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 [Personnages] Combien de personnages dans un roman?

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Adelae
   
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Adelae  /  Gloire de son pair


Il semblerait que l'une des erreurs de pas mal "d'écrivains" débutants est d'avoir trop de personnages, quand certains pourraient ne former qu'un. Un exemple que j'ai croisé, c'est un père dont le rôle n'était QUE d'apprendre la chasse à son fils, et un grand-père qui ne servait QU'à lui apprendre je ne sais plus quoi, mais du même ordre. Ça arrive aussi lorsque des personnages ne sont là que pour donner des informations, il est souvent inutile de les multiplier si c'est leur seule fonction. D'autant que souvent, ils ne sont pas vraiment développés.

On connaît bien nos personnages, leur nom, caractéristiques, etc, donc on ne se rend pas toujours compte que le lecteur ne se rappellera peut-être pas de qui est qui. Un livre dans lequel dès les premières pages on te balance dix noms différents, c'est dur de suivre.

Pour ma part, j'ai dans mon roman deux jumeaux, l'un personnage secondaire et l'autre tertiaire on pourrait dire. Le fait qu'ils soient deux est important à certains points de l'histoire, mais je me demande si je ne vais pas les fusionner, puisqu'ils sont assez similaires. J'ai un autre perso "tertiaire" à qui j'ai donné plus d'importance, donc je vais me retrouver avec trop de personnages secondaires (4, et 2 principaux), et j'ai peur que ça ne soit trop confus.

Qu'est-ce que vous pensez de la question du nombre de personnages ? Combien en avez-vous dans vos romans (principaux, secondaires, figurants...) ?
 
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Invité  /  Invité


Je ne sais pas si c'est une erreur de débutants, mais il est clair qu'il est extrêmement difficile d'avoir plus de deux ou trois personnages principaux. Il faut leur créer une personnalité, un passé, des motivations suffisamment crédibles pour que ça fonctionne. je n'ai aucune difficulté sur le personnage principal, ça commence à se corser à partir de 2 ou 3. au delà, ça m'est impossible pour l'instant.

Donc sur les trois romans que j'ai terminés, je n'ai en règle générale que deux personnage principaux auxquels s'ajoutent les personnage secondaires.

Les personnages secondaires, on n'a pas à les développer autant, je pense.
Leur nombre pose moins de problème... Quoique.

Si je compte dans Gaza, j'en ai 4 à vue de nez qui interviennent à différents moments de l'histoire et ont chacun leur rôle bien défini : le journaliste américain, la sœur de Salim, Mark qui est un ami de Sarah et de Salim, Yasser, un mec du Hamas. J'ai pas eu trop de mal à gérer, je crois.

Dans les yeux de Nouria, il n'y en a aucun Tous les autres personnages sont plutôt des personnages tertiaires. Mahmoud, Fatma, Kader (limite personnage secondaire mais son apparition est vraiment très brève ) . Petit détail, alors que tous les Palestiniens ont un prénom, même une petit fille de 2 ans, je n'en ai donné aucun aux Israéliens. Ils jouent pourtant tous un rôle important mais sont interchangeables.

Et la lune au milieu me pose plus de problème. Il y a trois personnages principaux : Hakim, Hilal le petit garçon et Camille. je trouve Camille moins bien dépeinte.
Les personnages secondaires sont plus nombreux aussi : Nadia l'instit, Nathalie, l'avocate, Alain et Lætitia qui ne sont pas suffisamment décrits à mon gout. L'ex mari, la mère d'Hilal. Ça en fait 6 et c'est beaucoup.
 
Le Condor des Andes
   
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Le Condor des Andes  /  Rapace du monde


Étrange, j'aurai plutôt le problème inverse : un certaine incapacité à dépasser les deux personnages, voire le personnage unique. C'est vrai que j'écris surtout des nouvelles (donc en principe avec peu de personnages) mais même mes nombreux projets inachevés et irréalistes de récits moyens ou longs fonctionnent autour d'un minimum de personnages.
 
Rask'
   
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J'ai un personnage principal Liev Balianov? (mon roman est à la première personne) mais il y a d'autres protagonistes. Je dirais Marat, Léonid, Grigori Novykh, et un autre qui fera son apparition plus loin dans mon histoire. En personnages secondaires, Svetlana, Mikhaïl Enki, Dimitri ainsi que deux autres qui apparaitront également plus loin. A tout ça s'ajoute plusieurs personnages "tertiaires" ou simplement de passage.

Le nombre de personnages ce n'est pas un problème s'ils sont suffisamment étoffés et crédibles.
 
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Liev. a écrit:
Le nombre de personnages ce n'est pas un problème s'ils sont suffisamment étoffés et crédibles.

C'est exactement ce que j'allais dire. On commence à confondre les personnages et à se perdre dans l'histoire seulement s'ils n'ont pas assez de personnalité et se ressemblent tous.

Sinon, dans mon roman, je prévois 2 personnages principaux, 2 ou 3 personnages secondaires et à peine de personnages tertiaires.
 
Topaze
   
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J'ai le sentiment que le nombre de personnages est directement au lié au style de l'écrivain et à la manière dont il veut développer son histoire. Pour ma part, je suis bien parti pour avoir un pléthore de personnages et ça ne m'inquiète pas plus que ça. C'est juste que ça me fait un boulot monstre, multiplier les personnages ne signifiant pas amoindrir leur profondeur. Pour ne rien faire à moitié, j'ai en plus la sale manie de développer autant, sinon plus, les personnages secondaires ou de rang encore moindre. A tel point que mes fiches personnages vont bientôt dépasser en volume le nombre de pages de mon roman (fail).

En tant que lecteur en revanche, je suis assez fan des textes ne mettant en scène qu'un ou deux personnages. Plus intimiste. Surtout, ça modifie carrément l'impression générale puisque l'on va plus s'attarder sur les schemas de pensées, les divagations et autres réflexions des personnages suivis. Ca n'est peut-être que mon ressenti, mais le rythme et le temps semblent également ralentir lorsque les personnages sont moins nombreux...

Mais au final, tout se tient et tout est lié, et décomposer un texte en fonction de ses caractéristiques m'a toujours paru absurde. Le nombre de personnage, comme tout un tas de critères, est l'une des innombrables variables d'un programme infiniment complexe et indécomposable. C'est pour ça que l'écriture est un art j'imagine.

(Désolé pour la métaphore naze avec la prog', je suis dedans jusqu'au cou en ce moment)
 
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Je ne sais pas Topaze... tu vois Stephen King, il jongle entre un bouquin comme Jessie (1 seul personnage principal, le personnage secondaire est mort et l'autre est un chien/monstre ) et le Fléau vac pas moins d'une dizaine de personnages très fouillés (pour ça, son bouquin est un exemple ! On s'attache à chacun d'entre eux et en plus il les trucide quasiment tous ! )...
Bien sûr ce n'est qu'un aspect de l'écriture, mais moi il me semble intéressant à étudier (j'y avais jamais réfléchi et en le faisant je me rends compte que c'est là où je multiplie le moins le nombre de personnages que je m'en tire le mieux)
Ensuite, y'a pas que le nombre qui est en jeu, y'a aussi la façon de les amener. Stephen king suit chaque protagoniste de son roman dans un chapitre particulier et ils finissent par former de petits groupes avant de se rejoindre complètement. Ça permet de donner le temps de digérer au lecteur.
Personnellement, je crois qu'il faut avoir pas mal d'expérience d'écriture pour réussir à tenir le pari de plus de 2 ou 3 personnages principaux. On peut n'avoir aucun problème à l'écrire, passionné qu'on est toujours par nos histoires. Mais que cela soit lisible, ça c'est une autre histoire !
 
Tim
   
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Je trouve comme Nyra que tout est une question de personnalité.

Dans La Horde du Contrevent, il y a 23 personnages principaux. Mais c'est fait la force du bouquin, dans la mesure où au bout d'un moment, on est presque capable de savoir lequel d'entre eux parle au style de son discours.

Mais je trouve aussi qu'il faut prendre parfois un peu de recul pour se poser la question de leur utilité (comme l'exemple de départ avec le père et le grand-père). Si pour chaque personnage tertiaire qui n'intervient que dans 2 pages sur 300, on donne son nom complet et sa biographie détaillée, il aura beau avoir de la personnalité, je ne suis pas sûr que ça apporte grand chose, si ce n'est de la confusion...
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Adelae
   
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Adelae  /  Gloire de son pair


J'ai remarqué que certains multiplient les personnages parce qu'ils pensent à tort que tous les genres de personnalité doivent être représentés (souvent les débutants encore une fois). En fantasy, ça donne les groupes dans lesquels il faut forcément un nain grincheux, un elfe évanescent, un sorcier vieux et barbu... Et ce sont en général des personnages qui n'ont qu'un seul trait de caractère. L'exemple typique (oui je l'ai lu, ça apprend plein de choses sur les erreurs à ne pas faire) c'est Twilight, où l'auteur a donné plein de frères et soeurs au ténébreux dépressif qui n'ont chacun qu'un seul attribut, très cliché (la brute gentille, la narcissique égoiste...), et qui ne sont absolument pas développés.Bien sûr, ses protagonistes sont aussi sur ce modèle. C'est ce qu'on retrouve dans les dessins-animés pour enfants, sauf que là, c'est voulu.
 
QuillQueen
   
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Moi je ne me pose pas trop des questions de fond comme celle-là. J'écris comme j'imagine l'histoire. S'il va faire les courses en ville, mon personnage va parler à plein de gens. S'il traverse le désert, il ne verra personne. Je suis plus une logique sociale que littéraire simple.
Mais si on parle de personnages vraiment utilisés dans l'histoire, alors ça dépend des rêves sur lesquels je me base. Si je vois qu'il y a deux personnages mis en avant, il y en aura deux (Royaume des Amphibes, Manoir du Luvieu). S'il est seul, je n'écris qu'autour de ce personnage (exemple ; Dahon Deloka, dans Moutahon).
En général, un rêve ça reste court. Pas le temps de suivre dix personnages à la fois. Je ne m'inquiète pas pour cela. Mais si ça devait arriver, je relèverai le défi, comme je le fais toujours.
 
Lo.mel
   
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J'ai commencé a lire un polar, qui m'avait l'air au premiers abors très sympa.
Cependant, dans les premeirs chapitres, ils te balancent je ne sais combien de personnages d'un coup, avec des noms anglophones interchangeables, et ça m'a complétement paumé.

Du coup, j'ai arrété la lecture.

Alors un conseil :
- Mettez peu de personnages
- Si vous introduisez beaucoup de personnages, faites le progressivement, habillement, et fait en sorte qu'on puisse les ditinguer facilement.
 
Rask'
   
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Rask'  /  ChériJE® de Mitsu


Ce qui revient à avoir des personnages utiles à l'histoire et non pas juste pour le plaisir d'en avoir.
 
Lo.mel
   
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Liev. a écrit:
Ce qui revient à avoir des personnages utiles à l'histoire et non pas juste pour le plaisir d'en avoir.

Entre autre Smile
 
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Max Gallo est haïssable pour les personnages tierces qui apparaissent et disparaissent sans laisser de trace. Cesar Imperator est une lecture obligatoire, et je sais que je vais devoir relire la guerre en Gaule Chevelue à cause de tous ces clans et rois (et même parfois conseillers, vice-roi ou je ne sais quoi) nommés qui, au final, ne servent pas à grand chose (les rois, surtout, si la plus grande mention est le fait qu'ils soient rois, justement).

Citation :
Les Canutes de Genabum avaient assassiné leur roi Tasget, fidèle des Romains. Les Trévires d'Indutiomar étaient sortis de leurs repères cachés dans la forêts des Ardennes et avaient osé mettre le siège autour des camps où les légions s'étaient installées pour l'hiver.

Bon, je sais que l'on parle de deux peuples vaincus, sur... bah, s'ils sont rendus là, selon ma carte non comprise dans le livre, ils devraient avoir fait le bordel dans une trentaine-quarantaine de clans, dont au moins vingt ont été nommées. En plus, j'y connais rien en géographie française, si on exclu des points comme Paris, le Languedoc, Marseille... Ça n'aide réellement pas.

Ce qui fait que trop de personnages incontrôlés font que le texte est lourd, et ça donne pas envie de jeter le livre à l'autre bout de la pièce de frustration (surtout quand on sait que ça va continuer). Mais je ne sais pas si le progressif est toujours utile: l'apparition des clans l'avait été... Et ajouter plusieurs personnages d'un coup peut être une stratégie dans le policier, pour faire oublier des détails, par exemple.

Ça serait bien de se mettre sur un point objectif où ont est honnête avec soi-même. Et pas uniquement pour un seul type de lecteur: c'est visible que Gallo écrivait pour un publique plus français qu'international. Mais dans le Fantasy, c'est un peu inutile d'y penser, sauf les références culturelles...

Mais là, j'amène rien de nouveau. Sauf qu'il ne faut pas seulement ne pas multiplier à l'infini les personnages, mais aussi les lieux. Ce qui n'est pas le but de ce sujet!
(Et j'arrive 2 semaines en retard)
 
Le Condor des Andes
   
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Le Condor des Andes  /  Rapace du monde


Ne lis jamais Hérodote !

Max Gallo est un historien. On peut simplifier l'histoire... en général, on appelle cela de la falsification.
 
   
    
                         
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