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 [Inspiration] Comment écrire et devenir écrivain (célèbre si possible): 18 ans d'introspection !...

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Pohore
   
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Pohore  /  Bile au trésor


Tu dois être le genre de mec qui ose pas dire "je t'aime" à la fille qu'il aime, et qui fait que tergiverser dans son coin, tout honteux, avec une fleur dans la main et des pétales dans les doigts "elle m'aime un peu, beaucoup, passionnément, A LA FOLIE, pas du tout..." mince elle m'aime pas du tout, quel malheur, enfin, est-ce qu'il me faut croire cette stupide marguerite, qu'est-ce qu'elle en sait cette bête fleur, je vais lui demander directement à la fille que j'aime, si elle m'aime ou pas, ouais, mais imagine qu'elle m'aime pas et que du coup elle me mette un gros râteau, PIRE, qu'elle veuille plus me parler, ça serait la honte, je peux pas faire ça, mais en même temps, si elle m'aime, ça serait le bonheur complet, faut que je prenne le risque, sait-on jamais, une fille tellement belle tellement intelligente, faut que je me dépêche avant qu'un autre me la pique; OH, autant elle a déjà un copain, je lui ai pas demandé; en même tant si je lui demande, ça fait trop cramé, une fille jolie comme ça, c'est obligé qu'elle a un copain, je suis trop dégoutté, et puis mince, au diable son copain, faut que je lui déclare ma flamme ! je l'aime depuis que j'ai onze ans tout de même, il est temps que je me lance; comment lui avouer une chose pareille ? par téléphone ? de vive voix ? jamais je pourrai lui dire ça en face, je me mettrais a rougir direct, quelle honte, et puis par téléphone, ça fait mec qui a peur, quelle honte ! OH, et puis, est-ce bien une bonne idée de lui avouer mon amour, elle voudra plus me parler c'est certain....tiens, une rose, voilà ! je vais lui offrir cette rose; mais j'ai peur que ça fasse trop romantique, elle a de belles pétales pourtant...."elle m'aime un peu, beaucoup, passionnément..."
 
Pangolin
   
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Pangolin  /  Très premier degré


Tiens, tu écris la suite du Pissetoléro, Pohore ?
 
AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Pourvu que je m'en sorte.

C'est quasiment ma raison de vivre en fait, et ce n'est pas pour faire du cinéma que je dis ça.

C'est une obsession inderacinable chez moi, et je n'y peux rien. Smile

Durant des années j'ai éprouvé le fait de n'avoir rien à dire pour écrire. Situation qui a tendance à perdurer. En sont responsables certaines de mes lectures je crois , peu adaptées à l'apprentissage de l'écriture.

J'aurais du lire plus de Jules Verne, Stendhal, Balzac... Et moins de surréalisme et de trucs abscons Embarassed
 
Aventador
   
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Aventador  /  Iphigénie in a bottle


Hello.

Je vais rejoindre ce que la plupart ont dit ici : Ecris.

Trois lignes, deux pages, quatre mots, peu importe, les haïkus existent bien et ne sont pas très longs. Il y a d'ailleurs sur JE tout un tas d'outils qui peuvent te permettre de t'entraîner. Raven a cité La Roulette Russe, c'en est un parmi (plein) d'autres...

Et puis rien ne t'oblige à faire dans le narratif. Jean-Pierre Melville (cinéaste français, enfant terrible de la Nouvelle Vague qui a inspiré beaucoup de réalisateurs de par le monde [Eh oui, mes références sont davantage cinématographiques que littéraires !]) disait en substance, dans une interview qu'il avait donnée en 1972 pour parler de l'ensemble de son oeuvre, que ce n'est pas l'histoire qui importe mais la façon de la traiter. Ses postulats étaient toujours simples (voire simplistes), mais sa façon à lui de les raconter, les mettre en scène, que ce soit dans sa manière de filmer (importance quasi symbolique de la lumière crépusculaire, de la pluie, et des couleurs froides) ou de diriger ses acteurs, en a fait des longs métrages uniques, originaux qui aujourd'hui encore font référence.

En clair, c'est à toi de sublimer ton propos, qu'il soit narratif ou pas. A toi d'essayer de le rendre intéressant. Toi qui as tendance à intellectualiser la démarche d'écriture, la littérature, tu pourrais d'ailleurs très bien écrire là-dessus, sur ce qui te passionne. Un genre d'essai par exemple.

Je crois avant tout qu'il ne faut pas se dire d'entrée de jeu "je veux écrire pour être publié, pour être célèbre et reconnu", parce que ça induira chez toi un désir de perfection dès le premier jet qui te bloquera, forcément. Et des désillusions aussi.

Pour finir, ne cherche pas à imiter, ni même à te comparer à tes références littéraires. On a tous des influences, des auteurs qui nous ont donné un jour envie d'écrire. Mais ne cherche pas à les égaler, sois toi-même. C'est ce qui fera que tu seras fier de ce que tu écris.

EDIT : La métaphore de Pohore est géniale. C'est tellement ça !


Dernière édition par Aventador le Lun 17 Aoû 2015 - 4:46, édité 1 fois
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Lohengrin
   
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Je n'ai pas tout lu (quasiment uniquement les messages d'Albert), pardon si je fais des redites.

AlbertCamus a écrit:


Durant des années j'ai éprouvé le fait de n'avoir rien à dire pour écrire.

C'est peut-être une piste : écrire sur le fait de n'avoir rien à dire, sur ta vocation, tes angoisses, tes difficultés à trouver ta voie, ton registre. Tu peux commencer comme ça, et voir ce que ça donne (peut-être qu'au fil du texte, celui-ci s'orientera naturellement davantage vers une forme narrative type roman, ou alors se scindera en fragments, sera entrecoupés de poésie... Pourquoi pas un texte hybride ?)

Pour ce qui est de la peur de l'imitation, le meilleur conseil que je puisse te donner, c'est de l'oublier, pour l'instant.

AlbertCamus a écrit:
il faut avoir énormément lu, synthétisé et harmonisé les diverses influences de manière à mettre au jour quelque chose qui manifestera une certaine autonomie esthétique

Oui et non. Parce que la synthèse et l'harmonisation ne peuvent pas se faire en restant dans les limbes de la théorie : il faut entrer dans le corps de l'écriture, (je le vois presque comme quelque chose de physique), écrire et expérimenter, dans la pratique, pour avoir un aperçu concret de la façon dont nos influences ont été digérées et recrachées.

Ton autonomie esthétique, il y a peu de chance qu'elle surgisse de nulle part. N'aie pas peur de l'imitation, au contraire : autorise-la toi, imite éhontément, approprie-toi tout ce que tu aimes, qui te parle, chez tes auteurs préférés. Et quand tu reliras ce que tu auras produit, ce qui apparaitra dans le méli-mélo de toutes ces influences, ça sera ton autonomie esthétique. Ça peut être une tournure de phrase, une particularité dans la structure, le mode de pensée ; mais ça, tu ne pourras t'en rendre compte qu'après coup, quand tu feras le bilan : "Ceci, je l'ai pris de Untel, ça, ça vient de tel texte, ce passage, c'est inspiré de Machin... Et ça ? D'où ça vient ? De personne - de moi."

Ensuite, ça sera progressif. Petit à petit, tu arriveras de mieux en mieux à cerner ce qui t'appartient en propre, et ce qui appartient aux autres, et tu pourras le travailler, te cerner davantage. Mais même une fois que tu auras réussi à mieux "te" voir, ne renie pas tes influences : on est tous un mélange de ce qu'on aime et de ce qui nous a façonnés. Ne vois pas ton autonomie comme l'unique but à atteindre, envisage-la plutôt comme un bonus, une plus-value.


Bon courage Smile
 
AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Il y a une chose dont j'ai pris conscience il y a quelques années et qui me semble fondamantale : c'est qu'une idée, aussi riche et dynamique soit elle, ne suffit pas. Il faut surtout qu'elle tienne suffisamment à cœur, qu'elle s'impose suffisamment à l'esprit. Combien de fois ai-je eu des idées narratives dont je n'avais pas la conviction suffisante !

Je pense qu'il vaut mieux avoir une idée obsédante demeurant dans l'esprit des mois ou des années (quitte à peiner pour la développer littérairement), plutôt qu'avoir une imagination très riche aboutissant à des résultats qui, lorsqu'on les lira 5 ans plus tard, apparaitront comme tout à fait en deça de ce qu'on aurait fait avec des thèmes ou des sujets suscitant une authentique passion intérieure.  

Il me semble aussi, que lorsque je décide de ne plus me préoccupper de tous ces problèmes et de juste profiter des moments de lecture, je me sens mieux, plus libre...

Pour parler un peu de mon parcours :

Quand j'avais 12-13 ans j'ai eu ma période Lovecraft, Edgar Poe, Maupassant. Je croyais à ce moment là que j'allais constamment écrire ou essayer d'écrire du fantastique.

Puis quand j'ai eu 16-17 ans, le fantastique m'a beaucoup moins intéressé et j'ai eu ma période Sartre Camus, Kafka...

Un peu plus tard on fait leur entrée les auteurs que je considère comme ma "base" : Le Clézio, Borges, Saint-John Perse, Quignard

Mais des auteurs découverts très récemment, comme Brussolo par exemple, me poussent plus ou moins à revenir au fantastique....dont je sais qu'il est peu compatible avec d'autres de mes influences...  

Donc c'est très compliqué

Quoi qu'il en soit, j'aurai beaucoup de difficultés à écrire tant que je n'aurai pas cerné mon genre (pour simplifier à l'excès poésie "vs" roman) et mon ou mes registres (et là la diversité est plus grande : fantastique, onirique, poétique, philosophique, aphoristique, narratif...)

C'est très bizarre : je crée instinctivement avec bien plus de facilité dans le registre et le genre plutôt poétiques mais souvent les auteurs auxquels je suis le plus attaché c'est plutôt des prosateurs (non dénués de poésie, certes, mais plutôt des prosateurs, et chez lesquels la narration évenementielle est quand meme largement présente)

Il y a un phénomène révélateur chez moi : toutes les fois où je me suis lancé dans ce que je croyais etre la rédaction d'un roman ou d'une nouvelle, à chaque fois l'image poétique et la métaphore envahissaient tout. Peut etre est ce du au fait que je n'ai pas d'inspiration narrative et thématique. Ou que je n'ai pas vraiment de prédispositions pour le roman/la nouvelle. Du coup mon esprit chercherait à compenser autrement. C'est une hypothèse.
 
Trench
   
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Trench  /  Le bruit et la pudeur


Tu as pensé à te reconvertir dans la compta ?
 
AlbertCamus
   
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C'est vrai que c'est curieux cette obsession que je peux avoir de la cohérence de l'œuvre d'une vie sans avoir commencé à écrire quoi que ce soit. Tout se passe comme si je voulais penser le rapport entre les différentes œuvres composant l'œuvre générale, parce que ce serait nécessaire à l'écriture de l'ensemble.

Plus j'y pense et plus cela me semble évident : il est impossible de se lancer dans la rédaction d'un roman (ou même à la limite d'une nouvelle) sans un plan très précis (et encore, je ne parle même pas des sujets historiques qui peuvent nécessiter des recherches gigantesques)

Personnellement, si une idée me vient et que je l'écris, il y a deux solutions.

-Ou bien il s'agit d'une expression narrative (et donc thématique), et dans ce cas je me sens vraiment dépourvu d'imagination évènementielle pour la suite.

-Ou bien il s'agit d'une expression plutôt poétique, et dans ce cas je ne sais pas très bien si mon texte va ressortir au poème court, au poème en prose, ou encore à la prose poétique.

Voilà en gros le dilemme.
 
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second degré  /  Hé ! Makarénine


AlbertCamus a écrit:
Il y a une chose dont j'ai pris conscience il y a quelques années et qui me semble fondamentale : c'est qu'une idée, aussi riche et dynamique soit elle, ne suffit pas. Il faut surtout qu'elle tienne suffisamment à cœur, qu'elle s'impose suffisamment à l'esprit. Combien de fois ai-je eu des idées narratives dont je n'avais pas la conviction suffisante !

Je pense qu'il vaut mieux avoir une idée obsédante demeurant dans l'esprit des mois ou des années (quitte à peiner pour la développer littérairement), plutôt qu'avoir une imagination très riche aboutissant à des résultats qui, lorsqu'on les lira 5 ans plus tard, apparaitront comme tout à fait en deçà de ce que l'on aurait fait avec des thèmes ou des sujets suscitant une authentique passion intérieure.  

Il me semble aussi, que lorsque je décide de ne plus me préoccuper de tous ces problèmes et de juste profiter des moments de lecture, je me sens mieux, plus libre... 
Il y a des lecteurs célèbres : Bernard Pivot.

AlbertCamus a écrit:
Il y a un phénomène révélateur chez moi : toutes les fois où je me suis lancé dans ce que je croyais être la rédaction d'un roman ou d'une nouvelle, à chaque fois l'image poétique et la métaphore envahissaient tout. Peut être est ce du au fait que je n'ai pas d'inspiration narrative et thématique. Ou que je n'ai pas vraiment de prédispositions pour le roman/la nouvelle. Du coup mon esprit chercherait à compenser autrement. C'est une hypothèse.
Mais alors, tu as déjà écrit quelque chose dans ta vie ou pas ? (que tu en sois satisfait ou non).


Ta démarche générale semble être de créer un ouvrage, un grand œuvre, pensé en amont, où chaque brique ferait partie d'un tout (au risque d'être inachevé), avec une idée directrice passionnante dont tu n'as pas la moindre idée, et dans un genre que tu tiens absolument à définir au préalable, une œuvre ultime, qui définirait à elle seule tout ce qui a déjà été fait en littérature, et tout ce qu'il reste à faire.

Certes des artistes chevronnés se sont attelés à une idée de ce style, mais ils n'ont jamais abouti, tant le sujet est vaste et varié, impossible à appréhender de façon exhaustive, mieux vaut donc démarrer de façon plus modeste, et grimper petit à petit les échelons, prendre de la bouteille, et se servir de ce que l'on a réalisé comme guide suprême de ce à quoi on aspire, car toutes les réflexions du monde ne permettront pas de passer du néant à un tout, en un clin d’œil et du premier jet, l'ambition c'est bien, mais elle doit rester raisonnable.

Ta démarche me parait d'autant plus surprenante, que je suis le roi de l'improvisation (voir lien ci dessous)
 
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Ton gros problème, c'est que tu vois la pratique de l'art comme une stratégie. Un truc à planifier. Et que je ferai ça, et décidérai ça et blablabla

Sors toi cette idée DEBIILE de la tête.

C'est impossible de prévoir ce qui va se passer quand tu vas écrire. Les vocalises n'y sont de rien. Un jour tu trouveras une voix, tu croiras la trouver pour toujours, et le lendemain ça aura disparu.

La preuve: tu fais des réflexions et plans dans ta tête depuis 18 ans et ça t'a mené à RIEN.

Je crois que tu as peur. Du coup tu planifies pour éviter la casse.

Devine? Tu vas SOUFFRIR. Tu vas SUER. Tu vas te DETESTER. Tu vas ADORER. Tu vas

VIVRE.
 
AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


second degré a écrit:


AlbertCamus a écrit:
Il y a un phénomène révélateur chez moi : toutes les fois où je me suis lancé dans ce que je croyais être la rédaction d'un roman ou d'une nouvelle, à chaque fois l'image poétique et la métaphore envahissaient tout. Peut être est ce du au fait que je n'ai pas d'inspiration narrative et thématique. Ou que je n'ai pas vraiment de prédispositions pour le roman/la nouvelle. Du coup mon esprit chercherait à compenser autrement. C'est une hypothèse.
Mais alors, tu as déjà écrit quelque chose dans ta vie ou pas ? (que tu en sois satisfait ou non).

Ta démarche générale semble être de créer un ouvrage, un grand œuvre, pensé en amont, où chaque brique ferait partie d'un tout (au risque d'être inachevé), avec une idée directrice passionnante dont tu n'as pas la moindre idée, et dans un genre que tu tiens absolument à définir au préalable, une œuvre ultime, qui définirait à elle seule tout ce qui a déjà été fait en littérature, et tout ce qu'il reste à faire.

Certes des artistes chevronnés se sont attelés à une idée de ce style, mais ils n'ont jamais abouti, tant le sujet est vaste et varié, impossible à appréhender de façon exhaustive, mieux vaut donc démarrer de façon plus modeste, et grimper petit à petit les échelons, prendre de la bouteille, et se servir de ce que l'on a réalisé comme guide suprême de ce à quoi on aspire, car toutes les réflexions du monde ne permettront pas de passer du néant à un tout, en un clin d’œil et du premier jet, l'ambition c'est bien, mais elle doit rester raisonnable.

Ta démarche me parait d'autant plus surprenante, que je suis le roi de l'improvisation (voir lien ci dessous)

J'ai déjà écrit. Quelques poèmes, quelques débuts de roman ou de nouvelle, mais c'est tout. Et j'en ai été très instaisfait, sauf pour quelques poèmes.

Ce qui me plairait c'est parvenir à trouver le centre du centre de ce qui va me pousser à écrire et va assez bien harmoniser mes différentes influences. Là je suis en train de relire les lettres à un jeune poète de Rilke, car c'est quelque chose qui me permettra de prendre du recul, je crois.

Le problème est aussi que les conseils traitionnels donnés pour écrire sont des conseils pour ceux qui aspirent à etre romancier/nouvelliste. Hors, moi, je ne suis pas sur de vouloir etre romancier/ nouvelliste, vu que je me sens tiraillé entre le roman et la poésie. Je suis plus à la recherche de conseils en matière de création littéraire générale, qu'en matière de rédaction de roman ou de nouvelle. Ce qui est encore plus compliqué et pose d'ailleurs la question de ce qu'est la création en général.

Et donc, s'agissant de mon fameux problème de manque d'ispiration narrative, je me demande si c'est quelque chose auquel il faut s'attaquer au premier chef ; car s'il se trouve que je suis bien plus poète que romancier, est ce que ça aura du sens de vouloir développer une riche imagination narrative ?

Fabre a écrit:
Ton gros problème, c'est que tu vois la pratique de l'art comme une stratégie. Un truc à planifier. Et que je ferai ça, et décidérai ça et blablabla

Sors toi cette idée DEBIILE de la tête.

C'est impossible de prévoir ce qui va se passer quand tu vas écrire. Les vocalises n'y sont de rien. Un jour tu trouveras une voix, tu croiras la trouver pour toujours, et le lendemain ça aura disparu.

La preuve: tu fais des réflexions et plans dans ta tête depuis 18 ans et ça t'a mené à RIEN.

Je crois que tu as peur. Du coup tu planifies pour éviter la casse.

Devine? Tu vas SOUFFRIR. Tu vas SUER. Tu vas te DETESTER. Tu vas ADORER. Tu vas

VIVRE.

De fait, je suis d'une nature psychorigide, et souvent angoissée. Cela n'arrange rien. Mais j'éprouve un malaise du fait de me sentir tiraillé entre différentes influences. Et aussi tiraillé entre deux grands genres.

Mais bon, ça n'empêche pas d'essayer d'écrire il est vrai. J'ai écrit quelques lignes tout à l'heure. Evidemment, les problèmes se sont mis aussitôt à arriver en rafale : écrire un début de roman ou de nouvelle n'a que peu de sens pour quelqu'un qui débute, qui n'a pas d'imagination, et aucun plan de l'histoire en tête...

 
Aventador
   
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Je te l'ai dit, rien ne t'oblige à faire dans le narratif, rien ne t'oblige à aller dans une direction qui ne te convient pas.

Un recueil de poèmes peut avoir une unité, des fragments d'essais, de pensées peuvent être réunis et avoir une unité. Rien n'est figé. T'es pas obligé de rentrer dans une case si aucune ne te convient.
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AlbertCamus
   
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Aventador a écrit:
Je te l'ai dit, rien ne t'oblige à faire dans le narratif, rien ne t'oblige à aller dans une direction qui ne te convient pas.

Un recueil de poèmes peut avoir une unité, des fragments d'essais, de pensées peuvent être réunis et avoir une unité. Rien n'est figé. T'es pas obligé de rentrer dans une case si aucune ne te convient.

Le problème est qu'il est très difficile de savoir si une direction me convient ou pas...

Abolir toutes les frontière est il la solution? Pour quelqu'un qui aurait une assez bonne maitrise de tous les genres, sans doute.

Or, ce n'est pas mon cas.

Je crois que je me prépare un avenir de création littéraire très douloureux... pale

Très franchement c'est limite si je ne me demande pas parfois si les plus grands auteurs ne sont pas des extra-terrestres...
 
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Pour savoir si une direction te convient ou pas, il faut l'emprunter. Ton problème me semble être une équation avec de multiples inconnues, voir uniquement des inconnues. C'est insoluble.
Pourquoi n'essayes tu pas de remplacer certaines inconnues par des données concrètes et de tenter un genre d'exercices d'écriture avec ça ? Tu devrais mieux cerner ton "genre" à mesure que tu verras si tel exercice te convient mieux qu'un autre.
On ne gravit pas l'Everest sans un minimum d'entraînement et d'expérience. Donne toi des objectifs atteignables et cohérents qui pourront te mener vers tes ambitions.

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Pour savoir si une direction te convient ou pas, il faut l'emprunter. Ton problème me semble être une équation avec de multiples inconnues, voir uniquement des inconnues. C'est insoluble.
Pourquoi n'essayes tu pas de remplacer certaines inconnues par des données concrètes et de tenter un genre d'exercices d'écriture avec ça ? Tu devrais mieux cerner ton "genre" à mesure que tu verras si tel exercice te convient mieux qu'un autre.
On ne gravit pas l'Everest sans un minimum d'entraînement et d'expérience. Donne toi des objectifs atteignables et cohérents qui pourront te mener vers tes ambitions.

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