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 Combien de refus avant de retravailler son texte?

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P.M. Lorenz
   
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P.M. Lorenz  /  Tapage au bout de la nuit


Bonjour à tous,

La question est dans le titre.

Pour mon premier roman (non publié) j'ai essuyé une vingtaine de refus avant d'arrêter les frais (financier et psychologique). Je le retravaillerai plus tard. Avec le recul, je me dis que j'aurais dû le faire bien avant. Si 10 professionnels de l'édition ne trouvent pas un texte publiable, c'est qu'il ne l'est pas, non?

Bien sur, ils peuvent passer à côté de bons textes, les éditeurs n'ont pas l’œil absolu. Bien sur aussi, il y a le contre exemple Harry Potter et quelques autres, mais ces succès là restent minoritaires.

Alors amis écrivains, ou romancier (et oui on est écrivain à plus de 3 livres, avant on est romancier  scratch ), combien de refus avant de retravailler un texte?
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Kylie Ravera
   
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Je ne pense pas qu'il existe une équation du type: si nombre_de_refus > X alors texte_à_retravailler...

Il y a plein de raisons pour lesquelles un texte peut être refusé.
Parce qu'il est mal écrit, que l'intrigue ne tient pas debout, qu'il n'a aucune originalité, certes. Mais aussi parce qu'il n'entre pas dans les cases ou que la taille du lectorat visé est insuffisante d'un point de vue économique. Dans ce cas, ça ne servira pas à accroître sa "publicabilité" de le remanier.

Et puis si une maison est potentiellement intéressée par un manuscrit mais qu'il est nécessaire, à son sens, de le retravailler, elle ne se privera pas de le faire savoir à l'auteur en lui renvoyant autre chose qu'un refus standard (à condition que le manuscrit ait été lu bien sûr tongue )

Mon héros, c'est Jasper Fforde qui a eu à son compteur 76 refus avant de trouver un éditeur pour les aventures de Thursday Next (série devenue culte et dont je suis une fan absolue).

Il y a aussi ce bouquin dont je fais une critique ici: http://kylieravera.fr/2013/07/25/quel-est-le-titre-de-ce-livre/ et qui n'existe pas car il n'a pas trouvé d'éditeur, alors que c'est l'un des trucs les plus brillants que j'aie jamais lu.

Ces exemples ne signifient pas qu'il ne faut jamais se remettre en question, évidemment. Et des refus répétés de la part des éditeurs sont un signe important à prendre en compte.

Si le procédé ne te fait pas frémir, tu peux essayer l'autoédition pour avoir des retours directs sur ton univers / style / écriture. Tu sauras assez vite quelles sont tes chances de toucher des vrais lecteurs, que ce soit par l'intermédiaire d'un éditeur ou en direct - les échecs en autoédition sont francs et massifs, c'est un milieu qui ne fait pas de cadeau.

Et le plus important: si tu sens que ton livre a besoin d'être retravaillé, c'est sans doute qu'il doit l'être...
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Mikaroman
   
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Mikaroman  /  Jeune et fringant retraité


Et sur les vingts refus, tu as bien dû avoir quelques refus personnalisés pour t'aiguiller vers la démarche à suivre.

Que t'ont-ils dit ?
Tu as fait faire une bétalecture de ton texte ?
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Tout dépend aussi si tes 20 refus émanent des plus grandes maisons, y'a de bonnes chances que ton texte n'ait pas été étudié en intégralité. Pour mon premier roman, j'ai eu des retours intéressants de maisons plus modestes, qui m'ont permis de voir mon texte sous un angle nouveau.
 
P.M. Lorenz
   
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P.M. Lorenz  /  Tapage au bout de la nuit


Kylie: Justement, il n'y a pas d'équation, ça aurait été trop simple, mais, qu'importe la raison, un texte qui n'est pas pris par un éditeur est un texte qui n'est pas "conforme" au marché du livre. Tu as trouvé les bons mots, quand se remettre en question? Jusqu'où croire en son texte tel quel? confused
Pour Fforde, sais-tu si entre-temps, il avait modifié son texte ou pas?

Kiru et Mika: Sur la vingtaine de retour, 4 ou 5 personnalisés, argumentés. Je n'avais pas envoyé aux plus grosses maisons ( Le Dilettante étant le plus gros destinataire). Mais un non type et un non argumenté reste un non. En finalité, le texte n'est pas pris. C'est pour cela que j'ai arrêté d'envoyer. Je compte le reprendre bientôt. :write:
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L'Elfe
   
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P.M. Lorenz > et tu n'as pas répondu à Mika : tu l'avais fait bêtalire ou pas ? Parce que mine de rien c'est hyper important avant de lancer son texte dans le grand bain.
Perso mon roman a beaucoup évolué. J'aurai aimé le lancer tout de suite mais il est clair qu'il n'était pas prêt ...
 
Kylie Ravera
   
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Kylie Ravera  /  Hé ! Makarénine


Je n'ai malheureusement pas de ligne directe avec Fforde Wink je ne sais donc pas ce qu'il a fait subir à son texte, mais d'après ce que j'ai lu, les éditeurs qui l'ont refusé lui reprochaient une histoire trop complexe, une intrigue difficile à suivre, trop de jeux de mots littéraires, trop de métalittérature, un genre pas facile à définir (mélange de fantastique et de thriller) et une héroïne... pas assez féminine!
Rien de tout cela n'a changé dans la version finale, donc s'il a retravaillé son manuscrit, ça a dû être à la marge.

Je ne suis pas non plus d'accord avec "un texte qui n'est pas pris par un éditeur est un texte qui n'est pas "conforme" au marché du livre", le marché du livre n'a pas de définition stricte, il est mouvant par essence, façonné par les modes et les tendances. Un livre refusé par un éditeur est un livre refusé par cet éditeur, pour des raisons qui lui sont propres, qui dépendent du marché qu'il vise lui et de son analyse propre.

Si tu as reçu des retours personnalisés, tu dois avoir une idée de ce que les éditeurs n'ont pas aimé, et si ça vaut le coup de retravailler ou s'il vaut mieux passer à un autre projet.

D'accord avec l'Elfe, sinon, avoir des commentaires de bêta-lecteurs impartiaux, c'est important pour te situer.
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Et tu dis que tu as eu des retours argumentés, quelles étaient les raisons invoquées par les maisons d'édition ? Car si sur le principe, tu as raison, un non reste un non, le fait est que la réponse argumentée peut t'orienter, te donner des pistes pour retravailler ton texte.
 
Evorli
   
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Evorli  /  Tapage au bout de la nuit


Si tu ne reçoit que des lettres-type, à partir de 20 tu peux considérer que ton texte a un problème de "publiabilité" (il peut parfaitement être d'une réelle qualité, mais vraiment trop singulier pour être en adéquation avec la fameuse "ligne éditoriale" si souvent invoquée dans ces foutues lettres-type, ou bien plus probablement souffrir d'un problème majeur de : style /maitrise de l'intrigue / originalité / rythme / caractérisation des personnages / etc...)
Ce n'est pas ton cas, tant mieux, mais il faut reconnaitre qu'avec les retours personnalisés tu n'est pas forcément beaucoup plus avancé, c'est parfois bien difficile de trouver un plus grand commun dénominateur entre les réserves des uns et des autres.
Je n'ai que 2 projets à mon actif, assez spécifiques dans leur genre, tous deux refusés en première itération et ré-écrits après compilation de plusieurs réponses personnalisées : l'un n'a pas trouvé preneur, l'autre oui... un peu léger pour faire une statistique :-)
 
P.M. Lorenz
   
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P.M. Lorenz  /  Tapage au bout de la nuit


Je crois qu'il y a une petite incompréhension de ma question. Embarassed

Je souhaitais savoir pour vous, à partir de combien de refus, ou de vague d'envois, ou de mois d'attente, vous remettriez l'ouvrage sur le métier?

Ca a dévié sur mon cas personnel, mais je n'avais fait qu'exprimer mon propre sentiment. 20 refus de moyennes et petites éditions, ça m'a suffit à me dire que mon texte devrait réécrit. :Electricité:


(pour répondre à tous, et parce que j'aime bien parler de moi Twisted Evil , j'ai eu une bêta-lecture, et les raisons avancées pour les refus étaient que le sujet purement Football n'était pas assez vendeur et qu'il manquait quelques explications dans l'intrigue. Je compte reprendre ce texte prochainement, ou pas prochainement, mais je le reprendrais).
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Pour répondre à la question du titre, concrètement il vaut mieux retravailler son texte au max AVANT de l'envoyer. En traquant soi meme au max les répétitions, les fautes, en faisant lire a des beta-lecteurs en effet etc... Après c'est sûr que parfois cela ne suffit pas. Pour ma part mon dernier écrit je l'avais lu et relu, et fait lire. Mais ce n'est qu'après un " mi-oui mi-non" d'un editeur et ses conseils avisés ( me soulignant notemmment des répétitions et me disant de couper un peu dans le texte) que ce qui n'allait pas m'a sauté aux yeux et que je l'ai corrigé comme il faut (encore une dizaine de lectures corrections je crois) ce qui a été profitable puisqu'il a ensuite été accepté. Depuis j'ai l'impression que j'arrive a avoir un oeil plus critique et à voir mieux qu'avant ce qui ne va pas dans un texte, que ca soit les miens pu ceux des autres. Je trouve d'ailleurs que lire/critiquer les écrits des autres et etre beta-lecteur d'un texte aide beaucouip a affiner cet oeil critique ;-)
 
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P.M. Lorenz a écrit:


Je souhaitais savoir pour vous, à partir de combien de refus, ou de vague d'envois, ou de mois d'attente, vous remettriez l'ouvrage sur le métier?

J'aurais tendance à dire : après avoir envoyé ton roman à toutes les maisons d'éditions que tu as ciblées et si tu n'as que des refus. Ou, mieux, des refus argumentés qui te mettent sur la piste. Pour ma part avant quand je n'avais que des refus je laissais tomber définitivement ( j'etais sans doute pas assez perséverante et trop défaitiste) et écrivais un autre roman. Ce n'est que récemment que je me suis dit que je pouvais re donner sa chance a un ancien roman, en le corrigeant maintenant, avec dix années de plus. Je pense d'ailleurs qu'après que des refus il est peut etre bon de laisser son roman un moment (voire d'en commencer un autre) avant de reprendre l'ancien avec un peu plus de recul/maturité.
 
Kylie Ravera
   
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Cas perso: 42 refus d'éditeur (la limite symbolique que je m'étais fixée pour arrêter de chercher) dont 5 argumentés disant plus ou moins "tu écris bien mais ton sujet n'intéressera personne, fais autre chose de plus facile à avaler et on en reparlera peut-être".
On a toujours été très loin de la proposition de retravailler le bouquin, le rejet avait pour racine des raisons de fond, pas de construction ou de style, et je n'aurai rien pu faire de l'existant pour modifier la donne. Si ce n'est changer de sujet.
Sauf que j'y tenais, à mon sujet. Et en même temps que les 42 refus d'éditeur, j'ai aussi reçu ça: http://kylie-ravera.iggybook.com/fr/press-review/4181/show
(Les joies de l'autoédition, oui.)
Ca m'a peut-être maintenue dans l'erreur en m'empêchant de produire quelque chose de plus bankable, mais comme je n'attends pas plus de l'écriture, ça me va.
J'ajoute que même si ce décalage apparent entre les retours d'éditeurs et les retours de lecteurs a de quoi faire pousser un sacré germe de scrogneugneu dans la tête, je ne remets pas en cause le choix des premiers: ils ont des contraintes d'ordre économique qui ne sont pas les miennes, c'est leur métier de faire avec.

Alors peut-être que tout comme il y a un public pour une histoire d'élève de prépa qui sauve le monde, y en a-t-il un pour un roman se déroulant dans le milieu du foot...
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Personnellement, et cela sans préjuger de la situation de P.M., au bout d'un trop grand nombre de refus d'éditeurs, je passerais carrément à autre chose. Quant au manuscrit non publié, son destin serait, au choix :

1. De devenir un roman autopublié ; c'est peut-être une oeuvre de niche, il ne trouvera jamais d'éditeur traditionnel assez audacieux pour l'acheter, donc bon...

2. De dormir dans un tiroir jusqu'à ce que je sois assez compétent pour enfin écrire cette fichue histoire, dans 10 ou 20 ans ; c'est peut-être une super idée, quoiqu'un peu trop complexe à écrire pour un écrivain débutant comme moi.

3. De dormir dans un tiroir définitivement. C'est peut-être une impasse, ce texte, après tout. Il y a forcément de bons éléments dedans, que je replacerai dans un autre roman. C'est même plutôt pas mal en fait. J'ai plein de bonnes idées, au lieu de toutes les caser dans un roman indigeste, je vais pouvoir les placer dans une dizaine de bons romans.

En tout cas, je ne m'acharnerais pas à travailler encore et encore sur un manuscrit qui me semble achevé (sinon je ne l'aurais pas envoyé) mais ne trouve pas d'acheteur. Ce qui fait que je ne serai jamais le nouveau XXXXXX (insérer ici le nom de son auteur favori qui a essuyé 147 refus et réécrit son roman 42 fois avant d'en vendre des millions).
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Plume d'elle  /  Guère épais


Mikaroman a écrit:
Et sur les vingts refus, tu as bien dû avoir quelques refus personnalisés pour t'aiguiller vers la démarche à suivre.

Que t'ont-ils dit ?
Tu as fait faire une bétalecture de ton texte ?

Je vais sans doute passer pour idiote mais c'est quoi la bétalecture ?
 

 Combien de refus avant de retravailler son texte?

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