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 [Œuvre] L'insoutenable Légèreté de l'Être - Milan Kundera

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24bits  /  Autostoppeur galactique


Je découvre seulement cette partie du forum et, souhaitant échanger autour de ce roman qui m'a profondément marqué, et regrettant de ne pas trouver de topic dédié, je le crée.

Le texte ne plaira pas à tout le monde.
Il y a énormément de choses dedans. C'est très dense. Mon thème favoris  (un sujet qui me tient à coeur) c'est la réflexion sur la nature profonde du sentiment amoureux et sa manifestation, différente chez chacun, jusque dans la manière de penser le couple et le sexe. Je pense que c'est un des drames de la condition humaine : personne n'aime pareil, et parfois il ne suffit pas de s'aimer pour être heureux. C'est en tout cas un des drames du roman.

Bref ! Je ne sais pas trop si ça se fait mais je vous partage une mini critique que j'en avais faite à l'époque (c'est un poil analytique, et il y a un petit risque de spoil, enfin mieux vaut avoir lu le livre avant quoi) :

Spoiler:
 
 
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ça fait un moment qu'il est dans ma PAL, du coup ton message m'a donné envie de m'y coller, merci. Je reviens d'ici peu dire ce que j'en ai pensé. J'avais grandement apprécié La plaisanterie du même auteur.
 
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Cool j'ai converti quelqu'un Smile

Je rajoute La Plaisanterie à ma liste, je ne l'ai jamais lu ! Mais j'ai pas mal de choses à finir :/
 
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Mais sinon, il y avait ce fil.
 
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Ah mince j'ai pas eu le réflexe de chercher l'auteur. Faut déplacer ? :/
 
Hobbes
   
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Hobbes  /  Attention : chat méchant


C'est le grand problème du système de classement à deux têtes : les œuvres et les auteurs se marchent un peu dessus.

M'enfin, puisqu'il s'agit d'abord et avant tout de L'Insoutenable Légèreté de l'Être, je crois qu'on peut laisser ce fil en place. Au pire, il sera toujours temps de fusionner les excroissances dans le premier sujet.

Mais, sinon, je suis toujours d'accord avec les choses méchantes que j'avais dites là-bas.
https://premierdegre.com/
 
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Ah oui méchant le Hobbes ! Smile

Je veux bien connaître tes étalons et tes critères, tes romans, textes favoris ?
J'ai besoin de repères : la critique est radicale. Tu prêtes des substantifs que je prêterai à un Marc Lévy, j'ai besoin de savoir ce que tu as lu de si grand pour mettre Kundera au même niveau que ce dernier Smile
 
Hobbes
   
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Hobbes  /  Attention : chat méchant


Bof, non, je ne crois que Marc Levy se soit jamais donné des airs. C'est de la romance de plage.

Je me vois mal faire le détail de ce que j'aime ou pas dans la littérature mondiale. Ce serait sans doute marrant pour moi, et laborieux pour tous les autres. Mon premier message voulait juste dire que j'avais — et que j'ai encore — beaucoup de mal avec l'affectation, le caractère très empesé, limite oraculaire de Kundera. C'est une machine à te faire sentir sa grosse intelligence vibrillonnante et pas chichi — ses personnages s'assoient par terre et se disent des choses profondes avec des phrases de moins de trente mots : on y est presque. Ça me parle assez peu.
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Je ne sais pas si la modestie présumée de Marc Lévy rend ses bouquins plus profonds. Smile

Tu ne dois pas être un grand fan de Beethov, ou de Wagner, ces grands prétentieux !
La manière est une chose. Je conçois que, d'un style à l'autre, elle puisse se donner plus d'emphase que de raison eu égard au propos (encore qu'ici je ne suis pas d'accord, moi qui suit très sensible à la gravité de certains thèmes traités), mais tout de même, elle ne peut éclipser le fond. À moins d'aveugler le lecteur.

Ainsi mon humble avis, c'est que tes goûts, au moins formels, qui vont pour le moment à l'encontre du style en question, t'ont rendu hermétique au propos. Et/ou, que le propos t'en touche une sans t'en toucher l'autre et que tu ne peux, dès le début, y être sensible.
Ben oui ! Doit y avoir une explication rationnelle, mathématique ! Car après tout ce que j'ai réussi à tirer du livre, tu ne peux pas me dire qu'il n'y a rien à en tirer. Smile À moins que ce soit moi qui invente, mais il y a aucune place pour la suggestion dans ce roman, et puis j'ose croire que je suis une personne suffisamment raisonnée pour m'en tenir à des faits. Restons logiques.

En bref, le roman t'a laissé indifférent, soit. Mais je suis persuadé que tu as tort de mettre l'auteur en cause. Certains textes, aussi grands soient-ils, ne peuvent pas trouver l'écho nécéssaire dans le coeur de tous ses lecteurs. C'est la faute à personne, non ?

Marrant que tu retiennes ça des dialogues. Moi qui aime le Nouveau Roman ou un certain cinéma de la Nouvelle Vague on est très très loin de ce qui a pu être fait en terme de "minimalisme".

En tout cas reste ouvert d'esprit. Pour peu qu'on le soit, nos goûts changent. Peut-être un jour tu y reviendras. Ou peut-être pas. Smile
 
Hobbes
   
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Séparer le fond de la forme n'a pas de sens — c'est d'ailleurs l'un des grands reproches que Kundera, qui n'a pas que des défauts, formule au kitsch — : il y a sans doute incompatibilité, mais de visions du monde, pas de préférences formelles ou quoi.

24bits a écrit:
Ben oui ! Doit y avoir une explication rationnelle, mathématique ! Car après tout ce que j'ai réussi à tirer du livre, tu ne peux pas me dire qu'il n'y a rien à en tirer. À moins que ce soit moi qui invente, mais il y a aucune place pour la suggestion dans ce roman, et puis j'ose croire que je suis une personne suffisamment raisonnée pour m'en tenir à des faits. Restons logiques.

Un livre est toujours affaire de rencontre. On en retire ce qu'on y met : lectures, attentes et représentations. Ça ne veut pas dire que ce que tu vois dans un bouquin, sauf à le considérer sous un rapport uniquement théorique — mettons, très grossièrement : ce qu'il apporte à la littérature en tant que discipline —, s'y trouve ou soit précieux pour quelqu'un d'autre. Je suis le premier à croire en une forme d'objectivité conjoncturelle, bilatérale et organique de la littérature. Pas positive ou schématique.

Après, je n'ai pas dit qu'il n'y avait rien chez Kundera ou que c'était du roman de gare : juste qu'il utilise beaucoup de souffle pour pas tellement de bruit. L'incipit et l'explicit de L'Insoutenable Légèreté de l'Être sont chouettes.
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24bits  /  Autostoppeur galactique


Je suis tout à fait d'accord avec ce que tu dis ! Mais il n'était pas tant question de dissocier la forme et le fond que d'évoquer les limites de leur "indissociabilité" : il s'agit de dire que si le signifiant échoue dans son rôle communiquant, le signifié demeure secret ou incompris.
C'est comme, pour certains, avoir du mal à se plonger dans un film muet, quoi. Ou même, cas très généralisé, comprendre certains pans de l'art moderne.

Bref c'est intéréssant de discuter avec toi. :p
En tout cas, je veux bien admettre que mon enthousiasme m'a peut-être fait voir plus de choses qu'existantes dans ce livre, mais je suis prêt à parier que je peux faire un listing des idées les plus intéressantes et qui ne relève pas de la philosophie de comptoir comme tu as pu le dire (en tout cas à mon humble niveau).
Après, je veux bien encore admettre que je n'ai rien lu d'autre sur ces thématiques précises et que je manque possiblement d'étalon. Si tu as d'autres oeuvres en tête je prends !
 
Fatalité
   
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Fatalité  /  Blanchisseur de campagnes


Moi qui était venue pour lire des échanges autour de Kundera, je ne suis pas ravie ! ... Mais enfin, sur ce dualisme pesanteur/légèreté, à mon avis ça fait fausse route. Parce que justement cette "légèreté de l'être" est "insoutenable" : oxymore. Donc cette légèreté est pesante, et effectivement elle pèse foutrement sur les personnages, qui n'en peuvent plus de tant d'anecdotique et d'anodin dans le fait d'exister. Plus précisément, tout ce qui peut être considéré comme intéressant et important par les uns ou par les autres, ne rencontrant pas ou mal les autres et les uns (qui y prêtent le "poids" ou la "légèreté" qu'ils veulent bien y prêter), semble alors soudain ressortir de l'anecdotique et de l'anodin. Ce faisait, c'est la personne elle-même qui est confrontée à sa propre insignifiance, et l'insignifiance "des choses".

Or, puisqu'il est question d'être, ça fait fatalement écho à ces notes que j'ai mises là, mais à d'autres fins. En tout cas, on lit bien que le problème de Kundera, c'est "l'oubli de l'être" (dit-il en s'inspirant de Husserl et Heidegger à des fins non-philosophiques). Il se peut bien que les personnages du roman en question vivent précisément en plein cœur de l'Absence, en se heurtant à leurs velléités de présence. En quoi le roman est extrêmement déceptif. Mais tous les romans de Kundera sont généralement déceptifs. Je veux dire que l'épreuve de la déception en est un ingrédient magistral.

Je regrette tout en comprenant, qu'on puisse dédaigner Kundera pour cela. Il est frustrant ! mais volontairement, et pas juste pour frustrer (comme par exemple dans le genre du thriller, qui se sert de la frustration pour tenir son lecteur). L'objectif, à ce qu'il me semble, est de rendre à cette vision du monde, selon laquelle les événements sont tragiquement futiles. Mais qui dit tragique dit forcément intenses. Bref : l'insoutenable légèreté de l'être ...
http://libertephilo.forumactif.org
 

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