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 "Le confinement est la condition rêvée des écrivains"

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Moïra
   
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Moïra  /  qui murmure à l'oreille des planctons


Cette phrase vient de Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014. Commentez. Est attendu un développement en trois parties.

Spoiler:
 

Et pour vous ?
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GonzagueG
   
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GonzagueG  /  Pippin le Bref


L'écriture se nourrit de rencontres, de mouvement, d'expériences ... Pour moi, à mon modeste niveau. Je ne partage pas non plus le point de vue de Lydie Salvayre, mon sentiment étant assez semblable au tien.

Et puis, le malheur n'est pas une opportunité.

Cordialement,

G.
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Je trouve aussi ça choquant, parce que si on peut en effet être "bien" dans la solitude pour écrire, il faut avant cela trouver l'inspiration, et elle ne vient pas forcément à nous dans cette solitude. Par ailleurs, le confinement ne se résume pas à la solitude, et est aussi constitué d'angoisse qui peut s'accentuer et étouffer l'inspiration ou bien l'envie d'écrire, d'actualités douloureuses, pour certains de mauvaises nouvelles parmi les proches ou de maladie soi-même.
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Invité  /  Invité


il est probable que l'enfermement, l'absence de contacts, réduire ses inspirations à zéro, ne pas lire, ne pas écouter de musique, ne regarder aucun film, fermer les fenêtres, ne plus voir les oiseaux, ni le soleil ni la lune, cesser de manger pendant plusieurs jours, chercher un état de fébrilité absolu, peut conduire à quelque chose de stupéfiant, genre la folie totale, vomir son âme et décrire des sentiments jamais éprouvés et des paysages jamais explorés

plutôt que de, soyons honnête, répéter ce qui a déjà été vu, déjà écrit, avec simplement notre regard, notre petite touche personnelle, ce que nous faisons toustes, car la condition rêvée des écrivains est selon moi d'être inspiré.e et d'exprimer cette inspiration, et non pas de souffrir et de se sacrifier au nom de l'art

sinon, un poncif de jeunesse voudrait que plus on souffre plus on écrit, et que l'on cesse d'écrire dès que tout va mieux dans notre vie
 
Pasiphae
   
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Pasiphae  /  Truquage geniphasien


Ce qui me fait sourire, c'est cette réactivation de "l'écrivain solitaire" et de la tour d'ivoire. C'est un mythe né au XIXe siècle dans le sillage du Romantisme, et qui ne finit pas de faire des petit·es dans les discours qui entourent la création littéraire, jusqu'à aujourd'hui.

Mais je suis en train de lire un bouquin passionnant, L'âge des cénacles, qui prouve bien que derrière ce mythe et ce discours, on trouve une réalité très différente : une espèce de sur-sociabilité des écrivain·es, qui se retrouvaient entre pairs dans les cénacles et comités de rédactions, ou se mêlaient aux mondain·es dans les salons, les Académies et les théâtres. Les écrivain·es qui ont le plus laissé cette légende derrière elleux sont celleux qui étaient le plus sociables, en réalité.

Alors en fait, comme vous le dites déjà, l'écriture est alimentée par plein de choses, les rencontres, la vie quotidienne, le dehors, mais aussi et beaucoup par nos sociabilités littéraires / culturelles, qui sont l'aliment de notre écriture et de notre réflexion sur cette dernière. Bon, nous on a JE, certes, mais justement JE est peut-être un lieu de déconfinement partiel.

Enfin voilà, je ne m'appesantirai pas là-dessus mais...
Sinon, de mon côté, j'arrive à écrire mais pas du tout grâce au confinement, plutôt parce qu'il y a des délais / échéances externes, comme l'atelier d'écriture de Laura Vasquez par exemple.


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motivetude
   
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motivetude  /  Homme invisible


Eh bien je dois dire que contrairement à la plupart des autres écrivains qui ont répondu, je n'ai jamais autant écrit.
Mes journées sont habituellement rythmé par les cours au lycée et je n'ai pas l'envie d'écrire en rentrant (ni même parfois le temps en réalité), là bien évidemment je suis les cours à distance mais j'ai beaucoup plus envie d'écrire.
Je trouve toujours de l'inspiration tout en restant chez moi, je ne saurais pas expliquer pourquoi mais j'avance à grand pas.
 
Bergam
   
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Bergam  /  Tapage au bout de la nuit


Hello !

Le confinement que nous vivons actuellement est en réalité un confinement partiel. Nous pouvons encore sortir pour nos achats de première nécessité, nous avons Netflix, Facebook, LinkedIn, WhatsApp, JE, etc... pour nous déconfiner numériquement...

Ca reste malgré tout une situation anxiogène, non pas en tant que telle en raison du confinement, mais plus de la peur de la maladie, de la peur de perdre un proche, etc... Et c'est cet aspect anxiogène qui, je pense, peut-être bloquant pour certain.e.s.

Ensuite, la phrase de Lydie Salvayre est péremptoire et peut s'appliquer aux un.e.s sans forcément s'appliquer aux autres.

Pour ma part, un confinement absolu ne m'inspirerait absolument pas ! Ne serait-ce que parce que, tel que nous le vivons actuellement, nous le subissons !

En revanche, s'isoler volontairement pendant quelques semaines pour écrire / finir un bouquin, ça je pense que je pourrais le faire... Ce qui ne signifie pas que je le ferai un jour.

Mon rêve d'écrivain, c'est un grande maison avec un grand jardin autour et des endroits où je pourrai m'isoler à la demande pour quelques heures avant de reprendre contact avec le monde et, en premier lieu, avec mon épouse  Very Happy
 
Bergam
   
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Bergam  /  Tapage au bout de la nuit


motivetude a écrit:
Eh bien je dois dire que contrairement à la plupart des autres écrivains qui ont répondu, je n'ai jamais autant écrit.
Mes journées sont habituellement rythmé par les cours au lycée et je n'ai pas l'envie d'écrire en rentrant (ni même parfois le temps en réalité), là bien évidemment je suis les cours à distance mais j'ai beaucoup plus envie d'écrire.
Je trouve toujours de l'inspiration tout en restant chez moi, je ne saurais pas expliquer pourquoi mais j'avance à grand pas.

Pour ma part, j'ai fini mon roman au début du confinement Very Happy

Une raison tout simple à cela : du temps à consommer et l'inspiration qui était au rendez-vous !
 
Moïra
   
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Moïra  /  qui murmure à l'oreille des planctons


Pasiphae a écrit:
Ce qui me fait sourire, c'est cette réactivation de "l'écrivain solitaire" et de la tour d'ivoire. C'est un mythe né au XIXe siècle dans le sillage du Romantisme, et qui ne finit pas de faire des petit·es dans les discours qui entourent la création littéraire, jusqu'à aujourd'hui.

Mais je suis en train de lire un bouquin passionnant, L'âge des cénacles, qui prouve bien que derrière ce mythe et ce discours, on trouve une réalité très différente : une espèce de sur-sociabilité des écrivain·es, qui se retrouvaient entre pairs dans les cénacles et comités de rédactions, ou se mêlaient aux mondain·es dans les salons, les Académies et les théâtres. Les écrivain·es qui ont le plus laissé cette légende derrière elleux sont celleux qui étaient le plus sociables, en réalité.

Oui, d'autant plus que la solitude ne se résume pas à s'enfermer chez soi.
(Je ne sais pas pourquoi mais il me vient en tête les textes de Saint-Exupéry qui évoquent ses traversées de l'Atlantique, seul à bord de son courrier).
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Le confinement ne m'est favorable pour écrire que s'il met en jeu une activité du corps, de la musculation ou des étirements. Je romps mon confinement par des discussions et échanges facebook, JEs, qui me donnent de la matière à écrire. Cet apport de matière est aussi important pour moi que la terre glaise au sculpteur. le confinement n'est pas l'isolement ni la solitude que j'ai connues par ailleurs au Havre et qui ne me donnent que de l'angoisse. Là je suis confiné chez mon père. Je suis d'accord avec le message de Pasiphaé sur le mythe romantique. Cette phrase m'énerve aussi parce qu'elle fait du malheur et de la souffrance une source de joie et d'oppotrunité ; si on dit cela comme pour l'expliquer, pourquoi pas : l'obligation, plus que la contrainte du confinement, me pousse à écrire; ça a rapport au temps. Il faut que mon temps soit obligé et nécessaire et en cela épais et le confinement en écriture m'aide à ne pas me disperser.
 
Bactérie
   
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Bactérie  /  Pour qui sonne Lestat


Se confiner soi-même, de son propre gré, au moment où on le souhaite et à l'endroit qu'on veut, ce n'est vraiment pas la même chose que ce qui nous arrive en ce moment ! C'est toute la différence entre être actif et passif, ce qui n'a pas le même effet sur la créativité, en tout cas en ce qui me concerne... d'autant que confinement n'équivaut vraiment pas à solitude, pour tous ceux qui ne vivent pas seuls...
Donc je ne me reconnais pas trop dans la phrase de Lydie Salvayre, moi non plus No
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Irvyn
   
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Irvyn  /  No fun allowed


Tout à fait d'accord. C'est un rêve éveillé qui j'espère se poursuivra le temps d'achever mon roman.
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Moïra a écrit:
Cette phrase vient de Lydie Salvayre, prix Goncourt 2014. Commentez. Est attendu un développement en trois parties.

Première partie : Oui.

Deuxième partie : Non.

Troisième partie : Peut-être.


 
Nast
   
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Nast  /  Let's Prout


lol quand j'ai vu le titre du topic, j'ai gueulé un gros "va te faire f*****".

C'est personnel à chaque écrivain et chaque situation de confinement.

Pas de gros mots à personne ici hein ! Juste que j'overeact quand je vois des généralités lol Surtout quand ça ne s'applique pas du tout à moi.
http://www.nascharest.com
 
Irvyn
   
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Irvyn  /  No fun allowed


Oui, mais là, Lydie évoque la situation des écrivains, non des écrivaines.
Tu surinterprètes Cool
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