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 Perte de confiance ( bis ) et/ou jalousie

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Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Ainsi que certains l'auront peut-être remarqué, j'écris beaucoup, plein de trucs différents #ToucheATout, et ai toutefois réussi à ne pas me perdre assez pour ne rien finir...
... sauf qu'un texte vraiment fini, c'est celui qui est lu, et que mes tentatives d'édition ne vont pas loin.
En soi, une lettre de refus, ce n'est pas grand-chose, je le sais bien ! Pourtant, quand je vois autour de moi plein de JE qui trouvent, parfois rapidement, je doute, et je dirais même plus : je doute.

Est-ce de la bête jalousie ? Ou de l'inquiétude constructive ?
Dois-je plaquer mon clavier, voire le jeter contre un mur ? (non rassurez-vous, je n'en suis pas là )
Mon talent n'est-il que de fausse monnaie, quand tous les autres sont d'or ?

Il y a quelques années, je n'écrivais que pour écrire. Juste pour ça.
En fait, j'avais même très peur de faire lire mes textes, bien que certains petits trucs aient été postés sur mon blog de l'époque. Ici aussi, j'ai eu peur (et l'ai encore à chaque topic texte créé). Et même en fanzine (ambiance copinautement sympa).
Timidité qui ne s'étendait que fort peu à mes dessins et projets de BD... alors que quand j'avais vingt ans, j'étais tout aussi froussarde autour d'eux ( signe que là aussi, il y a eu évolution )

A quel moment, au juste, l'ambition de cette "finalisation version plus" m'a-t-elle prise ? Je ne sais pas .
Pourquoi ?  Qu'est-ce que j'en espère vraiment ? Je ne sais pas non plus.
Est-ce que je pourrais me remettre à écrire "seulement pour écrire" ? Là, j'ai la réponse, et c'est "non", parce que j'aurais l'impression de perdre mon temps, si je faisais ça et que je m'auto-ordonnerais de consacrer mon énergie à des choses plus utiles.
Ce qui m'a conduite à écrire ? Cela aussi, je le sais. Ce sont mes dessins, dont on m'a souvent dit qu'ils racontaient des histoires et qu'on avait envie d'en savoir plus. Un jour, j'ai commencé à claviotter des petits bouts de trucs, et à une période de ma vie où je ne pouvais plus dessiner, cela s'est changé en trucs plus gros.

Bien... après ce postage très creux de topic très inutile à propos d'un doute dont je sais d'avance que ma cervelle cabocharde refusera de s'y arrêter...
🤠 Bonsoir toulmond'
N'hésitez pas à vous épancher un peu les uns et les autres  ( du moment que ça nous fait avancer vers le sauvetage de nos créativités et non stagner dans les marécages de la sinistrose )
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Je partage un sentiment semblable, mais je pense plutôt que je le nommerais "Peur".

Un peu plus tôt, je me suis dirigé vers la section "Vos écrits" pour lire un extrait et le commenter, et à peine quelques lignes lues que je me suis dis : "Mais bon sang, je ne vais jamais pouvoir écrire quelque chose comme ça! Mes textes ont l'air d'être écrits par un enfant de niveau pré-scolaire comparativement à ce texte!". Bon, bien sûr, c'est moi qui m'insécurise, et je n'ai pas entendu les commentaires d'un autre lecteur, mais cela vaut ce que cela vaut.

Ça doit être simplement la peur de se comparer, parce qu'étrangement, au lieu de me motiver, voir quelqu'un de largement supérieur me fait sentir tout minuscule et sans talent.

Heureusement pour moi, je n'ai pas encore quitté ce point où "j'écris pour écrire". Je vais continuer à écrire, peut-être le partager bientôt ici, et on verra comment je me sentirai dès lors.
 
Enirtourenef
   
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Ça me le fait souvent, particulièrement avec tes textes, d'ailleurs, Séléné ! Je ne commente jamais, mais j'aime beaucoup "Comment naissent les monstres" que je lis de temps en temps. En fait, quand on cherche la "perfection" (mettons qu'être publié est d'atteindre un texte parfait) et en tout cas la performance (écrire un texte qui fonctionne) je pense qu'il est normal de passer par un moment où la comparaison ne motive pas mais décourage.

En fait, ça dépend aussi du plan de comparaison.
J'en avais fait un article sur mon blog pour lequel j'avais fait des recherches et voilà le résultat de ces recherches : il y a trois types de comparaison : la comparaison latérale, la comparaison descendante, et la comparaison ascendante.

La comparaison latérale, c'est quand on se compare avec des gens que l'on estime être au même niveau que nous, à peu près, ou venir du même milieu social, etc. et donc nous comparer à eux nous rassure sur le point où on en est et peut nous pousser à aller plus loin pour les dépasser (et se dépasser).
La comparaison descendante c'est quand on se compare avec des gens que l'on juge plus malheureux que nous, ça nous permet "d'aller mieux". Par exemple "j'ai un cancer, mais Unetelle a perdue sa fille dans un accident de voiture, donc je ne suis pas à plaindre", et grâce à cela on trouve le courage de continuer (et d'affronter notre cancer).
La comparaison ascendante, c'est quand on se compare à des personnes que l'on juge au-dessus de nous et dont on pense avoir le potentiel pour les dépasser.

Du coup, le problème du résultat de la comparaison peut venir d'une latérale mal estimée, ou d'une ascendante avec quelqu'un de trop haut.

Si on part dans une comparaison latérale (typiquement : les membres du forum, tous "jeunes écrivains") et que finalement on se rend compte que l'on n'est pas du tout au même niveau (parce qu'il y en a qui sont plus d'expérience donc un style plus abouti, ou qui trouvent facilement un éditeur, ou quel que soit le plan sur lequel on compare), on peut se sentir mal et découragé parce que ce que l'on avait pris pour des "collègues", des "semblables", se révèle être des gens face auxquels on s'est surestimé.
Si on est dans une comparaison ascendante avec quelqu'un beaucoup plus haut que nous, ça peut aussi faire un peu mal et du coup on se dit qu'on n'y arrivera jamais. C'est pour ça que doser la comparaison aux autres c'est compliqué... on doit pouvoir l'utiliser comme "cible à atteindre" sans se brûler les ailes en se disant que c'est hors de portée (de l'importance de ne pas se comparer au soleil avant de prendre les nuages puis la lune pour cible).

Du coup, après cet exposé où je sors d'un ton expert des trucs que j'ai appris y a deux semaines (ahem) je dirais que ce genre de sentiment a de fortes chances d'être passager si on travaille un peu sur son état d'esprit. Je trouve que, une fois que l'on sait comment la comparaison aux autres fonctionne, c'est plus facile d'identifier notre manière de nous comparer aux autres et d'identifier d'où vient le problème et si changer de plan peut changer quelque chose. Par exemple, est-ce qu'une désillusion sur une comparaison latérale peut se transformer en comparaison ascendante et donc faire que l'on dépasse le découragement pour retrouver la confiance en notre capacité à performer ?
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Elsa
   
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Elsa  /  Barge de Radetzky


Bonjour SÉLÉNÉ.C, tu mets le doigt sur ce que chaque jeune écrivain doit penser sans oser le dire tout haut. Personnellement, je l'ais aussi souvent penser.
Je suis parvenue à dépasser ce stade grâce à une chose toute simple, un conseil que tous les auteur publié que je connaissais m'avait soufflé mais que je refusais d'entrer. Répondre à des appel à texte. Ça parait tout con, mais il m'a fallu du temps pour me décider à envoyer une nouvelle, et quelle bonne idée j'ai eue puisque qu'elle va être publié. Ce n'est pas galimard, c'est une toute petit maison d'édition, mais ça me convient. Ça me donne confiance en mes capacité, car j'ai vraiment aucune confiance en moi et en ma plume.
écrire est un long chemin et ce qui arrive à la fin ne sont pas les meilleurs, mais ceux qui non rien lâcher, qui n'ont jamais abandonner.

Bon courage à toi SÉLÉNÉ.C
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Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Enirtournef
Merci d'aimer mes textes.
De fait, les commentaires reçus ici sont encourageants, et c'est déjà ça.
Mais cela ne résout pas le doute qui nait progressivement des refus et de leur comparaison avec les acceptations d'autrui.
Il y a aussi la question des modes avec lesquelles le texte est plus ou moins en connexion, mais cela non plus ne le résout pas, car c'est une porte évidente vers le complexe de l'écrivain maudit.

Des refus, j'en ai au des tonnes, sur mes romans, et sur des nouvelles destinées à des appels à texte.
Mes "oui" = une paire de nouvelles publiées, il y a très longtemps, dans des magazines par envoi spontané de ma part, et une paire d'autres publiées en fanzine sur appel à textes / concours + un "oui avorté" sur un de mes romans. C'est très maigre !
Moins je fréquente le secteur Edition et plus je me rends compte à quel point les acceptations reçues par les autres me démoralisent. C'est moche d'être jalouse mais le fait est là ! J'ai beau être contente pour ceux et celles qui casent leur texte, cela me met chaque fois un peu plus le nez sur mes propres refus, ce qui conduit très logiquement à douter non seulement du texte refusé mais de tous les autres.

Elsa
Et si j'avais tenté des AT et été refusée là aussi ?
Bon... je les ai presque tous tentés durant une année de total malaise créatif et mauvaise production, c'est vrai... mais quand même !

La question ne me tourmente pas spécialement en ce moment, car je n'ai pas à me la poser, n'ayant pas souvent le clavier sous les doigts. Mais elle revient souvent, et il m'arrive de me dire que je ne devrais pas poster mes textes pour ne pas me trouver face aux mirages des bons commentaires.

Je me sauve.
Ainsi qu'expliqué cette nuit sur un autre topic, je n'ai pas des masses de temps disponible ces jours-ci...

Merci pour vos réponses
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Elsa
   
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Elsa  /  Barge de Radetzky


Séléné.C a écrit:
Enirtournef

Elsa
Et si j'avais tenté des AT et été refusée là aussi ?
Bon... je les ai presque tous tentés durant une année de total malaise créatif et mauvaise production, c'est vrai... mais quand même !

La question ne me tourmente pas spécialement en ce moment, car je n'ai pas à me la poser, n'ayant pas souvent le clavier sous les doigts. Mais elle revient souvent, et il m'arrive de me dire que je ne devrais pas poster mes textes pour ne pas me trouver face aux mirages des bons commentaires.

Je me sauve.
Ainsi qu'expliqué cette nuit sur un autre topic, je n'ai pas des masses de temps disponible ces jours-ci...

Ok, c'était pas l'idée du siècles, mais perso ça m'a beaucoup aidé. ^^ Peut-être travaillé avec un professionnel ? Mais ça coûte de l'argent. ^^
Ce que je voulais surtout te dire, c'est que tu n'as pas à avoir honte de ressentir ces émotion (aussi violente ) parfois elles le sont. Pour moi, c'est plutôt un signe que l'écriture et la réussite compte beaucoup pour toi. Si ça n'avait pas d'importance, tu ne ressentirais pas cela. L'édition est injuste. Perso je ne comprendrais jamais le succès de Marc Levi et de Guillaume Musso. ^^
Je crois juste qu'il ne faut pas que ça devienne douloureux. j'ai une copine qui me dit qu'écrire la fait souffrir. (Elle n'écris jamais des histoires sympas, c'est toujours affreux. Je ne comprend pas comment on peut s'acharner dans quelque chose qui nous fait du mal.

Prend soin de toi sur tout, et bon courage.
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Profsamedi
   
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Bonsoir Séléné.C

Peut-être aussi que tu te poses trop de questions non ?
Les retours que tu as ici sur tes textes sont très positifs (moi aussi je les aime bien malgré le fait que ça ne soit pas ma tasse de thé). Je trouve que tu as du talent aussi bien au dessin qu'à l'écriture.
Les refus des ME sont le privilège des auteurs qui persistent.  :mrgreen:
C'est comme au Loto... 100% des gagnants ont joué.
Alors, si tu considères que les ME ne publient pas forcément ce qui est talentueux mais surtout ce qui va se vendre (ce ne sont pas des entreprises bénévoles)  et faire du pognon et que ce qui se vend est ce qui attire le public et que le dit public n'a pas forcément un QI capable de comprendre le talent, alors, si tu comprends ça, tu as tout compris.
Donc, parfois ne pas être publié, est une preuve de talent.
Maintenant, je dis ça... je ne dis rien hein ?  :mrgreen:
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Elsa a écrit:
Ok, c'était pas l'idée du siècles, mais perso ça m'a beaucoup aidé. ^^ Peut-être travaillé avec un professionnel ? Mais ça coûte de l'argent. ^^
Si, si, l'idée est bonne, et j'y reviendrai sûrement un jour...
Elle est surtout peu compatible avec les "créneaux horaire" que je m'autorise sur l'écriture "neuve" par rapport à mes textes à fignoler (c'est à dire mes romans déjà écrits à peaufiner)

Citation :
Je crois juste qu'il ne faut pas que ça devienne douloureux.
Il arrive que ça le devienne, mais en ce moment pas tellement, du fait que mon emploi du temps IRL m'oblige à prendre un peu de large vis à vis de mes textes (si, si, si... je suis débordée IRL, et ce n'est pas pour prendre des bains de soleil)
Un truc qui n'aide sûrement pas, c'est que depuis plus de deux ans la majeure partie du temps que j'accorde à mes textes est pour peaufiner ceux qui sont déjà écrits. Occupation où il est indispensable de remettre en question la production.

Citation :
j'ai une copine qui me dit qu'écrire la fait souffrir. (Elle n'écris jamais des histoires sympas, c'est toujours affreux. Je ne comprend pas comment on peut s'acharner dans quelque chose qui nous fait du mal.
Je me suis beaucoup "fait souffrir" en écrivant "Ange Martin", mais c'était comme qui dirait un bébé tenace, qui ne voulait pas finir dans les "romans mort-nés". Dans ce cas, c'est une souffrance de type sportif, relative à la difficulté du défi auto-imposé.

La souffrance peut aussi venir du contenu du texte, quand on essaye d'exprimer quelque chose qui nous est très intime et peut-être même refoulé. C'est le cas avec certains passages de mon roman actuel (heureusement, juste quelques passages). Dans ce cas, la souffrance est dans la confrontation (comme chez un psy).

Citation :
Prend soin de toi sur tout, et bon courage.
Spoiler:
🤠
toi aussi
( et toulmond' passant dans le coin )


Dernière édition par Séléné.C le Lun 20 Juil 2020 - 15:04, édité 1 fois
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LePèlerinBleu
   
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Même les grands écrivains ont doutés à un moment de leur carrière. Ce sentiment est normal et conduit nécessairement à une remise en question. Se comparer aux autres ne sert à rien car chaque personne est unique et ce qu'il écrit l'est tout aussi. Courage, persévérance et confiance Wink
 
Izuchux
   
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Je comprends tout à fait ton ressenti. Je n'en suis pas là du tout mais j'imagine très bien quelles affres je vais aussi traverser si j'arrive un jour à terminer mon roman. Car c'est aussi ça que je vise : être publiée.

Si tu doutes de toi, saches que moi, je ne doute pas de toi, et je suis sûre que nous sommes un certain nombre ici.
Je n'ai pas encore tout lu de toi et, honte à moi, je n'ai rien commenté encore. Mais c'est  surtout parce que j'ai tant plaisir à te lire et que du coup je "consomme" tes écrits et j'ai du mal à me mettre dans la peau d'un critique...
Bref. se comparer à  d'autres n'apporte absolument rien, je ne connais personne comme toi, avec ton style, tes dessins, tes personnages touchants, à la fois crédibles et décalés, dans des histoires originales et parfois surprenantes.
Que dire de plus, sinon que dès que tu seras publiée, j'irai commandé mon exemplaire à mon libraire ♥.
 
Séléné.C
   
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Profsamedi a écrit:
Les refus des ME sont le privilège des auteurs qui persistent.  :mrgreen:
C'est comme au Loto... 100% des gagnants ont joué.
:mrgreen: oui, il parait !

C'est marrant comme n'avoir pas le temps d'écrire me donne de la distance sur les tourments que cela m'occasionne quand je le fais.
Cette histoire de doute-jalousie me cogne dessus périodiquement, en temps normal, du fait que je suis sur JE non-stop (tellement facile d'y avoir un onglet de navigateur ouvert), mais je préfère toujours, quand ça arrive, m'efforcer de penser à autre chose.
Zigzaguer entre travaux manuels, cuisine etc. me donne paradoxalement l'occasion d'y réfléchir posément.
Non que cela apporte la moindre réponse à propos de la qualité de mes textes ni au fameux "il y a des éditeurs pour toutes sortes de textes", mais c'est intéressant quand même.

Et je me rends compte qu'il y a une équation à établir entre ce doute bizarre, mon ambition d'autoéditer certains de mes textes (depuis déjà un moment), et mon dégoût (depuis décembre dernier) de la recherche éditoriale et de l'édition classique (sans lien direct avec les refus essuyés, mais je n'ai pas envie d'entrer dans les détails).
Accessoirement... cette équation ne saurait être facile, puisque le doute en question est plus favorable à améliorer le texte qu'à en préparer la publication en AE


je me re-sauve encore une fois
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Il y a qualité intrinsèque du texte et potentiel commercial. Un texte très bon dans une niche commercial aura plus de difficulté à être édité qu'un texte au style moins recherché mais dans un genre plus vendeur.
 
Séléné.C
   
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Me revoili, me revoiça.... 🤠

Izuchux a écrit:
Je comprends tout à fait ton ressenti. Je n'en suis pas là du tout mais j'imagine très bien quelles affres je vais aussi traverser si j'arrive un jour à terminer mon roman. Car c'est aussi ça que je vise : être publiée.
Il y a six ans, quand j'ai pondu mon premier roman, le but était juste d'écrire.
De même pour les suivants.
Je n'ai jamais considéré la publication que comme un couronnement du travail bien fait, mais... tout à coup, voilà que je me demande si c'est bien sincère.

En fait, il faut distinguer "être lu" et "être publié", et prenant cela en compte, ce qui est en cause est plutôt le cautionnement de valeur apporté par un éditeur.
Être son propre éditeur revient à s'auto-cautionner, ce qui est un poil narcissique (au moins d'apparence)...

Citation :
Si tu doutes de toi, saches que moi, je ne doute pas de toi, et je suis sûre que nous sommes un certain nombre ici.
( ... )
Que dire de plus, sinon que dès que tu seras publiée, j'irai commandé mon exemplaire à mon libraire.
Crénom d'un chaudron Embarassed Je vais avoir l'impression qu'un fan-club attend la sortie de mes ouvrages !
:calien:

Tengaar a écrit:
Il y a qualité intrinsèque du texte et potentiel commercial. Un texte très bon dans une niche commercial aura plus de difficulté à être édité qu'un texte au style moins recherché mais dans un genre plus vendeur.
Hé oui ! C'est pour ça que c'est bien peu de choses, un refus.
Mais il ne faut pas pour autant sombrer dans le "un jour, on comprendra mon génie"
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:calien: :calien: :calien:

Coucou Séléné,

Je crois qu'on ressent tous ce que tu décris, à divers degrés, et cela n'a rien de mal ni de honteux. Je rêve du moment où je me ficherai de ce qui se passe chez le voisin (qui a toujours l'air de mieux réussir, d'être meilleur, d'avoir plus de chance...), et où je serai devenue l'incarnation de la zénitude bienveillante. :mrgreen:

Ton parcours n'a pas l'air d'avoir été simple. Ton sentiment est bien légitime, et tu as tout mon soutien pour arriver à le gérer I love you

J'ai l'impression que tu écris dans des genres difficiles à caser, qui répondent à des codes très précis, et qui ne laissent aucune chance à ceux qui s'en éloignent... ce qui pipe un peu les dés.
Mais en effet, se complaire dans le rôle du génie incompris n'est pas hyper constructif non plus.
Il faut savoir se remettre en question pour s'améliorer, mais avoir conscience qu'on ne maîtrise pas tout non plus.
Et faire un groooos travail sur soi pour accepter ça, je crois. :rain:
 
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En terme de motivation, il y a 2 points clés :

- La carotte.
- Le bâton.

La carotte c’est la récompense que tu espères obtenir (dans ton cas une publication chez un éditeur ou être reconnue).

Le bâton c'est les choses qui vont te mettre mal à l'aise que tu vas devoir faire (dans ton cas c'est par exemple surmonter le rejet et trouver la force de continuer malgré le rejet, car même si ce n'est pas nous qui sommes rejetés quand quelqu'un rejette notre travail on le prend comme tel).

Ce qui sépare la récompense de la carotte, c'est la patience pendant que tu vas souffrir. Car cet inconfort te fera souffrir mentalement, physiquement ou émotionnellement.  Et tu entendras une petite voix qui te dira d'abandonner. J'appelle cela notre mental fort et notre mental faible.

Etant dominé par un mental faible moi-même (je pense souvent à mes échecs ou aux problèmes éventuels), je me concentre sur le fait de faire ce qui est nécessaire sans réfléchir pour ça j'utilise un carnet de tâches sans mesurer le temps passé sur ces tâches car je n'y arrive tout simplement pas. et je pense que ton problème se situe là, tu as des attentes (tu veux ton panier de carottes au plus vite comme tout le monde), mais ta petite voix interne te dis :

- As-tu assez de talent?
- Ces carottes sont-elles si bonnes que ça?
- Est-ce que tout ce temps investi n'est pas du temps perdu?
- On va te te brûler sur un bûcher avec tes livres car ils sont nuls.

Mais toutes ces pensées ne sont que des constructions de ton esprit, ce n'est pas la réalité. Notre esprit est une machine à rechercher du plaisir, ou plus exactement de la gratification instantanée, de la dopamine plus exactement. Il nous protège de la souffrance, et écrire un livre ou se faire publier c'est un gros risque de souffrir pour lui.

Pour ma part c'est une peur qui ne me quitte jamais, j'ai toujours quelques réticences à faire une chose aussi simple que de publier quelque chose sur facebook. Pourtant, j'ai des centaines de personnes qui aiment déjà mon travail. C'est carrément idiot, mais notre esprit fonctionne de cette manière, il sera toujours partant pour faire ce qui lui provoque du plaisir immédiat, mais cherchera à éviter ce qui ne lui procurera du plaisir qu'à long terme.

C'est un mal profondément ancré dans notre société où les distractions et les tentations sont légions. Ton esprit invente des salades pour s'éviter l'effort mental nécessaire à fournir pour obtenir sa carotte. Il le fait parce que ça le met mal à l'aise.

Tu devrais te donner un nouvel objectif, pas celui d'être publié, mais celui de faire tout ce que tu n'as pas envie de faire. Parce que je parie que quand tu veux envoyer ton manuscrit à quelqu'un bizarrement, tu as envie de travailler sur autre chose.

Je le sais car nous sommes tous comme ça. Enfin non pas tous, je connais des gens qui sont de vrais monstres en matière d'accomplissement personnels et qui ne le savent même pas. Mais ça ne vient pas comme ça, discipliner la petite voix, c'est comme muscler un muscle, il faut la pousser à son point de rupture pour la faire grandir sinon ça ne marche pas.

Prend le bâton, bas-toi  avec et dis lui : "et maintenant? C'est tout ce que tu as? Tu ne sais pas qui je suis...".  

Le conseil que je peux aussi te donner c'est celui de changer de costume. Je vais te donner un exemple ridicule pour que tu comprennes l'idée.  Si tu enfiles le costume d'un chien, quelle sera ta façon de bouger ou de te comporter? Probablement différente de celle que tu as aujourd’hui. Alors quelle serait ta façon de te comporter si tu était déjà édité? Aurais-tu ces doutes sur le bien fondé de ta démarche?

Tu connais la réponse, allez hop au boulot! Et oublie l'idée de performance ou de résultat, écrit juste quelque chose qui va dynamiter ton genre ou le cerveau de tes lecteurs.

Tu es déjà une superbe écrivaine, ce n'est pas avec ton écriture que tu as un problème, c'est ton mental.

Boum! Moi j'ai terminé pour aujourd'hui Smile
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 Perte de confiance ( bis ) et/ou jalousie

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