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 [Inspiration] Comment écrire et devenir écrivain (célèbre si possible): 18 ans d'introspection !...

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AlbertCamus
   
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   Pensée du jour  :  Plutôt 1000 fois mourir en Martyr du manque d'inspiration et de l'incapacité à écrire en général (avec tous les doutes, les hésitations, et les prises de têtes...) que d'aller se décérébrer dans les bars ou dans les boites !
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Sème-Lys a écrit:
Je pense -- désolé de ne pas prendre de pincettes -- que tu devrais "descendre de ton petit nuage", pour commencer ;p. Tu intellectualises tellement que ça te bloque. Tu en attends trop de toi-même. Rien que dans ce petit extrait, on sent que tu cherches à la fois la référence culturelle pointue et le "son" poétique. Peut-être que je me trompe totalement, mais j'ai l'impression que ça manque de spontanéité. Et quand un texte manque de spontanéité, il a tendance à sonner "faux". A manquer de substance.

Tu devrais suivre les conseils donnés plus haut. Si tu t'interroges toutes les deux phrases, tu n'avanceras pas. Ecris. Produis des choses médiocres. Ne cherche pas le sublime dès le premier brouillon. Il y a de la beauté dans l'imparfait, aussi !

(Et à mon sens, le petit symbole copyright après l'extrait est un peu inutile, en plus de te faire passer pour une personne prétentieuse. Wink)

Ce qui est sur c'est que le texte que j'ai donné est représentatif de ce que je fais en général. Et c'est un texte, autant que je me rappelle, qui n'a été que peu corrigé. J'écris naturellement comme ça, en fait.
 
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Quand je te lis, Albert, j'ai l'impression d'être une psychanalyste qui t'écoute derrière le divan où tu es allongé.

L'écriture, de mon point de vue, c'est un élan, un saut dans le vide, et ça appelle, en première intention, beaucoup de lâcher-prise.

Tu sembles nourrir de façon très intellectuelle et sous des abords assez élitistes une procrastination bien ancrée.

Tu veux faire une oeuvre ? Arrête de penser à ce que tu es ou ce que tu n'es pas, arrête de vouloir à tout prix mettre tes pas dans ceux de grands auteurs soigneusement sélectionnés.

Mets-toi devant ta page blanche et écris.

Pohore serait là, il dirait : "coup de pied aux fesses". C'est la même idée exprimée plus trivialement.
 
AlbertCamus
   
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   Pensée du jour  :  Plutôt 1000 fois mourir en Martyr du manque d'inspiration et de l'incapacité à écrire en général (avec tous les doutes, les hésitations, et les prises de têtes...) que d'aller se décérébrer dans les bars ou dans les boites !
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Coline a écrit:
Quand je te lis, Albert, j'ai l'impression d'être une psychanalyste qui t'écoute derrière le divan où tu es allongé.

L'écriture, de mon point de vue, c'est un élan, un saut dans le vide, et ça appelle, en première intention, beaucoup de lâcher-prise.

Tu sembles nourrir de façon très intellectuelle et sous des abords assez élitistes une procrastination bien ancrée.
.

Je suis tout à fait conscient du syndrome bizarre dont je suis victime. Ma tendance à tout intellectualiser, à ne pas lâcher prise, etc...

Mais je ressens viscéralement l'impression que je ne pourrai pas vraiment passer à l'action tant que je n'aurai pas réglé certains problèmes, relatifs aux genres, aux registres, et à la voie littéraire.

Si je ne trouve pas ma voie, je n'écrirai qu'avec de très grandes difficultés. Je pense aussi que je n'ai pas assez lu !
 
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Je brûle d'envie d'ajouter que pour devenir un grand écrivain, à la hauteur des Borges, Gary, Camus, Hugo, Flaubert... il faut surtout vivre. Se pommader dans l'ombre de son bureau de références empruntées à la littérature des autres mène tout droit à la médiocrité pédante. Pour résumer, il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose d'important ; l'écriture coule alors de source, il ne reste qu'à la travailler, et c'est encore beaucoup. À mon avis.
 
Imaya
   
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   Pensée du jour  :  Vous voyez des choses et vous dites: pourquoi? Moi je rêve de choses qui n'ont jamais existé et je dis: pourquoi pas? George Bernard Shaw
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Imaya  /  Tycho l'homoncule


Citation :
Mais je ressens viscéralement l'impression que je ne pourrai pas vraiment passer à l'action tant que je n'aurai pas réglé certains problèmes, relatifs aux genres, aux registres, et à la voie littéraire.

Je pense que tu te trompes. L'écriture, c'est un besoin, une nécessité, une envie,... J'ai le sentiment que tu te rêves écrivain plus que tu n'éprouves le besoin d'écrire. Tes questionnements ont cela de pratique qu'ils t'empêchent d'écrire vraiment et donc de te confronter aux auteurs que tu cites.

Citation :
Je pense aussi que je n'ai pas assez lu !
Pas sûre que le problème soit là...

Ose et écris.



http://alyssaberthiecroch.wix.com/laure-roger-retif
 
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Héliotrope a écrit:
Je brûle d'envie d'ajouter que pour devenir un grand écrivain, à la hauteur des Borges, Gary, Camus, Hugo, Flaubert... il faut surtout vivre. Se pommader dans l'ombre de son bureau de références empruntées à la littérature des autres mène tout droit à la médiocrité pédante. Pour résumer, il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose d'important ; l'écriture coule alors de source, il ne reste qu'à la travailler, et c'est encore beaucoup. À mon avis.

J'ai tendance à penser comme toi Héliotrope, mais sur ce sujet il me semble qu'il y a deux écoles. Ceux qui pensent qu'il faut vivre, puis les autres qui restent dans leur chambre et fantasment. Les deux peuvent aboutir à des résultats probants.

Hs: Albert, tu aimes quoi de Quignard? Parce que j'ai simplement lu Tous les matins du monde, et ... Ce n'était vraiment pas ça pour moi. En tout cas, en comparaison des autres auteurs que tu mentionnes, je le trouve bien léger. (Pas comme Alexis Leger Wink )
 
AlbertCamus
   
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AlbertCamus  /  Tycho l'homoncule


Héliotrope a écrit:
Je brûle d'envie d'ajouter que pour devenir un grand écrivain, à la hauteur des Borges, Gary, Camus, Hugo, Flaubert... il faut surtout vivre. Se pommader dans l'ombre de son bureau de références empruntées à la littérature des autres mène tout droit à la médiocrité pédante. Pour résumer, il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose d'important ; l'écriture coule alors de source, il ne reste qu'à la travailler, et c'est encore beaucoup. À mon avis.
Et le drame est justement que j'ai souvent bien peu à dire ! Surtout dans une perspective de narration normale telle qu'elle existe dans le roman ou la nouvelle.

Et c'est peut être le symptôme du fait que le roman et la nouvelle sont des domaines d'expression qui ne me conviennent pas. Contrairement à la poésie, au sens étroit du terme.

Kiru a écrit:


Hs: Albert, tu aimes quoi de Quignard? Parce que j'ai simplement lu Tous les matins du monde, et ... Ce n'était vraiment pas ça pour moi. En tout cas, en comparaison des autres auteurs que tu mentionnes, je le trouve bien léger. (Pas comme Alexis Leger Wink )

J'ai aimé tout ce que j'ai lu, sauf le salon du Wurtemberg, qui ne m'a pas captivé. Tous les matins du monde est un texte passionnant, tout comme Terrasse à Rome (ils forment une sorte de diptyque). Mais le plus représentatif de Quignard ce sont ses textes inclassables à mi chemin entre la fiction, l'autobiographie, l'aphorisme : les ombres errantes, Petits traités, etc...
 
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AlbertCamus a écrit:
Héliotrope a écrit:
Je brûle d'envie d'ajouter que pour devenir un grand écrivain, à la hauteur des Borges, Gary, Camus, Hugo, Flaubert... il faut surtout vivre. Se pommader dans l'ombre de son bureau de références empruntées à la littérature des autres mène tout droit à la médiocrité pédante. Pour résumer, il faut avoir quelque chose à dire, quelque chose d'important ; l'écriture coule alors de source, il ne reste qu'à la travailler, et c'est encore beaucoup. À mon avis.
Et le drame est justement que j'ai souvent bien peu à dire ! Surtout dans une perspective de narration normale telle qu'elle existe dans le roman ou la nouvelle.

Alors c'est que tu n'as pas assez vécu. Je rejoins tout à fait Hélio. Et si tu sortais de tes livres et que tu allais te cogner à la rigueur de la vie ? Wink

Sinon, en effet, peut-être que la poésie te convient mieux. Mais là encore, gloser dessus ne sert à rien.

Citation :
Mais je ressens viscéralement l'impression que je ne pourrai pas vraiment passer à l'action tant que je n'aurai pas réglé certains problèmes, relatifs aux genres, aux registres, et à la voie littéraire.

Alors il y a fort à parier que tu n'écriras jamais.
Tu te trouveras en écrivant. On ne sait pas vraiment quel auteur on est avant d'avoir écrit.
 
Nedjma
   
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Pardon mais... si tu n'as rien à dire, pourquoi diable veux-tu écrire??
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Mikaroman
   
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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Cela dit, le débat a le mérite de nous faire réfléchir sur nos démarches d'écritures et envisager que d'autres types de voies soient possibles.

D'un point de vu pragmatique, la démarche très introspectives que tu sembles emprunter n'a pas l'air de te mener dans le voie que tu désires. Mais le désires-tu vraiment ? N'est il pas plus agréable de parler de littérature que d'en faire ? S'imaginer écrire plutôt qu'écrire ? Trouves-tu plus de plaisir dans le fait de discuter de l'envie d'écrire ou dans le fait d'écrire ?

Je peux comprendre une démarche d'écriture formelle, ou finalement le fond serait peu important. (J'ai apprécié des films, qui étaient de purs moment de n'importe quoi scénaristique mais qui restent des chefs d'œuvre à mon sens). Dans ce sens, effectivement, il importe peu d'avoir un contenu. Je peux m'extasier devant un coffre ouvragé même s'il ne contient rien.

De ce point de vue, écrire sans avoir rien à dire... bah si c'est fait avec brio...ça peut être brillant. Ca ne plaira pas à tout le monde, certains resteront hermétique, mais je ne te crois pas naïf au point de chercher à produire une œuvre universelle.

Qu'est ce qui te plait dans l'écriture ? À quel moment trouves-tu ça intéressant et plaisant ?
http://romainmikam.free.fr/
 
AlbertCamus
   
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Nedjma a écrit:
Pardon mais... si tu n'as rien à dire, pourquoi diable veux-tu écrire??  

C'est avant tout du point de vue strictement narratif (roman, nouvelle) que je trouve peu de choses à dire. Pour ce qui est de l'expression poétique c'est différent. Mais je ne voudrais pas pour autant en conclure un peu vite que ma vocation serait la poésie à l'exclusion de toute autre forme littéraire.  
Il me semble qu'il est essentiel que je parvienne à synthétiser ou harmoniser mes différentes influences (genres, registres, et styles) de manière à trouver ma propre réalité littéraire. C'est quelque chose que j'ai parfois l'impression de saisir. Et puis ça se dérobe. C'est extrêmement difficile à expliquer...  scratch  confused

Camus dans cet extrait de l'Été exprime bien l'idée que je veux faire passer :

"Chaque artiste, sans doute, est à la recherche de sa vérité. S'il est grand, chaque œuvre l'en rapproche ou, du moins, gravite encore plus près de ce centre, soleil enfoui, où tout doit venir brûler un jour. S'il est médiocre, chaque œuvre l'en éloigne et le centre est alors partout, la lumière se défait. "

Je crois qu'il faut concevoir l'œuvre générale d'un écrivain comme une unité organique, dotée d'une forte cohérence, d'un centre où tout prend sens et qui fédère les différentes œuvres. Et non pas comme un ensemble mécanique dont chaque partie tendrait à aller dans des directions différentes. Cette deuxième option est le défaut de certains auteurs qui ont touché à un peu tout superficiellement et qui n'ont pas vraiment eu le "feu sacré". A mes yeux, l'exemple typique c'est quelqu'un comme Cocteau, qui a fait beaucoup de choses mais qui n'a jamais vraiment cherché à approfondir. Ce fut aussi le cas de certains surréalistes, à mon sens.

Ce que je voudrais c'est "trouver ma voie" aussi bien du point de vue des registres que des genres (après le style c'est quelque chose de beaucoup trop personnel pour qu'on puisse se dire qu'on va adopter tel ou tel ). Et j'ai bien peur que cette découverte de ma propre voie soit tout à fait inséparable de l'écriture.

Donc je ne vais pas avoir 36 solutions pale  

Mikaroman a écrit:
Cela dit, le débat a le mérite de nous faire réfléchir sur nos démarches d'écritures et envisager que d'autres types de voies soient possibles.

D'un point de vu pragmatique, la démarche très introspectives que tu sembles emprunter n'a pas l'air de te mener dans le voie que tu désires. Mais le désires-tu vraiment ? N'est il pas plus agréable de parler de littérature que d'en faire ? S'imaginer écrire plutôt qu'écrire ? Trouves-tu plus de plaisir dans le fait de discuter de l'envie d'écrire ou dans le fait d'écrire ?

Je peux comprendre une démarche d'écriture formelle, ou finalement le fond serait peu important. (J'ai apprécié des films, qui étaient de purs moment de n'importe quoi scénaristique mais qui restent des chefs d'œuvre à mon sens). Dans ce sens, effectivement, il importe peu d'avoir un contenu. Je peux m'extasier devant un coffre ouvragé même s'il ne contient rien.  

De ce point de vue, écrire sans avoir rien à dire... bah si c'est fait avec brio...ça peut être brillant. Ca ne plaira pas à tout le monde, certains resteront hermétique, mais je ne te crois pas naïf au point de chercher à produire une œuvre universelle.

Ce que je veux c'est avant tout connaitre le bonheur de la puissance créatrice et de l'inspiration, la joie de mettre en forme la langue dans des textes. Cela parait très simple quand on lit, mais un fois devant une feuille...  affraid  Et encore une fois, en ce qui me concerne, je parle avant tout pour la dimension strictement narrative.  

A une époque je voulais produire une œuvre universelle, mais j'ai du revoir mes ambitions fortement à la baisse...
 
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AlbertCamus a écrit:

Camus dans cet extrait de l'Été exprime bien l'idée que je veux faire passer :

"Chaque artiste, sans doute, est à la recherche de sa vérité. S'il est grand, chaque œuvre l'en rapproche ou, du moins, gravite encore plus près de ce centre, soleil enfoui, où tout doit venir brûler un jour. S'il est médiocre, chaque œuvre l'en éloigne et le centre est alors partout, la lumière se défait. "

Ce qui semble t'échapper, dans cette citation, c'est la mention "chaque oeuvre"...
Cela rejoint ce que je disais plus tôt : un écrivain se définit en écrivant.
Donc : écris.

Citation :
Je crois qu'il faut concevoir l'œuvre générale d'un écrivain comme une unité organique, dotée d'une forte cohérence, d'un centre où tout prend sens et qui fédère les différentes œuvres.

On en revient toujours là : pour concevoir l'oeuvre d'un écrivain, encore faut-il qu'il ait une oeuvre.
Donc : écris.  

Tu tournes en rond dans ton argumentation. Ne cherches-tu pas simplement à justifier par de nobles motifs ta procrastination ?

Citation :
Ce que je veux c'est avant tout connaitre le bonheur de la puissance créatrice et de l'inspiration, la joie de mettre en forme la langue dans des textes.

Tout ça c'est du blabla. Trouver du plaisir à écrire ne signifie pas que ce ne soit pas un effort. Le bonheur vient de ce que cet effort aboutisse à quelque chose de potable. N'attends pas la puissance créatrice. Provoque-la. Donc : écris.
 
AlbertCamus
   
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Coline a écrit:
AlbertCamus a écrit:

Camus dans cet extrait de l'Été exprime bien l'idée que je veux faire passer :

"Chaque artiste, sans doute, est à la recherche de sa vérité. S'il est grand, chaque œuvre l'en rapproche ou, du moins, gravite encore plus près de ce centre, soleil enfoui, où tout doit venir brûler un jour. S'il est médiocre, chaque œuvre l'en éloigne et le centre est alors partout, la lumière se défait. "

Ce qui semble t'échapper, dans cette citation, c'est la mention "chaque oeuvre"...
Cela rejoint ce que je disais plus tôt : un écrivain se définit en écrivant.
Donc : écris.

Citation :
Je crois qu'il faut concevoir l'œuvre générale d'un écrivain comme une unité organique, dotée d'une forte cohérence, d'un centre où tout prend sens et qui fédère les différentes œuvres.

On en revient toujours là : pour concevoir l'oeuvre d'un écrivain, encore faut-il qu'il ait une oeuvre.
Donc : écris.  

Tu tournes en rond dans ton argumentation. Ne cherches-tu pas simplement à justifier par de nobles motifs ta procrastination ?

Le fait de produire des choses mauvaises qui ne seraient pas dans la perspective de ce que je suis censé faire de meilleur, me découragerait profondément. Peut être vaut-il mieux penser son Œuvre au maximum et dans les moindres détails avant d'écrire une ligne.

Cela parait assez fou mais je me demande si ce n'est pas la solution. Pour certaines personnes.

Il est possible que l'on ait plus de chance de devenir un grand écrivain en pensant en terme d'Œuvre qu'en termes d'œuvres...


Dernière édition par AlbertCamus le Dim 16 Aoû 2015 - 13:33, édité 1 fois
 
Raven
   
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Et d'après Merleau-Ponty, la pensée n'existe pas préalablement au langage, puisque le langage est la pensée en train de se chercher, de se définir, de s'accomplir dans le monde, etc., etc.
Peut être vaut-il mieux penser son Œuvre au maximum et dans les moindres détails avant d'écrire une ligne.
Et si penser dans les moindres détails et écrire ton œuvre étaient juste une seule et même action ?

Autant que t'écrives, tu sais, c'est tout aussi éprouvant que penser mais c'est plus productif.
 
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Si tu as peur d'écrire des choses mauvaises, tu n'écriras jamais. Personne n'est capable de produire instantanément un chef d'oeuvre. Crois-tu que les grands auteurs n'aient pas raturé plusieurs fois ce qu'ils écrivaient, recommencé, réécris, corrigé, et réécris encore ?

Tu peux penser. Mais penser une oeuvre n'a absolument rien à voir avec écrire une oeuvre.
 
   
    
                         
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