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 Jonquille [Gallimard]

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Hooah
   
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Hooah  /  Tycho l'homoncule


Salut les jeunes,
Je viens ici en espérant que c'est le bon endroit pour vous parler de mon premier bouquin, paru le 2 novembre dernier.
C'est pas un roman, mais c'est un début :mrgreen:
Je vous raconte cette histoire parce qu'elle permettra, j'espère, de continuer à casser quelques légendes tenaces du monde fermé et germanopratin de l'édition. Pas pour me faire mousser, j'insiste, parce que je sais que j'ai eu de la chance. Beaucoup de chance.
Si ça peut aider ou motiver certains ici, c'est tant mieux

FICHE TECHNIQUE
[size=11]Titre : Jonquille, Afghanistan 2012
Auteur : Jean Michelin
Type: récit
Genre :  réaliste / historique

Éditeur : Gallimard
Nombre de pages : 368
Dimensions : 14x20,5 cm (je crois)
Disponibilité : partout. En numérique et en papier, sur tous les sites de vente en ligne, les sites de libraires, et probablement encore dans une librairie pas loin de chez vous. Plutôt facile à trouver. Un certain nombre de liens sont disponibles sur la page de la maison d'édition.
Livre-Voyageur : Non


Quatrième de couverture:

Un monde à part. Ils s’appellent Mathieu, Greg, Aïssa, David, Jean-Jacques… Jean Michelin est leur capitaine, leur compagnie s’appelle Jonquille. Nous sommes en Afghanistan, à l’été 2012, alors qu’à la mission de lutte contre les talibans se mêlent déjà les préparatifs du rapatriement annoncé par la France. Comment raconter la guerre à ceux qui ne la voient que de loin? Comment parler des hommes et des femmes, de ce qu’ils sont, de ce qu’ils vécurent? Jean Michelin a choisi de dire leur histoire, portrait après portrait, souvenir après souvenir, sans grand spectacle, à hauteur d’homme. La mort est au rendez-vous, c’est un air que l’on respire. Tout, ici, est vu à travers le prisme d'un quotidien où les urgences du moment ne cessent de croiser l’attente, les liens familiaux, la fraternité, cette part intime qui ne disparaît jamais. Du récit haletant des opérations de terrain aux confidences paisibles du soir et à l’angoisse du lendemain : tel est l'univers dont Jean Michelin nous ouvre les portes, avec une pudeur et une franchise qui touchent en profondeur. L’exercice du commandement est aussi une leçon de solitude.

Extrait:

Les vingt premières pages sont disponibles en lecture sur le site de l'éditeur, ici.

Je vais tâcher de raconter dans les posts qui suivent comment ça s'est passé (un indice, chez vous: par la poste), et peut-être, qui sait, donner à quelqu'un l'envie d'aller y jeter un oeil?
 
Hooah
   
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Hooah  /  Tycho l'homoncule


Le contexte pour commencer: j'ai commandé une compagnie (160 soldats, à la louche) en Afghanistan à l'été 2012. C'était la fin.
Quand je suis rentré, j'ai eu besoin et envie d'écrire leur histoire, enfin, notre histoire. Je me suis longtemps posé la question de qui ça pourrait bien intéresser, comment je pourrais raconter tout ça, quelle forme choisir, etc.
Et puis j'ai décidé que c'était pas si important, qu'on verrait bien.

Il m'a fallu un an pour trouver l'idée qui a servi de fondation au livre. J'ai eu un flash, mais littéralement, dans un TGV entre Lille et Paris dans lequel je me trouvais pour le boulot. Le soir, en rentrant chez moi, j'ai fait un premier plan.
L'idée, c'était donc de raconter l'histoire d'une mission par différentes touches. Chaque chapitre porte le nom d'une personne, et est construit autour d'une anecdote ou d'un souvenir particulier. Certains sont tragiques, d'autres sont absurdes, d'autres encore sont drôles. On s'ennuie, on attend, on rit, on se demande ce qui se passe. On a peur, aussi, évidemment. J'ai tout construit autour de l'humain, parce que l'humain c'est la seule chose qui vaille, surtout au ras du casque, surtout dans ce genre d'endroits. Les hommes et femmes que l'on y croise existent tous. Les souvenirs sont vrais. J'ai essayé d'être le plus honnête possible, et de peindre fidèlement ce qu'est une mission de combat aujourd'hui, en début de siècle.
Voilà pour la forme donc.

J'ai attaqué la rédaction en novembre 2013. J'ai eu des blocages de plusieurs mois sur certains chapitres. J'ai mis un point final à l'histoire en mai 2015 - dix-huit mois en tout.
Je l'ai fait lire à quelques proches autour de moi. Et à mon ancien chef, là-bas. Les avis étaient enthousiastes - sauf celui de mon chef, qui m'a conseillé de prendre un peu de recul sur le texte, un peu de hauteur.
Du coup, comme j'avais plein de trucs à faire et à gérer à ce moment là, j'ai mis le bouquin au chaud et n'y ai plus touché pendant un an.

A l'été 2016, vacances, repos, je me suis dit qu'il faudrait quand même faire quelque chose. J'ai rouvert mon fichier pour savoir si j'aimais toujours ce livre. Je l'aimais toujours: l'histoire était telle que je voulais la raconter, pleine de gros mots et de subjonctifs imparfaits.
J'ai donc été imprimer quatre exemplaires pour les mettre à la poste. C'était en août 2016.

Je vous raconte le reste plus tard, faut que j'aille travailler là Smile
 
Hooah
   
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Hooah  /  Tycho l'homoncule


(suite).

Août 2016, donc.

Je vis en Amérique, je ne suis que de passage en France. J'ai un copain édité dans une maison moyenne, mais c'est à peu près tout. Je fais donc comme tout le monde, je fais une petite lettre et j'envoie, modestement pour commencer, à quatre éditeurs, par la poste. Pas de recommandations, pas de noms.
On m'a dit "tu viseras les gros, comme tout le monde, et ils te diront non, comme à tout le monde." Je fais donc ça et j'envoie à des éditeurs que j'aime bien (trois) et à un éditeur chez lequel je pense avoir mes chances.
C'est donc parti pour Seuil, P.O.L., Gallimard, les trois grosses maisons, et Les Belles Lettres, qui a une collection "Mémoires de Guerre" dans laquelle je me dis qu'il y a peut-être moyen. C'est chez eux que mon copain est édité. Je mentionne son nom dans la lettre, sans plus.

Et après, j'ai fait comme tout le monde, j'ai attendu.

Vers la fin du mois de septembre, j'ai reçu ma première réponse. Grosse enveloppe: c'était Seuil, qui m'a renvoyé outre-Atlantique mon manuscrit, avec une lettre type de refus. Malgré ses qualités, blablabla.
J'ai aussi reçu un mail de mon pote: le secrétaire de rédaction des Belles Lettres a lu et a beaucoup aimé. Il a transmis au directeur de collection qui tranchera. Mais j'étais prévenu: il faudrait encore quelques mois pour que le Monsieur me lise, et me réponde.
J'ai attendu encore un peu.
Presque deux mois jour pour jour après avoir mis mes paquets à la poste, mi-octobre, j'ai reçu un mail du secrétaire littéraire de Gallimard. Qui m'a lu. Qui a beaucoup aimé. Mon coeur s'est arrêté de battre un moment. Un lecteur, un autre, avait déjà rendu un avis favorable. Il m'annonçait enfin que j'étais inscrit au comité de lecture de novembre. C'est une fois par mois, chez Gallimard.
A ce moment-là, je me suis dit que j'arriverais sans doute à en faire quelque chose. Que le bouquin finirait par trouver preneur, même si je ne passais pas la dernière étape, celle du comité. Après tout, j'avais passé les filtres d'avant. Gallimard, peut-être pas, quand même. Mais une autre maison? J'avais mes chances.

Les trois semaines qui suivirent furent aussi insupportables que ce qu'on peut imaginer. C'est d'ailleurs à peu près à ce moment-là que je reçus le refus-type de P.O.L., auquel je m'attendais un peu. C'était sans doute un poil trop brut pour atterrir chez eux. Pas assez littéraire. Normal, en fait.

Le jour du comité de lecture passa. Pas de nouvelles. Le lendemain, rien non plus. Puis le weekend. Le dimanche soir, j'ai écrit un mail à mon unique contact chez Gallimard, le Monsieur qui m'avait contacté quelques semaines auparavant.
Genre "vu que je n'ai pas de nouvelles, je me doute que c'est non. Si vous avez deux trois conseils à me donner pour améliorer mon texte, ce serait super cool. Merci bisous."
Le lendemain, il m'a pour m'annoncer que si, si, je suis pris. M'a donné le nom et l'adresse de celui qui serait mon éditeur. M'a annoncé que je devrais paraître en "hors collection documents" ou un truc du genre. La collection des essais, quoi. C'est pas la Blanche, mais c'est déjà bien. J'ai fêté ça dignement Smile

Il a fallu ensuite deux mois pour que je reçoive et signe mon contrat. Classique, pas d'avance, droits plutôt généreux sans excès, bref, dans l'épure de ce qui se fait. Pendant un mois, j'ai échangé avec mon éditeur pour retravailler le texte. Pas beaucoup: un peu de travail pour affiner les dialogues, étendre ou raccourcir quelques passages, à la marge. Le livre était déjà presque fait, comme tout le monde, je l'avais relu et relu et rerelu jusqu'à ne plus rien y voir.
J'ai profité d'un déplacement pro pour aller à Paris, rencontrer les gens de la maison. Quand j'étais dans le hall d'entrée, en attendant qu'on vienne me chercher, j'ai vu arriver quatre coursiers portant des piles de manuscrits. En dix minutes. J'ai aussi pris conscience de l'immensité de la boutique, un truc qui m'a frappé à chaque fois que j'y suis retourné depuis.
Je ne me suis pas habitué à y aller. Quand j'y repasse, encore aujourd'hui, je prends généralement deux minutes pour me poser devant l'entrée.

En mars, on m'a dit deux choses. Que le livre sortirait fin octobre-début novembre, plutôt que de le pousser en juin, à un moment où personne ne fait trop attention aux sorties. Et que finalement, je serais publié en Blanche. Quand j'ai demandé à mon éditeur pourquoi, il m'a dit, avec un petit sourire: "à la relecture, on s'est dit qu'il n'y avait pas de raison."

Et puis il ne s'est plus rien passé jusqu'à l'été. J'ai commencé à écrire un autre livre - celui que je suis en train de finir en ce moment - pour passer le temps. C'était long.
J'ai lâché quelques spoilers sur les réseaux sociaux histoire de faire monter un peu l'attente. J'ai réussi à attirer un tout petit peu d'attention sur Twitter. Les gens, quelques uns, semblaient curieux.

En juillet, nouveau message, d'une nouvelle personne: une correctrice, avec laquelle j'ai pas mal échangé pendant deux ou trois semaines, pour "préparer la copie." Une sacrée expérience. C'est elle qui m'a fait l'un des plus beaux compliments que j'ai reçu: "je n'avais aucune raison de m'intéresser à ce monde-là, et pourtant je vous ai lu avec beaucoup de plaisir. J'ai même versé une larme, à la fin."
J'ai finalement reçu les épreuves en septembre 2017. C'était émouvant, comme moment. Une promesse du livre à venir, presque déjà mis en forme. Presque quatre ans après avoir commencé à écrire.
J'ai relu une dernière fois, et renvoyé mon bon à tirer. C'était prêt.

Le livre est sorti le 2 novembre 2017. J'avais pu me rendre à Paris pour l'occasion. La veille, j'ai vu le produit fini, imprimé, pour la première fois. J'étais tellement ému qu'il a failli me tomber des mains. Que j'ai rien écouté à ce que me disait la nana du service de presse.
Le matin, je suis allé marcher dans les rues. Je suis arrivé dans une FNAC parisienne, ils déballaient les cartons du jour. J'ai demandé à la vendeuse s'ils auraient mon bouquin. Elle m'a répondu un peu sèchement que c'était à mon éditeur de me dire ça. Elle a regardé quand même et m'a demandé le titre. Et elle a dit, en souriant: on en aura, oui.

Je vous raconterai l'après après. Mais plusieurs choses, qui peuvent servir:
- Les "lignes éditoriales" sont mouvantes. Il n'y a pas de texte merveilleux qui n'ait pas sa chance parce qu'il ne rentre pas dans les clous, j'en suis sûr.
- Quand j'ai écrit ce texte, personne n'avait aucune raison de s'intéresser à mon histoire, un récit de guerre, un de plus, y en a déjà plein, et puis sur une opération terminée depuis cinq ans en plus, on s'en fout. J'ai quand même tenté ma chance.
- Et j'ai eu de la chance: celle de passer, au moins une fois, le premier filtre, suffisant pour être lu, vraiment. Celle de toucher le lecteur ou la lectrice qui a fait une première fiche de lecture. Celle de tomber au bon endroit, au bon moment, peut-être.
- Je confirme, ils lisent. Ils lisent tout. Pas dans le détail, pas en entier, mais ils lisent. Pas besoin de montrer patte blanche, ça peut aider, j'en sais rien, mais moi j'avais aucune patte blanche à montrer, pas de copain journaliste ou star de télé réalité, pas de contacts. Et en plus, j'habitais à 7000 km de Paris.

Tout ça pour vous dire ce que vous savez déjà, et je veux pas faire l'ancien ni le mec qui sait, pour de vrai, je vous promets. Vous le savez déjà tous, donc, mais je vais le redire quand même: tentez votre chance. On sait jamais.
 
The Big Lebowski
   
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The Big Lebowski  /  Hé ! Makarénine


Gallimard c’est du compte d’auteur ou d’éditeur ? :mrgreen:

Un grand bravo, la classe à Dallas.
Et je suis entièrement d’accord avec toi, rien n’est impossible.
Des parcours comme le tien ne me rendent pas jaloux. Bien au contraire, je trouve ça très motivant.

Encore bravo, tu dois vivre un rêve éveillé.
 
Menerva
   
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Menerva  /  Pour qui sonne Lestat


The Big Lebowski a écrit:
Gallimard c’est du compte d’auteur ou d’éditeur ? :mrgreen:
Laughing Laughing

Bravo Hooah, joli début de parcours ! C'est bien d'avoir des gens pour certifier que oui, c'est possible d'envoyer son livre par la Poste et d'être repéré... même si cela arrive peu, cela permet de garder l'espoir... Wink

Je pense que tu as un certain avantage : ton parcours de militaire qui t'a inspiré. Il y a peut être un certain nombre de livres sur le sujet, mais tout de même cela reste marginal. Le fait d'avoir vécu ça, et de réussir à écrire dessus, ce n'est pas donné à tout le monde... il faut non seulement avoir ce vécu de militaire, mais en plus cette capacité d'observation qui fait le bon artiste... D'autant plus si tu as une jolie plume, ce qui doit être le cas si tu as été pris.
Le plus difficile, est peut-être l'après : sur quoi écrire ensuite ? mais tu sembles avoir déjà retrouvé l'inspiration, donc c'est bien parti !
Bravo encore... Wink
 
didyme
   
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didyme  /  Effleure du mal


Gallimard? Rien que ça? Ma parole... Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked
Et je dirais même: Shocked

Félicitations! cheers Je suis tout à fait jaloux, mais ce n'est pas de mauvais coeur, il faut le prendre comme un compliment. Wink

Je te souhaite beaucoup de succès! Smile
 
Hooah
   
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Hooah  /  Tycho l'homoncule


Didyme a écrit:
Gallimard? Rien que ça? Ma parole...

Cent pour cent des gagnants ont tenté leur chance Smile
De là à avoir du succès, il y a du chemin. Je raconterai un peu plus tard, mais on perçoit bien que Gallimard est une grosse, une très grosse maison. C'est avantageux par moments, pour plein de choses, mais on se sent aussi tout petit au milieu d'un tas d'auteurs confirmés  Shocked
Cela dit, le livre a dépassé les attentes de la maison (m'a-t-on dit), donc ils attendent la suite avec bienveillance.

Menerva a écrit:
Le plus difficile, est peut-être l'après : sur quoi écrire ensuite ?

C'est toute la question :mrgreen:
Lors de ma première visite, six mois avant la sortie du livre, j'y étais aussi allé pour demander si j'étais juste un coup d'un soir ou quoi.
Et on m'a dit que non, pas du tout, au contraire, vazy mon p'tit gars, continue à écrire des trucs. Parce que oui, Menerva, il y a pas mal de militaires qui écrivent, mais la plupart s'arrête à un livre (et franchement, je les comprends: c'est super dur d'écrire un livre, déjà).
Moi j'écris depuis toujours. Surtout, j'ai envie d'écrire des romans. Le récit, c'était obligé, c'était presque thérapeutique, fallait que je le sorte. Mais ma vraie ambition c'est d'écrire des histoires.

Le 2e, sur lequel je bosse en ce moment, devrait parler de la problématique du retour de guerre sous la forme d'un roman. Parce qu'il y a plein de sujets dont je voudrais parler (le deuil, la culpabilité, la colère, l'absence, la transmission, le retour au réel) mais que les cas sont trop particuliers pour qu'un récit soit intéressant.

C'est aussi un bouquin de transition pour moi: si j'arrive à le finir et qu'on en veut bien, si j'arrive à écrire cette histoire que je crois qu'elle est belle, derrière, je me sentirai libre de parler de tout à fait autre chose. J'irai sans doute pas écrire de la fantasy parce que c'est pas trop ma came, mais je me sentirai peut-être légitime pour raconter d'autres trucs dans d'autres univers. Il y a plein d'histoires à raconter, partout.

Merci à tous en tout cas!
 
Silence écrit
   
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Silence écrit  /  Péril 666


Clap clap très fort. J'ai rien à rajouter derrière mais ça fait chaud au cœur de lire une histoire comme celle que tu nous racontes là.

Smile
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Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Hé ben !!! superbe jackpot !
Et les origines du livre sont très... humaines.
Histoire très émouvante. Avec début terrible et fin happy comme un conte de fées
Smile tu as de quoi être content !!!
Spoiler:
 
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Invité  /  Invité


Bravo à toi, avec une super maison d'édition en plus, on doit être nombreux à t'envier Wink
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


Bon déjà bravo, vieille carne.
C'est un sujet particulier et au fond, très Gallimard-esque.
Du coup, pas d'avance ? Hum…bon. Et les ventes, tu sais à peu près où ça en est ?

Re-bravo.
 
Hooah
   
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Hooah  /  Tycho l'homoncule


@Ahava:
Pas d'avance, non. Pas certain de comprendre le caractère Gallimardesque de mon sujet en revanche?
J'étais à 3000 exemplaires début janvier. Mais c'est difficile d'avoir des chiffres précis.
La bonne nouvelle, c'est que les critiques presse continuent à arriver. Au compte-gouttes, épisodiquement, mais entre ça et quelques sélections pour des petits prix, le livre fait son chemin doucement.

Pis vieille carne toi-même d'abord :mrgreen:
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce


La guerre, l'existence des militaires, les séquelles post-traumatiques, à mi-chemin entre le témoignage et le roman, c'est quand même leur truc.
Bon, ils ne font pas que ça, bien évidemment hein.
Mais disons que c'est pas Gallimard qui va sortir les trois tomes de Cinquante Nuances.

En tous cas, c'est un très beau parcours. Et les ventes sont belles. Donc bravo. En d'autres circonstances, je t'aurais détesté, mais je le ferais seulement lorsque mon roman fera un bide à la Fnac ( l'histoire de la charrue, des boeufs, tout ça, tout ça).
 
Hooah
   
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Ahava a écrit:
En d'autres circonstances, je t'aurais détesté

Voilà qui serait fort dommage, alors que tu écris avec tant d'humour!
Je viens en paix, et souhaite plein de succès à ton grand oeuvre.

Et le thème, en fait, ce sont surtout les gens. Ce sont eux qui rendent l'histoire intéressante (dans Jonquille comme dans le-roman-que-je-ferais-mieux-de-finir-plutôt-que-de-traîner-sur-internet). Les thèmes sont une toile de fond, un décor. Comme je disais plus haut, c'est l'humain qui m'intéresse moi, ses failles, ses défauts, et ses espoirs. Il n'y a pas de super héros guerrier du futur dans mon histoire. Il y a des gens qu'on peut croiser en bas de chez soi ou dans le métro. Il y a même des filles, alors HEIN.

Je ne sais pas si c'est propre à Gallimard, cette appétence pour un thème en particulier. Comme tu le soulignes, ils publient de tout (sauf les cinquante nuances, mais est-ce un mal?). Les délibérations du comité de lecture sont confidentielles donc je n'ai pas réussi à savoir comment mon cas avait été tranché, mais on m'a quand même dit en rigolant qu'il "y avait deux-trois antimilitaristes forcenés qu'il a fallu convaincre des vertus littéraires de mon texte" Laughing
 
Ahava-brumes
   
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Ahava-brumes  /  Didon de la farce



Je rigolais, hein.

Pour ce qui est de la thématique propre à la ME, si tu veux, il y a une couleur, un ton Gallimard. J'ai du mal à l'expliquer autrement.

Je dois avouer que ton expérience m'aura au moins fait changer d'avis sur une chose, on peut être édité chez Gallimard en envoyant par la poste. Il me semblait qu'en plus d'être rare, c'était surtout impossible. D'ailleurs, on peut lire encore assez régulièrement sur le forum que les grosses structures n'acceptent pas les inconnus et on voit bien que c'est faux.
Tu tord le cou à certains préjugés, c'est pas plus mal.
 

 Jonquille [Gallimard]

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