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 Faut-il écrire seulement ce que l'on connaît ?

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Shub
   
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Shub  /  Roberto Bel-Agneau


Libérer ses pulsions ? L'écriture comme catharsis alors...
On peut tout écrire, il n'y a aucune limite a priori. Et même a posteriori... On peut qualifier l'écriture de multiples façons, aussi d'une infinité de façons sans doute.

La seule vérité lorsque tu es devant ta page blanche est la tienne.

Oula : quelle phrase sentencieuse alors... Twisted Evil hahahaha

Vive la vodka!!!
 
Fairy Dust
   
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Fairy Dust  /  Barge de Radetzky


Je pense que l'écriture, l'imagination et tout ca se base toujours sur quelque chose que l'on connait. Libre à nous de l'interpréter autrement ou de le pousser à son paroxysme. J'imagine ca un peu comme un rêve. Imaginons que je me rends dans une bibliothèque en rêve ; je ne reconnais rien. Pourtant cette poutre peut venir de ma maison de campagne, les titres de livres font tous références à des livres que je connais, les traits de la bibliothécaire seront repris de personnes que je connais et/ou que j'ai croisé dans la rue sans faire attention... et là où l'exemple est le plus flagrant, c'est que si l'on ouvre un livre dans un rêve, on ne peut pas avoir une histoire que nous ne connaissons pas à l'intérieur de ce livre...
J'imagine un peu l'écriture de ce point de vue. On peut commencer à écrire sur une chose que l'on connait (un cheval, un homme) et aboutir à quelque chose qui est tout de même, le fruit de notre imagination, un centaure.
 
Séléné.C
   
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Séléné.C  /  La femme qui tomba amoureuse de la lune


Phoenixox a écrit:
Ma prof de philo m'avait expliqué que l'écriture était un moyen pour libérer "ses pulsions" et ainsi ne pas les réaliser dans la vie de tout les jours. Du coup, écrire sur quelques choses qu'on ne connait pas comme le meurtre (y'a-t-il des meurtriers dans la salle ?  Razz ) ou autre serait nécessaire à notre psychique. Théorie qui reste à vérifier.  :mrgreen: 
Quand j'étais en Fac, j'écrivais beaucoup... Juste pour me déstresser.

Mais je ne sais pas si le fait d'écrire une histoire avec un meurtre veut dire qu'on a envie inconsciemment d'en commettre un. Si cela était, est-ce que les auteurs de romans policiers feraient en sorte que l'assassin soit puni? Ah oui, mais allez-vous dire, là c'est le conscient qui prend le relais... Peut-être... Ou peut-être que le justicier ne peut être justicier que s'il y a des victimes à défendre et des maux à combattre.
Maux qui existent, qu'on le veuille ou non, dans le monde réel, sous une forme ou une autre. Les auteurs ne font que les prendre et les réinterpréter. Depuis les origines du monde, on a pas inventé grand-chose de nouveau. On tourne sans arrêt sur des variantes. Le fusil, par exemple, ça n'est qu'un javelot amélioré...
http://scriptorium2.canalblog.com
 
Manduleen
   
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mdg a écrit:
Hey !

Je discutais de cette question avec quelqu'un tout à l'heure, et je me demandais ce que vous en pensiez.

Mon interlocuteur était d'avis qu'il faut écrire seulement ce que l'on connaît, si l'on veut être crédible et si l'on veut que lecteur puisse vraiment entrer dans l'histoire. De mon côté, je trouve ça assez réducteur comme pensée : si l'on part du principe qu'on n'écrit que ce qu'on connaît, impossible d'écrire du fantastique ou de placer son histoire dans une ville imaginaire. Et puis, on a toujours la possibilité d'interroger des gens qui ont vécu ce que l'on veut décrire, histoire de mieux trouver les mots, de mieux saisir la psychologie des personnages..
En même temps, je pense également qu'il est bien plus difficile de décrire une chose que l'on ne connaît pas, parce que l'ignorance de la chose risque de se ressentir. On tombe plus facilement dans le superficiel.

Qu'en pensez-vous ? êtes-vous d'avis que l'on doit écrire seulement d'après sa propre expérience ?

Je n'ai pas tout lu, je vais me contenter de répondre au postulat de départ.

Ecrire des choses que l'on connait évite les stupidités, les incohérences qui sauteront aux yeux du connaisseur et donneront de la crédibilité.

Après on ne peut pas tout connaître, j'ai vu plus haut l'exemple du meurtre... je décris des meurtres, pour autant je n'ai jamais tué personne, mais il est à parier que 99% de mes lecteurs n'auront tué personne eux non plus... donc peu importe que je n'ai pas vécu ça avant de l'exprimer à l'écrit. (Cependant il y a des choses qui peuvent se tester... si tu veux faire poignarder quelqu'un à ton personnage et que tu veux être crédible, essaie donc un peu de "poignarder" un carcasse de bestiolle quelconque (morte la bestiolle hein), ça te donnera une idée). Ca revient au même avec la fantasy, personne n'a cotoyé un dragon en vrai pour venir t'expliquer que tu n'es qu'un abruti et que non un dragon ça n'aime pas les gratouilles sous le cou  :mrgreen: Après, il faut quand même une sacrée dose d'imagination pour essayer de construire une raisonnement autour de quelque chose que l'on n'a jamais vécu... que ressent un personnage lambda après avoir tué ? Comment ça se traduit ? Comment ne pas tomber dans : "je recrache ce que tous les bouquins lus jusqu'à présent m'ont donné en la matière" ?

Moi j'aime les récits où c'est précis, où on ne peut pas avoir l'impression 5 minutes d'en savoir plus que le personnage sur son "art". Donc quand j'écris, je me documente avant et je teste ce que je peux tester. L'héroïne de mon prochain roman tire à l'arc, monte à cheval... je connais, j'ai testé en vrai, je devrais réussir à décrire des trucs crédibles en la matière. Elle a tué, ah ben je n'ai tué personne, heureusement, là j'espère que ça sera plus crédible ^^
 
boblafrite
   
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boblafrite  /  Constance winner


"tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien."
bon ben j'écris sur rien, alors?

non sans rire, on n'est pas obligé d'etre ultra calé en sociopolitique pour écrire un thriller, ni d'etre flic pour écrire un polar, ou d'avoir le nobel de physique quantique pour écrire de la hard science, ou d'etre acteur porno pour... bon bref...

un peu de documentation, un peu d'imagination, une bonne dose de savoir faire et on peut faire passer de tout et de n'importe quoi. et puis meme des auteurs reconnus écrivent parfois (souvent) de grosses conneries sur des sujets qu'ils ne connaissent pas, et qu'un lecteur qu'on qualifiera de "spécialiste" va tout de suite remarquer. c'est quel pourcentage de lecteurs?
 
léona
   
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léona  /  Tycho l'homoncule


Bonjour,

Je pense qu’écrire sur ce que l’on connait est effectivement plus facile. Néanmoins, on peut écrire sur des sujets que l’on ne maitrise pas, il faut simplement se renseigner, faire des recherches pour acquérir les capacités nécessaires pour cette écriture. C’est aussi cela le travail d’un auteur ! Pour ma part, l’écriture doit me faire évoluer et cela n’est pas possible si je me cantonne à ce que je connais.
 
Leim
   
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Leim  /  Barge de Radetzky


Pour ma part je trouve que être auteur c'est inventer. C'est le but même. écrire seulement des choses qu'on connait je n'en vois pas l'intérêt. Comme beaucoup l'ont dit on s'inspire de pleins de choses que ce soit inconscient ou non. Mais après libre à nous d'inventer la personnalité de nos personnages et l'intrigue qu'il y a autour. Et si on en vient à écrire sur quelque chose qu'on ne connait pas ou qu'on n'a pas vécu il suffit de se renseigner de lire de recueillir des témoignages pour que cela reste réaliste .

Par exemple en ce moment j'écris un roman sur la guerre. Je ne l'ai pas vécu et pourtant cela fait des années que je fais des recherches sur cette période pour que le fond reste réaliste est vrai. Mais le reste je l'invente tout autour. Etre auteur c'est comme je l'ai dit c'est un travail d'invention et d'imagination mais c'est également un travail de recherche. Et je suis perso beaucoup plus satisfaite d'un roman sur lequel j'ai beaucoup travaillé et fais des recherches que d'un roman ou je maitrise parfaitement le sujet.
Donc je pense qu'on peut écrire sur tout même sur ce qu'on ne connais pas tant qu'on fais ce qu'il faut à côté pour ne pas dire de grosses bêtises. ^^
 
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Flotte en Mai  /  Petit chose


leim a écrit:
Pour ma part je trouve que être auteur c'est inventer.  C'est le but même. écrire seulement des choses qu'on connait je n'en vois pas l'intérêt. Comme beaucoup l'ont dit on s'inspire de pleins de choses que ce soit inconscient ou non. Mais après libre à nous d'inventer la personnalité de nos personnages et l'intrigue qu'il y a autour. Et si on en vient à écrire sur quelque chose qu'on ne connait pas ou qu'on n'a pas vécu il suffit de se renseigner de lire de recueillir des témoignages pour que cela reste réaliste .

Par exemple en ce moment j'écris un roman sur la guerre. Je ne l'ai pas vécu et pourtant cela fait des années que je fais des recherches sur cette période pour que le fond reste réaliste est vrai. Mais le reste je l'invente tout autour. Etre auteur c'est comme je l'ai dit c'est un travail d'invention et d'imagination mais c'est également un travail de recherche. Et je suis perso beaucoup plus satisfaite d'un roman sur lequel j'ai beaucoup travaillé et fais des recherches que d'un roman ou je maitrise parfaitement le sujet.
Donc je pense qu'on peut écrire sur tout même sur ce qu'on ne connais pas tant qu'on fais ce qu'il faut à côté pour ne pas dire de grosses bêtises. ^^
Il me semble que les recherches sont surtout utiles pour apporter des précisions techniques, pour partager un savoir (ou une connaissance, ce qu'on a appris à connaître, pour reprendre la question du sujet). La crédibilité, elle est au niveau de la mise en place de l'univers contextuel, pas dans la crédibilité des témoignages des personnages. Parce que par définition, si une technique ou un savoir sont communs, un témoignage est lui personnel. Donc s'il est personnel, tu vas retrouver dans ces événements des récits extraordinaires. Réels, mais rares, étonnants, en dehors de l'ordinaire quoi. Or, ce sont justement ces événements étonnants et rares, qui paraissent peu crédibles dans un récit. Tu ne vas pas dire au lecteur à tel ou tel moment que c'est crédible parce que tu as lu quelqu'un en témoigner. Le réel n'a ici pas d'importance puisqu'il s'agit dans une histoire de convaincre. Et si on peut ne pas être crédible du tout en s'appliquant à décrire des détails contextuels, techniques, pour montrer sa connaissance réelle, il en est de même pour les personnages. La question n'est donc pas de savoir si il faut écrire sur ce que l'on connaît, mais de savoir si on est capable de convaincre qu'on connaît quand on n'y connaît foutrement rien. Il n'y a pas de "hé, mais pourtant, je suis spécialiste de la guerre" ou de "hé mais, c'est possible, je l'ai vécu !". Il n'y a que du "arriver à faire croire" et "arriver qu'on peut faire croire qu'on va y arriver sans y arriver et pis sans trop y croire non plus -- tu me crois pas ?" On peut très bien ne rien connaître de la vie sexuelle des fées, et être capable d'imaginer les amours d'un gnome avec une fée des marais. That is not the question. Il y a des faits fictifs bien plus crédibles que la vérité vraie. Hé, sinon y aurait pas de religion, pas d'ovni, pas de charlatan, pas de soirée entre filles.
 
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Leim  /  Barge de Radetzky


je me suis peut être mal exprimée mais c'est ce que je voulais dire, je pense pareil,quand je disais crédible je voulais dire ne pas dire des énormités sur les sujets qu'on ne maitrise pas. ^^ mais oui tu as raison tout est question de faire croire et d'être convainquant xd

Mais bon tout ça pour dire qu'on peut écrire sur tout et pas que sur ce qu'on connait Smile
 
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Yavon  /  Petit chose


A mon humble avis, l'important n'est pas d'écrire sur un sujet que l'on connaît ou que l'on ne connaît pas, mais sur un sujet qui nous plaît, ou même qui nous obsède ( et après, on peut le décliner dans n'importe quel genre ou époque).

Dickens a surtout écrit sur les enfants maltraités par la vie, tous les personnages de kafka sont rejetés ou incompris par la société, London a beaucoup écrit sur les animaux ( comme Kipling) etc...
Et on peut retrouver des thèmes obsessionnels chez nombre d'écrivains.

Et là, il faut puiser au fond de son âme, de ses fantasmes, de ses désirs. A titre personnel, je n'ai pas trouvé le thème sur lequel je pourrais écrire à m'en damner.
 
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Rustre  /  Petit chose


Cela revient à se poser la question du pouvoir créateur de l'écriture. Doit-on se réduire à reproduire ce qu'on l'on connaît ou peut-on tenter quelque chose de neuf ? Vous dites que pour éviter les inepties, on peut se documenter : auquel cas on en revient au connu, certes récemment exploré mais désormais balisé. Vous dites donc que décrire des situations imaginaires ou fantastiques est le dernier asile de l'inconnu mais c'est faux : ce ne sont que des bibelots pour parler du trop bien connu, de l'incertitude, de la peur, de l'effroi.

M'est avis qu'en matière de littérature, l'on ne connaît rien, et donc que l'on connaît tout. L'écriture est un exercice d'appréhension du réel, de l'inconnu, qui le toise d'abord, puis le flatte, et le dévore, le digère et en façonne une masse bien homogène (d'ailleurs me revient une citation d'Artaud, qui ne brille pas de pertinence, mais je ne résiste pas à l'envie de la partager par pitrerie : "Ce que vous avez pris pour mes oeuvres n'était que des déchets de moi-même"), moins problématique, qui se prête facilement à la lecture, à l'étude, à l'explication. A la connaissance, enfin. Je dirais donc que le réel n'est pas objet de connaissance, mais que les volumes, les livres, oui. Les seuls auteurs qui peuvent traiter du connu, ce sont les lecteurs. Les commentateurs, en somme, les critiques littéraires.
 
Gowelt
   
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Gowelt  /  Clochard céleste


Il me semble que pour caricaturer les choses, si la littérature est un moyen de "divertissement" (à prendre ou non au sens pascalien) elle a aussi un rôle éducatif majeur. Je pense qu'un auteur qui se documente mal sur ce qu'il écrit n'a pas vocation à être publié, car en compensant son manque de connaissance par des clichés, il ment à son lecteur en lui donnant une image faussée de la réalité. Je ne parle pas que du réalisme, il n'y a pas que le réalisme qui parle de la réalité. De plus, il me semble que le terme "inventer" implique "réinventer", car on ne peut rien créer qui n'existe pas. Un centaure (dans l'exemple de Fairy Dust), c'est un cheval (existant) et un homme (existant) ; Tolkien invente des langues en reprenant les principes d'élaboration des langues déjà existantes.
Ceci dit, à lire quelques réponses, ce débat doit être amené à se mordre la queue, car si on écrit sur quelque chose, c'est qu'on le connaît forcément d'une façon ou d'une autre. Si on connaît mal un sujet, on le connaît tout de même, avec un point de vue d'autant plus subjectif et ignorant qu'il n'est pas complété par un travail de fond. Manduleen a pris l'exemple très intéressant du meurtre : elle n'a jamais tué personne (quoique sur internet, on ne sait jamais...), il est probable qu'aucun assassin ne se trouve dans son entourage proche. Si elle veut écrire à ce propos, elle doit vivre ("poignarder une carcasse de bestiole quelconque") ou prendre connaissance (faits divers, témoignages...) de situations analogues. Cela reste basé sur une recherche qui peut être assez solide pour être non pas réaliste mais crédible, ou ne serait-ce qu'intéressant.
Je crois que la question pourrait être reformulée ainsi : faut-il que l'auteur ait une longueur d'avance sur son lecteur ? Il me semble que oui, car je trouve très désagréable le fait de lire un livre et de se dire en le refermant : "j'aurais pu l'écrire moi-même".
 
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ALTULA  /  Petit chose


Hello !

Pour ma part, j'aime bien diversifier mes écrits ! Pour le moment, j'ai essayé les romans à "l'eau de rose" et les livres pour enfants. Dans le futur, j'aimerais tenter l'écriture d'un  polar..
Actuellement, je bosse sur un nouveau manuscrit romantique.

Je pense que la diversification n'est pas impossible. Avec un peu de patience et beaucoup de recherches, tout est faisable ! Smile
 
P'tite Lune
   
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   Pensée du jour  :  Avant de chercher à comprendre le fonctionnement de ce qui nous entoure, essayons de nous comprendre nous même.
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P'tite Lune  /  Petit chose


Pour avoir déjà réfléchit à la question récemment, je pense que cela dépend de ce qu'on souhaite écrire.

Évidement, si on veut décrire un lieu précis, une ville qui existe, c'est beaucoup plus crédible si on connait cette ville, et ça rend du coup plus facile la description. Tu seras peu crédible si tu places accidentellement la Tour Eiffel à Marrakech !

D'un autre côté, on ne peut pas tout connaître, donc on est forcé d'écrire sans connaître précisément un sujet, et c'est justement ça, écrire, non ? Inventer une scène par exemple ne nécessite pas forcement de l'avoir connue, mais relève principalement de notre imaginaire. Et quand bien même on connait quelque-chose qu'on souhaite décrire, notre interprétation joue un grand rôle dans le rendu final. Tout dépend de notre perception et de notre interprétation.

En bref, je pense que l'important est de faire en sorte de faire croire au lecteur qu'on connait ce qu'on écrit. J'ai rencontré une écrivaine récemment, et elle a dit quelque-chose qui me semble particulièrement vrai : "être écrivain, c'est être un menteur professionnel". L'important ce n'est pas d'écrire ce qu'on connait, sinon cela restreindrait considérablement notre écriture, mais d'écrire en étant convaincant, afin de paraître crédible auprès des lecteurs. Après c'est sur que si ton histoire est encrée dans le réel il faut mieux s'être documenté sur ton sujet !
Et pour le fantastique, il est évident qu'il est impossible de décrire ce que l'on connait, mais l'écrivain connait son monde, vu qu'il l'a inventé.

J'ai encore plein de choses à dire, mais vais m’arrêter là. La question est digne d'un sujet de philo !
 
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Salut P'tite lune!

Pourquoi t'arrêter un si bon chemin ? Pour ton âge, tu as une vision très pertinente !

Pour ma part et pour prouver ce que je disais plus haut, il y a 14 ans, j'ai écrit un roman à l'eau de rose (300 pages). Mon héroïne était originaire de Savannah aux USA et je l'ai faite voyager jusqu'en Grèce ; à Athènes plus précisément.
Je ne connaissais aucun des lieux que j'avais décidé d'utiliser. J'ai eu recours à des livres de géographie, des guides touristiques, etc... pour rendre l'environnement de mon livre crédible. Et je pense m'en être bien sortie puisqu'au fur et à mesure de l'écriture de mon manuscrit, j'avais la sensation de visiter moi aussi chacun de ces pays...
Bien sûr, il n'appartient qu'à moi de le penser ! lol. Je n'ai jamais osé l'envoyer à un éditeur et je ne le ferai jamais.
J'avais 15 ans à cette époque, et c'était la première chose importante que j'avais réussi à achever.
J'en suis encore très fière.

Voilà pour la séquence nostalgie !lol

Pour conclure, tout est faisable avec un peu de travail approfondi.
Si on veut s'éviter autant de tracasseries, il vaut mieux s'orienter vers l'écriture de romans fantastiques ! lol. Et là, c'est de la pure improvisation !! Smile
 
   
    
                         
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