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 Micronouvelles pandémiques - Saison 2

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jihel
   
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jihel  /  Hé ! Makarénine


Comme déjà dit, je lève le pied mais vous lirai et commenterai chaque fois que possible

coucou:
 
 
Josie
   
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Josie  /  Tapage au bout de la nuit


Merci Luci-le et Jihel pour vos petits mots, commentaires : ca fait chaud au coeur (contrairement au temps Sad ).
Jihel : j'avais pas vu la coquille ! merci !
On espère vous revoir ici I love you
Commentaires:
 

Citation :
Il était une fois ...

... un soir de novembre, je pris pour la première fois de mon existence un RER. J'avais vingt-deux ans. Je ne te l'ai jamais dit.
Je montai, le ventre nouée, vers une ville méconnue du Nord : Valenciennes.
Plusieurs fois, l’idée de me terrer chez moi gobant un somnifère m’avait effleurée … mais le trajet et le temps filèrent plus vite qu’espéré. J’avais eu le temps d’inventer des histoires autour du nom de ce lieu moqué par les lillois : Valenciennes – Valentiana – Valence ? Des origines ibériques ? Ou était-ce simplement le fruit du hasard ? Aujourd'hui encore, je n'ai pas trouvé la réponse.

Je sortis du wagon accompagnée de mes réflexions,  guidée par le flot humain ne formant qu’un corridor informe. Enfin, j’atteignis la sortie, allumai une cigarette profitant du temps encore doux en cette saison. Je composai un message pour te prévenir. Pas de réponse.
Une cigarette se consumait toutes les cinq minutes dans ma bouche : quatre perdirent la vie durant mon attente.

Soudain, tu arrivas  gesticulant dans tous les sens, t’excusant mollement, une clope au bec. Tu étais brun aux yeux marron, pas spécialement beau, grand ou athlétique mais confiant avec un air malicieux. Mes yeux ne contemplaient que ton sourire aux deux incisives bien présentes. Je me souviens que tu empestais l’alcool et la cigarette.
«  J’ai eu un enterrement aujourd’hui, j’ai déjà bu deux verres avec mon pote, j’aimerais boire mon troisième verre avec toi… si tu veux bien … j’sais que j’ai l’air ridi…
- Ca me va ! » coupai-je
C’était le premier rendez-vous d’une longue série qui sera accompagnée d’alcool, de covid et de confinement.
Cela aura eu raison de nous. Tu étais perdu du début jusqu’à la fin, à moitié amoureux et extrêmement seul. J’ai voulu combattre tes névroses, je t’ai finalement accompagné dans la descente. Lassé, tu m’as laissé et, de rage, je t’ai supprimé de ma vie en pensant : "Ils vécurent, à jamais, seuls mais avec le virus."

"Il faudra vivre avec le virus"


Dernière édition par Josie le Dim 22 Nov 2020 - 16:36, édité 1 fois
 
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Dernière édition par asicq le Mar 4 Mai 2021 - 17:11, édité 1 fois
 
Néou
   
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Néou  /  Gloire de son pair


Yop,

Allez c'est parti pour ce samedi !

Commentaire de vos oeuvres et réponses :

Spoiler:
 

Commentaires : ici


Uber Christmas

— Alors attend, je rentre les données GPS … latitude 64,  longitude 26 … Et là je clique sur « Expédier » … Euh attend voir, il est où le bouton … Voiiiilà … Bon … Heureusement que le reste est programmé en automatique ! C'est ça hein ?
— Pff … Oh Papa, tu peux me rappeller pourquoi tu livres pas tout ça toi même ?
— Eh oh ! T'as vu ce qu'ils ont dit à la télé ? Je suis « à risque ». Laisse-moi me concentrer plutôt …
— Non mais si je te laisse faire on en a pour trois jours là ! Dois-je te rappeler que tout doit être livré avant la fin de la nuit ?
— Ah mais tu m'agaces ! Regarde, ça marche très bien ce petit robot ! On en est déjà à sept maisons, à ce ryth... Merde ! La playstation 5 c'était pas ici, c'était pour le voisin.
— Oh merde ! Papa, tu viens d'expédier un snowboard en Jamaïque !
— Mais il fait n'importe quoi ce truc, il comprend rien de ce que je lui dit !
— Bon ça suffit, on arrête les dégats ici Papa. Je vais atteler les rennes au traineau. Passe-moi ton manteau.
— Non ! JE pilote MON traineau !

21/11/2020
 
Dawn_H
   
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Dawn_H  /  Homme invisible


Bonjour à tous,

Alors trop malade pour écrire aujourd'hui (je ne voudrais pas salir mon clavier quand même... pas le corona, hein, on prend pas peur, je ne vous contaminerai pas), je n'ai pas pu écrire de nouvelle. Mais j'ai lu les vôtres.

Donc un petit coucou avant de retourner au lit et merci à vous, j'ai passé un agréablement moment à vous lire.

Spoiler:
 
 
Profsamedi
   
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   Pensée du jour  :  Celui qui a atteint tous ses objectifs ne les a pas placés assez haut (Herbert Von Karajan). “Show, don’t tell” ou “Montrer au lieu de raconter.”
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Profsamedi  /  Roland curieux


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Préambule :
— Le Sitar est l'instrument de musque traditionnel de l'Inde le plus connu.
— Le Kundalini Yoga est le yoga de l'énergie sexuelle dans lequel un exercice consiste à en retenir l'énergie au moment suprême.
— Le Svadisthana est le chakra où se concentre l'énergie sexuelle (pour faire simple).

317 mots sans le titre.

Avertissement : Ça va choquer les moins avertis.
Citation :
Appartement 1604 - 16e étage - Tour “Evasion” — J-17"

Samedi 14 novembre 2020 07h00.

Au réveil, des bribes de rêve flottaient encore dans sa tête. Le ventre dans un étau, elle avait trempé le drap. Alain, appuyé sur un coude, la regardait, amusé.
— Tu sais que tu parles en rêvant ?
Elle rougit.
— Qu... qu'est-ce que j'ai dit ?
— J'ai juste compris "encore", puis "Christian", puis plusieurs fois "Nathalie".
Elle se cacha le visage dans les mains.
— Je note que tu ne parlais pas de moi, fit-il en se collant à elle.
Elle ne le repoussa pas. Malgré tous ses efforts, elle n'arriva à se souvenir que de bribes de ses songes. Seule une grande excitation la tenaillait encore.
— Aurais-tu fait des rêves roses ?
— Un peu plus foncés que ça, avoua-t-elle en riant.
— Vraiment ?
Il alla vérifier. Elle le laissa faire. Il rejeta la couette au pied de la couche avant rouler sur elle. Elle l'attira pour le sentir peser de tout son poids.
— Je te dois une contrepartie, admit-elle dans un murmure en s'ouvrant telle Sésame à la voix de son maître, évoquant sa récente nuit avec son amie.
Il investit la place, tout aussi émerveillé que le jeune voleur du conte par les trésors qui lui furent révélés.
— Tu ne seras pas délaissée, gémit-il au moment où tous les sitars de l'Inde résonnaient dans sa tête en pensant à la soirée annoncée.
Elle allait exploser quand, au prix d'une savante maîtrise, il dompta le feu Kundalini qui serpentait de son Svadisthana vers le sommet de son crâne. Il stoppa sa progression, la laissant sur sa faim. Elle émit un râle de dépit.
— Réservons notre énergie pour ce soir, souffla-t-il, très fier de lui en roulant sur le côté.
Tendue comme un arc, elle se jeta sur lui, mais n'en obtint rien de plus. Ils se taquinèrent un moment avant de s'enlacer.
— Tu as raison, admit-elle, le cœur encore battant. J'en aurais certainement bien besoin.
— Oh ! lança-t-il faussement offusqué.
 
LuigiR
   
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LuigiR  /  Gloire de son pair


Bon dimanche !
Ma petite histoire :

Citation :

Le nid vide


Ça m’a fichu un coup lorsque notre dernier enfant a quitté la maison pour faire ses études.
À l’autre bout de la France.
On se retrouve tous les deux, mon mari et moi dans cette grande maison silencieuse et vide.
Avec trois chambres d’ados vides.
J’ai l’impression que c’est ma vie qui est vide maintenant.
Ça a un nom il paraît : le syndrome du nid vide.
Depuis quelques mois, j’appréhendais un peu.
Mais mon mari m’avait rassurée :
« Ne t’en fais pas. On retrouvera notre vie d’avant les enfants.
On sortira.
On ira plus souvent au restaurant.
On retournera au cinéma.
Et au théâtre.
Tu pourras t’investir davantage dans ton boulot.
Et on fera des voyages ! »
Tu parles : reconfinement !
On a tout juste le droit de sortir une heure de la maison. Et encore avec un papier.
Saloperie de virus !

22/11/20

Commentaires :
 
 
jihel
   
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jihel  /  Hé ! Makarénine


Salut les Gars !
Ouais, bon, je m’y recolle déjà.
On ne se défait pas comme ça d’une addiction !
L'idée est venue me choper au milieu d'une insomnie, je ne pouvais pas la snober !

Mes Commentaires:
 

Citation :

MAUVAISE TÊTE
Dans un coin de la pièce, un tas de Lego et une tour en construction.
Au pied un long cortège de voitures miniatures escortées de motards Playmobil.
De l’autre côté se déroule une bataille improbable mêlant cow-boys, indiens, soldats d’époques révolues, super héros et même quelques extra terrestres. Nombre d’entre eux gisent au sol au milieu de mares de sang made in ketchup.
Le champ de bataille est construit avec des vieux dossiers empilés, de feuilles mises en boule et modelées pour en faire des éléments de paysage.
Sur le petit canapé-lit installé pour la circonstance, des Barbies dénudées, écartelées, décapitées.
Il est là dans un coin.
Il m’a vu, me piste du coin de l’œil sans me regarder en face.
Je tente un timide :
- Bonjour.
- J’te cause pas à toi, t’es pas mon copain.
- Allons, sois raisonnable. Tu sais qu’il faut y aller maintenant.
- Nân ! T’es rien qu’un tricheur d’abord.
- Je…
bats en retraite parce qu’il s’est levé et se précipite vers moi en postillonnant :
- Tu peux pas m’approcher. Je suis malade, malade. Je suis confiné. Tu peux pas m’obliger à sortir !
Je quitte précipitamment la pièce, referme la porte et m’y adosse.
Les autres attendent le verdict.
- Alors ?
- Pas d’évolution.
- On fait quoi alors ?
- Deux personnes pour surveiller la porte. Il finira bien par sortir, ne serait-ce que dans 4 ans pour battre la campagne. Et installez mon bureau dans une autre pièce. Tant pis pour le protocole et les traditions.
- OK Mister President !
 
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Dernière édition par asicq le Mar 4 Mai 2021 - 17:11, édité 1 fois
 
Josie
   
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Josie  /  Tapage au bout de la nuit


Commentaires:
 

Citation :
"Vaccin de toi"

Dans le canapé, un film en guise de fond sonore, le couple de sexagénaires se bécotait. Elle profitait de ces moments tendres devenus si rares depuis que la monotonie s’était installée entre eux. Cette ennemie au départ invisible quand le couple était jeune avait fini par écarter leur corps, espacer les instants charnels, allonger les silences dans leur conversation.

Elle profitait… Elle savourait, vivait pleinement ce qui lui arrivait. Lui qui était devenu si hermétique à ses avances semblait bouillir. Ses mains parcouraient chaque millimètre de sa peau comme s’il le découvrait pour la première fois. Tel un aventurier, ses yeux brillaient face à ce trésor qu’il contemplait, touchait et serrait contre lui. Elle ferma les yeux et pria pour que cela ne s’arrête jamais… Il jeta ses lèvres sur son cou, ses oreilles et son front puis la regarda fixement. Il lui sourit.
« Okay alors maintenant, j’ai un super compliment pour toi… et c’est vrai !
- J’ai un peu peur … Pourquoi on n’en parlerait pas après ? s’inquiéta t’elle
- Non… J’y tiens. »
Malgré sa gêne palpable, il gardait dans ses yeux l'étincelle.
« … Bon… En fait, il semblerait que je sois « à risques ». Mon médecin m'a dit que dans 50 – 60 % des cas, le vaccin contre la COVID m’aiderait réellement. Mais moi, je déteste les vaccins. Ils sont horribles, importent des choses inconnues dans nos corps... ils te crèvent à petit feu… Bref, je n’y vois aucun intérêt et je dirai même, je les hais. Oui… J’utilise le mot haïr et j’en ai conscience. Tu te souviens de ma mère qui avait choppé la sclérose en plaques suite au vaccin contre l’hépatite B ? Tu peux donc comprendre mon aversion... Bon… Récemment, j’ai remarqué que tu faisais les courses seule, que tu désinfectais chaque boîte pour éviter que le virus « entre » ici, qu'il me contamine et me t… Hum... Je me suis trouvé con quoi. Alors j’ai été me faire vacciner hier…
- Je ne vois pas en quoi c’est un compliment…
- Tu me forces à devenir un homme meilleur et plus seulement un vieux fardeau… »
Emue, elle resta silencieuse, les yeux remplis de larmes qui refusaient de tomber : c’était le plus beau compliment qu’on lui avait fait.
 
Néou
   
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Néou  /  Gloire de son pair


Salut la foule,

Et voici pour ce dimanche Wink

Commentaire de vos oeuvres et réponses :

Spoiler:
 

Commentaires : ici


Non-agression

Pour le deuxième confinement, c'était juré, pas de vengeance ! Le procès avait tout remis à plat. Messieurs Dupont et Bonnet étaient quittes.
La querelle avait commencé à la petite école, des grenouilles dans le sac à dos aux coussins péteurs. Les voisins de classes étaient ensuite devenus voisins de quartier et avaient poursuivit leur dynamique. Des fausses annonces sur « leboncoin » aux limaces dans les géraniums.
Le premier confinement avait sonné la fin des farces innocentes, où plutôt du début des ennuis. Car les deux frères ennemis n'avaient eu rien d'autre à faire que de faire preuvre d'imagination, chacun pour leur plus grand malheur. Les farces s'étaient faites plus malicieuses, plus nombreuses, puis plus malsaines. La fausse accusation de séquestration de Monsieur Dupont avait conduit à la descente de police de trop. Le tribunal avait eu raison de leurs désirs de revanche. Jusqu'au deuxième confinement …
En effet ce matin là, Monsieur Dupont, songeur, s'affairait sous la voiture de Monsieur Bonnet. Armé d'une clé de 13, d'une pince coupante et d'un sourire malsain.

« J'suis sûr qu'il mijote un truc ! Faut qu'j'le devance ! Ça fait trois semaines qu'on est enfermés, il a forcément quelqu'chose en tête ! »

22/11/2020
 
Profsamedi
   
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Profsamedi  /  Roland curieux


Commentaires:
 

332 mots sans le titre. (J'espère qu'on me pardonnera ce léger dépassement).
Avertissement : On tombe dans le rouge grenat triple X, mais avec délicatesse.  Même les plus avertis risquent de moins bien résister.
Citation :
Appartement de Nathalie — J-17bis

Samedi 14 novembre 2020 19h00

Apéritifs, bons vins, digestif. Nathalie savait recevoir. Cinq heures à boire et discuter souvenirs. Joues en feu, volubiles, leurs inhibitions tombaient comme feuilles en automne.
— Alain et Vivi, je vous interdis de prendre le volant dans votre état. Vous dormez ici.
— C'est une proposition malhonnête ? plaisanta l'interpellé en serrant contre lui sa compagne assise à ses côtés dans le canapé.
— À vous de voir… rétorqua leur hôtesse, énigmatique, avec une œillade équivoque en se frottant contre Christian dont un bras entourait ses épaules.
— Chiche ? lança Vivianne le regard brillant avec un clin d'œil à Christian.
En silence, chaque couple s'interrogea du regard. Pas longtemps. Ils s'y étaient préparés.
— En miroir ? proposa Nathalie.
Qui ne dit mot consent. Elle commença à défaire lentement les boutons de la chemise de Christian. Vivianne, le rouge aux joues, l'imita sur son compagnon. Puis, ce fut leur tour. Chaque couple imitant l'autre prit l'initiative tour à tour. La disparition de chaque effet vestimentaire était ponctuée de longs intermèdes sensuels. Le peu qui les vêtait s'amoncela sur le tapis jusqu'à ce qu'il ne reste que peu de chose comme rempart à leur vertu.
Les cordonnés de dentelles inutiles, rejoignirent un à un pull ou chemisier à leurs pieds. Tels deux Adams et deux Èves, de concert, ils croquèrent la pomme avec allégresse.
Sans se concerter, elles prirent l'initiative. Abandonnant leurs Adams, elles se rejoignirent au milieu de la pièce. Debout, belles, nues comme au premier jour, face à face, mains dans les mains, elles se sourirent un instant. Ignorant le serpent, elles s'enlacèrent lascivement en s'offrant mille baisers et caresses comme seules deux amantes savent le faire. La beauté des gestes n'eut d'égal que l'émoi qu'ils suscitaient. Le ballet féerique de leurs mains par monts et par vaux, survolant ou précis, ne cessa qu'aux extrêmes bords de l'abîme.
Après un dernier baiser, chaque Eve rejoignit l'Adam de l'autre. Sans un mot, mais l'œil brillant, bras dessus, bras dessous, chaque nouveau couple gagna une chambre distincte.


Dernière édition par Profsamedi le Lun 23 Nov 2020 - 0:44, édité 3 fois (Raison : Correction de fautes d'orthographe (honte à moi, il en reste encore certainement))
 
LuigiR
   
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LuigiR  /  Gloire de son pair


C'est lundi, une nouvelle semaine reconfinée commence  !
Mon texte du jour :

Citation :

Gestes barrières


Dans ce lycée de province, ces étudiants de BTS ont cours tous les jours avec port du masque, gel hydroalcoolique et gestes barrières. C’est l’heure de la pause méridienne.

— Eh, les gars, on mange à la cantine ?
— Non, c’est nul, ils ont écarté les tables, on ne peut même plus discuter tranquillement. Ça vous dit de manger McDo ? On file au drive ?
— Ouais, cool. T’as combien de places dans ta voiture ?
— Ben, quatre places en plus de moi…

Retrouvons-les tous les cinq, un peu plus tard, dans la voiture, après leur trajet et le retrait de leur commande.

— C’est cool, on a la bouffe maintenant, mais on mange où ?
— Pas dehors, ça caille. On va manger dans la voiture ! Je vais me garer là-bas.
— Eh, ferme-moi cette fenêtre, il fait froid dehors, on va tous tomber malade.
...
— Ah, c’est bon un burger. C’est autre chose que les nouilles de la cantine.
— Ouais, bof, moi je trouve qu’il n’a pas de goût mon burger !

22/11/20

Commentaires:
 

Pour moi, ca devient dur d'écrire tous les jours. Au premier confinement j'avais fait 50 textes. Là j'attends les annonces de Macron. Mardi, on en sera peut être un peu plus !
 
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Dernière édition par asicq le Mar 4 Mai 2021 - 17:11, édité 1 fois
 
jihel
   
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jihel  /  Hé ! Makarénine


Eh oui…
Bon, je pense que vous verrez le chute venir de loin mais je me suis fait plaisir !

Mes Commentaires:
 

Citation :

Le viager

- Oh ! Des gâteaux ! Comme c’est gentil.
- Je les ai faits moi-même, Madame Martinet. De mes propres mains. Keuf-Keuf.
- Vous avez attrapé du mal ?
- Pensez-vous, juste un petit rhume. C’est de saison. Bon, c’est pas le tout. Il faut que je file, mon mari m’attend dans la voiture. On est juste passés en coup de vent pour vous donner ces quelques douceurs. Un petit câlin quand même. Keuf-Keuf.
- Oh oui, un câlin bien sûr. Smack-Smack.
- Allez bonne journée Madame Martinet, prenez soin de vous. Keuf-Keuf
- Oui, et vous soignez-vous ! A bientôt

- Alors comment ça c’est passé ?
- Elle a rien vu venir la vieille. Le crime parfait.
- T’as bien craché dans la pâte ?
- Oui, et tu verrais comme je lui ai bavé dessus en l’embrassant, cette fois son compte est bon à la vioque.
- Pas trop tôt. Quarante ans qu’on paye pour son viager…
- Ouais mais là c'est du tout cuit. 95 ans, diabétique, en surpoids, et cancéreuse de surcroît, le corona va se régaler.
- Croisons les doigts. Bon et maintenant, faut que tu ailles te reposer.
- Oh, ça va, je suis en pleine forme. On pouvait quand même pas louper l’occasion.

- Comment ça va, Madame Martinet ?
- Oh ça va, ça va. Mais ces pauvres Beliveau quand même. Ils étaient si gentils. La semaine dernière encore elle m’a fait des gâteaux. Le mari et la femme, en plus.
- Des gâteaux ? Méfiez-vous quand même, faites vous tester !
- Moi ? Vous voulez rire. Avec toutes les maladies que je couve, le coronabidule, s’il se risque à l’intérieur, sûr qu’il crève aussi sec.


 

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