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 Le narrateur externe est-il libre dans l'emploi des mots pour décrire ?

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Matrix
   
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Matrix  /  Blanchisseur de campagnes


Bonjour,

je vous avance une question qui me taraude depuis peu : Le narrateur externe est-il libre dans l'emploi des mots pour décrire ?

Pour préciser la question, avant que des gens répondent juste "oui" en se croyant malin ; dans le cadre d'une histoire, vous avez toujours un seuil technologique associé. Par exemple, moi je fais de la Fantasy médiéval-fantastique, j'ai donc un niveau technologique correspondant. Quelqu'un qui écrit du contemporain aura le niveau de technologie similaire à celui de notre monde, et même ceux qui font du futuriste vont devoir définir les limites de leur univers (sens technologique y compris).

En ce sens, et pour ce qui me concerne, est-ce qu'il est possible de décrire les mouvements de tête d'un personnage comme "robotique" si je suis dans du med-fan? ai-je le droit si c'est un narrateur externe?

Moi cette exemple là m’embête... je ne sais pas vous? Mais si maintenant je vous décris un sort magique qui génère des éclairs dans une bulle électrique au reflet bleu-violet qui autour le Mage. Est-ce que cela va vous embêter? Moi à priori non, pourtant à bien y réfléchir, le concept d’électricité n'ayant jamais été découverts dans l'Univers en question, cela n'a pas plus de sens que pour le "robotique" dans ce contexte...

Alors la question est, est ce qu'on peut s'affranchir du cadre temporel dans lequel nous sommes ou pas? Ou autrement dit, le narrateur écrit-il pour un lecteur cible, avec un niveau de connaissance/technologie défini apriori, ou doit-il rester cohérent comme s'il était lui même membre de l'univers dont il parle?

On touche ici à un problème d’immersion ; soit on brise l’immersion pour mieux faire passer un message/concept qu'on suppose que le lecteur a (et qui surpasse les connaissances des habitants de l'Univers dont on parle). Soit on reste immersif mais on est brider dans la manière de dire les choses, mais cette même contrainte est elle même un élément immersif, puisque la façon de dire le monde reflète le niveau de connaissance qu'on a sur lui.


Voilà je veux bien des avis extérieurs sur la question Smile
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Irvyn
   
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Irvyn  /  No fun allowed


Le narrateur auteur peut employer un vocabulaire de son époque, même s'il est toujours conseillé d'adapter ton vocabulaire en fonction de ton univers. Si on prend l'exemple inverse, ce serait maladroit de décrire un phénomène complexe/encore inconnu dans de la SF par de longues périphrases, comme un enfant à qui il manquerait le vocabulaire approprié. L'auteur nommera tel phénomène, quitte à l'expliquer, mais ne restera pas dans le flou. Le lecteur pourrait justement lui reprocher de ne pas maîtriser ses propres concepts.

Pour l'électricité, ce serait étrange que le concept soit inconnu, à moins que ton univers ne contienne aucun phénomène météorologique associé. Dans notre univers, il n'a pas fallu attendre les temps modernes ou une utilisation à domicile pour en connaître l'existence.

Pour l’exemple du "robotique", au lieu de parler de robot, tu peux évoquer le mouvement d'un automate. On resterait plus dans l'ambiance, d'autant que le terme éveillerait davantage la curiosité du lecteur, car moins fréquent à notre époque.
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Bohr
   
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Bohr  /  Gloire de son pair


Salut,

Je vois deux pistes (il y en a peut-être plus):

La première consiste à considérer que le narrateur, c'est toi, créature du 21ème siècle, qui t'adresse essentiellement à tes contemporains et quelques-uns de leurs descendants potentiellement. Dès lors, il convient  de raconter avec les repères présumés de ton lectorat, qui saura ce qu'est l'électricité etc.

La seconde consiste à imaginer que le récit est le fait d'une personne venue de cet univers. C'est sans doute plus immersif, mais moins immédiat. Ca va t'obliger à biaiser, en changeant de vocabulaire (car, en fin de compte, l'électricité est connue sur Terre depuis un bout, ne serait-ce que sous sa forme la plus voyante et bruyante: la foudre) mais ça forcera ton lectorat à faire l'effort d'aller vers ton univers.

Je ne vois qu'un problème pour la seconde option: dans le cas de S-F un minimum futuriste, tu seras contraint d'employer des termes nouveaux, décrivant des choses encore inconnues dans notre monde, sans pour autant les expliquer autrement que par des épisodes illustratifs (souvent artificiels et voyants).
C'est pour ça que je pense que, personnellement, pour un genre de l'imaginaire, je n'y aurais recours que pour de la fantasy.

EDIT: grillé par Nordgia! Embarassed
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Rulae
   
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Rulae  /  Le bruit et la pudeur


Quand tu dis "narrateur externe", tu veux dire focalisation omnisciente ? Comme si c'était une voix-off qui nous racontait l'histoire sans jamais y participer ?

Si c'est le cas, j'ai envie de te dire que tu peux t'éclater si t'as envie. Pourquoi ne pas balancer des mots anachroniques dans un roman de médiéval-fantasy ? Si tu maîtrises le truc, ça peut donner un concept sympa/drôle. C'est à essayer. En tant que lectrice, si tu me proposes quelque chose de solide dans ce sens-là, je me laisserai tenter.

Maintenant, si tu dis "narrateur externe" mais que l'histoire est quand même vue via un personnage (la focalisation externe n'est pas la même chose que la focalisation omnisciente), tu dois peut-être te demander s'il est normal que ce personnage de médiéval-fantasy connaisse le mot/concept d'"électricité"... Est-ce que c'est cohérent avec ce que tu as envie de raconter dans ton histoire ? Est-ce que, s'il connaît l'électricité, ça ne va pas lui sembler bizarre d'utiliser une bougie ou une lampe à huile ensuite ?

En réalité, tu peux tout faire : c'est ton roman. Faut juste savoir où t'as envie d'aller, pourquoi et comment.
 
Tengaar
   
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Tengaar  /  (de Dunkerque)


Je suis d'accord avec ce qui a été dit précédemment. Tu peux, à mon sens, sortir de l'époque que tu t'es fixée si tu adoptes une voix en conséquence. Par contre, introduire de temps à autre des anachronismes sans justification risque de faire sortir le lecteur de l'immersion.
Par contre, la question peut t'emmener loin. Actuellement, je me demande si pour une histoire médiévale fantastique, je peux parler de kilomètres ou s'il faut que j'emploie des termes vieillis du type lieues, toises ou encore s'il faut que j'invente un terme spécifique ...
 
Nedjma
   
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Nedjma  /  Bile au trésor


En fait, ta question est ambiguë, car "narrateur externe" n'existe pas, veux-tu dire : narrateur extradiégétique ? (c'est-à-dire qu'il ne fait pas l'objet du récit) Ou bien narrateur hétérodiégétique ? (narrateur absent de l'histoire)
Ou encore focalisation externe ? Ou omnisciente ?

Si ton narrateur est extradiégétique, hétérodiégétique, je pense qu'il n'y a pas d'incohérence à ce qu'il utilise des termes étrangers à l'univers de la diégèse. Après, si tu souhaites donner une coloration particulière à ton langage pour que l'immersion soit plus grande, tu peux bien sûr, ça dépend de l'effet que tu veux donner.
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Matrix
   
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Matrix  /  Blanchisseur de campagnes


definition : https://fr.wikipedia.org/wiki/Point_de_vue_narratif#Statut_externe

je parle de celui objectif, évidement. la question n'a pas de sens avec un point de vu rattaché à un personnage.
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