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 Le problème de la tentation esthétique

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AlbertCamus
   
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   Pensée du jour  :  Plutôt 1000 fois mourir en Martyr du manque d'inspiration et de l'incapacité à écrire en général (avec tous les doutes, les hésitations, et les prises de têtes...) que d'aller se décérébrer dans les bars ou dans les boites !
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Bonjour à tous Smile

Cela fait longtemps que je ne suis pas venu, par manque de temps, et puis pour me forcer à écrire plutôt que de me prendre la tête sur des interrogations trop théoriques concernant l’écriture. Toutefois, quelque chose me bloque régulièrement quand j'écris. C'est ce que j'appelle la tentation esthétique, Maladroite du moins. Je m'explique :

Assez souvent, je ne sais plus si ce que je dois écrire doit dépendre de l'idée ( de ma pensée) ou d'une volonté de mettre au jour une belle réalité, se singularisant par sa beauté formelle (auquel cas l'idée passerait au second plan). Je me demande s'il existe des auteurs écrivant essentiellement à l'oreille, à la sonorité, et se souciant peu du contenu pur ou de l'idée véhiculée par ailleurs.

Je souffre de cette espèce de syndrome (et je ne dois pas être le seul) qui consiste à vouloir "jouer au génie", vouloir étonner ou séduire le lecteur plutôt que de dire ce que je pense ou ressens réellement. C'est souvent le cas lorsque l'inspiration me fait défaut d'ailleurs! On me dira qu'il faut toujours écrire ce qu'on pense ou ressent. L'ennui c'est que cela n’est pas forcément intéressant ou esthétiquement valable (mais qu'est ce qu'une œuvre littéraire artistiquement valable? le débat est infini...)

Résultat je suis tiraillé entre cette volonté de "faire du beau" (comme si je devais quelque chose, toujours plus ou moins inconsciemment, à un certain type de lecteur) et celle de plutôt rester fidèle à moi même (enfin... quand je suis inspiré)

Je trouve difficile de trouver un compromis entre être soi et la tentation esthétique.  

Merci de m'avoir lu Smile
 
Aomphalos
   
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Je trouve que la question que tu poses est la question essentielle (du moins elle l'est pour moi).

Je me demande si l'effort d'écriture, au-delà de cette pulsion initiale qui produit en nous la nécessité d'écrire, ne se concentre pas entièrement autour de cette idéal : produire une forme esthétiquement valable pour supporter notre propre sensibilité. Je crois assez peu, en fait, à l'idée selon laquelle il faudrait juste chercher à s'exprimer soi, sans tenter de produire une forme spécifique.

Selon moi, la singularité de notre sentiment dépend précisément de la manière, singulière, qu'on a de le mettre en forme, de le verbaliser, de le mettre à distance. Rien n'est plus commun que l'amour, par exemple, et c'est seulement dans l'exercice paradoxal de mise à distance par l'écriture (paradoxal, parce que voulant mettre à distance, c'est soi-même qu'on rencontre) que ce sentiment peut être intéressant / intriguant / puissant pour les autres.

Du coup, pour te répondre, oui j'ai totalement ce problème là aussi. Souvent, quand je ne suis pas inspiré, je me retrouve à produire des phrases vides, ou du moins étrangères, que j'accumule sur mon fichier. Ce n'est qu'après, un jour d'inspiration soudaine, ou après un long travail de rumination, que je peux réaliser une sorte de synthèse et produire un texte qui, à mes yeux, n'est pas totalement gratuit.



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Irvyn
   
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Hoy à toi Alb... AlbertCamus donc What a Face
C'est dommage d'opposer l'authenticité d'un écrit à la recherche stylistique. Les deux ne sont pas des ennemis mortels !
Je dirais même qu'il faut savoir employer le bon vocabulaire au bon moment. Comment aborder une pensée complexe avec un lexique pauvre ? À mon sens, les deux peuvent se mêler et s'entraider. Il ne s'agit pas d'enchaîner les jolies phrases qui ne font pas avancer le schmilblick, mais de faire en sorte que le tout soit agréable, et aussi de montrer que l'auteur n'est pas là pour déconner.
La question peut se poser dans tout un tas d'autres domaines. Est-ce qu'un film qui dispose d'une excellente CGI devrait forcément avoir un scénario à zéro et des personnages caricaturaux ? Est-ce que les bons scénario se retrouvent uniquement dans les productions à petit budget ?
Un mets ne pourrait-il pas être délicieux et nourrissant à la fois ?

Écris ce que tu as à écrire, et écris-le bien. Ce sera tout. :mrgreen:
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Pasiphae
   
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Je rejoins Aomphalos. Si nous n'écrivions que pour nous exprimer, nous écririons, au mieux, un journal intime. Il ne s'agit pas de s'épancher, mais de trouver la forme la plus juste pour dire quelque chose (du monde, de soi, de l'écriture, de la révolte...) et cela passe nécessairement par une recherche esthétique ; le piège auquel on peut se laisser prendre, notamment dans nos débuts, serait que cet aspect esthétique demeure gratuit. Ce que l'on doit rechercher c'est la meilleure forme pour dire une chose précise ; les deux sont concomitants, inséparables, et le vieux débat du fond et de la forme débouche toujours sur cette conclusion.


Poésie – Traque – Liquide – Roman – Miettes – Nouvelles – L'heure du thé – Thèse – Ecriture - Journal - ça raconte - Îles
 
AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Je me doutais un peu de vos positons. En gros il faut être soi tout en l'exprimant avec la forme adaptée, et c'est la difficulté principale de l'écriture au fond.  

Mais je crois que ce dilemme n'a aucun sens pour la plupart des auteurs, surtout les plus grands.

La solution est peut-être dans un premier temps, une expression pure, et ensuite un long travail formel. Auquel cas on serait dans l'esprit Flaubert, Valéry... Ouvrage remis X fois sur le métier!

Mais revers de la médaille : on blesse ou altère le minerai pur issu du "génie singulier" par le travail et retravail de la matière.

Pour avoir montré certains de mes écrits à mon entourage (il y a des prof de lettres parmi eux), il m'a été dit que je cherchais à faire trop compliqué, que je devais faire plus simple, ne pas chercher à épater le lecteur. Et qu'aussi ce que j'écrivais, mon style, avait un caractère "précieux", que je me "regardais écrire". J'espère par l'écriture exorciser ce phénomène, ne plus être dans cette contemplation narcissique.  Je ne sais pas si le phénomène est courant chez ceux qui débutent dans l’écriture.
 
Valéry K.
   
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Je te donne le lien vers un article que j'aime d'amour à ce sujet (et que je cite donc régulièrement) :

Les 3 stades de votre style d’écriture (chameau, lion, enfant)

Si tu es dans le "beau", c'est que tu es au stade 2 (ce qui est déjà très bien), mais que tu as besoin de dépasser ça (tu l'exprimes d'ailleurs dans ton post). Donc go vers le stade 3 ! Cet article devrait t'y aider. Smile

(Et donc, puisque tu as posté entre temps, oui, ce phénomène est très fréquent dans l'écriture : c'est même un stade commun, donc ^^).
http://www.baran-tiefenbrunner.com/
 
Bohr
   
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Bohr  /  Gloire de son pair


AlbertCamus a écrit:
Pour avoir montré certains de mes écrits à mon entourage (il y a des prof de lettres parmi eux), il m'a été dit que je cherchais à faire trop compliqué, que je devais faire plus simple, ne pas chercher à épater le lecteur. Et qu'aussi ce que j'écrivais, mon style, avait un caractère "précieux", que je me "regardais écrire". J'espère par l'écriture exorciser ce phénomène, ne plus être dans cette contemplation narcissique.  Je ne sais pas si le phénomène est courant chez ceux qui débutent dans l’écriture.
Je pense que, pour se trouver et séduire un lectorat qui n'a pas un DESS de lettres, il va falloir travailler ce point. Rien ne flingue plus une oeuvre (et c'est valable dans d'autres disciplines, comme la BD, le cinéma etc) que l'évidence de l'intention de l'auteur qui transparaît dans ses effets formels. D'autant que, lorsque ça m'arrive, j'ai surtout l'impression que l'auteur me prend pour un imécile ou un inculte, ce qui ne m'incite pas à une grande indulgence vis-à-vis de l'oeuvre.
Après, tu peux aussi adopter une démarche élitiste/underground, si tu n'attends rien d'autre qu'un lectorat extrêmement restreint mais très averti et entièrement acquis à ta cause (car, oui, je suis persuadé que tu peux trouver ton public).

Une remarque, cependant: les remarques qui t'ont été faites, et qui mettent en avant une "préciosité", un style potentiellement narcissisant, sont peut-être exagérées. A faire tester sur un panel plus large, si possible, pour en avoir le coeur net. Mais, s'il se trouve qu'elles sont fondées, ça veut dire que, même pour des initiés (dont des profs de lettres, pour te citer), ton style  ou tes effets paraissent affectés, artificiels. Peut-être y a-t-il un problème d'emploi inadéquat d'effets formels, de manque d'originalité, toujours est-il que ton public "naturel" semble voué à ne pas adhérer.

Il semble donc qu'il te faille effectuer un travail, soit pour te rendre plus "accessible", soit pour aller vraiment plus loin, et réinventer un certain raffinement formel, mais que, pour l'instant, tu es dans un entre-deux où il convient de ne pas rester.

Tout est question du lectorat que tu veux toucher, au fond.
Et même, finalement, si tu souhaites vraiment avoir un lectorat.
https://lestresrichesheuresdelagalaxie.wordpress.com
 
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Narcissique ou alors tu cherches à justifier ton écriture en permanence avec quelques prouesses pour y trouver un certain attrait. Tu ne te fais pas confiance, en quelque sorte.

Si la question est de faire beau et sincère, bien sûr, mais c'est un idéal théorique. Je crois qu'on cherche à l'atteindre et qu'on l'atteint sans trop chercher. Un peu comme quelqu'un qui cherche l'éloquence pour émouvoir, ça se sent même s'il est époustouflant et ça tombe un peu à côté. Notre cervelle sait distinguer le trop beau et le sincère mais on préfère quand même régulièrement le plus beau que sincère. Parce que la littérature.


Dernière édition par Julien Kraque le Lun 13 Mar 2017 - 15:51, édité 1 fois
 
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Je me pose souvent la même question, avec toujours la peur d'en faire trop. L'équilibre est difficile à trouver car à en faire trop, ça devient pompeux, voir limite insolent. Pour ma part, j'essaye de toujours garder comme référence le plaisir de lire. Si le lecteur prend du plaisir, l'objectif est atteint.

Je citerai comme exemple le fameux essai historique de Carl Von Clausewitz. Bien que le sujet traité soit passionnant, le style est tellement compliqué à déchiffrer que j'ai renoncé à le lire jusqu'à la fin, n'y trouvant plus aucun plaisir.

Le beau ne doit pas être l'ennemi du bien. Tant que le récit ne perd pas son naturel, son authenticité, et demeure accessible, de belles tournures ne font qu'apporter un plus et rendent la lecture plus agréable. Ceci dit, ce dernier point reste soumis à l'interprétation de chaque lecteur.
 
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Pour ma part, je lis très peu... quand c'est trop compliqué je met de coté, j'ai plus l'envie d'être dans l'histoire...c'est pourquoi l'importance des mots est vrai est essentielle mais l'idée est bien plus importante à mes yeux...
 
AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Valéry K. a écrit:
Je te donne le lien vers un article que j'aime d'amour à ce sujet (et que je cite donc régulièrement) :

Les 3 stades de votre style d’écriture (chameau, lion, enfant)

Si tu es dans le "beau", c'est que tu es au stade 2 (ce qui est déjà très bien), mais que tu as besoin de dépasser ça (tu l'exprimes d'ailleurs dans ton post). Donc go vers le stade 3 ! Cet article devrait t'y aider. Smile

(Et donc, puisque tu as posté entre temps, oui, ce phénomène est très fréquent dans l'écriture : c'est même un stade commun, donc ^^).

Merci très intéressant !

Si j'ai bien compris :

chameau : trop grand souci formel et technique

lion : épuration maladroite de la forme et de la technique

enfant : naturel et spontanéité d'un style vraiment propre à un auteur.


Julien Kraque a écrit:
Notre cervelle sait distinguer le trop beau et le sincère mais on préfère quand même régulièrement le plus beau que sincère. Parce que la littérature.
ça dépend, c'est tellement compliqué, et puis les réponses sont différentes je crois, selon qu'on se place plutôt dans une optique romanesque, ou plutôt dans une optique poétique... Plus la narration passerait à l'arrière plan, moins la dimension de sincérité importerait.


Bohr a écrit:
AlbertCamus a écrit:

Il semble donc qu'il te faille effectuer un travail, soit pour te rendre plus "accessible", soit pour aller vraiment plus loin, et réinventer un certain raffinement formel, mais que, pour l'instant, tu es dans un entre-deux où il convient de ne pas rester.

Tout est question du lectorat que tu veux toucher, au fond.

Et même, finalement, si tu souhaites vraiment avoir un lectorat.  

Si je commence à me préoccuper d'un lectorat c'est peut être le meilleur moyen de faire complètement fausse route. Je crois pas me tromper , mais j'enfonce une porte ouverte, en disant que l'essentiel c'est de rester SOI.

Tu as raison, je suis dans un entre deux qui exige de trancher, et là c'est très délicat...


Sinon je me demande si ce n'est pas une fausse bonne idée de s'occuper exclusivement du fond et ensuite bosser la forme jusqu'à satisfaction. Il me semble qu'en un sens c'est deux choses ne devant pas être séparées mais en un sens seulement.

Je crois que ce qui me frustre le plus dans l'écriture, c'est la production de clichés, d'effets caricaturaux ou naïfs, phrases et tournures sonnant faux... C'est terrible ! Sad
 
OrsonWilmer
   
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AlbertCamus a écrit:
Pour avoir montré certains de mes écrits à mon entourage (il y a des prof de lettres parmi eux), il m'a été dit que je cherchais à faire trop compliqué, que je devais faire plus simple, ne pas chercher à épater le lecteur. Et qu'aussi ce que j'écrivais, mon style, avait un caractère "précieux", que je me "regardais écrire". J'espère par l'écriture exorciser ce phénomène, ne plus être dans cette contemplation narcissique.  Je ne sais pas si le phénomène est courant chez ceux qui débutent dans l’écriture.

Un style précieux, trop recherché, à moins qu'il soit absolument justifié par le contexte, a tendance à me faire fuir. Je ne condamne pas de façon définitive, mais ce n'est pas ce que je recherche ni en tant qu'auteur, ni en tant que lecteur.

Je cherche avant tout les mots justes, ceux qui touchent l'esprit et le cœur. Cela demande de l'audace et de la pudeur. Dire tout sans en dire trop. C'est un équilibre délicat.

Mais choisir un style, c'est avant tout une question de sensibilité personnelle. Certains aiment l'architecture chargée rococo, d'autres le minimalisme purement fonctionnel du Bauhaus ou Le Corbusier. A toi de trouver le style qui convient le mieux à ta voix intérieure.
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Bohr
   
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AlbertCamus a écrit:
Sinon je me demande si ce n'est pas une fausse bonne idée de s'occuper exclusivement du fond et ensuite bosser la forme jusqu'à satisfaction. Il me semble qu'en un sens c'est deux choses ne devant pas être séparées mais en un sens seulement.
Je pense que tu as terriblement raison. On m'a dit que j'avais un certain style, identifiable, mais ce n'est pas le fruit d'un processus conscient. Il s'est "imposé" à mesure que j'absorbais ce que je lisais et que j'en faisais une restitution personnalisée. Je pense, dès lors, que tu devrais laisser ton style émerger de tes écrits à mesure que tu en produis. (DISCLAIMER: c'est juste mon avis, hein! :mrgreen: )
Il est possible aussi que ton style, celui que tu donneras naturellement à tes écrits, soit sensiblement différent de ce que tu vises, et ça n'est pas anormal, puisque tu veux faire de celui-ci le fruit d'une démarche délibérée.

AlbertCamus a écrit:
Je crois que ce qui me frustre le plus dans l'écriture, c'est la production de clichés, d'effets caricaturaux ou naïfs, phrases et tournures sonnant faux... C'est terrible ! Sad
Finalement, que recherches-tu à travers cette "perfection formelle"? L'emploi du vocabulaire le plus recherché? Le plus exotique?
Est-ce que le plus juste ne suffirait pas?
Pour éviter poncifs et lieux communs, tu devrais peut-être écrire quelque chose, avec ce style que tu t'efforces de construire, le laisser de côté quelques semaines, quelques mois, puis le relire et laisser tes yeux saigner: ce qui ne va pas apparaîtra comme flagrant.
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yahiko a écrit:
Je cherche avant tout les mots justes, ceux qui touchent l'esprit et le cœur. Cela demande de l'audace et de la pudeur. Dire tout sans en dire trop. C'est un équilibre délicat.


Tes nouvelles, je vais pas en parler. Mais je reconnais bien le crédo de l'extrait que tu m'as montré. Ça m'a laissé sur le carreau. Tu as la simplicité dans sa forme la plus élégante. Je crois pas qu'on puisse parvenir à ce résultat sans une juste confiance, l'humilité. Et c'est beau. Après, que tu en fasses un usage satanique avec une fan-fiction, ma foi, je dirais que chacun a ses petits travers.


:love:
 
   
    
                         
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