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 Et il neigeait sur le Japon (ed. de la Rémanence)

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Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


MaddyForeigner a écrit:
J'aime bien mon métier.
Mais je pense qu'il y a une déformation professionnelle : toute l'année, Dr Ray ou moi notons des copies. Quand c'est à peu près bien écrit, que l'élève répond aux questions, on ne lui met pas 0,5/5 ! On est bienveillant. On met 0,5/5 quand la copie est blanche, ou que c'est un torchon.

C'est dommage qu'on ne puisse pas être enseignant + éditeur.

Le lecteur n'est pas correcteur. Il n'a pas à être particulièrement bienveillant (il n'a pas à être malveillant non plus, cela dit).
Mais bon oui, les mauvaises critiques nous paraissent souvent injustifiées et ça fait mal. C'est le propre d'une appréciation subjective, elle repose en apparence sur un principe rationnel, mais il n'y a rien de rationnel en essence.

L'important en tous cas, c'est que le roman de Dr Ray semble se faire une petite place, qu'il gagne quelques lecteurs, et ça, c'est déjà une belle récompense.
 
Dr Ray
   
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Dr Ray  /  Tapage au bout de la nuit


Si seulement je connaissais approximativement le nombre de lecteurs ! Si je raisonne a minima, j'en ai une vingtaine. Je n'en sais pas plus.
Ce qui me gène n'est pas tant la mauvaise critique que la disproportion entre celle-ci et la "note" (une critique me donne ⅗, mais elle est argumentée, et je n'ai rien à y redire).
Cela n'a guère d'importance, mais je suis surtout curieux de voir la suite...

J'ai eu hier les honneurs de la presse locale, ¼ de page, c'est déjà pas mal. On verra bien si cela se traduit en ventes / connaissances...

L'important, pour un premier roman, me semble moins être le chiffre de ventes que la capacité à se singulariser, à "sortir du troupeau" ; bien que les deux soient liés...
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MaddyForeigner
   
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MaddyForeigner  /  Journal du posteur


C'est bien parce que le lecteur n'a pas à être correcteur qu'on peut se demander pourquoi il note et selon quels critères. Forcément.
Un enseignant met des notes pour évaluer.
Nous évaluons toute l'année.
Mais les lecteurs, pourquoi notent-ils leurs lectures ?
Pour les évaluer ? Pour mesurer leur ressenti selon une échelle de 1 à 5 ? Sans doute la seconde option. Mais aucun enseignant ne note ainsi.
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


Ce sont des notes qui reflètent le ressenti du lecteur. Il n'y a rien d'impartial là-dedans. D'ailleurs, le système de notation Amazon ou Babelio demeure très sommaire car le but est de donner une indication, pas de formuler un jugement d'expert.
Et puis personnellement, je me méfie tout aussi bien des critiques trop positives que trop négatives. Je suis plus rassurée quand les avis sont variés. S'il n'y a que des commentaires dithyrambiques, je recule.
Après, j'ai pas envie de partir en HS et pourrir le topic… donc je vais m'arrêter là.
 
MaddyForeigner
   
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MaddyForeigner  /  Journal du posteur


Je suis d'accord, mais quand on est enseignant, on applique un système de notation qui n'a rien de sommaire, donc par déformation professionnelle, et sans vouloir pourrir le topic de Dr Ray qui est enseignant comme moi, on a du mal, au départ, avec ces notes qui ne correspondent à rien.
C'est tout à fait logique et humain. Quand elles sont très basses, elles donnent l'indication que le roman est nul comme quand nous rendons un 0/20 à un élève et inversement, quand on a un 5/5, on s'interroge sur la subjectivité et l'honnêteté du "correcteur", qui n'en est pas un. Au final, le fait que ça soit le flou total, et que les commentaires dithyrambiques fassent fuir est compréhensible dans une autre dimension à laquelle nous devons nous adapter, où règnent la subjectivité, l'aléatoire, l'ego conquérant, mais absolument pas la logique, la rigueur. Toutefois, je perçois bien que c'est un monde différent qui obéit à des règles qui lui semblent claires.
 
Dr Ray
   
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Dr Ray  /  Tapage au bout de la nuit


MaddyForeigner a écrit:
un monde différent qui obéit à des règles qui lui semblent claires.

Je crois que tu viens de résumer toute l'actuelle "chaine du livre" ... :mrgreen:
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Florence_C
   
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Florence_C  /  Didon de la farce


Je suis allée lire la critique, du coup.
Je la trouve bien construite et intéressante. En tant que lecteur, elle ne me pousserait pas à renoncer à ce livre, au contraire, elle me rendrait même curieuse. Elle est argumentée et détaillée, même si tu n'es pas d'accord avec le contenu.
En plus, en la lisant, j'ai trouvé la note sévère par rapport au contenu, donc cela titille d'autant plus.


A la recherche d'un éditeur ? Quelques infos pratiques ici...
Mes romans ? C'est par ici...
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Nemuyoake
   
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Nemuyoake  /  Tapage au bout de la nuit


Les notes, c'est juste si la personne a aime ou pas, je ne pense pas que ca reflete la qualite du livre. Moi, je perds generalement un point car mon livre est juge trop court. lol Est-ce que la longueur d'une oeuvre a une influence sur la qualite ? Quantite rime-t-elle avec qualite ? Pour certains lecteurs, oui. Ils ont leur propre echelle de valeurs et evaluent en fonction d'elle. D'ou la note subjective. Ca ne me derange pas.

J'ai lu quelques extraits de "et il neigeait" qui se baladaient ici et la sur internet, et je comprends pourquoi la personne dit que c'est trop bien ecrit : elle n'est juste pas habituee a lire quelque chose de bien ecrit de style classique. Mais c'est bien ecrit, donc on ne peut pas le noter mal pour ca, logiquement.
https://nemuyoake.wordpress.com/
 
MaddyForeigner
   
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MaddyForeigner  /  Journal du posteur


On est bien d'accord que les notes ne reflètent rien quant à la qualité d'un livre et ne sont en aucun cas un critère objectif, puisque la personne qui l'attribue ne se met pas dans une position d'évaluateur, de correcteur, mais simplement de consommateur s'adressant à d'autres consommateurs dans le cadre de la société de consommation. Smile Mais la littérature est-elle un bien consommable ou au contraire ce qui est censé nous en extraire ? Une rentrée littéraire diffère-t-elle de la présentation de leurs nouvelles collections par des boutiques de prêt-à-porter ? On en arrive à l'absence même de littérature, car le "trop bien écrit" s'écarte de la norme, donc du besoin de consommation courante, et la note reflète, ni plus ni moins qu'un contrôle qualité particulier, puisque cette norme n'est plus synonyme et gage de qualité, paradoxalement. Le livre n'est qu'un produit culturel comme un autre, au goût du jour, à la mode.
Un roman comme Fahrenheit 451 opposait l'écran à l'écrit. Mais on voit bien à quel point l'opposition n'a pas lieu d'être, puisque l'aspiration à l'art ou au contraire le désir de conformité existent dans les deux domaines.
 
Alphonsine
   
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Alphonsine  /  Tentatrice chauve


Pour rassurer un peu plus Dr Ray, je suis allée voir la critique à 0,5 étoile et ça ne m'a pas fait reconsidérer mon envie de lire l'ouvrage. En effet, on devine des critères très spécifiques de la part de la lectrice, alors même qu'en tant que personne qui ne connaît pas encore le roman, je me suis dit que ce rapport à la tradition pouvait être un des moteurs, peut-être, qui allait nourrir l'expérience du narrateur avec la culture japonaise. Peut-être un idéal condamné à s'effriter là-bas ? Va savoir...
Dans tous les cas, il m'est déjà arrivé de croiser des critiques de ce genre, et en général, soit ça ne me fait ni chaud ni froid par rapport au livre, soit ça me donne envie de le lire, car je sais que j'ai des critères de jugement différents. Et un truc trop écrit, c'est en général ce vers quoi je me précipite. Wink

On ne peut plaire à tous les lectorats, et c'est sans doute tant mieux. La note très salée est plutôt à prendre comme une indication de critères non remplis plutôt qu'un jugement sur la qualité intrinsèque du livre.
Et avoir quelques critiques, même minorées par celle-ci, est très positif. Ça rend ton livre vivant. Smile

Haut les cœurs !
https://bibliothequealphonsine.wordpress.com/
 
Dr Ray
   
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Dr Ray  /  Tapage au bout de la nuit


Bonsoir.
Une nouvelle chronique, assez étonnante :
https://la-riviere-des-mots.blogspot.com/2018/09/et-il-neigeait-sur-le-japon.html?showComment=1538525382521#c2792478718384343416

Cela commence plutôt bien, puis je me vois reproché un style trop "pompeux" pour mes personnages par assez "modernes". Sous entendu, je traduit à ma façon, ils ne parlent pas assez vulgairement, et il n'y a pas assez de Q (la critique ne le dit pas comme ça, mais dans le fond...
Mais au moins, cette critique est construite et argumentée, alors je l'accepte sans problème (se voir reprocher de trop bien écrire, en un sens, est réconfortant).
Par contre, j'en ai marre que l'on fasse automatiquement de mon personnage un parisien, alimentant l'équation : une ville en France = Pââââris. Du coup, j'ai signalé le plus courtoisement du monde (avec une pointe d'ironie, voire de perfidie ? Nooooon ;-) cette petite erreur à l'auteur de la chronique, en commentaire.

Sinon, les ventes suivent leurs cours (vers les abysses et au delà !).
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Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


C'est bizarre, ce n'est pas ainsi que je lis la chronique. La personne trouve le roman trop écrit et c'est en cela que ce n'est pas assez moderne, puisque la mode est au minimalisme.
En plus, ce qui semble surtout gêner, c'est ce vocabulaire trop pointu qui transparait dans les dialogues et qui semble casser l'authenticité des échanges entre les personnages. L'histoire étouffe sous les mots.


Mais j'ai pas eu l'impression qu'on te reprochait de ne pas être assez olé-olé.
 
MaddyForeigner
   
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Laughing

Toute ressemblance avec une expérience similaire serait purement fortuite. :mrgreen:

Ah, le "trop bien écrit"... mon grand ami aussi.
L'expression me rappelle un peu le "plus blanc que blanc" de Coluche : "Bien écrit, je vois ce que c'est, mal écrit aussi, mais trop bien écrit, le mec, il s'est donné tellement de mal que c'est devenu bien écrit, mais trop, tu vois ? Limite comme du Marcel Proust. T'imagines un peu comme c'est ennuyeux ?"

Parchemin

Justement, ce qui me déçoit le plus dans cette expression, c'est que je suis loin d'écrire comme Marcel Proust et consors, et que si mon bouzin est "trop bien écrit" :facepalm: c'est qu'hélas, on n'est guère habitué aux livres écrits dans un français à peu près correct. Zola, Balzac, c'est chiant, Toulouse, c'est Paris en plus petit, et si on n'a pas compris, c'est que le livre n'était pas accessible. On assimile d'ailleurs le style pompeux et ronflant à l'ennui  Sleep Il faut obéir à la mode, qui est éphémère, et donc ne pas bâtir une œuvre, mais faire partie de la collection automne-hiver et puis disparaître.  study L'inverse même de la littérature, la vraie, qui tourne le dos à l'idée de plaire pour "briser la mer gelée en nous".  Rolling Eyes
 
Florence_C
   
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Florence_C  /  Didon de la farce


J'ai la même lecture de la chronique qu'Ahava.
La chroniqueuse regrette pour moi essentiellement le style de la narration, trop similaire à celui des dialogues. À voir ce que tu souhaites faire de cette remarque...


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MaddyForeigner  /  Journal du posteur


Le narrateur est aussi la personne qui parle dans les dialogues, donc c'est normal que les deux aient le même  style et que celui de son interlocutrice soit différent.

Après avoir lu le roman, je trouve cette chronique plutôt marrante. Le narrateur, également personnage principal, a un langage en décalage avec celui de ses contemporains, donc ne parvient à échanger qu'avec une étrangère qui a appris le français dans la littérature classique et retrouve chez lui ce qu'elle a peine à retrouver dans les conversations qu'elle a suivies depuis son arrivée en France.
La lectrice le voit comme une excuse, parce que le romancier ne sait pas écrire autrement. (?) Or comme c'est un roman-thèse quant à l'appauvrissement du langage... Pop corn
 

 Et il neigeait sur le Japon (ed. de la Rémanence)

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