant au découragement, je pense que tous les JE te diront qu'ils ont connu une phase...Tu peux pas savoir le nmbr de fois où je me dis "j'écris vraiment de la merde en boîte"... C'est peut être vrai, c'est peut-être faux...

Dans tous les domaines, on a des coups de mou et notre perception de notre propre talent/potentiel n'est pas forcément en adéquation avec la réalité...Un exemple perso : j'ai fait un test d'effort pour la pratique sportive car antécédents cardiaques. Je pensais toucher le fond du fond au niveau perf, je devais pédaler sur un vélo avec des électrodes branchées de partout et une fois rhabillée, spontanément, j'ai demandé "Alors, à quel point c'était pourri ?" Et elle me regarde et me dit "En fait vous savez vous avez pas à rougir parce que c'est plutôt une belle performance que vous avez réalisée, vous êtes à 143% au dessus de la moyenne". Je m'imaginais que c'était pire que tt et en fait, non parce que très compliqué de s'évaluer objectivement dans une pratique individuelle. On a pas les autres pour se comparer. Pour l'écriture, c'est encore plus compliqué parce qu'il n'y a pas de critères objectifs permettant de dire si ont bon ou nul.

Dans le cas particulier de ton roman, j'ai deux choses à ajouter :
- Je pense qu'il y a décalage entre le thème et le niveau de langage. En clair si tu réécris et remanie trop, su tu adaptes un langage trop soutenu, tu risques de ne plus correspondre aux attentes du genre.
- J'ai cru remarquer que tu manquais bcp de confiance en toi (arrête moi si je me trompe, je ne suis peut-être pas en position d'exprimer un jugement sur qui tu es) et je pense que c'est lié à ton vécu. Par conséquent, dis toi que ton impression sera tjrs biaisée.

Quant à ton projet...Bien sûr qu'il faut persévérer ! Tant que tu te retrouves dedans il ne faut pas hésiter. Hésite pas si t'as un cou de mou à envoyer un petit mp à un membre en qui t'as confiance. On est aussi là ppur se soutenir en tant que jeunes auteurs et autrices.
 
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Un signe d'encourragement.
Scarlet a écrit:
Zut, avec toutes mes versions (7 si je me souviens bien)

L'un des auteurs français à succès, dans le domaine de la SF, avoue qu'il lui faut environ 20 versions différentes avant d'aboutir à quelque chose de présentable. Il s'agit de Bernard Werber. Et plusieurs autres auteurs que j'apprécie reconnaissent la même chose.

Finalement c'est la persévérance qui est la meilleure des qualités d'un auteur.
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Sklaërenn
   
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Pour t'avoir lu, tu es loin d'écrire de la m* comme tu dis. Il y a peut-être des choses à retravailler et d'un côté je comprends ta réaction aussi. Je me rappelle mon arrivée sur le forum et avoir jeté mon 1er projet en pâture. Ahah, j'en ri maintenant, mais sur le moment, ça m'avait mis un coup au moral. J'avais mis quelques temps à revenir sur le forum. Mon 2ème projet à été mieux accueilli, mais jamais fini et même si une part de moi à envie de le finir, je ne suis clairement plus dans cet état d'esprit actuellement. J'ai décider de lâcher prise et de partir à 100% sur Tempest et de l'écrire jusqu'au bout. C'est le 1er projet dont je suis satisfaite à minima et dont je n'envisage pas une réécriture. Mes autres projets, bien qu'ils me plaisaient énormément, me faisaient douter dès le 3 ou 4 ème chapitre et ne me donnait qu'une envie tout réécrire. Ce que je faisais. Avec toujours plus de découragement au final. Là, ce n'est pas du tout le cas. Je doute, mais dans pas dans le sens est-ce que je n'écris pas de la m* au final ? Plutôt dans le sens, est-ce suffisamment logique ? 

Je trouve aussi judicieux de peut-être prendre du recul sur ce projet, le laisser reposer et partir sur autre chose ? Par expérience, plus on s'accroche, moins on a de plaisir et plus on doute.
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absolute
   
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Il y a une chose que tu ne dois pas perdre de vue (je rebondis un peu sur la conclusion de Sklaërenn) : écrire doit rester une source de plaisir. C'est bête, mais finalement, que ton roman soit une daube ou une pépite, l'essentiel est qu'il te plaise. Et s'il te plaît, il y a de fortes chances qu'il plaise à d'autres, en dépit de tous les défauts qu'il peut avoir. Enfin, c'est ce que je me répète quand je doute de mes propres écrits. Et ça fonctionne plutôt bien, j'y trouve même un regain de motivation car quand on travaille pour soi, on se libère de la pression du jugement des autres.

Bien sûr, on a tous envie d'être publiés et lus, mais ce n'est pas ce qui nous a poussé, un jour, à commencer à écrire une histoire.

Au passage je salue ton courage car en dépit des propos que tu tiens, tu as soumis ton texte ici à la critique.
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Scarlet Dream
   
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Scarlet Dream  /  Pour qui sonne Lestat


Bonsoir à tous. Et merci à vous, vraiment, ça me touche. :flower:

J'ai pleuré ce matin, j'ai chialé aussi au bureau : les vannes étaient ouvertes, je ne pouvais plus m'arrêter. Les collègues et ma responsables se sont inquiétés, je leur ai dit ce qui me mettait dans cet état. Sur le conseil de ma responsable, j'ai téléphoné à la secrétaire de mon psy, lequel a accepté d'avancer notre rendez-vous à mardi prochain. J'en ai parlé à ma mère, qui me dit de ne plus regarder les commentaires (elle ne comprend pas comment quelque chose qui doit être un plaisir, l’écriture, peut faire autant mal). En ce moment, je me lève vers 4h du matin, pas forcément pour écrire, des fois je lis les autres JE, même si je ne commente pas tout de suite. Ma responsable au travail a remarqué que depuis un moment je suis à fleur de peau, que je retiens mes larmes. Et aujourd'hui, paf, ça a coulé...

Oui je manque de confiance en moi depuis un harcèlement scolaire. Je m'étais toujours dit que je me vengerai avec l'écriture, le seul truc où je me croyais un peu douée. Je ne me vois pas capable de faire autre chose. Pour moi, écrire est un plaisir (si, si) et mon rêve est de faire lire ce que j'écris, de faire rêver les lecteurs, de provoquer en eux des émotions.

Comme vous, ma mère me dit de laisser mon texte de côté, ne serait-ce qu'une semaine. Mais je ne peux pas. Je vise l'édition (regardez moi cette présomptueuse !) et une ME m'intéresse, elle ouvre ses soumissions dans quelques mois, je ne voudrais pas louper le coche, même si j'ai d'autres ME en vue.  

J'ai un autre texte, mais j'hésite fortement à le confronter ici, car ailleurs on m'a dit que mon idée de départ (enfin le pourquoi du comment) était kitchissime... Neutral  En plus, je reste bloquée au chapitre trois car il y a une grosse incohérence, j'ai une idée de comment la contourner mais comme là je suis occupée avec ma trilogie, ben je ne m'en suis plus vraiment occupée. D'habitude je navigue entre ma trilogie et cet autre roman, mais là c'est ma trilogie qui retient toute mon attention. Je précise que comme pour ma trilogie, l'autre roman est écrit en entier. Mais il nécessite encore plus de réécriture que ma trilogie ! Et je ne sais même pas si mon idée est bonne ou mauvaise. Une ME à qui j'avais envoyé cet autre roman m'a dit que l'intrigue et les personnages étaient destinés au jeune public (décidément...) or ils publiaient des fictions pour adultes. C'est tout ce qu'ils m'ont dit. Sans doute que le problème vient de ce que j'ai commencé à les écrire en étant ado, et maintenant il y a  mon côté adulte qui entre en opposition avec mon moi ado.

Ce roman et cette trilogie me tiennent à cœur car c'est grâce à eux que j'ai pu tenir, que je ne suis pas devenue folle ni ne suis passée à l'acte. Là j'ai la chance d'avoir de l'aide pour améliorer un de mes textes. Je dois en profiter, ça fait trop longtemps que je rêve d'une publication (bouh la prétentieuse) alors je suis à fond dedans.

Merci pour tes liens, Séléné.C. Merci pour tous vos mots (j'avoue j'avais peur de revenir lire les réponses).
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Scarlet Dream a écrit:
Comme vous, ma mère me dit de laisser mon texte de côté, ne serait-ce qu'une semaine. Mais je ne peux pas. Je vise l'édition (regardez moi cette présomptueuse !) et une ME m'intéresse, elle ouvre ses soumissions dans quelques mois, je ne voudrais pas louper le coche, même si j'ai d'autres ME en vue.  
Étant stressée comme tu semble l'être, il vaut mieux laisser le bébé dans son berceau un moment.
Le risque de faire du mauvais boulot augmente !
C'est affreusement paradoxal, de faire plus mauvais parce qu'on a trop envie de faire mieux, mais hélas : très possible.

Accorde-toi une semaine de repos, à penser à tout autre chose, et reviens après.
Tu avanceras plus facilement quand ton regard sera moins angoissé.
Pour t'aider à décompresser, il y a des tas de moyens, mais si tu n'arrives pas à totalement te détacher de ton écriture : entame le 1° jet d'un petit texte. Même si ce petit texte reste inachevé, ce n'est pas grave : il aura juste vocation à te distraire un peu.

Je me suis accordé l'écriture de Matoskah, il y a un an et demie, parce que j'avais réalisé cela : ne bosser que de la correction et du peaufinage ne me vaut absolument rien au moral... et me conduit à faire du mauvais boulot sur lesdits peaufinages et corrections...
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Sklaërenn
   
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Sklaërenn  /  Effleure du mal


Je rejoins totalement Séléné. Et ça ne vaut pas que pour l'écriture à bien y penser. J'ai abîmer plus d'une de mes toiles à l'aquarelle en voulant faire améliorer le rendu. Ça a fait pire que mieux. Apprendre à lâcher prise c'est important, même si je comprend tes motivations rapport à la ME que tu vise. Une petite semaine c'est pas trop de perdu et ça peux faire beaucoup de bien l'air de rien.
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En réalité ton oeuvre et ton talent (vrai ou supposé) crystalisent à tes yeux une sorte de revanche sur le passé, qui n'aura bien entendu pas lieu. Car la vie ne fonctionne pas ainsi.

Nous sommes tous plus fragiles du fait de l'époque, de la covid bien entendu mais aussi d'une économie de marché et d'un individualisme qui tendent à isoler et écraser les individus. Et si dans ce schéma, tu ne parviens pas un but supérieur qui te permet d'affronter la vie et son implacabilité, il est possible de tomber dans le désarroi le plus total.

Dans les anciens temps, les gens étaient tellement pressés par les nécessités de l'existence, et les labeurs quotidiens, que de tels états d'âmes devaient être moins fréquents. Les gens n'en avaient pas le temps. Mais dans les milieux bourgeois, cela existait déjà. J'ai le souvenir d'une lettre incroyable dans cette veine, dans les mémoires d'outre tombes de Chateaubriand, où l'une de ses amies lui expose ainsi ses doutes, avec une plume d'une précision et d'une beauté incroyable au passage.

Je pense que tes états d'âmes sont naturels. Ce qu'il faut aussi considérer, c'est que tu as produit une oeuvre litteraire. Et peu importe la qualité intrinsèque de celle-ci, 98 % des gens sont incapables de produire quelque chose de ce niveau, de cette facture, avec cette finition. Toi tu voudrais que l'oeuvre soit sublime, ou d'une incontestable valeur. C'est naturel je pense, personne n'écrit dans le but d'écrire quelque chose de moyen.

Enfin bref, je pense qu'il ne faut pas trop s'appitoyer sur la faiblesse de ce qu'on produit. Il faut aussi valoriser ce qu'on arrive à produire. Et passer à autre chose si on estime cela irrémédiablement faible ou continuer à travailler dessus si cela en vaut le coup. Il est évident que personne ne peut produire un chef-d-oeuvre comme cela d'un jet. Et même dans ce qu'on appelle les chefs-d-oeuvres, il y a beaucoup d'imperfections et de faiblesses. Mais les auteurs de ce temps ne s'y appitoyaient pas plus que cela et étaient poussés à publier de nouveau, car les nécessités de la vie s'imposaient à eux. D'où leur production pléthorique d'ailleurs.
 
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


J'ai fait un petit saut sur le début de ton roman ( le tout-début et un très petit saut )...
Je n'irai pas te faire un commentaire là-bas parce que je commente très peu en ce moment et que la Dark Fantasy n'attire pas tellement mes nerfs assez fragiles en ce moment. Toutefois pour ce que j'en ai lu, cela m'a semblé très bien écrit.

Par contre : j'ai pu constater que l'ambiance de mes textes imprègne mon moral, même en premier jet. Bosser très longuement des trucs sombres n'est pas excellent pour l'humeur. Autrement dit : je renforce ma mise en garde précédente. En plus de stresser sur son perfectionnement, il est possible que la tonalité sombre de ton univers écrit se projette sur ton "toi réel".
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Leah-B
   
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Hello,

Je me sens obligée de répondre à tes affects, puisque que je doute que mes derniers commentaires sur ton manuscrit ont leur petit rôle à jouer.

Déjà, je rejoins les copains : si à un moment donné, ton projet te tord l'esprit "en mal", te fait pleurer, te mine le moral, t'empêche de dormir, de te sentir bien au travail, avec tes proches etc., c'est qu'il est grand temps de faire une pause et de te faire accompagner sur ce sujet. l'écriture doit rester quelque chose de positif, malgré les vents et marées propres à chaque projet littéraire. "La vie, c'est le revers du désespoir" disait Sartre, enfin un truc du style.

Des commentaires pas hyper enthousiaste, voire pas du tout, je m'en suis pris quelques uns aussi, et certains pas piqués des hannetons, ça joue sur l'humeur bien sûr, mais ce n'est pas sensé te faire perdre pied. Ta psy t'aidera peut-être à poser une "barrière" entre les coms et toi, entre ton texte et toi. Poses toi aussi la question de "puis-je vivre sans écrire" ?

Je n'avais jamais fait gaffe au fait que tu avais 41 ans. ça fait donc +/- 25 ans que tu traînes ce projet... Franchement ça me monterait à la tête je croix x) Pour l'anecdote, j'avais aussi confié un écrit à ma prof de français, une auto-fiction débilote sur mes vacances et ma relation avec ma jument préférée. Elle me l'a rendu en mode "c'est bien, enfin c'est un roman de jeune fille quoi" Bref, elle voulait pas être méchante, mais c'était de la grosse merde clairement. Aujourd'hui j'en rigole, gamin on est tous passé par des trucs alambiqués de la même manière qu'on a tous dessiné des bonhommes têtards avant d'évoluer (ou pas) en dessin. "Si c'était si facile, tout le monde le ferait" (bon, ça c'est OrelSan, un autre registre que Sartre x)).


Et après tout ce temps, ça ne doit pas être évident pour toi d'envisager différemment les scènes, les constructions, les personnages qui existent dans ta tête. Tu m'étonnes que ça te bouscule quand je te dit qu'il y a une incohérence là où tu n'en voyais pas depuis x temps, et que du coup, ça remet en question un bon pan de ton intrigue. Alors, là comme ça, j'ai envie de te dire "passe à autre chose". Tout auteur un peu chevronné te le confirmera : y'a des fois où on se plante. Mon premier roman (des dizaines de réécritures en moins d'un an...) comporte des failles dans le scénario, le rythme, les persos... Moi je l'aime d'amour mais j'ai compris qu'à part éventuellement l'AE avec un public averti, il ne séduira aucune ME, car beaucoup trop barré. Le deuxième en revanche, qui reprend les mêmes thèmes, est beaucoup plus "frais", moins torturé dans sa forme, et il a déjà interpellé un éditeur. Il a coulé tout seul en quelques semaines après des mois à me prendre le chou sur son grand-frère...

Je pense que les premiers romans ont place bien particulière dans le coeur de chaque auteur. C'est pas juste un écrit, c'est un petit morceau de nous, aussi imparfait soit-il. Il vaut mieux les regarder avec cette idée de "il m'aura au moins permis de me lancer" qu'avec le délire de "il sera parfait et ce sera ma revanche sur la vie". Tu n'en finis pas avec ce genre de pensée... Ou si c'est ce dont tu as envie, à la Louis-Ferdinand Céline, accroche toi et haut les coeurs.

Pour ce qui est d'être douée, au-delà du fait que le talent ça se cultive, je pense qu'il faut que tu te questionnes sur ce que tu as véritablement envie d'écrire. Dans ton roman tu cherche une dimension "horreur" mais tu emploies un vocabulaire et des tournures qui ne semblent pas coller avec ce registre. Les villageois "gentils" etc. Peut-être un autre style te conviendrait mieux. Pourquoi ne pas aller vers le fantastique jeunesse puisque ta plume s'y prête très bien ? (Je suis certaine que tu peux réécrire l'histoire d'Antha et du vampire en un one-shot destiné à des 12-18 et que ça peut-être chouette.) Typiquement, moi, j'aime plus la fantasy, créer des mondes ça m'emmerde, je préfère parler de l'Histoire. Je suis aussi très nulle pour manier les "méchants" et mes intrigues n'en comportent aucun. Je considère que les affres de la vie se suffisent à elle-même, et personne ne m'a jamais fait remarquer que mes textes manquaient de vilains. Si demain je dois écrire qqch en mode horreur, seigneur des ténèbres et tout, ça va être de la bouillie, et c'est bien pour ça que je m'y frotte pas, je préfère ma bohème, mes années 60 et mon souterrain san-franciscain.

Après pour revenir sur ton texte, je pense qu'il faut arrêter avec les "c'est minable" etc. Quand tu seras prête, reposée, fraîche et dispo pour t'y remettre, reprends les problèmes soulevés par tes lecteurs et les éventuels éléments de réponses apportés. En ce qui me concerne, je t'ai fait remarqué plusieurs fois qu'on était absolument pas immergés dans la Roumanie du XIXème siècle et que tu gagnerais à faire des recherches sur la question. L'as tu fait ? Commencer par là peut-être un bon point. Si tu pars sur une énième réécriture, je te conseille de rédiger un plan + un synopsis, et de le soumettre avant de commencer la rédaction ça peut t'aider à ne pas prendre des impasses. En parlant d'impasses, je dois totaliser sur 10 mois, peut-être des dizaines de milliers de mots foutus à la poubelle, des chapitres entiers, des pans d'intrigues abandonnés, parce que pas cohérent, trop chaloupés, qui me plaisaient pas etc. ça fait partie du jeu, c'est un peu comme ça la vie. Des rebonds.
 
Mickael13
   
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Mickael13  /  Clochard céleste


A te lire, j'ai l'impression que tu places beaucoup d'ambitions ce que tu voudrais extraire de tes écrits.
De là, tu te mets une pression folle à atteindre tes objectifs, et le moindre accroc dans le parcours que tu as rêvé t'envoie dans la déprime.

J'allais die quelque chose comme "évidemment on écrit tous pour être lus", mais en fait ce n'est probablement pas l'objectif de tout les écrivains, sur JE ou ailleurs.
Comme déjà dit, l'écriture est souvent un plaisir, parfois une nécessité pour se détacher d'une situation de vie particulièrement dure. Certains psy utilisent d'ailleurs l'exercice de coucher ses problèmes par écrits pour les aborder autrement.

Il faut évidemment se fixer des objectifs pour avancer dans ce qui nous tient à coeur, mais je crois qu'il faut aussi les aborder sereinement, ne serait-ce que pour éviter les déconvenues dans un parcours où nous ne pourrons jamais maîtriser tous les détours.
Comme beaucoup ici, des bouquins me sont tombés des mains ou m'ont fait jurer contre leur stupidité pourtant, l'auteur est publié, le bouquin vendu et rencontre même un certain succès.

Si ton oeuvre n'entre pas dans cette démarche, en est-elle mauvaise pour autant ?
probablement pas.
Il y a une rationalité économique dans le monde de l'édition faisant que ce n'est pas forcément les meilleurs manuscrit qui sont publiés, mais ceux qui vont trouver leur public à un certain moment.

Comme tous ici te l'ont conseillé, il faut que tu prennes un peu de recul par rapport à tes écrits.
Je comprends que tu travailles dessus depuis de nombreuses années et que tu arrives à une forme de trop-plein. A n'avoir l'impression de ne vivre que pour cela sans pour autant atteindre les objectifs que tu t'es fixé, tu arrives à saturation, avec un effet tunnel des plus désagréables.
Ce sera sain pour toi et pour tes écrits que tu parviennes à les aborder avec moins de pression et plus de plaisir.

Courage !
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