PortailAccueilRechercherS'enregistrerConnexion
Partagez
Aller à la page : Précédent  1 ... 15 ... 26, 27, 28
 

 Livre présent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 
Pasiphae
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  8832
   Âge  :  28
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  nique la miette
   Date d'inscription  :  22/06/2010
    
                         
Pasiphae  /  Truquage geniphasien


J'aime bien la synthèse d'À rebours Smile


Poésie – Traque – Liquide – Roman – Miettes – Nouvelles – L'heure du thé – Thèse – Ecriture - Journal - ça raconte - Îles
 
jdoo
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  3383
   Âge  :  54
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  Three blind rabbits.
   Date d'inscription  :  05/11/2017
    
                         
jdoo  /  Didon de la farce


Un livre très curieux, mais j'ai bien aimé.
https://julesallea92.wixsite.com/image
 
Noise in 1953
   
    Autre / Ne pas divulguer
   Nombre de messages  :  186
   Âge  :  25
   Localisation  :  Paris
   Date d'inscription  :  19/11/2020
    
                         
Noise in 1953  /  Tycho l'homoncule


River de Esther Kinsky. Je l'ai lu dans sa traduction anglaise (ed. Fitzcarraldo) mais il existe une traduction française je crois. Etrange roman... la narratrice, une femme, vient de s'installer dans une banlieue de Londres. De là, elle remonte peu à peu la rivière Léa, de chez elle, jusqu'à, à la fin du roman, son embouchure. Elle nous parle de ses rencontres au bord de la rivière (un "roi", un vendeur de briques, etc.) et au bord de son appartement (un "croate", une jeune fille qui cherche des anges...) ; entre ses chapitres elle se souvient d'autres rivières, qu'elle a remonté, et qui semblent autant appartenir au passé qu'au futur : le Saint-Laurent, l'Oder, le Rhin... là, cette fois, on découvre le souvenir non plus d'inconnus mais de proches : une voisine, un père, un fils...
L'écriture est très précise et ciselée (dans la traduction anglaise du moins), très condensée et très riche. Parfois, quelques chapitres m'ont laissé une impression de longueur un peu étiré, mais il y a de très beaux chapitres aussi, pleins de poésie, de petits détails, qui semblent ne pouvoir être vu qu'à pied, en marchant d'un pas lent et mesuré...
Difficile d'en parler en tout cas, tant la narration point à peine, tout au plus dans la récurrence de certains personnages... c'est plus une littérature de la sensation... ça m'a beaucoup plu en tout cas.

Toujours aux ed. Fitzcarraldo, Pond de Claire-Louise Bennett (de la rivière à l'étang...). Recueil de nouvelles, d'une demi-pages à une vingtaine, chacune un flux de pensée où s'accroche un point central : un fauteuil ottoman, une relation basée sur le sexe, le concentré de tomates ou le livre Le Mur Invisible . C'est à la fois plein d'humour et de cette triste solitude (comment pourrais-je traduire cette différence entre les deux mots : "solitude" et "loneliness" qui n'existe pas en français...). Un peu inégal, oui, mais l'une des premières nouvelles m'a profondément bouleversé... c'est vraiment un flux de pensées, on saute d'un paragraphe à l'autre parfois sans lien, si ce n'est une sensation qui se file (une couleur, une odeur, une vague ressemblance), avec beaucoup de poésie et une profonde sensibilité. Bref, beaucoup aimé aussi, comme très souvent avec les ed. Fitzcarraldo.

Amer Béton de Taiyō Matsumoto. Un manga assez célèbre qui a eu une jolie adaptation en film il y a maintenant quinze ans. Je me souvenais avoir beaucoup aimé le film ado, sans m'en souvenir, et j'ai vu le livre que j'ai décidé d'acheter. Deux orphelins, Blanko et Noiro, dits les "Chats", décide de se révolter face à l'arrivée de "nouveaux" yakuzas, qui souhaitent transformer la ville en terrain de jeu lissé (adieu les strip-clubs où les garçons "devenaient" des hommes, comme dit un vieux yakuza, on fout à la place une salle d'arcade froide et sans âme). C'est violent, très violent, bien sûr, mais aussi très aérien. D'une page à l'autre on saute d'une scène à l'autre, la découpe est kaléidoscopique, tout autant que le trait, dont l'aspect très aérien mets en valeur les escapades sauvages des enfants... C'est cruel, c'est virtuose et c'est beau, très poétique aussi... à réserver à un public averti cependant.

Le désir en nous comme un défi au monde, nouvelle anthologie de Castrol Astral pour le printemps des poètes. C'est vraiment très inégal, peut-être encore plus que les années précédentes. Toujours de beaux poèmes (Albane Gellé, Tristan Cabral) qui côtoient des choses un peu tape à l'oeil et franchement pas très inspirées (que vient faire Michel Onfray ici ? trop de pages pour Arthur H. je trouve ; une enfant de quatorze ans aux poèmes qui manque de sincérité...). Bref, d'ordinaire c'est toujours inégal, et les goûts personnels jouent, mais cette année j'ai moins aimé que les autres. J'aime toujours cette idée d'avoir une sorte de recueil des "poètes vivants", et les générations se côtoient d'ordinaire agréablement, mais cette année j'ai l'impression qu'on a encore plus que d'habitude voulu donner de tout à tout le monde : chanteurs, écrivains, vieux, jeunes, quitte à y noyer un peu la poésie... La préface, justement, revendique que la poésie n'appartient pas qu'aux poètes... mais j'ai l'impression qu'on en oublie la poésie, qu'on se focalise trop sur les gens et pas assez sur les écrits...


Dernière édition par Noise in 1953 le Dim 2 Mai 2021 - 20:49, édité 1 fois
 
jdoo
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  3383
   Âge  :  54
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  Three blind rabbits.
   Date d'inscription  :  05/11/2017
    
                         
jdoo  /  Didon de la farce


Fichtre ! Onfray qui se prenait pour un philosophe, maintenant pour un poète ? la prochaine étape ? danseur de cabaret ?
https://julesallea92.wixsite.com/image
 
Pasiphae
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  8832
   Âge  :  28
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  nique la miette
   Date d'inscription  :  22/06/2010
    
                         
Pasiphae  /  Truquage geniphasien


J'avais adoré le livre de Claire Bennett, mais sans le percevoir comme un ensemble de nouvelles ! je pensais que c'étaient des scènes, sans vraie continuité chronologique peut-être, mais prises à un même quotidien.

Sinon, depuis le 21/04...

Lettes de mistriss Fanni Butlerd, Marie-Jeanne Riccoboni, 1757 (lu sur liseuse)
Spoiler:
 

Dans le sillage de Louise Ackermann, édition composée par Christine Jeanney, publie.net, 2020
Spoiler:
 

Mère Jeanne des Anges, Jaroslaw Iwaszkiewicz, trad. Georges Lidowski, Laffont, 1959 [1943].
Spoiler:
 

Simon, Georges Sand, 1836 (lu sur liseuse)
Spoiler:
 

Atala – René, François-René de Chateaubriand, 1802.
Spoiler:
 

L'âge d'or de l'ordre masculin. La France, les femmes et le pouvoir, tome 4, Éliane Viennot, CNRS éditions, 2020.
Spoiler:
 


Poésie – Traque – Liquide – Roman – Miettes – Nouvelles – L'heure du thé – Thèse – Ecriture - Journal - ça raconte - Îles
 
Trôme
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  73
   Âge  :  20
   Localisation  :  France
   Date d'inscription  :  06/07/2016
    
                         
Trôme  /  Clochard céleste


Ton avis sur Atala est très intéressant, Pasi, j'ai dû le lire dans le cadre de la fac l'année dernière et j'en ai gardé un souvenir assez mitigé : j'ai été séduit par la qualité du style mais ennuyé par le sentimentalisme entre Chactas et Atala. Je devrais peut-être le relire.

Sinon je vais bientôt entamer la lecture de Caligula, pièce de Camus, après mes derniers examens.
En ligne
 
Pasiphae
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  8832
   Âge  :  28
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  nique la miette
   Date d'inscription  :  22/06/2010
    
                         
Pasiphae  /  Truquage geniphasien


Je t'avoue que j'ai été un peu ennuyée aussi mais... vraiment intéressée par le regard porté par Chateaubriand sur les différences culturelles ; on pourrait penser du premier abord qu'il y a un peu de mythification autour du "bon sauvage", être originel non corrompu par la civilisation, mais même pas ; on pourrait penser qu'il prétend que les Occidentaux ont pour mission de civiliser le monde, mais ce n'est pas ça non plus. C'est une position subtile...

Pour l'histoire d'amour, c'est sûr qu'elle est un peu niaise – et on comprend mal pourquoi Atala ne parle jamais de son "secret" à Chactas, ça rend l'aspect sublime du sacrifice un peu étrange – mais on est en plein Romantisme, et je pense que Chateaubriand démontre aussi, par là, que tout être humain, quelle que soit son origine culturelle, est capable de sentiments sublimes – pas certaine qu'à l'époque ont ait si naturellement considéré qu'un "Sauvage" était capable d'amour passionnel, de sentiment de sacrifice, de mélancolie à cause de l'exil... je peux me tromper, mais il me semble qu'il y a une entreprise, chez Chateaubriand, qui vise à montrer, avec tous ces jeux de parallèles, qu'au fond les "Sauvages" (je reprends ses termes) sont des êtres humains faits pareils aux Occidentaux, et capables d'accéder au stade suprême selon lui, qu'est la foi chrétienne.


Poésie – Traque – Liquide – Roman – Miettes – Nouvelles – L'heure du thé – Thèse – Ecriture - Journal - ça raconte - Îles
 
Pasiphae
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  8832
   Âge  :  28
   Localisation  :  Paris
   Pensée du jour  :  nique la miette
   Date d'inscription  :  22/06/2010
    
                         
Pasiphae  /  Truquage geniphasien


Depuis le 2/05...

Le Convoi du 24 janvier, Charlotte Delbo, Minuit, 1966.
Spoiler:
 

Une mort très douce, Simone de Beauvoir, 1964.
Spoiler:
 

Marche-frontière, Ahmed Slama, publie.net, 2021
Spoiler:
 

Le Roman de la politique, Natacha Michel, La Fabrique, 2020.
Spoiler:
 

Le Diable amoureux, Jacques Cazotte, 1772.
Spoiler:
 

Femmes et littérature. Une histoire culturelle, tome 2, dir. Martine Reid, 2020.
Spoiler:
 

Le Miroir des courtisanes, Sawako Ariyoshi, trad. Corinne Atlan, Picquier, 1994 [1965].
Spoiler:
 

Les Papiers de Jeffrey Aspern, Henry James, trad. Jean-Marie Le Corbeiller, 1929 [1888].
Spoiler:
 

Les Petites vertus, Natalia Ginzburg, trad. Adriana R. Salem, Ypsilon, 2018 [1962].
Spoiler:
 

Civilizations Laurent Binet, Grasset, 2019.
Spoiler:
 


Poésie – Traque – Liquide – Roman – Miettes – Nouvelles – L'heure du thé – Thèse – Ecriture - Journal - ça raconte - Îles
 
Aomphalos
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  3773
   Âge  :  31
   Pensée du jour  :  disparaître avec Babel
   Date d'inscription  :  06/10/2013
    
                         
Aomphalos  /  Evagre le Pontique


Oblomov, Gontcharov.

Comment faire un portrait ?

Gontcharov me l'apprend. Il écrit Oblomov comme ces toiles où les traits du visage n'apparaissent que par l'effet d'un incompréhensible mirage que la peinture opère. Mirage ou miracle produit par la matière même de la peinture qui, par lignes et couleurs, défait la vision, m'empêche de voir ce qui est devant moi, pour reconnaître, dans une rêverie, les traits d'un personnage. Oui. Oblomov est un personnage. Mais, puisqu'il ne fait rien, c'est par ce qu'il ne fait pas qu'il m'apparaît. Travail d'épluchage. Personne qui se défait puisqu'il ne peut pas se faire. Formidable appareil où l'écorché ne laisse pas entrevoir ses chairs vives, mais ses pensées avortées, ses gestes inaccomplis, le domaine inexploité de ce qui aurait pu être mais n'est pas. Qui est celui qui n'agit pas ? Personne. Oblomov est un formidable roman, une entreprise bouleversante parce que Gontcharov parvient à inventer un personnage par le néant. Cet Oblomov qui ne fait rien édifie pour moi, lecteur, qui ne fait rien de plus, un territoire du vide où surgit, comme dans la peinture, inexplicablement, le portrait vif, parfaitement incarné, d'un homme qui n'est constitué que de rêves. "Livre du sommeil" disait-il.


Des poèmes et ici un endroit pour les commenter.
une chaîne youtube
https://aomphalos.wordpress.com/
 
Moïra
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  2807
   Âge  :  25
   Date d'inscription  :  13/10/2016
    
                         
Moïra  /  qui murmure à l'oreille des planctons


Je commence West with the Night de Beryl Markham.
https://www.instagram.com/asphodele96/
 
Pie Rat
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1182
   Âge  :  31
   Localisation  :  Mont Chauve
   Pensée du jour  :  42
   Date d'inscription  :  19/03/2020
    
                         
Pie Rat  /  Effleure du mal


Histoire de l'oeil de Georges Bataille
C'est cochon-crade, oulala !
https://antoinedazy.fr
 
Tocca
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  95
   Âge  :  34
   Localisation  :  Auvergne
   Date d'inscription  :  17/05/2021
    
                         
Tocca  /  Pippin le Bref


Après avoir terminé la pentalogie "Le poids des secrets" (Aki Shimazaki) (comment se construisent nos identités autour des trous laissés par les secrets de famille ?), je suis en plein dans "Le Chardonneret" (Donna Tartt) (la souffrance d'un ado face à la solitude après la mort de sa mère y est exprimée avec un talent qui m'époustoufle)
https://toccacieli.wordpress.com/
 

 Livre présent

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 28 sur 28Aller à la page : Précédent  1 ... 15 ... 26, 27, 28

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Jeunes Écrivains :: Atelier :: Bibliothèque-