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 Perte de confiance en son roman

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Tom78995765Z
   
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Tom78995765Z  /  Petit chose


Oui c'est vrai encore merci à tous. Normalement demain mon problème familial sera soit réglé soit pas complétement mais en grande partie donc ça me fera déjà un poids en moins sur la conscience. C'est vrai qu'aujourd'hui je ne me sens pas vraiment la tête à écrire mais le problème c'est que si je j'écris pas aujourd'hui je vais me sentir coupable de ne pas avoir écris et d'avoir perdu un jour de plus. Je sais que c'est stupide et que je devrais me détacher de cette pensée mais rien que là je penses probablement ne pas écrire aujourd'hui et je me sens vraiment mal à cette idée, c'est fou comme je culpabilise quand j'écris pas ou que je me retiens d'écrire quand j'ai pas la tête à ça.
Pensez vous que je devrais essayer d'écrire aujourd'hui quand même ou ne pas écrire ?
 
Tom78995765Z
   
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Tom78995765Z  /  Petit chose


C'est vrai aussi que je suis partagé par l'envie d'écrire/culpabilité de ne pas avoir écrit et d'avoir perdu un jour de plus dans l'écriture de mon livre ET le sentiment que ce n'est peut être pas une bonne idée d'écrire vu comme je suis pris par mon pb de famille et que j'ai peut être pas trop le coeur à ça mais que le stress m'y pousse. Du coup je sais pas trop quoi faire
 
Enirtourenef
   
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Enirtourenef  /  Hé ! Makarénine


Fais ce que l'on te dit de faire depuis le début : arrête d'écrire. Pause. Stop. Prends du recul.
"Perdu un jour de plus" ? Mais on fait pas un 100m, là, on parle d'un marathon ! "De quoi vous sert votre vitesse ?" demande la tortue au lièvre. Qui veut voyager loin ménage sa monture. Prends la métaphore que tu préfères, et applique-là !
Comme je le disais plus haut, j'ai arrêté d'écrire pendant un an. À la louche, parce que j'ai pas les dates précises. Peu importe. Toujours est-il que ce n'était pas le moment pour moi d'écrire. J'en ai même fait un article sur mon blog, si ça t'intéresse. Et cette année je reviens à l'écriture, et je trouve que j'écris mieux. Ai-je perdu un an ? Non ! Pas du tout ! Pendant un an j'ai beaucoup travaillé sur moi, j'ai réglé quelques problèmes, et dans le fond, même en écrivant pas, même en ne rouvrant aucun de mes projets, je me suis améliorée, parce que j'ai lu, appris de nouveaux mots, etc.
Ce n'est pas parce que l'on n'écrit pas que l'on perd du temps.
Le temps, ça ne se calcule par comme ça. Arrête de penser profit à court-terme, productivité : vois plus loin que le bout de ton nez. Si tu te fais du mal maintenant à te forcer à écrire, culpabiliser, etc., c'est là que tu vas verrouiller ton blocage pour de bon, du moins est-ce le risque. Laisse-couler, prends du recul, tranquillise-toi ! Vraiment !
Je vais prendre une métaphore sportive : Mélina Robert-Michon, lanceuse de disques multiple médaillée, déjà assez âgée pour une athlète, est en train depuis... 1 an, je dirais, quelques mois, en tout cas c'était toujours en cours à Doha, peu importe : depuis peu, de changer sa technique de lancer. Est-ce qu'elle perd du temps ? Si tu regardes à court-terme : oui. Comme elle doit se défaire d'automatismes et apprendre, enregistrer dans sa mémoire musculaire, un nouveau geste, elle a commencé par régresser (son objectif était Tokyo, donc là, elle doit être prête). Elle a commencé par régresser (hyper frustrant !). Mais son objectif n'était pas à court-terme. Son objectif, c'était Tokyo ! C'était du long-terme. Et à long-terme, elle a progressé, c'était d'ailleurs bien là tout le but de la manœuvre, changer de geste pour être encore meilleure. Si on regarde à long-terme, non, elle n'a pas perdu de temps !
La perte de temps se calcule en fonction de la proximité de l'objectif.
En quoi es-tu pressé par le temps ? À cause d'un délai que tu t'es imposé à toi-même, arbitrairement et peut-être sans te connaître suffisamment pour bien le placer ? Dans ce cas, ce délai vaut l'équivalent d'une cacahuète. Tu peux décider de le repousser puisque c'est toi qui est aux commandes ! L'écriture est un travail de longue-haleine. La "perte de temps" est très difficile à placer.
Je parais peut-être un peu dur dans ce message, mais on te dit tous de prendre du recul et tu persistes... alors je comprends bien que ça peut faire peur de se sentir perdre pieds, vraiment je comprends ça, mais regarde plus loin, regarde dans quelques années, regarde sur un objectif à long-terme. Une période sans écrire est loin d'une perte de temps !
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Tom78995765Z
   
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Tom78995765Z  /  Petit chose


Non tu n'es dur du tout. C'est vrai que la date butoir de l'entrée en prépa me met un peu pression, parce que je ne me voile pas la face non plus, en prépa il faudra que je j'organise mon emploi du temps si jamais je tiens à écrire. Et d'après ce qu'on dit en prépa on a vraiment très peu de temps pour les activités, etc du coup j'ai peur de ne pas pouvoir respecter cette date butoir et après de ne plus pouvoir écrire. Donc oui cette date me met aussi la pression et j'ai l'impression de perdre du temps à chaque fois que je n'écris pas et ça me fais du mal. C'est vrai aussi que je suis jeune et que j'ai la vie pour écrire autant que je veux, mais j'aurais vraiment aimé pouvoir écrire beaucoup en ce moment durant les trois mois avant le reprise des cours de septembre. Et donc plus je vois que je perd encore un jour de plus dans l'écriture de mon mini roman, ça me culpabilise énormément
 
Enirtourenef
   
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Enirtourenef  /  Hé ! Makarénine


Faire quelque chose parce qu'on se flagelle si on ne le fait pas s'appelle la régulation introjectée. C'est une motivation extrinsèque, externe à la personne. Tous ces termes scientifiques pour dire que c'est une mauvaise (vraiment mauvaise) motivation. Je le sais d'autant plus que je l'ai expérimenté dans un autre domaine.
"Ne pas écrire un jour" est différent de "perdre un jour". Tu peux utiliser ce jour pour réfléchir, te documenter, prévoir, planifier, etc. Ou tout simplement faire une pause.
J'ai pas fait de prépa, donc je ne sais pas ce que c'est, mais il me semble que certains de mes petits camarades t'ont dit qu'ils étaient parvenus à faire des trucs en prépa Wink Tout ce que je peux dire c'est que, "on n'a vraiment très peu de temps" ça ne veut rien dire. "Avoir du temps" c'est un concept hautement individuel, tout comme "perdre du temps". Mais, en plus, "avoir du temps" c'est un peu comme un contre-sens. On "a" pas de temps : on prend le temps. C'est en ça que j'aime bien l'expression des Anglais qui disent "to spend time" : littéralement : dépenser du temps. C'est une notion subjective. Tu dépenses ton temps à ce que tu veux. Alors certes, il y a des incompressibles (les cours, les révisions, dormir, manger...) mais ensuite, tu choisis. Aujourd'hui, par exemple, j'aurais pu choisir de rattraper mon retard dans mes National Geographic, ou d'avancer le livre de contes en espagnol que j'ai commencé. Mais j'ai préféré binge-watcher des drama japonais... Ce n'est pas que je n'ai "pas eu le temps de lire" c'est que je n'ai "pas choisi de prendre le temps de lire". Quand on a besoin de temps pour quelque chose qui nous tient à cœur, on en trouve ! Avant le confinement et qu'on me mette en télétravail, je rentrais chez moi à 19h30 parce que j'étais loin de Paris. Je mangeais, et à 20h je prenais un peu de temps pour écrire (pas trop, parce qu'ensuite il y a l'incompressible qui est le sommeil et que j'ai besoin de neuf heures). Je te raconte ma vie pour te démontrer que, entre, mettons, 20h et 21h j'aurais pu faire plein de trucs. Lire, regarder des vidéos de chats sur YouTube, prendre ma douche plutôt que de la prendre le lendemain matin, faire ma vaisselle, ranger ma chambre, téléphoner à une amie, etc. Et j'ai choisi d'écrire. On "a" pas de temps : on le prend.
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Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Il y a même une JE qui a écrit plusieurs romans (une série policière), pendant qu'elle était en classes prépa...

Tu peux passer l'été à te documenter et réfléchir au scénario, sans écrire et sans pour autant t'auto-accuser d'avoir loupé toute occasion d'écrire ce roman.
Écrire une fois de temps en temps le soir ou en semaine peut être très reposant, et ne te prendra pas forcément beaucoup de temps sur tes études.
Une fois, ayant mis mon début de chapitre sur google-doc, j'ai écrit presque 400 mots debout dans la file d'attente à la Poste, avec mon téléphone. Ouais, ouais... j'étais sans doute rudement inspirée et ne referais pas la prestation sur commande. C'est juste histoire de dire qu'on peut avancer par à-coups d'un quart d'heure par ici, cinq minutes par là, même s'il est en général plus confortable de le faire deux heures d'affilée. Cependant, ce n'est pas parce qu'on s'installe deux heures devant le traitement de texte qu'on écrira huit fois plus que si on avait juste mis à profit un quart d'heure entre deux occupations importantes.
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Tom78995765Z
   
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Tom78995765Z  /  Petit chose


Bonsoir à tous. Désolé de ne pas avoir écris plus tôt mais le problème d'ordre familiale que je rencontre m'a demandé beaucoup de temps et d'énergie et je n'ai pas pu écrire pendant un certain temps. Cela fait quelque jours que je récrivais mais c'est seulement cet après midi que j'ai de nouveau rencontré un problème. J'écrivais et tout à coup ce que j'écrivais m'a semblé nul, je n'avais plus confiance en ce que j'écrivais ( problème souvent évoqué ) et je sais que ça vient d'un manque de confiance mais je ne comprends pas pourquoi des fois ça vient et des fois ça vient pas. Hier j'ai écris pendant des heures et tout c'est très bien passé, j'étais concentré et à la fin vraiment content de ce que j'avais écris. Et aujourd'hui pareil, je m’apprêtes à écrire, tout va bien je me sens bien mais quand j'écris je perds ma confiance en moi et n'aime plus ce que j'écris. Alors que je poursuis ce que j'avais écris la veille, même chapitre et tout. C'est juste des fois j'écris tout va bien et des fois je perds ma confiance. C'est vraiment bizarre quand même. Et énervant.
 
leasaurusrex
   
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Bienvenue dans le monde de la créativité.
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Tom78995765Z a écrit:
J'écrivais et tout à coup ce que j'écrivais m'a semblé nul, je n'avais plus confiance en ce que j'écrivais 

Ca n'apporte pas beaucoup d'eau à ton moulin, mais

> Avoir l'impression que la production de la soirée ou de la semaine est mauvaise, je connais ça, et je crois que tous les JE connaissent > le mieux, en ce genre de cas, me semble être soit de continuer tout de même, et relire le passage douteux une paire de semaines (ou même un mois) plus tard.

> Récemment, j'ai eu l'impression que les 20.000 mots que j'avais pondu en trois semaines (camp-Nano) étaient pires que nulles, archi-à-chier, bonnes pour me faire pleurer du sang, etc. ( #AutoDégout ) > Après avoir bien crisé mes larmes et bien contracté mes tripes, j'ai créé un topic sur JE... et eu la stupéfaction de constater que ma production semblait bonne aux lecteurs. Je me suis sentie totalement égarée, et ai essayé de comprendre pourquoi j'avais cette affreuse impression de rejet. Un rejet énorme, brutal, absolu, écœuré, désespéré. J'ai fini par renoncer à comprendre, et continuer de poster sans relire. Petit à petit, j'ai commencé à relire en évitant de me poser la question de la qualité et vérifiant juste la cohérence. Et pour finir... il y a trois semaines, je me suis autorisée à tout relire ( #Courage ), et j'ai eu la stupéfaction de constater qu'à présent ça me semblait excellent ( #Narcissique ). Par contre, j'ai l'impression que cela n'a pas écrit écrit vraiment par moi mais par une espèce de "double" ( #PasSiNarcisseQueCa ). Les idées, les personnages, le style narratif, le synopsis : tout ça est moi... mais j'ai une sensation de distance aussi grande que si je l'avais écrit il y a vingt ans (époque où j'aurais été incapable de produire quelque chose d'acceptable), et je ne me souviens d'absolument aucun de tous les petits détails du texte ( #Dedoublement #UniversParrallèle ). > si je n'avais pas posté sur JE au moment de ma crise de rejet, j'aurais rangé ça au fond du disque dur (ou même dans la corbeille de l'ordinateur pour ne jamais retomber dessus), et ça aurait été une énorme erreur. Encore à présent, j'ai du mal à considérer ce texte comme tout à fait mien. Je me rassure en pensant que c'est un effet de l'état un peu second en lequel le confinement m'avait mise ( #StressAmbiant ). Des tas de choses que j'ai faites durant le confinement me semblent aussi floues que s'il s'était écoulé un quart de siècle, et non six semaines ( et pourtant, je n'ai pas fait grand-chose durant cette période ).

>>>> Bref... comme dit plus haut (au niveau de la première petite flèche), il vaut mieux revenir sur ton texte un peu plus tard. Quand tu auras pris un peu de distance avec ce que tu as écrit, ça ira peut-être mieux. >> Traite ce que tu écris comme un simple brouillon, voué à être réécrit ensuite, peut-être partiellement, peut-être totalement... et peut-être qu'au moment de le faire, tu auras la surprise de ne trouver en fait qu'assez peu de passage à refaire.
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Enirtourenef
   
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Quand ça m'arrive, je suis exactement ce que Séléné préconise : je continue d'écrire et je relis plus tard, et bien souvent, même s'il y a des choses à corriger (d'affreuses répétitions argh) je ne trouve pas ça si horrible... il faut se dire que nos émotions influencent notre perception de nous-mêmes. Quand on est triste, on s'aime moins, et on n'a moins confiance en nous. Donc il faut savoir passer outre pour revenir au texte à un moment où on est davantage disponible.
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Séléné.C a écrit:
Par contre, j'ai l'impression que cela n'a pas écrit écrit vraiment par moi mais par une espèce de "double"

Je suis dans le même club ! C'est une sensation bien bizarre.

Concernant Tom : Salut ! Je crois qu'il va malheureusement falloir s'habituer à cette sensation de hauts et de bas qui semble n'avoir aucun sens... Parce que parfois, ça n'en a pas vraiment. En tout cas, ce n'est pas toujours (rarement ?) lié à la qualité des écrits (on peut être très jouasse en corrigeant un texte tout moisi, parce qu'on a la pêche, on sent qu'on en fera quelque chose de bien).

Il y a juste des moments où tout roule et c'est en effet très agréable. Pour ma part, ces moment sont plutôt rares. Je pourrais dire qu'en écriture, j'ai :
20% de temps où c'est génial, tout roule, jubilation (peu importe la qualité du texte en réalité - j'ai confiance en moi, en l'idée, etc..)
30% où ça ne va plus du tout, c'est ignoble, c'est nul, ça ne sert à rien, qu'est-ce que je fais ? (là encore, peu importe la qualité du texte même si à ce moment là, je me dis que c'est de là que vient le problème bien sûr. Comme l'ont dit d'autres sur le topic, quand tu reviens sur un texte que tu trouvais horrible, tu vas t'apercevoir que ta vision était plus ou moins déformée).
Tout le reste, 50%, n'est ni l'un ni l'autre. Un entre-deux où je ne suis ni dans le ciel ni dans les tréfonds de la Terre. J'essaie de profiter de ce temps-là qui est peut-être le plus efficace et le plus lucide Laughing Peut-être que ce n'est pas encore un moment que tu connais parce que tu écris depuis peu ? De ce fait, tu varies plus violemment sur les hauts et bas sans réel stade intermédiaire, ce qui est sans doute plus douloureux que la "descente en douceur" ?

Personne n'a la même vision des choses sur la question, mais je crois qu'à peu près tout le monde est d'accord pour dire que l'écriture (comme n'importe quel autre art ou autre) est faite de hauts et de bas, de variations d'envie, de confiance en soi, de persévérance ou de procrastination.... Mais c'est comme le bonheur : sans une petite part de malheur, il n'aurait aucune saveur !

Certains sont capables de passer outre, et d'écrire quand même, en tout temps, même quand ça va (très) mal. Ils tentent de ne pas y penser et avancent sur le texte en "fermant les yeux" le temps que ça revienne, parce qu'ils se disent (ils savent ?) que c'est temporaire.
D'autres estiment que c'est un signal qu'il faut faire autre chose, changer de projet, prendre du recul ou bien faire une vraie pause.
C'est à toi de voir ce qui te convient, ce qui te permet de perdre le moins de temps, ce qui te remet le plus vite en selle, ce qui est le moins difficile pour toi. Ça n'a rien d'évident, il faut tenter des choses et voir ce qui marche pour toi, avec ta personnalité, ton mode de vie... Mais penser que tu vas trouver une solution pour ne plus jamais retomber dans ces "bas" me semble vain....! Ça fait partie du marché, selon moi.

C'est comme tout en fait, il faut parvenir à accepter l'entièreté de la chose : tu as au début (comme tout le monde et comme en tout domaine) une vision idéalisée de ce que tu veux faire. Tu te dis je vais faire ça, ça me passionne, c'est génial, je ne ressentirai aucune frustration là-dedans parce que j'aime trop ça pour en souffrir. PUIS quand tu t'y mets, tu réalises que tout n'est pas si rose, parce que même dans la passion il y a des frustrations, de la douleur, de la difficulté... Et là, il y a une désillusion, forcément.

Alors à ce moment-là, pour moi, il n'y a pas 36 solutions : soit tu l'acceptes et tu continues à écrire, soit tu ne l'acceptes pas et tu n'écris plus (ou alors une fois de temps en temps, seulement quand tu sens que tu es dans un moment "top". En termes de rythme, ça risque d'être compliqué, mais ça convient sûrement à certains, notamment si c'est un hobby, parce qu'un pur loisir n'est pas là pour faire souffrir).
À mes yeux, c'est un package, et ça fonctionne en tout de la même manière. Le domaine/art pour lequel tu vas accepter cela sera celui auquel tu tiens suffisamment pour en accepter la "noirceur" (au delà, donc, du simple loisir qu'on a pour passer du bon temps).

En fait, c'est peut-être ça la vraie question : quelle est ta manière de voir l'écriture ? Est-ce que c'est un hobby, ou bien c'est plus que ça à tes yeux ?


Dans tous les cas, tu n'es pas seul dans cette galère (cette désillusion, je l'ai vécue aussi, tout pareil). Et ça, c'est déjà rassurant, non ? Smile
 
Tom78995765Z
   
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Tom78995765Z  /  Petit chose


Oui c'est vrai, c'est en tout cas ce à quoi servent les forums. C'est vrai que quand j'avais commencé à écrire, je savais très bien que ça allais être dur, mais je ne pensais pas que j'allais ressentir une telle frustration. Ecrire pour moi je penses que c'est plus qu'un hobby, c'était un rêve. Depuis pas mal de temps je me disais qui faudrait que j'écrive, que je mette mes idées sur papiers, mais j'avais pas vraiment de temps ( avec le lycée, les devoirs et les potes ) et j'ai justement profité du confinement pour écrire. Au départ je ne ressentais pas de bas, que des hauts, que des moments cools où j'écrivais sans me poser de questions et en me disant que ce que j'écrivais était vraiment génial, si bien que j'avais vraiment l'envie d'écrire et que j'y prenais un plaisir fou. Mais là tout s'est estompé, je me compte que c'est vraiment difficile d'écrire, c'est énormément de temps, d'énergie, de remise en question, etc ... et je pensais pas que ça pouvais être aussi dur. Surtout qu'avant à mes débuts j'écrivais des heures part jours et j’avançais assez rapidement alors que là il y a des fois où je n'écris que quelque lignes par jours parce que j'ai pas d'inspiration, ou que j'ai moins confiance en moi, ou que tout ça me semble idiot et vain, et ça c'est frustrant. C'est vraiment frustrant de voir qu'hier t'a écris trois pages et aujourd'hui trois lignes juste par ce que ton état d'esprit ou ton jugement a un peu changé. C'est vrai que je me sens un peu perdu par rapport à ça. En ce moment je penses que j'ai surtout des bas. J'essaye de relativisé, des fois ça marche et je peux me remettre à écrire un peu, des fois ( souvent ) ça marche pas et je m'enferme dans ma bulle de frustration. Et il y a des fois où je me dis que je ferais mieux d'arrêter pour toujours, même pas parce que j'aime pas ce que j'écris, mais parce que ça me gave juste d'écrire, de prendre du temps alors que le plus souvent ça ne m'apportes aucune s satisfactions. Mais je persévère ( je suis probablement un peu sado maso ) car c'était mon rêve te que je veux vraiment m'accrocher et réussir. Mais bon Dieux ce que c'est dur . En tout cas voilà, je posterai peut-être un chapitre ou deux si ça ne s'arrange pas ( je ne l'ai toujours pas fais parce que j'ai toujours l'espoir que ça s'arrange ) mais bon voilà.
 
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Tom78995765Z a écrit:
Au départ je ne ressentais pas de bas, que des hauts, que des moments cools où j'écrivais sans me poser de questions et en me disant que ce que j'écrivais était vraiment génial, si bien que j'avais vraiment l'envie d'écrire et que j'y prenais un plaisir fou. Mais là tout s'est estompé, je me compte que c'est vraiment difficile d'écrire, c'est énormément de temps, d'énergie, de remise en question, etc ... et je pensais pas que ça pouvais être aussi dur. 

Tom78995765Z a écrit:
Mais je persévère ( je suis probablement un peu sado maso ) car c'était mon rêve te  que je veux vraiment m'accrocher et réussir. Mais bon Dieux ce que c'est dur 

Donc c'est bien ça, c'est le bâton de la réalité qui te donne un grand coup sur la tête Laughing  (comme je te l'ai dit plus haut, j'ai eu aussi, c'est très énervant  Mad )

J'avais bien compris que c'était plus qu'un loisir pour toi, mais c'était pour te l'entendre dire te voir l'écrire. Alors dans ce cas, tu dois accepter que tout ne peut pas être parfait tout le temps. Un jour tu n'auras pas le moral, un jour tu l'auras mais les bons mots ne viendront pas, un jour tout collera puis le lendemain plus rien... C'est comme ça :mrgreen: Compare ça à un sportif : celui qui veut seulement se détendre s'en moque, il est là pour passer un bon moment, se défouler, garder la forme... Mais celui qui veut devenir professionnel ou bien je ne sais pas, gagner des compétitions par exemple, il va en baver ! Il aura BEAUCOUP de moments difficiles, des moments où il se trouvera nul, où il en aura marre... Dis-toi que ta frustration sur le sujet est la preuve de ton envie et de ta détermination !

En tout cas, à ta place, je me laisserais un peu tranquille. Le temps te dira si tu acceptes ces frustrations ou non. Si c'est ce que tu veux vraiment, tu parviendras un jour ou l'autre à passer au dessus. Ça ne veut pas dire que tu ne seras plus jamais frustré : TU auras juste appris (un peu) à accepter de l'être.

Dernière chose : personnellement, si je ne fais que m'observer et penser à "bon sang, je suis frustrée, je ne prends pas de plaisir en écrivant etc....", le "plaisir" ne viendra pas Smile C'est un petit malin, il se pointe quand on y pense PAS. Si tu tiens à continuer à écrire cet été, concentre-toi sur ton histoire (même pas sur ta façon de l'écrire) et zappe le reste ! Et ne t'impose pas de délais intenables, c'est un coup à se dégoûter ça... Il vaut mieux être plus long que prévu que tout abandonner par dégout ou excès de perfectionnisme.

Une citation sympathique (et approximative je crois) que j'ai accrochée au dessus de ma tête et qui peut aider dans ces moments difficiles :
"le perfectionnisme débilitant, c'est le refus d'aller de l'avant" (c'est de Julia Cameron, Libérez votre créativité).

Ne t'empêche pas d'aller de l'avant. Sois un peu plus cool et bienveillant avec toi-même Wink
 
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Je ne fais que paraphraser les autres: c'est nor-mal. Parfaitement normal. :mrgreen:

Tu vas finir par apprivoiser cet état de fait et trouver une façon de gérer ces bas, mais tu n'y couperas pas ; et réussir à les gérer, c'est ce transformera le rêve en réalité. C'est un genre de rite de passage que tu vis là : ça y est, tu es un écrivaillon, bravo! cheers

Courage quand même, car ce sont toujours des moments désagréables, mais je t'assure, on y survit.

Et je plussoie carrément Séléné, Enirtourneref et Bardak concernant le lien entre le jugement que l'on porte sur son texte et son état d'esprit sur le moment.
 
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   Pensée du jour  :  CI-GÎT TENGAAR QUI SUCCOMBA À UNE SURDOSE DE FANFICTION Elle ne l'a pas volé, on l'avait prévenue, déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors la FF, bon... enfin, c'est triste quand même
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Je passe en coup de vent sur ton sujet, j'avoue ne pas avoir l'intégralité des échanges mais ...
il est possible que ton blocage n'est rien à voir avec ton roman lui-même mais avec le confinement. Personnellement, je me suis rendue compte de manière insidieuse que le confinement avait beaucoup joué sur mon moral (stress, paranoia etc.) mais les contrecoups n'arrivent que maintenant. La période qui vient de se dérouler était très particulière et cela ne t'aide pas à envisager ton roman sereinement.

En trucs, essaye de te faire des défis sur tes séquences d'écriture : change ton style, plus court, plus long, autre point de vue même si ça ne se raccorde pas forcément avec les passages antérieurs, expérimente.

Après contrairement à d'autres, je te déconseillerai de commencer à corriger ton début ou à poster ici, je l'ai fais à chaque fois que j'avais des minis coups de mous et les retours m'ont totalement coupés l'envie de continuer (même s'ils étaient globalement positifs).
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 Perte de confiance en son roman

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