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 Corrections avant edition

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Invité  /  Invité


Ton témoignage est très intéressant Paty ! Je me questionne justement beaucoup à chaque fois que je tiens à laisser un passage que l'éditeur proposait de supprimer, pour ne pas le regretter après. J'ai beaucoup avancé ces derniers jours, avec l'aide extérieure de ma mère ça a été plus simple de m'y atteler et de faire taire les questionnements. Je vais bientôt faire un retour à mon éditeur sur ce que j'ai supprimé/laissé/changé, en espérant que celui nous convienne à tous les deux. Wink
 
Noctis
   
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Noctis  /  Pour qui sonne Lestat


paty a écrit:
Le professionnel reperera les mêmes problèmes qui coincent.


Je n'en suis pas persuadé. Pour avoir eu l'avis d'une autre éditrice il est déjà différent du leur sur le premier chapitre.

paty a écrit:
Peut-être devrais tu t'auto-editer?


Non je n'aime pas le principe. Il vaut mieux avoir un avis professionnel puis un soutien professionnel. Mais aller jusqu'à dénaturer une saga entière et se retrouver avec un livre dans les mains qu'on ne sent pas être le nôtre, c'est trop risqué.
Le résultat doit satisfaire les deux parties, après des concessions mutuelles.
 
24bits
   
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24bits  /  Autostoppeur galactique


Personnellement je ne considère pas qu'un éditeur soit, dans l'absolu, beaucoup plus en mesure de juger la qualité d'un texte que tout lecteur exigeant. Donc je n'hésite pas à négocier avec mon éditrice. Et quand j'insiste, ce qui est somme toute assez rare car ses commentaires sont très justes, et bien elle me laisse le dernier mot : "c'est toi l'auteur", me dit-elle. Tant mieux.

Sinon, avec mon éditrice, on procède de façon assez "spéciale" au vu des autres commentaires.
Mon éditrice reprend intégralement le texte en y apportant elle-même les changements de style les plus menus (tout plein de petites choses, répétitions, mots approximatifs, manque de fluidité, etc...)  et surligne les passages superflus ou peu clairs.

Elle me file les chapitres petit à petit et je les relis. Puis on se retrouve dans notre café autour de l'ordi.

Si certains changements me sautent aux yeux je lui en parle (mais franchement elle est douée, la plupart du temps même si je vois la différence je trouve ça meilleur). Et puis je renégocie avec elles les passages à supprimer ou réécrire. Toujours dans la discussion.

Au final, j'ai très peu de travail à fournir, sinon relire une énième fois ce texte... Ce qui me va bien ^^'

Donc je t'invite à demander des rdv ou au moins d'appeler ton éditeur pour négocier Wink
 
e-bou
   
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e-bou  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Pas facile, cette question. Un livre n'existe pas sans l'auteur, mais il n'existe pas pour l'auteur, juste pour le lecteur.

Pour ma part, je suis toujours content de recevoir les corrections de mon éditrice. Cela fait évoluer, pousse à réfléchir. J'écris désormais de manière plus dense, et j'ai ouvert les possibilités que m'offre la langue française.

Maintenant (et puisque je suis jusqu'au cou dans la correction d'un bon gros roman), il faut savoir écouter, mais aussi parfois tenir.

Un simple exemple : Dans le roman en cours, j'ai besoin que quelque chose sourde de la roche. On me propose jaillir, sous prétexte que "elle sourdit" n'est pas dans tous les dictionnaires. Eh bien non... C'est mon caprice. Si on jaillit, c'est violent, si on sort, c'est neutre, si on émerge, c'est de l'eau, pas d'une falaise, il me faut mon verbe sourdre... Sourdre, c'est lent, délicat, imperceptible. Et cela sonne sombre, mystérieux.

"Elle sourdit de la roche" figurera donc dans mon prochain roman, comme m'y autorise le Larousse, et contrairement à ce que préconisent un certain nombre d'autres dictionnaires.

Il faut savoir tenir, parfois, sur des détails qui, empilés, contribuent à nous définir, et il faut savoir lâcher : ce qui n'a pas d'importance, ce qui relève des erreurs, ce qui relève de l'implication personnelle de l'éditeur dans le texte et qui ne change finalement pas grand-chose.

Seule importe l'histoire et sa relation avec le lecteur. Nous, bah...

Le plus difficile, c'est de ne pas se décourager. Si l'éditeur a bien fait son boulot, on peut trouver une moyenne d'une dizaine de propositions de correction par page, ce qui fait, pour un roman de 400 pages... Vous avez compris. :mrgreen:
 
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Invité  /  Invité


24 bits : Ah j'aurais bien aimé que nous fassions comme cela. Nous nous sommes vus une fois au début pour qu'il me montre/me parle des corrections à faire mais c'etait en juin et nous n'avions pas eu le temps de voir tous les détails et le plus gros reste à faire de ma part (cela dit c'est assez logique que ça soit à moi de bosser la dessus)
J'avoue que je l'aurais bien revu pour discuter des qq passages qui me posent un peu problème, je lui ai envoyé un mail la semaine dernière lui demandant s'il voulait que je lui envoie les passages problématiques ou le roman en entier quand j'aurais tout fini et il m'a dit d'envoyer l'integralité quand je penserais avoir fini. Cela dit on est en aout et il me semble qu'il est en vacances. Je suppose qu'il y aura un autre rendez vous au moins téléphonique s'il y a besoin de discuter de certains passages en particulier. Wink

E-Bou : j'aime bien ton exemple ! Ca me fait penser à un passage de mon roman ou il y avait une phrase genre "...La frange sombre de ses cheveux qui lui mangeait le visage..." et où mon éditeur avait mis dans la marge Une frange ne "mange" pas :mrgreen:
Bon après je procède un peu comme tu dis : il y a les changements/évictions qui ne me posent pas de problèmes et d'autres ou clairement je me dis "ben non, ce passage j'y tiens" ou, "Okay ça c'est un peu bizarre mais sa proposition de remplacement sonne moins bien" Au final je devrais arriver à faire quelque chose, je l'espère...
 

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