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 Y a t il de bonnes idées "en soi"?

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AlbertCamus
   
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   Pensée du jour  :  Plutôt 1000 fois mourir en Martyr du manque d'inspiration et de l'incapacité à écrire en général (avec tous les doutes, les hésitations, et les prises de têtes...) que d'aller se décérébrer dans les bars ou dans les boites !
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Bonsoir à tous Smile

La question que je me pose ici est souvent liée au caractère convaincant (ou non) de l'idée que l'on veut exploiter dans un texte ; à la crédibilité d'un personnage, d'une situation, d'une intrigue...

J'ai des idées, mais elles me semblent souvent tirées par les cheveux, pas naturelles, bref j'ai souvent le sentiment que ça cloche...

Peut on dire qu'une idée, un thème, ou encore un personnage ne sont jamais vraiment bons "en soi", mais que le potentiel de toute idée réside au fond dans le traitement fait par celui qui écrit...

En fait je m'aperçois en écrivant que plus on essaie d’être réaliste, terre à terre, au plus près du quotidien et plus l'écriture est d'une redoutable difficulté. Résultat je m'évade dans des idées bizarres, j'ai peur que ce soit une tactique d'évitement...

J'ai presque toujours le sentiment que ce que j'écris manque de crédibilité à tous les niveaux.

Merci de m'avoir lu Smile
 
Tengaar
   
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   Pensée du jour  :  CI-GÎT TENGAAR QUI SUCCOMBA À UNE SURDOSE DE FANFICTION Elle ne l'a pas volé, on l'avait prévenue, déjà que la fantasy c'est pas de la littérature, alors la FF, bon... enfin, c'est triste quand même
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Je pense que l'important est que l'idée conserve sa propre logique, même si au premier abord elle semble "manquer de crédibilité". Si tu lis 1Q84 par exemple, l'idée de base est capillotractée mais le livre conserve une cohérence globale qui permet au lecteur d'y adhérer.
 
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BluElephant  /  Petit chose


Je suis d'accord avec Tengaar. Dans la même veine, j'ajouterai que c'est comme une argumentation : Si toi tu y crois, alors l'auditoire sera d'avantage prêt à te suivre. Finalement, on est un peu des avocats avec le but de convaincre des gens qu'une histoire a existé alors que non.

Également, j'ai souvent remarqué que les petits détails mit bout à bout font d'une histoire sa crédibilité. J'aime bien, par exemple, quand un auteur cite les noms de quelques rues lorsqu'il décrit que son personnage déambule dans la ville, ou qu'il nous donne des détails infimes mais qui nous laissent penser qu'il a lui même assisté à la scène. Et souvent, quand j'écris et que je ne me sent pas en pleine possession de la scène, c'est parce que c'est le cas et que - moi même - je ne me suis pas assez imprégnée du passage et que je ne sais pas assez creusé dans les détails.
 
AlbertCamus
   
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   Pensée du jour  :  Plutôt 1000 fois mourir en Martyr du manque d'inspiration et de l'incapacité à écrire en général (avec tous les doutes, les hésitations, et les prises de têtes...) que d'aller se décérébrer dans les bars ou dans les boites !
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Tengaar a écrit:
Je pense que l'important est que l'idée conserve sa propre logique, même si au premier abord elle semble "manquer de crédibilité". Si tu lis 1Q84 par exemple, l'idée de base est capillotractée mais le livre conserve une cohérence globale qui permet au lecteur d'y adhérer.

Oui une logique interne. Mais malgré tout, je trouve qu'il est difficile de cerner ce qui peut relever de l'incongruité littéraire. Peut être que seule l'expérience peut statuer là dessus.  Exemple : ce n'est pas un projet personnel mais imaginons un récit qui commencerait au fin fond du Pays Basque, présentant des paysans traditionnels de la région, avec leurs coutumes etc, et qu'à un moment donné l'un des personnages soit enlevé par des martiens arrivant en soucoupe volante...

Dur de rendre crédible la rencontre de ces deux mondes, littérairement.

Est ce que les conseils à suivre ne seraient pas les mêmes que pour le look ou la décoration d'une pièce : attention aux associations de couleurs, pas trop de couleurs différentes, attention aux différents styles associés, etc... ?

BluElephant a écrit:
Et souvent, quand j'écris et que je ne me sent pas en pleine possession de la scène, c'est parce que c'est le cas et que - moi même - je ne me suis pas assez imprégnée du passage et que je ne sais pas assez creusé dans les détails.

Quand je suis obligé de creuser, ça me donne l'impression que c'est un symptôme de manque d’imagination, un symptôme de peine à édifier un monde à présenter. Un peu comme si en théorie l'inspiration devait être un jaillissement permanent.
 
Bohr
   
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Bohr  /  Gloire de son pair


Il ne faut pas oublier quelque chose (de peut-être plus prégnant au ciné qu'en littérature - quoique...), c'est la "suspension momentanée de l'incrédulité", qui permet de rentrer dans un "Seigneur des Anneaux" ou un "Starship Troopers". Mais il faut savoir le manier.

Personnellement, j'aurais tendance à dissocier quatre concepts:
1/ la crédibilité formelle: fuyante, elle colle surtout à une perception intuitive de l'oeuvre, en collant par exemple à des canons de genre plus qu'à la réalité ou la logique
2/ la crédibilité fondamentale: bien que reposant potentiellement sur un concept farfelu, elle repose sur un univers ayant sa propre cohérence qui donne à l'histoire sa propre cohérence; celle-ci pourra, cependant, paraître contre-intuitive, en fonction de l'univers déterminé
3/ la plausibilité: elle fait de l'oeuvre quelque chose qui pourrait éventuellement se produire dans le monde réel, modulo un postulat de base fictionnel; à noter que la plausibilité est étroitement liée au degré de connaissance du monde qu'a le public visé

et enfin, seulement en dernier lieu,

4/ la cohérence: le fait que tant l'univers dans lequel se déroule l'histoire que les personnages qui font l'action agissent et réagissent partout et tout le temps de la même manière à conditions égales

Le dernier point me paraît avoir une importance variable en fonction de la plausibilité. A titre d'exemple, je peux citer le film "Antman", critiqué pour son manque de cohérence :en gros, grâce à une soi-disant découverte scientifique, un type peut rapetisser à l'envi tout en gardant sa propre masse, mais le scénario n'en tire les conséquences que lorsque ça ne remet pas en cause la trame narrative. Sauf que, de toutes manières, le postulat de base est tellement abracadabrant que ça m'a toujours paru délirant de voir des gens s'élever contre le manque de cohérence d'un scénario fondé sur une méconnaissance des lois de la physique. Par ailleurs, plein de questions sont laissées sans réponse par commodité scénaristique.
Dès lors, si on considère qu'il ne s'agit pas de science mais de magie (en faisant naturellement fi du technoblabla et du pesudo-argument scientifique), ce que j'ai fait, le fil apparaît comme distrayant. Je suis peut-être bon public, mais il est difficile d'exiger plausibilité et cohérence d'un dont le postulat peut être dénoncé comme impossible.

Donc, pour moi, juger une idée, ça n'a pas de sens.
Il faut juger la manière dont elle est traitée, au besoin en comparant ce traitement au "cahier des charges" d'un éventuel genre défini très codifié (et encore, casser les codes d'un genre n'est pas en soi une hérésie si c'est constructif).
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sosotess
   
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Sujet intéressant, et un exposé complet et bien étayé de Bohr.

J'ai parfois lu des romans dont le postulat de base était excellent, original. Mais une fois couché sur le papier, celui-ci était mal exécuté, prenait des allures convenues, sans saveur. Voire sonnait faux.

Et j'ai aussi lu des romans qui, à partir de rien (ou pas grand-chose), m'embarquaient totalement. Je suis en ce moment même en train de lire un vrai page-turner qui est pour l'instant dans le teasing de ce qui va se produire, dont l'histoire en soi ne casse pas trois pattes à un canard (pour l'instant), mais qui s'avère hyper efficace.

Il m'est arrivé d'avoir en tant qu'écrivain de vraies bonnes idées qui ont convaincu d'autres que moi. Mais je pense qu'on peut faire aussi bien, voire mieux, avec des idées modérément originales (ou même un peu banales) si on se donne les moyens de les porter.
 
Tengaar
   
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AlbertCamus a écrit:
 Exemple : ce n'est pas un projet personnel mais imaginons un récit qui commencerait au fin fond du Pays Basque, présentant des paysans traditionnels de la région, avec leurs coutumes etc, et qu'à un moment donné l'un des personnages soit enlevé par des martiens arrivant en soucoupe volante...

Je ne vois pas pourquoi cette idée serait plus mauvaise qu'une autre, regarde La soupe au choux par exemple, c'est bien une œuvre littéraire.
Il pourrait être intéressant de traiter des réactions du dit paysan face aux aliens ou à l'inverse des réactions de ceux qui sont restés sans qu'on sache réellement si cette histoire d'alien est vrai ou fausse.
Il y a mille façons de traiter cette histoire de base et il ne me semble pas qu'aucune de ces façons soient "mauvaises" en soi.

Je propose officiellement que l'on fasse un concours de nouvelles à partir de ce thème !
 
Enirtourenef
   
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Vous m'excuserez de ne pas avoir lu les réponses des uns et des autres, je roule au ralentis, je lirai tout ça sans doute demain.

Mais la question m'a faite penser à Jonas Jonasson et ses romans "Le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire" et "L'analphabète qui savait compter". Typiquement ce sont des situations initiales (et des déroulements) qui sont tirés par les cheveux, mais qui sont traitées avec un certain style, une personnalité...

"Peut on dire qu'une idée, un thème, ou encore un personnage ne sont jamais vraiment bons "en soi", mais que le potentiel de toute idée réside au fond dans le traitement fait par celui qui écrit..." Il me semble que c'est un thème qu'on aborde souvent (trop ? j'ai l'impression qu'on ne parle que de ça, sans doute parce que c'est la base... je ne sais pas). Il y a peu j'ai lu une version de l'épopée de Gilgamesh, premier texte fictif découvert à ce jour, datant qu'il y a en gros 4 000 ans. Il y est question d'amitié, d'immortalité... l'amitié c'est un thème traité et retraité et re-re-retraité et traité encore et pourtant on continue de le traiter... parce que tout le monde ne le traite pas de la même manière. La problématique est la même avec des histoires un peu "tirées par les cheveux" : c'est facile d'avoir une idée, le plus dur c'est de la dérouler... je crois que tout dépend tout le temps de la vision de l'auteur, en tout cas pour bien plus de 50% du travail (parce qu'un scénario mal fichu reste un scénario mal fichu... mais je parle du scénario et pas de l'idée de départ...). Je crois qu'une idée de départ est trop générale pour être qualifiée de manière objectivée de bonne ou de mauvaise...
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AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Je pense à la notion de crédibilité (d'une intrigue, des personnages, d'un contexte, etc...)

Est ce que ce n'est pas, comme pour bien d'autres choses en littérature, une question subjective? Cela pourra être crédible pour certains, pas pour d'autres...
 
Bohr
   
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Bohr  /  Gloire de son pair


Je dirais plutôt relatif: dans ce que j'appelle "crédibilité fondamentale", tout repose sur une cohérence vis-à-vis des présupposés du monde dans lequel on fait évoluer son oeuvre. Comme je le disais, on peut partir sur un sujet, farfelu, impossible dans notre monde, peu importe, du moment que ce qu'on en fait découler est cohérent.
Donc, pour moi, elle existe objectivement, mais uniquement dans le contexte de l'univers posé.

En revanche, la "crédibilité formelle" n'est QUE subjectivité ou presque: elle flatte ce à quoi s'attend le public. J'ai pu m'en rendre compte avec les films de guerre, où certains tenaient "Il faut sauver le soldat Ryan" pour plus crédible que "le jour le plus long"...
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Nillac
   
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A mon sens, il faut faire la différence entre cohérent et crédible. 

Un univers peut ne pas être crédible mais être cohérent. Prenons Stargate (parce que j'adore cette série), le pitch de départ n'est pas crédible : une porte spatiale qui permet de rejoindre instantanément un autre point dans la galaxie, c'est impossible physiquement. Mais l'univers établi des règles et s'y tient (bon, y a bien une exception ou deux dans les 214 épisodes, mais c'est rare), tout ce qu'on demande à un univers de fiction, c'est de respecter sa logique interne. C'est la suspension consentie d'incrédulité. 

Cette vidéo parle de cinéma mais je pense que ça peut s'appliquer à n'importe récit (toute la vidéo est intéressante mais pour le point en lien avec la discussion, il faut aller à 9.45)

 
   
    
                         
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