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 Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F

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MaxenceSardane
   
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MaxenceSardane  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Elyxiria ? Effectivement, ça pourrait coller. Les couvertures sont pas mal en SF. En revanche, les trailers pour la promo, je suis pas fan... Merci de l'info, en tout cas !
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idmuse
   
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idmuse  /  Blanchisseur de campagnes


Brage/Milady? il me semble que c'est assez ciblé!
Sinon oui, mxm bookmarks (coll. infinity)
http://www.suzanneroy.net
 
Emsi
   
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Emsi  /  Pour qui sonne Lestat


Bonjour
Parcourant ce fil, je rejoins tout à fait le récent message (en page 5) de elopez7228.
Du fait de la manie très française de segmenter à outrance (manie encouragée par les libraires, dont les rayons sur-étiquetés commencent à furieusement ressembler à des tranches de saucisson) il est HYPER difficile de proposer un manuscrit  mêlant deux genres à part égale. J'ai vu récemment le formulaire commun à certains éditeurs nationaux : sur leur page d'envoi de manuscrit : tous les genres y sont, sauf que... pour définir le genre de ce qu'on envoie, on ne peut cocher qu'une seule case !!!

L'éditeur qui m'a publiée (La Geste,), même si le rapport humain a par la suite été désastreux (j'en ai parlé sur un autre fil) m'a fait le plus beau des compliments le jour où il m'a appelée pour me dire qu'il prenait mon récit : "votre récit est inclassable, je ne sais pas dans quelle collection je vais vous mettre, mais je l'aime et je veux le publier".
Waouh... quand j'ai entendu ça, ce qui m'a fait le plus plaisir, ce n'est pas d'être publiée (je l'avais déjà été en album jeunesse, et puis je ne courais pas après la publication, j'avais écrit mon roman plutôt pour moi, et l'avais envoyé à deux éditeurs uniquement, dont La Geste et un grand national qui demandait que le couple formé par mes deux personnages principaux soit hétéro et non gay), donc ce qui m'a fait le plus plaisir, c'est cette remarque comme quoi je ne pouvais pas être classée dans un genre précis.
Ce type d'accueil semble rare : en France, il faut se situer dans un segment et un seul. J'ai lu récemment une interview d'une directrice de collection chez Presse Pocket qui regrette que l'édition française soit si "friande de catégories". Tout est dit, et par un éditeur !
Mon second roman mêle Histoire (Résistance, années 40) et romance gay : je sais déjà que ce sera le parcours du combattant pour trouver un éditeur (je ne tiens pas à rester chez l'actuel) car le secteur gay n'échappe pas aux travers de la segmentation, il n'y a qu'à voir les couvertures des romans dits "gay" : toujours  un homme (ou un couple)  fatal, genre les romans de gare des années 60, Barbara Cartland et compagnie, sauf que vous remplacez la femme par un homme. C'en est caricatural !!!
Sauf roman gay autobiographique et sérieux, édité par un grand éditeur (genre Eddy Bellegueule, au Seuil, et quelques autres) dont les couvertures sont neutres, les romans avec personnages gays sont hyper identifiés "gays" dès la couverture, avec des gros gros gros sabots qui ne donnent vraiment p as l'impression qu'on va y trouver AUSSI du sérieux (par exemple de l'Histoire avec un grand H, ou du sociétal, ou autre). Même quand ils sont bien écrit, ces couvertures donnent un désastreux effet "seconde zone".  

Moi, je rêve du jour où un roman sera simplement un roman (policier ou autre) et ne sera pas catalogué par l'identité sexuelle de l'un ou l'autre de ses personnages, et où on n'aura plus ces couvertures gros sabot. Mais ça, je suis bien consciente que ce n'est pas pour demain...

Concernant les maisons d'éditions "gays" qui disparaissent, ça n'a rien d'étonnant car d'éditeurs, elles n'ont pas vraiment les capacités, elles surfent plutôt sur une vague, et ce n'est pas un hasard si elles privilégient le monde gay MM plutôt que lesbien, et n'ouvrent guère leur porte au monde des trans ou autres : le MM se vend nettement mieux !
Cordialement
PS : dans les maisons d'édition "gays"toujours actives, il y a la très sympathique "Coeur de Lune". Et je vous conseille aussi le site livresgay où le blogeur fait un sacré boulot !
 
MaxenceSardane
   
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MaxenceSardane  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Je suis assez d'accord avec toi Emsi. Ce "saucisonnage" à outrance nous complique les choses ! Et aussi, je suis désolée de le dire, la majorité de mecs à la mentalité "gardien de donjon" qui squattent la tête des ME, des collections et des CL en SF... sans oublier leurs émules féminins pour qui la romance est restée à l'époque Barbara Cartland !

Je n'avais aucune catégorie en vue lorsque j'écrivais mon roman. Je n'avais même pas l'intention d'en faire une romance (d'ailleurs, j'en lis pas). Mais les personnages n'en ont fait qu'à leur tête, et la romance est arrivée.
Au départ, j'ai tenté de le définir en "SF" puisque l'action se passe dans un futur lointain, avec une technologie et une société différentes de la nôtre. Mais les éditeurs/bêta-lecteurs SF m'ont reproché la place que prenait l'histoire d'amour entre les deux protagonistes (au milieu des batailles, trahisons et autres joyeusetés), surtout vue à travers les yeux du personnage féminin. Alors j'ai tenté de vendre mon manuscrit en romance... et là, même si ça a mieux marché, on m'a souvent dit "ouh c'est compliqué et super dense, tout cet univers ! Tu ne pourrais pas simplifier le background et enlever les éléments qui font trop SF ?"  scratch

L'idéal, pour moi, ça aurait été de tomber sur une ME ou une collection qui pratique vraiment le mélange des genres à parts égales. Car pour l'instant, les collections "SF" que j'ai pu voir dans les ME de romance ne me paraissent toujours pas assez "SF", et dans les ME de SF et bien... ces collections n'existent pas (encore). Il y a bien la toute nouvelle collection Grenat chez Onyx (à qui j'ai envoyé), mais c'est tout nouveau tout chaud (et j'ai cru comprendre que le membre  phare de leur CL était un gars, donc, à priori, pas trop ouvert sur le "female gaze" en SF - mais je peux me tromper !)

Franchement, c'est un vrai débat. Si je dois monter une ME un jour, je pense que j'irais dans ce sens, car il y a clairement un manque, que je l'ai ressenti également en échangeant avec d'autres auteurs, notamment en SF/romance gay !
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Oryctérope
   
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Oryctérope  /  Autostoppeur galactique


Hello Emsi!

Ton post m'a fait sourire donc je me permets de réagir à ça:

Citation :
Moi, je rêve du jour où un roman sera simplement un roman (policier ou autre) et ne sera pas catalogué par l'identité sexuelle de l'un ou l'autre de ses personnages, et où on n'aura plus ces couvertures gros sabot. Mais ça, je suis bien consciente que ce n'est pas pour demain...

Je viens de publier (il y a 3 semaines) un roman noir dans une grande ME spécialisée en polar. L'essentiel de mon histoire repose sur l'histoire d'amour tragique entre mon héros, bisexuel, et son amant, un homme (de 15 ans plus vieux accessoirement... oui j'aime les défis Laughing Laughing ) . Ce roman est difficile à classer et à marketer (amour et polar c'est pas forcément le combo facile... Laughing ), mais l'orientation sexuelle de mes héros n'a jamais été un élément déterminant dans le processus éditorial...
Et d'ailleurs, j'ai une couverture super cool qui ne met pas en scène des mecs!

(je ne rentre pas dans le détail car ce n'est pas l'endroit, mais je suis dispo si tu veux plus d'infos bien sûr)

Bref, tout ça pour dire que je comprends totalement ton désarroi, mais que je suis le contre-exemple même de ce que tu déplores. Ne perds pas espoir, les éditeurs impliqués et aventureux (ou du moins, qui se fichent des cases), ça existe! I love you
 
Emsi
   
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Emsi  /  Pour qui sonne Lestat


Bonjour
Comme je disais, Oryctérope, il y a des exceptions.
Mais quand tu dis qu'amour et polar c'est pas forcément le mix facile, j'ai presque envie de dire : au contraire, c'est sûrement le combo le plus facile à faire, et le plus présent, et il est tellement reconnu qu'il a... sa catégorie !!!!!  :mrgreen:  :mrgreen:  :mrgreen:  Eh oui, c'est le "romantic suspens" :mrgreen:  Et ce n'est pas nouveau :  avant d'être étiquetées Romantic suspens, ces romances policières étaient déjà très présentes en littérature anglo-saxonne (voir par exemple la production de Patricia Wentworth - contemporaine d'Agatha Christie qui entre parenthèses lui a totalement pompé sa Miss Marple -   et de tout plein d'auteurs, essentiellement des Anglaises, de cette époque. Je crois aussi (à vérifier) que des maisons comme Harlequin et d'autres sont fécondes en romantic suspens.

Le problème dans l'édition actuelle et son saucissonnage, c'est plutôt le dosage.
Il n'y a pas de problème pour mêler ceci ou cela, ça on peut le vérifier dans la majorité des bouquins et c'est heureux. On n'a donc pas demandé à Maxencesardane de supprimer l'un des deux genres qui cohabitent dans son récit : on lui a demandé de faire en sorte "qu'on s'y retrouve", à savoir,, de privilégier l'un plutôt que l'autre.
L'éditeur n'aime pas que ce soit "à part égale", et là je ne parle pas du nombre de mots, mais de l'impact des choses : la partie "romance" d'un polar peut ne représenter qu'un tiers de la masse, les deux autres tiers étant du pur polar, mais le tiers "romance" peut avoir un impact si fort, par sa qualité ou la façon dont il nous "prend aux tripes" qu'il sera perçu comme étant "part égale" avec la partie "pur polar". Et ça, l'éditeur n'aime pas. Il faut choisir (je déteste ce mot !!!).
Encore une fois, regardez certains formulaires de dépôt de manuscrit, dans de grandes maisons !
Au final, il faudra donc ôter du ceci OU ajouter du cela, de façon à ce que le commercial puisse te catégoriser et donc te vendre au libraire en lui disant dans quel rayon il peut (DOIT) te mettre : le rayon Ceci ou le rayon Cela.
Je crains donc bien de camper sur ma position...  Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f600
 
Oryctérope
   
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Oryctérope  /  Autostoppeur galactique


Hello Emsi!

Je pense que tu as raison de manière générale, mais que le tableau n'est pas si noir. Ces exceptions dont je fais partie ne sont pas à balayer, car en réalité... elle ne sont pas si rares. Je persiste à croire qu'un bon roman fera son chemin (d'ailleurs tu en es l'exemple aussi avec ton expérience chez la Geste), même si on s'est planté en cochant la case lors de la soumission  Wink

Je suis absolument convaincue que l'éditeur est parfaitement capable de marketer (ou saucissonner, si tu préfères) a posteriori un roman pour le faire rentrer dans une case, et donc un rayon, sans retoucher le texte en ce sens. c'est aussi le job de l'équipe commerciale, d'insister sur tel ou tel aspect du texte lors de la promo pour l'aider à rentrer dans une case, même si en réalité, cet aspect prend autant de place qu'un autre. (et c'est absolument nécessaire pour permettre au lecteur de s'y retrouver, d'ailleurs)

C'est très souvent le cas, et particulièrement en ce moment je trouve, en littérature noire. On y trouve volontiers des textes à cheval entre deux genres (je pense par exemple à "La transparence selon Irina" de Benjamin Fogel, sorti chez Rivages Noirs et qui est à la fois roman noir et SF à tendance dystopique, mais marketé, niveau couverture notamment, à 100% comme un polar... afin d'attirer le lectorat habituel de Rivages).

Finalement, je pense que plus qu'une question de dosage sur le fond (est-ce qu'il y a de l'amour dans mon histoire et dans quelles proportions? est-ce qu'il y a des gays?), l'étiquetage en ME est pour beaucoup une question d'adéquation aux codes du genre, voire à la ligne éditoriale. L'exemple de Maxence est extrême en cela que la SF et la romance sont deux genres très codifiés, qui tolèrent mal les écarts (surtout la romance, qui est un cas très particulier. je pense que si tu codes ton texte façon romance, c'est fort compliqué de le caser dans un autre genre... et à l'inverse, il est très difficile de caser un texte en romance s'il s'éloigne un tant soit peu des codes de la romance). On est bien d'accord qu'en effet, un roman qui n'emprunte pas à clairement à des codes X ou Y aura plus de difficultés à être édité... parce qu'il aura des difficultés à être lu! Le lecteur aime savoir ce qu'il achète. (mais on s'éloigne du sujet)

Et pour rebondir sur ce que disait Maxence:
Citation :
L'idéal, pour moi, ça aurait été de tomber sur une ME ou une collection qui pratique vraiment le mélange des genres à parts égales.
Ouais, bof, je ne suis pas convaincue par la stratégie, pour le coup. pour moi, ça amène juste à créer encore plus de cases encore plus étroites où personne, auteur comme lecteur, ne s'épanouira vraiment. En tant que lectrice, autant j'aime être surprise de tomber sur un roman un peu hors des clous en étant allée chercher dans mon rayon habituel en librairie (par exemple, acheter une dystopie au rayon polar parce qu'on aura bien insisté sur le côté polar), autant je n'irai jamais spontanément vers un roman étiqueté "SF ET POLAR" parce que... ben parce que j'aime pas la SF a priori.
J'aime autant que les ME continuent de publier de temps en temps des ovnis qui s'écartent des gros sentiers tracés plutôt que de les voir créer douze mille nouveaux minuscules sentiers pour chaque sous-sous-sous-mélange des genres.

Spoiler:
 
MaxenceSardane
   
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MaxenceSardane  /  Double assassiné dans la rue Morgue


[quote ="Emsi"]

Le problème dans l'édition actuelle et son saucissonnage, c'est plutôt le dosage.
Il n'y a pas de problème pour mêler ceci ou cela, ça on peut le vérifier dans la majorité des bouquins et c'est heureux. On n'a donc pas demandé à Maxencesardane de supprimer l'un des deux genres qui cohabitent dans son récit : on lui a demandé de faire en sorte "qu'on s'y retrouve", à savoir,, de privilégier l'un plutôt que l'autre.
L'éditeur n'aime pas que ce soit "à part égale", et là je ne parle pas du nombre de mots, mais de l'impact des choses : la partie "romance" d'un polar peut ne représenter qu'un tiers de la masse, les deux autres tiers étant du pur polar, mais le tiers "romance" peut avoir un impact si fort, par sa qualité ou la façon dont il nous "prend aux tripes" qu'il sera perçu comme étant "part égale" avec la partie "pur polar". Et ça, l'éditeur n'aime pas. Il faut choisir (je déteste ce mot !!!).
Encore une fois, regardez certains formulaires de dépôt de manuscrit, dans de grandes maisons !
Au final, il faudra donc ôter du ceci OU ajouter du cela, de façon à ce que le commercial puisse te catégoriser et donc te vendre au libraire en lui disant dans quel rayon il peut (DOIT) te mettre : le rayon Ceci ou le rayon Cela.
Je crains donc bien de camper sur ma position...  Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f600[/quote]

Oui, c'est exactement ça. Sauf que je n'ai pas visé les "grandes maisons" généralistes : je savais que mon roman n'y entrerait pas. La SF et la romance sont, comme l'a remarqué Oryctérope, deux genres de "niche", avec des codes précis (que je n'ai pas spécialement cherché à utiliser, mais ils étaient bien là, visiblement !)

Oryctérope a écrit:


Je suis absolument convaincue que l'éditeur est parfaitement capable de marketer (ou saucissonner, si tu préfères) a posteriori un roman pour le faire rentrer dans une case, et donc un rayon, sans retoucher le texte en ce sens. c'est aussi le job de l'équipe commerciale, d'insister sur tel ou tel aspect du texte lors de la promo pour l'aider à rentrer dans une case, même si en réalité, cet aspect prend autant de place qu'un autre. (et c'est absolument nécessaire pour permettre au lecteur de s'y retrouver, d'ailleurs)

Finalement, je pense que plus qu'une question de dosage sur le fond (est-ce qu'il y a de l'amour dans mon histoire et dans quelles proportions? est-ce qu'il y a des gays?), l'étiquetage en ME est pour beaucoup une question d'adéquation aux codes du genre, voire à la ligne éditoriale. L'exemple de Maxence est extrême en cela que la SF et la romance sont deux genres très codifiés, qui tolèrent mal les écarts (surtout la romance, qui est un cas très particulier. je pense que si tu codes ton texte façon romance, c'est fort compliqué de le caser dans un autre genre... et à l'inverse, il est très difficile de caser un texte en romance s'il s'éloigne un tant soit peu des codes de la romance). On est bien d'accord qu'en effet, un roman qui n'emprunte pas à clairement à des codes X ou Y aura plus de difficultés à être édité... parce qu'il aura des difficultés à être lu! Le lecteur aime savoir ce qu'il achète. (mais on s'éloigne du sujet)


Je plussoie ! Mais c'est peut-être pour ça qu'on aurait besoin de collections adéquates...
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Emsi
   
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Emsi  /  Pour qui sonne Lestat


J'avoue que je trouve beaucoup de bon dans ce que tu dis là, Oryctérope, en particulier le paramètre "code". Oui j'ai certainement tendance à schématiser, et le problème vient aussi je pense de ce que, lorsqu'on parle édition et qu'on dit "les maisons d'édition" ou "les éditeurs", on met dans le même sac des gens entre lesquels il y a de grandes disparités. Quand tu parles de Rivages noirs, je pense qu'effectivement chez Rivages les gens savent ne pas retoucher à l'esprit du texte, tout en s'arrangeant pour lui donner, en couverture, une identité qui en servira "honnêtement" la vente.

(Petite parenthèse : les couvertures semblent assez régulièrement  critiquées voire reniées par les auteurs, et il y a sûrement là une vraie question aussi. Et encore, les couvertures françaises sont assez soft, comparées aux couvertures par exemple américaine, pour un même ouvrage, y compris sérieux).

Donc oui ta remarque sur le "code du genre" me fait réfléchir, et je t'en remercie. Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f603
Je suis aussi consciente, comme ancienne libraire (il y a longtemps, avant l'époque saucisson) qu'il faut bien se référer à des mots  pour vendre un livre, mais ces mots, je les faisais varier en fonction du client que j'avais en face de moi. Je pouvais vendre le même livre à deux personnes différentes, sans aucunement trahir leurs goûts : auprès de l'une j'insistais plutôt sur tel paramètre, auprès de l'autre, je mettais autre chose en avant. Cette approche a été faisable aussi avec certains commerciaux, qui connaissaient leurs clients libraires, leurs ventes, etc, et donc ne "vendaient" pas un même titre à la librairie  Machin et à la librairie Truc, et savaient dire "la couverture peut laisser penser que... mais en réalité c'est plutôt..." mais ça c'était à une époque où les commerciaux avaient lu les livres qu'ils "plaçaient" et où, aussi, on avait le temps de parler avec les commerciaux. study
Cela dit, il y en avait aussi qui n'avaient visiblement pas lu les livres qu'ils vendaient, et là, ils se référaient à l'argumentaire éditeur.

Je ne suis pas en train de glorifier le passé : on va simplement dire que dans l'édition comme partout, les pratiques ont énormément changé, que le temps qui passe amène du très bon, ça c'est certain, mais aussi du moins bon, c'est certain aussi

Après, il faut savoir naviguer dans les eaux éditoriales : beaucoup de déceptions après envois de manuscrits peuvent venir d'une mauvaise compréhension de l'esprit de l'éditeur. Je suis d'accord avec toi sur le fait que, une fois qu'on en a compris "les codes" (qui sont autre chose que "la ligne éditoriale") on peut sans dote écrire en ayant moins peur de la barrière "genre unique".
Merci donc encore pour ton post, qui me fait avancer.

Concernant Maxencesardane, je n'ai pas interprété sa demande de "mélange des genres" comme devant être une nouvelle catégorie : je crois que comme moi (et comme toi finalement aussi) il serait content de pouvoir acheter un livre qui n'appartiendrait à aucun "rayon", et dont on ne saurait dire, après l'avoir lu, si on a lu un polar ou un livre de cuisine, ou une romance, ou un traité sur le sport. Quand tu lis (en vacances  Very Happy  ) "la petite boulangerie du bout du monde", tu peux y voir un livre sur les pains, tellement il y a de recettes, ou une romance. Bon je caricature un peu, mais c'est ce que j'ai compris du post de Maxencesardane.

Et oooooooops, j'ai encore écrit des longueurs ! Désolée !
 
Emsi
   
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Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f600  Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f600  Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f600

Ah ben, après avoir lu la phrase de Maxencesardane
"... c'est peut-être pour ça qu'on aurait besoin de collections adéquates..."
... je pense que je me suis fourvoyée sur mon interprétation de son précédent post. Du coup je ne suis pas d'accord et je rejoins Oryctérope : non pas de collection particulière (qui s'appellerait "Sans genre" ?)

Cela dit, pour revenir sur un propos d'Oryctérope, c'est vrai qu'il y a un problème avec ce besoin qu'ont les gens qu'on leur balise absolument tous les terrains : acheter un livre sans vraiment savoir à quel genre il appartient, ça n'existe quasiment plus je pense, étant donné (et on en revient au point de départ) qu'on est pris par la main, depuis l'éditeur jusqu'au rayon du libraire.
Normalement, c'est la quatrième de couv (quand elle ne se contente pas de  reproduire bêtement un demi paragraphe pris ua hasard sur une page), et les éventuelles critiques dans la presse, qui doivent permettre de se faire une idée, et surtout, de décider soi-même du genre auquel appartient le livre (si le genre nous intéresse, moi en tant que lectrice, je m'en fiche complètement, du genre. C'est une obsession d'éditeur et de libraire. Comme lectrice, j'aime ou je n'aime pas un livre, point final)

GRRR !
 
MaxenceSardane
   
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Emsi a écrit:
[img]
Cela dit, pour revenir sur un propos d'Oryctérope, c'est vrai qu'il y a un problème avec ce besoin qu'ont les gens qu'on leur balise absolument tous les terrains : acheter un livre sans vraiment savoir à quel genre il appartient, ça n'existe quasiment plus je pense, étant donné (et on en revient au point de départ) qu'on est pris par la main, depuis l'éditeur jusqu'au rayon du libraire.
Normalement, c'est la quatrième de couv (quand elle ne se contente pas de  reproduire bêtement un demi paragraphe pris ua hasard sur une page), et les éventuelles critiques dans la presse, qui doivent permettre de se faire une idée, et surtout, de décider soi-même du genre auquel appartient le livre (si le genre nous intéresse, moi en tant que lectrice, je m'en fiche complètement, du genre. C'est une obsession d'éditeur et de libraire. Comme lectrice, j'aime ou je n'aime pas un livre, point final)

GRRR !

J'ai beaucoup acheté de livres (et de disques d'ailleurs !) "à l'aveugle", en errant dans les rayons à la recherche de la perle rare et me servant des couvertures comme boussole. Je suis tombée sur des merveilles, mais la plupart du temps, j'étais déçue. Maintenant que je maîtrise un peu mieux les "codes" de l'édition, mes achats sont beaucoup plus raisonnés, et c'est rare que je tombe à côté ! Comme quoi, il faut de tout pour faire un monde Smile

Je suis néanmoins d'accord pour dire que certains (très) bons bouquins transcendent les catégories. J'en ai lu pas mal dans ce cas récemment, notamment, en SF (je pense à Dan Simmons et José Carlos Somoza, qui sont à cheval entre SF, thriller, polar, etc, et sont souvent mal classés en librairie !). Là je m'apprête à commencer un livre qui semble aussi un peu "hybride" (Au bal des absents de Catherine Dufour)
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Emsi
   
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Liste des maisons d'édition publiant de la romance M/F - Page 6 1f600 Ha ha ha, rire en  lisant le début de ton message, car longtemps j'ai fonctionné exactement comme toi, pour les disques plus que pour les livres car j'avoue ne pas être une grande lectrice (un problème particulier de vue y est pour beaucoup certes, mais je pense également manquer de curiosité intellectuelle. C'est moins noble à dire,  mais autant l'avouer).  Et j'ai fait le même constat que toi concernant la déception.

On est je crois d'accord pour dire que plus on monte en qualité d'éditeur (ce qui ne veut pas forcément dire qu'on va vers du "gros" ou de l'hyper connu), plus on a de chances qu'il voie d'abord l'intérêt (le charme, la qualité, le "potentiel" !...) de ce qu'il reçoit, et seulement après se demande comment il va l'intégrer à l'une de ses collections. Avec d'autres éditeurs, ce sera la démarche inverse : d'abord s'intégrer à une collection, et seulement dans ce cas, accepter le manuscrit en étant plus ou moins regardant sur la qualité (qui peut néanmoins réserver une bonne surprise).
 
MaxenceSardane
   
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Emsi a écrit:


On est je crois d'accord pour dire que plus on monte en qualité d'éditeur (ce qui ne veut pas forcément dire qu'on va vers du "gros" ou de l'hyper connu), plus on a de chances qu'il voie d'abord l'intérêt (le charme, la qualité, le "potentiel" !...) de ce qu'il reçoit, et seulement après se demande comment il va l'intégrer à l'une de ses collections. Avec d'autres éditeurs, ce sera la démarche inverse : d'abord s'intégrer à une collection, et seulement dans ce cas, accepter le manuscrit en étant plus ou moins regardant sur la qualité (qui peut néanmoins réserver une bonne surprise).

Oui, j'ai l'impression que tu as raison. Il y a celui qui publie au coup de cœur, et celui qui cherche à remplir les cases...
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Emsi  /  Pour qui sonne Lestat


Oui, et des vrais coups de coeur d'éditeurs, il y en a quand même un certain nombre, je suis d'accord avec Oryctérope sur le fait qu'il ne faut pas être trop pessimiste e(ce qu e peut-être je suis). Le tout, encore une fois est de déjà ne pas se vautrer sur la première marche, celle qui consiste à bien sélectionner l'éditeur (on pourra certes être déçu de sa réponse négative, mais au moins, on aura frappé à la bonne porte, et il n'y aura plus qu'à revenir à un autre moment).
 
MaxenceSardane
   
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MaxenceSardane  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Emsi a écrit:
Le tout, encore une fois est de déjà ne pas se vautrer sur la  première marche, celle qui consiste à bien sélectionner l'éditeur (on pourra certes être déçu de sa réponse négative, mais au moins, on aura frappé à la bonne porte, et il n'y aura plus qu'à revenir à un autre moment).

Je dois avouer qu'en tant que primo-publiante, la crainte de me vautrer sur cette première marche est bien présente... Je suis encore en train d'examiner les pour et les contre avant de signer chez une petite ME qui a accepté mon manuscrit. Les grosses ME ne m'ont jamais répondu. Mais je m'éloigne du sujet !
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