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 A la recherche des maisons d'éditions de Philosophie

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Artar
   
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Artar  /  Clochard céleste


Merci pour la remarque ! Notamment les questionnements au niveau de mes lectures, j'intègre ça dans ma recherche.

Effectivement ce n'est pas "scientifique" dans le sens propre du terme. Je disais simplement que je me base sur une approche qu'on pourrait avoir lorsque l'on souhaite démontrer quelque chose, par exemple en math, mais avec une rigueur moindre évidemment. le but n'est pas d'avoir une approche académique pure, c'est plus une pensée, une façon de voir les choses que je développe. C'est aussi écrit dans le but d'être lu, c'est à dire qu'une approche trop scientifique ne m'intéresse pas ici dans la mesure où elle ne serait pas accessible à tous.

Je publierai sûrement le texte dans le forum une fois que j'aurai eu mes premiers retours perso, afin de ne pas mettre en ligne quelque chose qui à moi me paraît intéressant, mais qui en fait est insipide (c'est le risque dans ce genre littéraire, et je ne prétends pas ne pas pouvoir tomber dans cet écueil).
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


Qu'est-ce que tu attends par approche philosophique ?
La philosophie est une discipline rigoureuse qui a sa propre méthodologie. Faut aussi potasser le sujet de ce côté-là.
Un bouquin qui se rapprocherait de ce que tu sembles décrire (à savoir proposer un outil fictionnel qui pousse à la réflexion philosophique) serait "Aramis ou l'amour des techniques" de Bruno Latour.
Mais Bruno Latour est un philosophe mondialement reconnu. Et il a une formation d'universitaire.
Néanmoins, son bouquin a été publié aux éditions La Découverte. Ça peut te donner des pistes.

Après, peut-être que tu as écris un essai à la fois rigoureux et excentrique dans la veine des travaux de Deleuze et Guattari. Ou un peu obscurs et littéraires comme certains textes de Derrida. Mais pareil, ils ont chacun une formation d'universitaire et sont immensément reconnus.

Si tu fais des trucs plus accessibles et clairement littéraire à la Kundera ou Houellebecq, dans ce cas là, c'est de la littérature blanche.
 
Pasiphae
   
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Pasiphae  /  Truquage geniphasien


C'est drôle, parce que la "littérature blanche" est une appellation produite par celleux qui écrivent / lisent des littératures dites "de genre" par celleux qui écrivent / lisent de la "littérature blanche" (c'est intrigant et ça donne à réfléchir, ces catégories / appellations produites par des personnes à chaque fois extérieures au domaine dont on parle !)
Mais ça me fait tilter parce que j'écris / étudie plutôt ce qu'on appellerait "littérature blanche", sauf que très peu de gens appellent ça "littérature blanche" – parmi mes ancien·nes profs, mes collègues etc (et je suis certaine que pas mal de gens ne connaissent même pas cette expression)

Les littératures de genre / blanches se ramifient à chaque fois en centaines de genres et sous-genres très différents les uns des autres. D'ailleurs comment pourrait-on distinguer ces deux grands ensembles ? un rapport différent aux postulats qui fondent le réel ? (mais la SF est réaliste en ce sens aussi ; et Michaux, qui écrit une poésie tout sauf réaliste, serait pourtant plutôt classé littérature blanche), des lectorats différents ? (ça fait longtemps que les littératures de genre ont acquis de la légitimité, et que les lectorats piochent à différentes sources)

Bref tout ça pas pour m'opposer à ce que tu dis, mais parce que c'est quelque chose qui m'a toujours interpellée !

Sinon entièrement d'accord avec toi Ahava, sur la question des philosophes cités, et de la rigueur attendue d'un texte qui se présenterait comme étant de démarche philosophique.

Et je ne pense pas que la question de l'accessibilité et celle de la rigueur scientifique soient nécessairement liées, Artar : on peut produire un travail très rigoureux et très accessible, et vice et versa. Je ne sais pas à quoi ressemble ton texte, mais à mon avis, assumer son côté "réflexion littéraire" s'il n'est pas très solide scientifiquement peut être un avantage ! pour les ME, pourquoi pas la Contre Allée ? l'Atelier (si c'est une pensée ancrée à gauche) ? l'Harmattan ?


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Artar
   
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Artar  /  Clochard céleste


En réponse à Ahave-brumes : Justement, ce n'est pas écrit dans la rigueur philosophique. C'est même un point important pour moi parce qu'on fait souvent état de la philosophie qui est quelque chose de supposément hors de portée de tous. Il y a un côté un peu snob et élitiste dans la philosophie dans son sens de "discipline rigoureuse". Sans offense, mais c'est l'impression qui s'en dégage (je ne dis pas que c'est la réalité).

Personnellement je prends le sens de philosophie comme la pensée de manière générale. A partir du moment où l'on se pose des questions et que l'on passe sa vie à se les ressasser parfois plusieurs fois par jour, on réfléchit sur les réponses qui en découlent. On est tous capable de faire de la philosophie, il suffit de penser, de mettre des choses en perspectives, et d'adapter son point de vue par rapport à des concepts autrement tout à fait banals.

Il n'y a pas d'approche rigoriste dans ce que j'écris parce que justement j'aimerais que l'accessibilité soit mise en avant, et le seul moyen pour moi d'associer rigueur et accessibilité c'est par la vulgarisation, et je n'ai pas les compétences pour aspirer à être bon dans ce domaine. J'abandonne donc ce côté rigoureux et scolaire pour me permettre plus de liberté. Evidemment que les "vrais" philosophes me riront très certainement au nez, mais ce ne sont pas eux qui constituent le public que je vise.

Dans ce cas là, je rentre dans la case de littérature blanche apparemment. L'écriture que j'essaye d'apposer est plus personnelle, cherchant à établir une connexion avec le lecteur, mais suis un cheminement logique qui justifie que je parle de philosophie au sens propre du terme.

Je ne veux pas passer pour quelqu'un de prétentieux évidemment, et ma pensée ne vaut pas plus que celle d'un autre, mais c'est la manière dont je la narre qui peut susciter un intérêt chez quelqu'un qui lirait. Je serais prêt à reconnaître que cela n'intéresse personne si on me dit que c'est le cas, au pire ce ne sera pas perdu puisque j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire ces pages.

En réponse à Pasiphae :

En effet je pensais justement assumer ce côté là, une réflexion, car c'est bien de cela qu'il s'agit. La contre-allée semble bien répondre à ce que je vise (au vu de leur ligne éditoriale et du style de romans qu'ils publient). L'harmattan de son côté semble être un éditeur à compte d'auteur (ou ressemblant), et je préfère ne rien publier que de forcer quelque chose qui pourrait être mauvais, j'avoue avoir le sentiment qu'un livre n'est apte à être publié que s'il intéresse une ME à compte d'éditeur, même si ce n'est pas toujours vrai. L'atelier me semble intéressant également, je l'ajoute avec la contre-allée à ma liste potentielle. Merci beaucoup Smile
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


@Pasiphae:

J'ai rédigé mon message à la va-vite. Mais effectivement, tu as raison, le terme de "littérature blanche" est problématique pour toutes les difficultés que tu viens de pointer. J'aurais dû simplement dire littérature générale. C'est moins casse-gueule.

@Artar:

Comme conseillé précédemment, tu devrais peut-être poster ton roman sur le forum, histoire d'être aiguillé.

(Et non, la philosophie n'est pas snob. C'est une discipline, voilà tout. On ne dit pas d'un archéologue ou d'un astrophysicien qu'il est snob tout ça parce qu'il détient une connaissance avancée et académique d'un sujet. Bah pour la philosophie, c'est pareil. À quelques exceptions près, y'a toujours eu un côté institutionnel dans la philosophie (depuis Platon).)

Bonne chance en tout cas ! Smile
 
Artar
   
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Artar  /  Clochard céleste


Haha, j'y suis peut-être allé un peu fort !

Honnêtement j'aime beaucoup le rapprochement entre la philosophie et les sciences plus "classiques" (math notamment). Je trouve que la façon de raisonner n'est pas très différente, et ça doit expliquer que les philosophes, avant, étaient très souvent également des mathématiciens ou physiciens.

Mais j'ai l'impression que la philosophie a un côté plus accessible que les maths quand même. La philosophie c'est penser avant tout, ce que chaque être humain fait, après évidemment ça dépend de la façon de traiter cette pensée, c'est là qu'on peut dire qu'on philosophe ou non. Pour moi, même une discussion à deux heures du matin un peu alcoolisé sur la place de l'homme dans le monde par exemple serait de la philosophie, j'oserais même dire que la philosophie de comptoir est une forme de philosophie (pas la plus élégante je suis bien d'accord).

On parle moins de physique ou de math de cette façon. Il y a un aspect beaucoup plus théorique, où la connaissance du cadre est primordiale pour pouvoir bien en discuter. Là où en philosophie, justement, il n'y a pas vraiment de cadre, les postulats de base sont très difficile à avoir, et tout se débat. Il n'y a pas de point de départ duquel on puisse être certain de ce qu'on dit.

La connaissance académique en philosophie se base sur les réflexions émises dans le passé pour forger sa propre opinion (j'extrapole peut-être mais ça me semble être le cas), là où la connaissance académique en mathématique DOIT se baser sur les théorèmes passés lorsqu'elle s'attaque à un cadre en particulier. On peut remettre beaucoup de chose en question en philosophie, là où les maths apparaissent comme extrêmement solides. La où les deux se rejoignent, c'est par exemple qu'en math certains postulats ne peuvent être prouvés (l'exemple phare étant l'hypothèse de Riemann), et donc que toute théorie développée à partir de l'admission ou non de l'hypothèse est discutable.

C'est pour cela que je parle d'un côté un peu Snob, en philosophie certes on construit son raisonnement de façon analogue à celui adopté en mathématiques, mais il repose sur beaucoup plus d'hypothèses, et semble donc par nature discutable, là où en mathématique il y a une sorte de "vérité" qu'on ne peut pas remettre en question, sans en ébranler toute la théorie du moins. A partir de là, seule la connaissance distingue un philosophe de profession d'une personne lambda, et il s'agit donc plus d'un partage d'histoire de la philosophie et d'opinion, que d'un enseignement d'une vérité absolue. Le cercle de ceux qui font de la philosophie a l'air assez fermé, alors que j'ai l'impression qu'il s'agit de la science la plus ouverte qui soit ?

En fait la définition même de philosophe est ce qui pose problème ici. Si l'on entend spécialiste de la philosophie (définition 1 du Larousse), il n'y a rien à redire, certains le sont, d'autres ne le sont pas. Mais en tant que "personne qui élabore une doctrine philosophique" (la deuxième), c'est déjà beaucoup plus vague.

Bref, tout ça pour dire que les mots rigueur et philosophie pour moi ne vont pas bien ensemble, car la philosophie ne produit rien d'irréfutable. On peut avoir une approche rigoureuse, mais c'est donner une définition précise à un mot qui veut dire bien plus. Voilà pour le débat complètement hors sujet (qui est potentiellement teinté d'a priori j'espère ne pas être apparu comme agressif !) ! Bonne soirée Very Happy

 

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