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 Où écrivez-vous vos histoires ?

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Nyumé
   
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Nyumé  /  Barge de Radetzky


Hum, moi, ça ne me dérange pas de voir des gens placer leurs histoires dans d'autres pays/époques. Dans une fiction, on peut excuser certaines approximations... Enfin, tant qu'elles ne gênent pas la lecture. Je peux comprendre que pour un américain, voir des gens d'autres pays parler de son pays en étant complètement à côté de la plaque sur certaines choses, ça peut être énervant. J'ai parfois détesté certains romans parce qu'ils prenaient d'énormes libertés avec la réalité et que ça me faisait totalement sortir du livre (et me donner envie de me téléporter chez l'auteur pour le secouer et lui donner de la documentation).
Au niveau de la géographie, ce n'est pas très important si tout n'est pas exactement au même endroit, tant que tu ne fais pas une ville sur la côte Est et une ville sur la côte Ouest des USA à une heure de route en voiture. La plupart des gens n'auront jamais mis les pieds dans l'endroit en question, donc si une ville est un peu différente dans un roman, ils n'y prêteront pas attention.

Parfois, l'auteur change volontairement des détails pour servir son histoire et je trouve que ça peut donner des trucs extrêmement intéressants. Et, généralement, quand ce sont des changements volontaires, ce n'est pas un manque de connaissance, et justement, l'auteur (ou l'autrice) connaît extrêmement bien son sujet. (par exemple, Christian Jacq qui prend beaucoup de liberté avec l'Egypte antique, mais il est égyptologue de formation, connaît en réalité ce qu'il raconte, et ça permet de rendre le récit plus vivant, plus appréciable (et honnêtement, ses romans seraient beaucoup moins intéressants s'il collait complètement à la réalité des époques décrites).

Bref, j'ai digressé un peu.

Je pense qu'écrire des romans fantay peut se faire dans n'importe quel pays. Il n'y a pas un endroit du globe qui n'a pas une histoire mythologie et folklorique extrêmement riches et la France regorge de légendes à exploiter et à faire découvrir.

D'ailleurs, je suis en train d'écrire un livre d'Urban Fantasy pour les adolescents/young-adults qui se passe à Paris (je suis parisienne), mais j'invente des lieux et des bâtiments qui n'existent pas dans la réalité. Et, à part les parisiens qui connaissent la capitale sur le bout des doigts ou les gens qui feront des recherches, personne ne réalisera que certaines rues sont inventées et n'existent pas.

Bref. C'est plus facile d'écrire sur un endroit qu'on connaît, mais ça n'empêche pas de situer l'action dans un lieu ou une époque (ou les deux) très éloignés. Le plus important, c'est de connaître les bases, afin de construire une histoire cohérente. Et, évidemment, si on place l'action dans un endroit qu'on connaît déjà plutôt bien, ça évite beaucoup de recherches.

Du coup, on peut écrire sur n'importe quoi n'importe où, mais ça va demander plus ou moins de recherches si on veut que ça reste cohérent avec ce que d'autres peuvent connaître (ce qui va éviter de se faire taper sur les doigts par certains lecteurs ou risquer d'en offenser d'autres par ignorance de certaines pratiques/coutumes. Après, c'est à l'auteur de décider s'il s'en soucie ou non).

Je suis d'accord avec Flora, le plus important, c'est de se demander pourquoi on va placer une histoire dans un tel endroit. Est-ce que ça va apporter quelque chose ? Ou est-ce que l'histoire peut parfaitement se dérouler ailleurs ?

Je crois que je voulais encore rajouter quelque chose mais je ne sais plus. On verra bien si ça me revient.
 
Leasaurus Rex
   
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Leasaurus Rex  /  Terrible terreur


J'ai subi aussi ce phénomène de bizarrerie quand on lit des romans SF ou fantastiques se déroulant en France... Mais c'est une histoire de spectre. A partir du moment où on élargit le sien, il ne nous pose plus de problèmes. Smile

De mon côté, mon roman prend place dans un pays désertique... Mais dans un futur plus ou moins proche, aussi, j'ai fait le choix de ne rien documenter en-dehors des éléments qui m'intéressaient. L'idée que ça puisse être placé dans le monde actuel me plaît, mais j'aime garder ce flou pour ne pas faire une fausse dénonciation, ni d'appropriation culturelle, ni encore écrire sur un lieu dont je ne connais rien. Je laisse parler mon imaginaire en tentant de le rendre cohérent et voilà.

Le second subit ce même biais du flou géographique, on saura juste que ça se passe en Europe.

Quant à la fantasy ou au fantastique dans nos contrées françaises, vous me donnez vachement envie de m'y essayer, surtout que je suis dans un terroir très riche à ce niveau-là. Je vais méditer là-dessus. Razz


Où écrivez-vous vos histoires ? - Page 2 Captur77
Noxer a écrit:
Gare au modéraptor.
 
malkiaki
   
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Moi j'aime écrire des histoires qui se passent un peu n'importe où. Tant au usa qu'en suède ou encore dans un chateau en écosse.

Je comprends ce que tu veux dire dans l'idée qu'avec la culture populaire, on aura plus tendance à imaginer une histoire dans un univers anglo-saxon mais en même temps moi j'aime écrire sur des choses que je connais pas particulièrement pour me forcer à faire des recherches et donc à apprendre. J'aurais peut-être tort dans la manière dont je comprends les relations socials mais je prends le risque parce que quand je suis intéressé par une culture je peux pas m’empêcher d'imaginer des histoires dans ce milieu.

Bien évident je fais attention, je vais pas par exemple parler d'un tournois de football américain si mon histoire se passe en Belgique car ce n'est pas un sport populaire, je vais pas faire des anachronisme ou parler d'un sujet sensible qui est encore brûlant dans le pays concerné (Exemple : faire une histoire sur un soldat japonais en Corée qui a une romance avec une coréenne ) et aussi je vais pas masqué une chose qui est au coeur de la culture du pays concerné. (Exemple : ne pas mentionner un aliment qui est très présent de la gastronomie)

Mais comme l'on dit d'autres personnes, le point le plus important si l'on écrit une histoire dans un pays étranger, c'est la vraisemblance. L'histoire doit avoir du sens dans le contexte qu'on lui donne.
 
Tengaar
   
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Je conçois l'aspect "cool" des Etats-Unis, de plus ,n'y étant jamais allée, ça rajoute une couche de fantastique sur l'histoire. Mais inversement, il fut un temps où je lisais beaucoup de Harlequin et je suis tombée sur un écrit par une auteur américaine qui racontait comment la jeune Mireille avait pu séduire un milliardaire à Port Barcarès. Et pour y être allée pendant un nombre conséquent d'éte, je vous jure que c'était tout sauf glamour.
Du coup, si je dois parler d'une grande histoire d'amour, je la placerai peut-être dans des endroits magnifiques voire fantasmés plutôt qu'entre l'odeur d'urine de la station St Michel, les crottes de chiens de Montmartre ou les pickpockets d'Opéra. Trop connaître un lieu lui enlève son côté "fascinant".
 
Comtesse des sources
   
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Oh purée Port Barcarès quoi ! Ça vend tellement du rêve ( non.)
 
MrThomas
   
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Personnellement, je n'écris que sur des endroits que je connais. Donc principalement en France, mais aussi un peu en Angleterre et en Ecosse parce que les voyages m'inspirent beaucoup. Mais si je n'ai pas visité d'autres pays, je ne pourrai pas écrire dessus. J'aurai trop peur d'être incohérent.

Pour ce qui est du fantastique... je l'écris aussi en France. J'avoue qu'en réalité, je ne me suis jamais réellement posé la question.
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


J'ai déjà répondu une première fois ce matin, mais vais le faire à nouveau.
J'ai parcouru les autres réponses mais c'est tout de même sur le premier post que je reviens.


Sieur Rongeur a écrit:
J'ai, personnellement, horreur des français qui écrivent leurs histoires dans des pays qu'ils ne connaissent pas : allez, à tout hasard, sur les états unis par exemple. A croire qu'on a tellement été conditionné par leur soft power que notre imagination est copyrighté.

L'élément important de la question me semble être = "qu'ils ne connaissent pas", et là-dessus...
> Je comprend qu'on puisse opposer le pays "vu à la télé" et celui où on vit, mais... est-ce qu'on connait toujours si bien que ça l'endroit où on vit soi-même ? D'une part, il y a les lacunes (nous en avons tous) et d'autre part les préjugés (que nous avons tous également). Placer une histoire en France n'est pas forcément gage de parfait réalisme.
> Que ce soit chez soi ou ailleurs, on peut écrire à partir de ce qu'on a déjà comme bagage, ou bien se questionner et documenter. Ce peut être une phase rébarbative, mais elle peut aussi être passionnante (et est souvent un peu les deux à la fois). Approfondir ses connaissances d'un espace-temps à employer est une sorte de voyage intellectuel que je trouve assez motivant à l'inspiration.

Sieur Rongeur a écrit:
D'un autre côté, et c'est là où je suis contradictoire, j'ai l'impression qu'écrire une histoire fantastique France est ... ridicule ? Je ne sais comment décrire ce sentiment mais ça me semble inadapté, comme s'il y avait quelque qui n'allait pas. Au final, je suis devenu un parfait produit de ce que je déteste.
Ben non, je ne trouve absolument pas que placer une histoire Fantastique en France soit ridicule ou inadapté... et je ne comprends absolument pas pourquoi cela pourrait l'être ! Vraiment pas du tout.
Ici, je présume que tu penses à la France telle que tu la connais, avec le boulanger de ton quartier, les voitures du parking à côté de chez toi, etc. Et non celle du Fantôme de l'Opéra.
Je ne suis pas pas objective sur cette question et n'essayerai même pas de l'être.
En effet, ma série d'histoire Urban Fantasy ne précise pas souvent les lieux exacts, et elle emploie des horizons très divers, mais un grand nombre des épisodes écrits se situent en France et le tout premier d'entre eux a été inspiré... par une photo 1900 trouvée dans un livre sur l'ancien tramway de Dijon.
Mon regard sur ce point est donc totalement faussé... et cela depuis très longtemps.
Cependant : la France possède bien assez de lieux porteurs de légendes pour n'avoir pas besoin des des châteaux écossais. A condition de ne pas se contenter, justement, de les copier-coller chez nous, mais de bâtir une ambiance propre au lieu qu'on décrit.

En fait, sur les deux parties de la question, mon impression est que le problème n'est pas tant le lieu que la profondeur avec laquelle on l'approche.
> danger de manquer de réalisme
> danger de cliché, par emploi de choses déjà cent fois vues dans les livres et séries
> danger d'artificialité, par difficulté à bien coordonner les éléments piochés ici et là
> et même : danger d'avoir l'air d'un guide de voyage

Ici ou Ailleurs : les deux ont leurs contraintes et leurs facilités.
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Sieur Rongeur a écrit:

D'un autre côté, et c'est là où je suis contradictoire, j'ai l'impression qu'écrire une histoire fantastique France est ... ridicule ? Je ne sais comment décrire ce sentiment mais ça me semble inadapté, comme s'il y avait quelque qui n'allait pas. Au final, je suis devenu un parfait produit de ce que je déteste.

Parce que c'est naturel pour un français d'haïr la France. On t'as éduqué comme ça. Et ça fait des décennies qu'on est mort culturellement, cinéma excepté. Et encore, c'est méprisé (par ignorance). On est réduit à notre gastronomie. Et c'est bien par mépris pour nous-même qu'on en vient toujours à juste adapter ce qui se fait chez les ricains. Eux n'ont pas honte de leurs villes, d'hésitation à se baser de leur environnement et leur culture. Le Los Angeles de Blade Runner m'obsède, et pourtant j'ai un mal terrible avec la SF. Cette ville est organique parce qu'elle est avant tout une exagération du ressenti de Ridley Scott. C'est pour ça qu'on est pénétré par cette atmosphère surpeuplée, nocturne, rêveuse. On peut ressentir les tourments naturels à la nuit, sa folie irréelle. Je la retrouve aussi dans les quartiers froids et angulaires de Brazil. La nuit sans fin de Dark City, qui se passe aussi à LA, et Sidney. L'aliénation des nuits New Yorkaise de Scorsese, dans Taxi Driver et After Hours. Les derniers ne sont pas de la SF, mais exaltent quelque chose de très similaire. Et je suis convaincu que c'est parce que c'est assumé. Qu'ils ont aimé vivre, souffrir, et se dissoudre entièrement dans leur environnement. Pourquoi ne pourrais-tu pas avec ta ville ? J'adorerais parler de la mienne avec cette même folie, si ça me paraît censé. L'échelle de Jacob et ses métros glacés. Les brumes de Twin Peaks. L'été malade de True Detective. Tant d'idées, d'ambiances, qui auraient pu être Françaises. Il s'agit simplement d'aimer où l'on vit, et de tirer hors du sol, hors de l'air, hors de nous cette sensation. Sans imiter qui que ce soit. Sans refaire "ce qui marche". Parce que tout les grands auteurs n'ont jamais cherché à imiter qui que ce soit. Ils ont cherché à parler de ce qui leur importait. Et un environnement dans lequel on grandit, souffre, s'égare est important. Il nous pénètre et on le pénètre en retour, accouchant d'une entité aussi vivante qu'un récit.

Mais une oeuvre de fantasy récente qui se passe en France, ou plutôt qui s'en inspire profondément, ça existe, ça n'est pas ridicule et ça s'appelle le Witcher. C'est certes un hommage très large à l'europe et ses folklores, mais il y a des régions entières qui sont purement françaises. Toussaint en particulier, avec ses quelques inclinaisons italiennes.

Il n'appartient qu'à toi et à tout le monde d'extraire la beauté qu'il y a dans notre patrimoine. Pour revenir sur Gérard de la Rivière le sourcelier, il suffit de voir l'incroyable travail de trad sur les livres et les jeux. Ces accents de vieux françois délicieux, les noms des créatures qui semblent arrachés aux vieux bestiaires de monstre. Les interjections médiévales. Ventre saint gris, parbleu, puterelle...
D'ailleurs, à mon sens le Ouiché est bien plus agréable en français. C'est tellement imprégné de ce médiéval-là que tout tombe avec bien plus de charme dans notre langue. Souvent, je me suis plus senti dans nos campagnes, nos châteaux et nos horreurs, que dans le folklore slave, et dieu sait que j'aime ce dernier.

Le défaut de la fantasy, et beaucoup  trop de lecture geek, c'est d'encenser l'évasion. C'est pour ça que la France est un mauvais terreau : Ce n'est pas un territoire (pour un lectorat français en tout cas) suscitant du rêve. Permettant de se projeter dans des enjeux creux, des beautés creuses, alimentées de conflits creux par des factions creuses.
L'épique, l'exubérance, la démesure, tout les charmes du spectacle : La fantasy a vraiment cette faiblesse d'être avant tout un divertissement.  Donc oui, tu vas prendre des décors visuellement écrasants, même s'ils ne racontent rien.
Alors, à toi de définir ton objectif. Veux-tu raconter une histoire qui parle de l'humanité ? Un de ses aspects intime, ou de masse ? Ou veux-tu offrir une drogue douce à des lecteurs en manque de  sensations, qui cherchent à fuir leur quotidien ?

Si ce qui t'attire est plutôt du premier domaine, je te conseille de profondément interroger pourquoi tu te sens honteux à l'idée de situer ton action en France, ou dans une France fantasmée. Evidemment, tu peux créer une oeuvre de ce genre sans que ça se passe sur notre sol...Prétendre l'inverse serait ridicule. Mais je pense que tu saisis.

Si je peux me permettre d'étendre le conseil, abandonne les anglicismes de façon générale, les noms fantastiques s'ils sont vides, l'exubérance visuelle si elle est dépouillée de propos, condamne tout ce qu'Hollywood t'as incrusté de force dans l'esprit. Parce que c'est bien ça le problème.

La première étape pour se laver de cette crasse mentale, c'est de chercher le fond avant la forme. La forme n'est jamais qu'une expression du fond. Même si chercher gratuitement un fond n'est pas bien naturel non plus (on ne se dit pas "Je vais écrire une histoire qui parle de l'horrible nature des hommes  avec des sous-textes très denses !"). De façon générale, interroge toujours la forme. Pourquoi ce personnage a un nom comme ça. Pourquoi il se range dans cette culture, et pas une autre. Qu'exprime cette culture. Pourquoi ce paysage est ce paysage. Tout ces détails sont les ornements d'un récit pour moi, et surtout de son propos.

Bonne chance en tout cas. C'est dur de ne pas vouloir s'enfuir de ce qui nous compose. Mais souvent, il y a bien plus de richesses dans la banalité et le réel que dans le ciel bleu et vide d'Hollywood.
 
Sieur Rongeur
   
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Sieur Rongeur  /  Clochard céleste


Alors, déjà, je tiens à m'excuser parce que je ne reviendrai pas sur tous les points évoqués. Pour des raisons logiques, certes, mais parce que je pense qu'il vaut mieux laisser la question en suspens et vous laisser continuer à exprimer vos points de vues. J'ai, évidemment, tout lu avec attention. Comme je suis humain, je ne peux que répondre aux commentaires les plus récents, pardonnez-moi :

GAROG a écrit:
Parce que c'est naturel pour un français d'haïr la France.

Je voulais revenir sur ce propos. Alors, elle s'inclut dans un tout qui est très intéressant mais, j'aimerai, dans le cadre du possible, qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dis. J'aime la France, terriblement. Mais, lorsque j'écris dessus, j'ai cette impression de factice, induite par le lavage de cerveau américain. Sinon, globalement, j'encense ton commentaire Garog, je le trouve extrêmement pertinent, comme la plupart des réponses sur ce sujet. Vous m'avez tous apportés une variété de clefs de compréhension et j'essaie actuellement de trouver une manière de proposer sur le territoire français.

Comme vous avez du le noter, c'est un sujet personnel, dans le sens où cela traite d'une vision subjective . J'avoue avoir encore du mal à me donner, moi-même, la légitimité d'écrire sur le France : parce que même si je suis né ici, mes parents ne le sont pas, et mon nom et mon apparence le prouve. Après, je pense que c'est principalement le dilemme du gamin entre deux terres qui doit être amplifié par la pop culture que l'on reçoit en intraveineuse, les Etats-Unis deviennent alors un territoire neutre, car distancié symboliquement.
 
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Pour m'expliquer : Je ne prétends pas que tu hais la France, c'était évidemment une hyperbole pour souligner mon point. Mais surtout c'était une réponse plus générale. Les français se méprisent, on se voit comme des sous-ricains, cette auto-flagellation en est presque rituelle de nos jours.

Je comprends notamment ton complexe de légitimité, ça a toujours été mon plus grand problème à l'écriture. Je ne supportais pas de ne pas avoir vécu littéralement ce que vivent mes héros. Je ne me suis jamais autorisé à créer un personnage qui me soit "supérieur" par exemple. Par peur viscérale d'être dans l'évasion et le fantasme. Et puis, j'ai compris que les situations, les éventuelles supériorités, n'étaient que des instruments pour construire un message. Et que ces préoccupations étaient mal comprendre l'écriture, la création en général.

On se fout de savoir si l'auteur est dans une projection frustrée, ou si sa description d'un lieu, une situation, est empirique. Dans la postérité, il n'y a que ce qu'on ressent et ce qu'on apprend. Evidemment que vivre et souffrir aide à écrire, mais la légitimité n'émerge pas forcément d'expériences littérales. Baudelaire n'a voyagé qu'une fois en Belgique, pourtant c'est lui qui a écrit l'invitation au voyage.

Autorises-toi à faire et dire. A nouveau, je ne veux pas assumer ce que tu ressens, mais la seule chose que tu devrais t'interdire, c'est le vide. Si tu te sens dévoré par New York, que le mot "New York", ton idée de New York, tes impressions, tes images, tes ressentis qui ont été tissés par le cinéma, la littérature, quoi que ce soit, te rongent, t'obsèdent et t'inspirent, eh bien tu ne devrais pas te sentir obligé d'y avoir vécu pour en parler. Justement, ta vision est unique, précieuse, ta vision parle de toi et de tes attentes. C'est là l'essentiel.
 
Claudie J. Martin
   
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Pour ma romance l’intrigue du premier tome se passe en Irlande alors que dans le tome 2 on voyage entre New-York, Londres, Dublin et Paris. Mais la nouvelle que j’écris actuellement qui mélange romance et paranormal se passe en Haute-Savoie. Je ne pense pas qu’écrire un ouvrage fantastique dont l’histoire se déroulerait en France me dérangerait. C’est vrai que notre pays ne vend pas du rêve au lectorat, mais il a tout de même son charme et il y a beaucoup de potentiel à exploiter qui, peut-être, ferait changer l’avis des gens. Beaucoup de lieux méritent de se retrouver dans nos récits.
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Claudie J. Martin a écrit:
C’est vrai que notre pays ne vend pas du rêve  au lectorat, mais il a tout de même son charme et il y a beaucoup de potentiel à exploiter qui, peut-être, ferait changer l’avis des gens. Beaucoup de lieux méritent de se retrouver dans nos récits.

Il ne vend pas du rêve au lectorat français, parce qu'on a l'impression que c'est "trop proche".
Mais il y a des petits trucs à découvrir (ou des gros) partout, y compris à deux rues de chez nous.
Il faut juste trouver le petit quelque chose qui fera rêver... ou bien qui touchera intimement les lecteurs. Soit quelque chose qui est à la fois proche et inconnu, soit quelque chose qui est connu et étrangement partagé.
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Personnellement j'évite de placer mes histoires aux Etats-Unis car comme l'a dit Flora, il y a beaucoup trop d'histoires qui se passent là-bas, et le reste du monde est aussi très cool et existe.
Aussi parce qu'on idéalise beaucoup les Etats-Unis, jusqu'à romantiser les choses qui n'y vont pas du tout, parce qu'il y a cette aura autour de ce pays depuis si longtemps, cultivée par les autres pays du monde.
Alors je ne dis pas que ce pays n'est pas fascinant ni intéressant, bien au contraire il regorge de trésors, mais tout autant que d'autres.
Je suis pour trouver un équilibre et mettre en avant d'autres paysages, d'autres ambiances, ou même des similarités d'avec ce pays, mais qui sont ailleurs. Et briser le "les USA = trop cool".

Je pense aussi qu'on peut écrire sur ce qu'on ne connait pas, avec des recherches pour ne pas dire n'importe quoi, et au final, certes on ne "connait" pas comme si on y avait vécu, mais on connait par tout ce dont on a appris sur le sujet, et c'est chouette aussi personnellement en plus d'écrire dessus et de créer l'immersion et la justesse nécessaires.
 
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Kavanaugh  /  Hé ! Makarénine


MrThomas a écrit:
Personnellement, je n'écris que sur des endroits que je connais. Donc principalement en France, mais aussi un peu en Angleterre et en Ecosse parce que les voyages m'inspirent beaucoup. Mais si je n'ai pas visité d'autres pays, je ne pourrai pas écrire dessus. J'aurai trop peur d'être incohérent.  

Je fonctionne exactement de la même manière. En général, je suis plus inspiré par des pays situés au nord de la France, donc l'Angleterre, la Cornouailles, l’Écosse ou même l'Allemagne (la forêt noire par exemple). Ca permet un certain exotisme et, en même temps, je connais les paysages ou les légendes.

Après, je pense qu'il est tout à fait possible d'écrire sur des contrées qui nous sont totalement étrangères (regardons Jules Verne), mais ça demande de la rigueur.
 
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Prinx7  /  Petit chose


Personnellement, j'aurais bien aimé que l'histoire que j'écris se déroule au Maroc (c'est mon pays), mais malheureusement, c'est impossible. ça ne colle absolument pas. Du coup, j'ai opté pour les USA
 
   
    
                         
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