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 La lente lecture de nos amis éditeurs

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VictoryRoma
   
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VictoryRoma  /  Tycho l'homoncule


Tu sais, je m'interroge sur ce sujet de la gestion des manuscrits parce que l'on voit bien que les éditeurs sont eux-mêmes partagés Wink
J'ai personnellement une affection particulière pour ceux qui parviennent, alors qu'ils sont souvent dans la même position précaire que les autres, à répondre aux auteurs... Surprised
 
VictoryRoma
   
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VictoryRoma  /  Tycho l'homoncule


Bon ben je crois que j'ai trouvé réponse à mes angoisses dans ce fameux blog que tout le monde adore bien :
"Je rappelle qu’Antoine Volodine a mis quinze ans à trouver un éditeur. Ok ? Le prochain qui m’écrit « bouh bouh ça fait six mois que je prospecte et toujours rien ! », je l’envoie se faire volodiniser dans les putains de règles de l’art. Merde à la fin !"
La lente lecture de nos amis éditeurs - Page 2 770102
 
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Perso je dirais que globalement ce sont des problèmes de temps, et d'argent qui expliquent en bonne partie les fluctuations des réponses.
Les grandes maisons peuvent avoir des stagiaires qui font régulièrement les envois de réponses (donc à priori cela met quelques semaines, sauf exception si manuscrit perdu ou s'ils hésitent sur la réponse).
Les moyennes ont des stagiaires mais sans doute pas en continu donc des fois faut attendre le stagiaire de service pour qu'il s'occupe de tous les manuscrits en attente qui ont besoin d'une réponse (donc cela peut prendre soit quelques semaines si quelqu'un est là pour s'en occuper, soit quelques mois).
Les petites maisons se débrouillent comme elles peuvent, parfois avec des lecteurs bénévoles, souvent avec juste l'éditeur qui fait tout (dans ce cas, selon le nombre de manuscrits reçus, cela peut prendre plusieurs mois, parfois un an.... ou quelques semaines si peu de manuscrits reçus)...
Globalement, je dirais que les ME ont plutôt envie de répondre, car on ne sait jamais, faudrait pas froisser le futur grand auteur qui pour le moment n'a rien pondu de concluant mais qui un jour, qui sait... Mais comme hormis les grandes ME les autres ont souvent des budgets très justes, en particulier chez les petits surtout faits de passionnés qui font tout, ce n'est pas toujours évident de le faire.

Bref, en gros faut prendre son mal en patience et faire autre chose (facile à dire, pas toujours facile à faire) Wink  Ecrire de suite un autre roman n'est pas toujours évident, mais déjà on peut essayer de faire des recherches sur un autre sujet, si on a déjà un sujet en tête, ou se changer les idées dans des activités qui pourraient nous inspirer (à voir selon les personnalités !).
En tout cas si tu es en disponibilité, je ne sais pas combien de temps ça dure mais profites-en au maximum ! Le temps passe vite...

Pour info aux US (et peut-être en GB ? à voir avec ceux qui connaissent) les ME ne reçoivent pas les manuscrits, ceux ci doivent d'abord passer dans les mains d'un agent... (si j'ai bien compris ils ne veulent pas qu'on les accuse d'avoir piqué la matière d'un livre pour le refiler à un autre auteur "maison", et peut-être que ça les arrange de ne pas recevoir des dizaines ou centaines de manuscrits chaque jour...)
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


En Grande-Bretagne, il faut en effet passer par un agent.
C'est donc encore plus compliqué pour taper dans l'oeil d'un éditeur.
En contrepartie, Amazon publishing et autres plateformes d'auto-édition sont plus populaires. Si en France, on peut encore contourner l'étape de l'auto-édition, c'est presque devenu incontournable en Grande-Bretagne.
Personnellement, je le déplore.
 
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Ah tu veux dire qu'en GB, outre l'agent, si on veut se faire remarquer il vaut mieux passer par l'auto édition ? ou que les jeunes auteurs sont désespérés et veulent juste se faire (auto) publier sans forcément attendre d'être repéré ?
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


Pour se faire repérer par un agent, il faut (souvent) passer par l'auto-édition, en effet. Si tu vends bien, un agent t'approche et va défendre ton manuscrit chez les éditeurs.
Ce sont les échos que j'ai eu et j'avais suivi un cours sur les pratiques de l'édition au Royaume-Uni qui laissait entendre la même chose.
 
VictoryRoma
   
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VictoryRoma  /  Tycho l'homoncule


Bonjour,
Merci Menerva pour ton mot apaisé et bien détaillé. Tu as sans doute raison, la majorité des éditeurs ont "envie" de répondre.

C'est clair que la disponibilité passe très vite ! On pourrait croire que le métier d'enseignant est idéal pour écrire, mais la réalité est plus complexe ;-)

Oui, aux USA, les auteurs doivent se faire remarquer par un agent. Ce qu'ils font, c'est qu'ils tentent de faire publier des textes dans des revues pour se faire remarquer (dans The New Yorker, par exemple), et cette étape de publication en revue est presque un parcours obligé pour intéresser un agent.

Ahava: je ne savais pas qu'en Angleterre l'auto-publication était à ce point développée, merci pour cette info. La tendance est en train de s'inviter en France avec de plus en plus d'ampleur. Il y a déjà plein d'éditeurs français qui ne piochent leurs auteurs quasiment que sur Amazon ou Librinova. Je n'arrive pas à avoir un avis là-dessus.
Pour l'instant, j'ai juste une impression: ce sont les textes de genre qui s'en sortent le mieux à ce jeu: romance, thriller, etc.


Dernière édition par VictoryRoma le Dim 29 Sep 2019 - 13:41, édité 1 fois
 
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D'acc Ahava, intéressant...
Effectivement, ça peut être un moyen de se faire remarquer, après, même si ça se développe en France, comme tu dis Victoryroma, je ne sais pas si ça aura la même ampleur qu'en GB, je pense que pas mal d'auteurs français préfèrent toujours envoyer aux ME, et que pas mal d'entre elles sont encore très traditionnelles dans leur fonctionnement...
Pour les USA, c'est vrai que les nouvelles dans les revues ça se fait beaucoup, je trouve dommage que ce soit très peu le cas en France... En fait l'auto-édition remplace un peu cette phase de découverte d'un jeune auteur dans les revues... Sauf qu'en revue ce sont des nouvelles, en auto-édition des romans... Deux genres différents, mais c'est tout de même plus long d'écrire un roman... Bref.
Puis en France faut l'avouer les relations fonctionnent beaucoup, si tu es à Paris, que tu fréquentes soit le milieu littéraire, soit d'autres milieux mais qui ont des connexions avec le milieu littéraire, ça aide tout de même à faire passer son manuscrit à un ami d'ami de collègue, sans besoin de l'envoyer.

En passant Victoryroma, j'ai évoqué les ME qui répondent, mais pas celles qui ne répondent pas, il y a celles qui sont dépassées et se disent qu'elles préfèrent prendre le peu de temps qu'elles ont (en particulier dans les petites ME avec juste une voire 2 personnes) pour autre chose ; et puis il y a celles qui prennent la décision en toute conscience, en se disant que les gens comprendront bien qu'ils ont autre chose à faire (et qui précisent parfois sur leur site qu'au bout de X mois faut plus rêver).
C'est un peu frustrant pour l'auteur, mais bon, des fois en recevant encore et encore des refus (surtout non personnalisés), on se dit que finalement un refus par silence / délai dépassé, ça a au moins le mérite de ne pas en rajouter une couche "oh non, encore un Non..."... ^^ Enfin ça dépend sans doute des personnalités ! Mais on n'y peut pas grand chose de toute façon.

Quoi qu'il en soit Victory (si je peux me permettre d'abréger), oui fais une petite pause ! Mais pas trop longue, pour réussir dans ce milieu difficile il faut une certaine ténacité (ou plutôt une ténacité certaine !), et continuer à écrire, encore et encore, jusqu'à ce que ça marche...
Surtout si tu as peu de temps.
C'est sûr qu'on a ces clichés sur l'enseignement, les profs y auraient du temps pour autre chose, mais ça n'est peut-être pas si simple (puis réussir à enseigner à des enfants toute la journée, ça ne doit pas être évident ! Même en ayant des enfants sérieux au bout d'un moment ils doivent décrocher, alors avec des + chahuteurs...)
 
Licoupeille
   
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Menerva a écrit:
C'est sûr qu'on a ces clichés sur l'enseignement, les profs y auraient du temps pour autre chose, mais ça n'est peut-être pas si simple (puis réussir à enseigner à des enfants toute la journée, ça ne doit pas être évident ! Même en ayant des enfants sérieux au bout d'un moment ils doivent décrocher, alors avec des + chahuteurs...)

En tant qu'instit j'aurais tant de choses à répondre, pas tant sur les "gosses de maintenant" que sur nos supposés horaires de travail (comme tu l'indiques) mais je crois que je vais me taire ^^
https://chezjulienartigue.wixsite.com/monsite
 
VictoryRoma
   
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Minerva: Merci pour le conseil de me remettre vite au boulot ! Faut se botter les fesses, tu as raison, j'ai bien conscience que la ténacité est la vertu essentielle pour un auteur. Dans son essai sur l'écriture, "Lettre à un jeune auteur", Colum MacCann répète mille fois qu'un auteur, ça doit "garder le cul collé sur sa chaise".

Je crois que la publication en revue se fait aussi en France et peut avoir un certain poids auprès des éditeurs généralistes. Personnellement, je n'ai jamais tenté car je n'en lis pas (tiens, voilà une chose que je devrais peut-être apprendre à faire!), je ne lis que des romans.

Citation :
En tant qu'instit j'aurais tant de choses à répondre, pas tant sur les "gosses de maintenant" que sur nos supposés horaires de travail (comme tu l'indiques) mais je crois que je vais me taire ^^
Oh lala, Licoupeille ! Comme je comprends ce que tu veux dire !  tongue


Dernière édition par VictoryRoma le Dim 29 Sep 2019 - 13:42, édité 1 fois
 
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Au contraire, vous devriez parler régulièrement de vos réelles conditions de travail à tout le monde, d'une c'est toujours intéressant, de deux tout le monde a trop de clichés sur tout, ça peut être problématique (particulièrement en ce moment de tensions, c'est important de savoir écouter l'autre et comprendre son point de vue).
Enfin bon, je fais un peu du hors sujet, sorry. Wink

Pour revenir à l'édition, je ne sais pas, VictoryRoma, si ça se fait beaucoup la publication de nouvelles en revue, en fait c'est peut être un cliché que j'ai ( Wink ) mais j'avais l'impression que c'était très marginal en France... je me trompe peut-être. ^^
 
VictoryRoma
   
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Je ne sais pas si ça se fait tant que ça la publication en revue, en France, effectivement... Je ne connais vraiment pas bien ce sujet. J'ai juste l'impression qu'il y a quand même pas mal de revues de qualité qui existent. J'ai lu sur un autre fil de discussion qu'un auteur avait mentionné sa publication en revue dans sa lettre d'accompagnement de son manuscrit, et je me suis dis que c'était effectivement un bel argument à mettre en avant. Après, toutes les revues ne se valent pas.

Pour le sujet de l'enseignement... Oui, il y a tellement d'idées reçues qui circulent... Moi-même, quand j'ai passé le concours, j'étais persuadée que "j'aurais du temps".... Eh bien, messieurs mesdames, je suis tombée de haut ;-) Après, il y a aussi de très très grandes disparités entre les enseignants. Certains ont des conditions de travail vraiment beaucoup (beaucoup) plus dures que d'autres. En tout cas, pour ma part, j'étais si épuisée quand j'enseignais (je suis perfectionniste, je prends tout à coeur) que je n'arrivais plus à avancer sur mes écrits, et à un moment il a fallu que je choisisse.





 
David Raymond
   
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VictoryRoma a écrit:
(...) j'ai bien conscience que la ténacité est la vertu essentielle pour un auteur. Dans son essai sur l'écriture, "Lettre à un jeune auteur", Colum MacCann répète mille fois qu'un auteur, ça doit "garder le cul collé sur sa chaise".

Il faut être honnête, la ténacité se confronte violemment avec la popularité pour obtenir la place de choix chez l'éditeur, et ce n'est pas souvent la première qui gagne. Les ventes donnent une consécration, que l'on soit d'accord avec la valeur de l'objet littéraire ou non. Revues, autoédition, rien n'est néfaste de nos jours pour se faire connaître.
Ceci-dit, comme ça été indiqué en page précédente, une ME, même modeste, reçoit un nombre catastrophique de manuscrits par semaines/mois... pour notre plus grand malheur ;- )
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


Gustav a écrit:


Il faut être honnête, la ténacité se confronte violemment avec la popularité pour obtenir la place de choix chez l'éditeur, et ce n'est pas souvent la première qui gagne.

Oui.
Mais une fois qu'on sait cela, qu'on l'intègre, cela va beaucoup mieux.
C'est une industrie avant tout.
À nous de voir si on a envie ou non de faire partie de cette univers qui, de toute façon, nous avalera et nous recrachera.
 
David Raymond
   
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Ahava-brumes a écrit:

Oui.
Mais une fois qu'on sait cela, qu'on l'intègre, cela va beaucoup mieux.
C'est une industrie avant tout.
À nous de voir si on a envie ou non de faire partie de cette univers qui, de toute façon, nous avalera et nous recrachera.

Ah, mais je suis amplement d'accord avec ce constat.
Qu'on le déplore ou non, c'est une industrie comme une autre, avec ses mauvais côtés et... ses mauvais côtés ^^
Maintenant, on peut toujours critiquer la façon dont les manuscrits sont traités, ou mieux encore : avertir les gens en amont pour qu'ils ne se fassent pas trop d'illusions.

Un jour, j'ai entendu cette belle citation d'un écrivain connu : "La chance, c'est quand l'opportunité rencontre la somme de travail".
 

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