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 génèse de vos poèmes

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givre
   
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givre  /  Tycho l'homoncule


Est ce que vos meilleurs poèmes, ou les plus importants, les plus forts, ont une genèse particulière par rapport aux autres ? Étiez vous ailleurs ? Chez vous ? Qu'aviez vous fait une heure avant ? En général, que faites vous avant d'écrire un poème ? S'est-il écrit d'un coup ? sur plusieurs heures ? 10 minutes ? 3 jours ?

Et est-ce que vous seriez intéressé de poser ce questionnaire pour des poèmes particuliers du forum qui vous ont marqué ? ou plus de manière général ? ou juste le sujet ne vous intéresse pas hihi
 
Lo.mel
   
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Lo.mel  /  Troll hunter un jour, troll hunter toujours


Ca va paraître con-con.

Je ressens physiquement le moment où je vais écrire un bon poème (= un poème sincère, naturel).
Quelque chose se débloque en moi, je le sens, et il y a comme une rigole de sentiments qui me submerge, une mauvaise digue qui casse. A ce moment là, je ressens quelque chose derrière le nombril, au niveau du chakra sacré, si ça peut éclairer certaines personnes.
C'est une sensation physique d'origine psychologique, un peu comme les papillons quand on tombe amoureux. Mais ça m'indique qu'il faut que je saisisse le moment, car c'est l'état de conscience qu'il me faut. La tyrannie de l'intellect est mise de côté, je renoue avec un "moi" plus intuitif, sensible, et doté d'une autre forme de lucidité.

Si le phénomène ne se produit pas, il y a toute les chances que le poème soit mauvais, ou artificiel. C'est d'ailleurs souvent les retours que je reçois : du scepticisme. Même si le résultat est "ingénieux", beaucoup me grillent facilement.

Et j'ai quelques minutes (une ou deux heures, si on ne me dérange pas, si je peux m'y concentrer) pour écrire l'essentiel, le coeur du poème. Quand la sensation s'estompe, je peux toujours travailler le rythme, les mots, mais pas plus. Pas l'âme.

C'est d'ailleurs à l'origine de mon impossibilité d'écrire des poèmes depuis des mois / années. Je sais qu'au fond, c'est un effet secondaire du reste, un symptôme de l'hypercontrôle, un phénomène d'inhibition. C'est en forgeant un être social que j'ai réprimé un être d'émotions, mais bon...
 
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Citation :
C'est en forgeant un être social que j'ai réprimé un être d'émotions, mais bon...

STOP AUX SPOILS Sad

Je me retrouve dans ce que tu dis sinon que mes intuitions sont moins rodées (manque de lecture, discipline à l'école, etc. etc.) parce que je les sens parfois (souvent-même) me dire : « où sont les peintures, les pinceaux, les ciseaux et fils de plomb ? »
Ce qui m'oblige des fois à polir au chiffon mouillé du marbre à peine entamé. :Electricité:
 
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mes bons poèmes je les ai généralement écrits d'un seul coup, sans y penser. mais pas mal de mauvais poèmes aussi. c'est eux qui me disent ce qu'il en est, lorsque je leur pose la question. il arrive que je me trompe: tel bon poème peut se révéler en fait mauvais (l'inverse n'arrive pas). on est facilement déçu lol. auparavant je pouvais à peu près préjuger de la bonté du poème à l'enthousiasme mis à l'écrire:

enthousiasme = (temps passé à écrire le poème / nombre de mots dans le poème)  * cigarettes fumées dans l'heure précédente + heures depuis le réveil


et aussi :
enthousiasme = formule précédente * plaisir post-partum
c'est l'inverse de la tristesse post-coïtum. on se sent comme APAISÉ.
non. SATISAIT.
et FAT, parfois, je dirais même. la fatuité est un bon indicateur. aux bons poèmes suivent le brillant aux yeux; le rose aux joues; la lippe humide. pour me récompenser, je fume. j'ai alourdi le monde d'un peu de moi-même. il ne m'en tient pas rigueur : il n'est pas au courant. mais MOI, je sais. je m'endors, alors, dans le satin de mon crime. tout cela dessine une approche conséquentialiste, qui est en matière de gymnastique mentale à peu près comparable à la tautologie : une galipette idiote.


maintenant j'ai perdu en spontanéité. je fais des incises (comme on dit: "ah! j'oubliais..."), je rajoute des détails. des choses qui n'y étaient pas nécessaires donc, sinon parce que quelque chose y manquait, de toute manière, à l'origine.  tout ce qui s'écrit comme ça n'est pour moi pas vraiment bon. d'autres procèdent autrement. chez moi, c'est toujours le premier jet qui a raison. si ayant raison de cette manière, il a tort, il faut le jeter à la poubelle.

et bien sûr, aussi, il m'arrive d'avoir le sentiment du DIVIN.
 
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En ce qui me concerne, aucune genèse particulière ne distingue mes bons de mes mauvais textes ; il ne se passe rien de spirituellement mystique - a priori ou a posteriori - lorsque je compose une œuvre, même si je pourrais me laisser convaincre du contraire par certaines expériences, dans la mesure où, par exemple, certains de mes poèmes qui m'ont attiré les meilleurs retours peuvent me donner l'impression d'avoir été écrits dans des conditions particulièrement propices à cette sorte d'émoi poétique, d'élan divinement inspiré, dont on aimerait se croire pourvu.
Mais il me faut aussi admettre que j'ai composé des textes extrêmement mauvais dans des états d'engouement particulièrement prononcés, que j'avais l'impression, sur le moment, d'écrire de purs chef-d'œuvre, et qu'à force de relectures, j'ai fini par m'apercevoir que ce que je faisais n'était tout simplement pas bon. (À l'inverse, certains de mes textes m'apparaissaient parfois sur le coup inintéressants, et je leur trouve des qualités par la suite.)
Si je me laissais porter par mes impressions, mes ressentis à l'écriture, j'aurais tout le loisir de prétendre qu'il s'est passé ceci ou cela, mais dans le fond, je n'y crois pas.
Je commence à rejoindre la conception de Poe en matière de création poétique : il n'y a que le fait de travailler qui permet de bien écrire. En cela, la genèse de chaque nouveau texte porte en elle l'expérience de tous les précédents - ce qui est pour moi un fondement essentiel -, et elle est une occasion nouvelle de trébucher, peu importent les conditions climatiques de l'âme. Je ne prétends pas pouvoir écrire dans n'importe quel état ; je crois que lorsqu'on travaille, on rencontre toujours des étapes qui sont pour nous des sortes de "déclics" : on fait un grand bond, d'un coup, d'un seul. Mais ces déclics sont tout simplement forcés d'arriver, car à force de pratiquer un art, on devient plus à l'aise, on devient plus habile, on progresse. (Celui qui ne s'améliore pas est quelqu'un qui ne sait pas pratiquer.)
Je dis un peu cela pour surtout préciser que je n'adhère pas tellement à la pensée superstitieuse qui pourrait découler de la question ici posée, à savoir que l'on pourrait par exemple bénéficier d'un alignement des astres miraculeux, d'un concours de circonstances à notre avantage, et profiter de tels événements pour écrire immédiatement un chef-d'œuvre. Comme je l'ai dit, je crois beaucoup plus au travail, à la pratique ; à force d'écrire, on pond des choses plus ou moins bonnes ; à force de pondre des choses bonnes, il en est d'excellentes ; à force d'en faire d'excellentes, on commet des chefs-d'œuvre.
Mais pour cela, il faut bien sûr avoir le nez fin pour séparer le bon grain de l'ivraie - car celui qui ne sait pas sentir peut se laisser berner comme un bleu par lui-même et ses intuitions.
 
givre
   
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Lo.mel a écrit:
. A ce moment là, je ressens quelque chose derrière le nombril, au niveau du chakra sacré, si ça peut éclairer certaines personnes.

EPOUSE MOI Embarassed

je me retrouve énormément (dans l'idée) dans votre processus. Je crois que c'est ainsi que tout le monde s'imagine écrire idéalement ses poèmes. Et je trouve l'honnêteté de louis très touchante ! (par rapport au premier jet).

Pourtant, si quelques uns de mes poèmes s'écrivent ainsi : les rares et "bons". Parfois j'ai le sentiment aussi, qu'en fouillant, qu'en travaillant, qu'en se perdant dans le poème et les mots après un certain temps, un nouveau poème s'écrit, parfois encore plus près de l'âme que le premier, et qu'il n'est même pas un acte d'écriture mais de lecture. A partir de ce moment, surement dû à la fatigue, je n'ai plus la sensation de penser les mots, de les voir, mais juste de laisser s'écouler quelque chose. Comme dit lo d'avoir levé la barrière.
C'est très très rare que cela se fasse ainsi, car lorsque ca dure souvent juste je bloque encore plus et pense encore daventage, aussi peut-être parce que j'ai à chaque fois pas assez poussé.
Peut-on provoquer le poème ? Surprised
Ou à partir de moment si nous voulons continuer à écrire, sommes-nous forcer Sad

les poèmes qui viennent en quelques minutes, à part quad ils sont mauvais et je les jette comme le dis si bien louis, ca ne m'est pas arrivé depuis mes débuts Sad

Mais je suis aussi d'accord avec lo aussi ! souvent l'âme du poème est ce qui nous tombe dessus. Un ou deux vers à partir desquels on va construire et chercher à démêler


Dernière édition par givre le Jeu 1 Fév 2018 - 23:40, édité 1 fois
 
Pasiphae
   
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Je me retrouve un peu dans ce que décrit Lo.mel, il y a toujours une sensation d'urgence qui précède l'écriture des bons poèmes, mais qui se manifeste parfois à des moments mal adaptés (ça c'est pénible ! quand avoir accès à un clavier / un stylo est totalement exclu, devant ma classe par exemple). Quand ces moments arrivent-ils ? Il faut être en forme, en très grande forme même. Des choses comme la fatigue, l'ivresse ou un état émotionnel extrême (chagrin, joie) sont presque toujours rhédibitoires.

Et c'est là ce qui peut-être distingue ces moments de ceux évoqués par Lo.mel et Quartmajan ; l'excitation intellectuelle, l'extrême concentration qui arrive à ce moment-là est froide. L'émotion n'est pas bonne, elle disperse, tandis que cette sorte de distance aux choses permet un recentrement, une concentration sur l'ensemble et les détails à la fois.

Certains de ces poèmes commencent par un vers qui naît de nulle part (souvent au réveil, dicté par les sensations troubles qui joignent le sommeil à l'éveil).
Ou alors, ils sont le fruit d'une maturation : au moment où ils me sont dictés (on en revient à la Muse romantique hihi), ils parachèvent un problème éthique ou émotionnel qui pouvait stagner depuis des mois et échouer à se dire jusqu'à ce moment-là. Ils résolvent des problèmes complexes et fuyants, pour en faire du passé ; ayant mis sous forme tangible et matérielle un réseau de pensées et d'émotions, ils en formulent en quelque sorte l'équation, qui me devient extérieure et palpable.

edit : mes meilleurs poèmes me sont souvent venus en quelques minutes, et ont été très peu retravaillés. Si je crois au travail comme Céphalée, je crois aussi aux bonnes dispositions du corps qui permettent des moments de concentration qui permettent eux-mêmes de très bons poèmes : nul besoin d'astres au fond pour croire que certaines circonstances permettent l'apparition de quelque chose de fort
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Il y a nécessité de sueur et de labeur, pour sûr !

Je crois qu'il faut préciser ce qu'est plausiblement cette intuition : elle n'est pas divine et autosuffisante. C'est un espèce de court-circuit, une allumette qu'on frotterait contre la boîte où l'intuition est la flamme, l'allumette (peut-être) un élément externe (déclencheur) et la boîte, ce qui était déjà là, en notre connaissance ; le bref instant qui suffit à faire une flamme, si petite et légère soit-elle, est cette brièveté intuitive qui nous fait croire à l'élan divin — où il y a, plus que des astres, alignement propice d'informations.

Toute l'intelligence est de mettre cette intuition à la sueur et au labeur, en boutant quelque foyer avec — et en s'assurant toujours, par l'apprentissage, l'expérience et la curiosité, que nous ayons sur nous : des allumettes, une boîte qui soient prêtes à se rencontrer si quelque occasion se « présente ». (L'ignorer permet tout le faste d'être soufflé d'Elie, peut-être !)
 
Lo.mel
   
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givre a écrit:
Un ou deux vers à partir desquels on va construire et chercher à démêler

Pasiphae a écrit:
Certains de ces poèmes commencent par un vers qui naît de nulle part

Pareil.

Pasiphae a écrit:
Et c'est là ce qui peut-être distingue ces moments de ceux évoqués par Lo.mel et Quartmajan ; l'excitation intellectuelle, l'extrême concentration qui arrive à ce moment-là est froide. L'émotion n'est pas bonne, elle disperse, tandis que cette sorte de distance aux choses permet un recentrement, une concentration sur l'ensemble et les détails à la fois.

En fait je ne sais pas si "nos moments" sont fondamentalement différents, car quand je te lis, je trouve que ce que tu dis est très juste, ça résonne avec mon expérience.

L'urgence, la concentration extrême, une froideur chirurgicale, la distance.
Etre vraiment DANS l'émotion n'a jamais rien donné pour moi non plus. Je ne sais pas comment l'exprimer, mais pour moi "ressentir l'émotion circuler" n'est pas pareil qu'être dans l'émotion.

Bref, impossible à décrire de manière satisfaisante.


(Et givre : ok.)
 
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Lo.mel a écrit:

L'urgence, la concentration extrême, une froideur chirurgicale, la distance.
Etre vraiment DANS l'émotion n'a jamais rien donné pour moi non plus. Je ne sais pas comment l'exprimer, mais pour moi "ressentir l'émotion circuler" n'est pas pareil qu'être dans l'émotion.

Bref, impossible à décrire de manière satisfaisante.

Je crois que je comprends mieux cette histoire d'émotion, et c'est exactement ça de mon côté ! Pas une émotion ressentie au sens où elle perturberait la machine, mais des flux d'émotions observables, manipulables et avoués à ce moment-là (et oui, difficile de trouver les mots justes)
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(comme être un chevalet et pas les cordes Embarassed ! )
 
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Dans mon cas, écrire un poème, je ressens cela comme si c'était un nœud qui se défaisait en moi. Quelque chose se dénoue, se relâche, et soudain se détend et s'ancre profondément en moi et dans l'univers qui m'entoure.

Après je crois aussi au travail, mais à mon avis il se fait plus sur la compréhension que sur l'écriture en elle-même.

Déso j'ai pas su mieux dire scratch
 
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A.J.B  /  Autostoppeur galactique


Fastueux et savoureux sujet que voici...Aussi je te remercie, cher Givre, de la délicate attention.

Je crois contempler l'absolu, l'inconnu, étreindre l'éternité ; embrasser l'humanité satinée sise au creux de l'opprobre des coeurs tel l'infini dans un entrelacs. Me semble-t-il adorer ce raffinement, ce ravissement des sens — aussi bien de l'esprit, de l'émotion, de la chair que de l'âme — lorsqu'une idée jamais trop solitaire ni avare d'amitiés, pourfend mon essence à la chandelle de ma conscience afin d'enfanter la fertile semence d'un dantesque macrocosme, bioluminescence et consécration spirituelle de mon épistémè, de ma classique cosmogonie et de mon berceau civilisationnel intérieur. Alors, douce (ex)stase, j'entre en tout et ne suis rien ; si ce n'est Ase déchue ou ange déçu sur le fil du Nil. Ciel rempli de lapis-lazuli...

Cet état d'acuité accrue, de somptueux d'éblouissement ne m'est permis — offert — que dans la conscience de l'horizon, à travers ( ou par-delà ) la cloison argentée de mes rêves éphémères. Ce qui n'apparaissait que pure verroterie au regard de mes tristes yeux se mue ainsi en étincelle de vie. J'admire le Beau, respire les tendres effluves du royaume d'Artistrie, et n'ai plus qu'à conter chacun des présages qui se dépose sur les rives sans cesse rutilants de foultitude de paysages. Calice d'oisiveté !

Le premier jet est le bon. Aussi goûtu que le sein laissé nu d'une pucelle avinée ! Le reste n'est qu'ornements et ajustements. Si le vers est juste, alors la lumière éclaire le père, et le jus se déversera sur le quidam.  Amis, amies : chantons aux aurores, l'aube et l'ode d'Éléanor ( d'Aquitaine, la bienfaitrice ), Érato et Hathor !

Ah ! hélas...Ce souper de gourmet ne se peut consommer qu'en cela qu'il sied aux Cieux, sûrement lorsque l'hydromel se déverse d'Olympe, parcourt le Valhalla, et enfin l'Eden pour mieux dégouliner sur la tête des hommes et des femmes égarés dans le sinistre val de la langueur des mortels — dont la lourdeur entrave l'esprit, et donc le manuscrit !


Dernière édition par A.J.B le Sam 3 Fév 2018 - 17:32, édité 1 fois
 
Silence écrit
   
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Silence écrit  /  Péril 666


Je me retrouve beaucoup dans ce que disent Lo.mel et Pasiphae, surtout le côté "poème qui naît". D'un instant surgit un vers, l'instant s'impose à moi et de ce vers (parfois, quand tout va bien) je peux dérouler un poème.
Par contre, passé le premier instant, le premier vers, c'est un combat ; une lutte régulière pour le transformer en quelque chose de lisible, de bon, qui dépasse une illusoire inspiration mystique. Quand j'ai de la chance, j'arrive à préserver mon état d'esprit initial, à le prolonger quelques temps, voire (mais c'est rare) à le retrouver quand je travaille un texte plus long.
http://silenceecrit.wordpress.com
 
   
    
                         
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