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 [Demi-Nuit 02 mars] Commentaires

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Gwenouille
   
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Gwenouille  /  Roland curieux


Ce que je suis en train de faire Smile
 
Pomcassis
   
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Pomcassis  /  Tentatrice chauve


Comme j'ai participé à la Nuit (j'ai lu et raturé mon roman, je n'ai donc rien posté dans les extraits puisque je n'ai pas écrit), voici mes commentaires de vos extraits :

Santanza : un extrait plutôt propre dans l'ensemble, j'aime bien surtout le dernier paragraphe, avec ce narrateur un peu pathétique, un peu looser. J'adhère moins au premier paragraphe dont je me demande la pertinence (j'ai toujours du mal avec les premières phrases qui commencent par des généralités). Et "souvenance", c'est très désuet je trouve. Le deuxième paragraphe, je le trouve "too much" (trop de "misère" peut-être, sachant que quand tu reçois un enfant en famille d'accueil, tu es payé pour ça).

Zaou : au début, je me suis un peu cru dans un Walt Disney (les oiseaux qui chantent, la belette, la chaumière, le jour qui se lève dans la joie et la bonne humeur...) ; pas vraiment ma tasse de thé, je trouve ça un peu trop cliché et surfait. Dans le style, il y a quelques maladresses mais bon, je n'oublie pas que c'est du premier jet (par exemple : "faisait hérisser", pourquoi "faisait" ? ça me paraît moins lourd "hérissait" tout court).

Gregor : j'ai eu du mal à lire jusqu'au bout ; il y a un peu trop d'informations par ligne, c'est trop touffu et confus. Certaines associations de mots ne fonctionnent pas à mon sens, par exemple "douce aigreur de la déception". Bref, j'ai pas accroché.

Nyjée : joli extrait, très bon premier jet ; c'est aérien, poétique, léger, très doux aussi. Et puis les termes "con", "pisser", j'aime bien que tu les utilises aussi, car ça permet au lecteur de revenir les pieds sur terre, dans ce champ, avec tes personnages. C'est vivant. Par contre, "je me laisse tomber dans les plantes", c'est bizarre, pour moi les plantes ça évoque des grands trucs plein de feuilles, de branches, et dans lesquels il est difficile de tomber et qui égratignent quand on tombe dedans. Je suppose que tu veux dire "dans l'herbe". Ah, et "elle a maigri" sans "t".

Hel : quelques fautes (mais c'est du premier jet, mais ça pique un peu les yeux) ; j'ai pas vraiment réussi à rentrer dans l'extrait, sans trop savoir pourquoi... Désolée, je ne suis pas d'une grande aide sur ce coup-là ! (peut-être les phrases sont-elles un peu trop longues et pas assez rythmés pour la description d'un travail répétitif et rythmé comme un métronome, je sais pas)

Guardian of the moon :

Elle fait genre d’être triste, mais c’est que du mytho. mouais, bof. Tu peux largement te passer de ce genre de considération, ou le dire d'une façon plus littéraire.
mes copains appellent les paroles de l’Evangile. Qu'on soit croyant ou pas, ce que lit le prêtre est issu de ce qui s'appelle l'Evangile, c'est un fait, pas une croyance ; si tu disais "ce que mes copains appellent les paroles de Dieu", ok, mais là, c'est un fait avéré, ça s'appelle "les paroles de l'Evangile", tu ne peux pas nier ça.
Sinon, dans l'ensemble, c'est plutôt maladroit, mais bon, c'est du premier jet. Et la référence à L'avare, je ne sais pas si elle a vraiment sa place ici.

Je m'arrête là pour le moment, je continuerai plus tard Smile
 
Zaou
   
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   Pensée du jour  :  Ecrit un peu, un chapitre, un paragraphe, une phrase. Non, même un mot, écrit !
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Zaou  /  Gloire de son pair


Merci, je veux bien que tu me pointes les autres maladresses que tu as remarqué.
http://vitalitepaleo.com/
 
Pomcassis
   
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Pomcassis  /  Tentatrice chauve


Zaou : puisque tu le demandes, voici quelques remarques - je précise que c'est mon ressenti personnel, et comme je ne connais pas ton roman, désolée si je suis à côté de la plaque.
"C'était l'aurore" > un peu moyen comme entrée en matière, d'autant que c'est inutile à la compréhension vu la suite de la phrase.
"joyeux chant du matin" > too much à mon goût, peut-être à cause de l'antéposition de l'adjectif.
"poursuivit son avancée" > j'aime pas tellement cette formulation, en dessous du reste à mon goût, je pense que tu peux trouver quelque chose de plus joli, pour compléter le tableau bucolique.
"affleura" > je ne suis pas sûre de la pertinence du verbe...
"sur sa couche" > formulation carrément désuète, "sur son lit" ça le ferait aussi bien - mais comme je ne connais pas ton roman, c'est peut-être voulue, après tout tu parles bien de chaumière.
"qui faisait office de porte" > inutile, la suite de la phrase est suffisamment claire pour que tu puisses te passer de cette précision (et de cette formule pas très heureuse)
"flatté de" > flatté par, non ? J'ai un doute.
"disparu" > petite faute : "disparut"
"du feu... celui" > Ce serait, à mon sens, plus incisif sans les points de suspension et avec un point tout court.

Voilà !

Quant aux extraits suivants, je ne vous oublie pas Wink
 
Nywth
   
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Nywth  /  Ex-Ombre passée du côté encore plus obscur.


Je répondrais aux commentaires un peu plus tard.

Zaou a écrit:
Xd et sinon Nyjée tu aimes quelque chose?
Oui, moi. Du coup, je n'ai plus de place pour le reste.

Un Penseur

Déjà, j'avais envie de taquiner et tu en avais marre des critiques positives, donc forcément, c'était mal parti pour toi. Ceci dit, tu sembles avoir à moitié après l'usage du point virgule qui est un instrument magnifique, je suis fière de toi ; il ne te reste plus qu'à apprendre l'autre moitié. C'est marrant, pour avoir suivi un petit peu ce que tu faisais, il y a deux choses que je constate ; déjà, tu as des relents d'un vieux style un peu comme celui de Ludivine "Oui, ce jour-là aussi, le temps n'était pas joli" ou "ou je ne sais quel autre liquide puant" que je t'ordonne de virer immédiatement par ailleurs, et des prémices d'un nouveau style, mais des prémices très hésitantes et très maladroites. Tu en fais trop pour trouver où il se situe. C'est bien, il faut en faire trop un moment, mais il faut savoir rationaliser ensuite. Ainsi, au bout de quelques lignes, ton énumération et tes personnifications se cassent la gueule. (Ne tire pas la tête, tu le savais depuis le début, ah, ah). Le début de ton deuxième paragraphe se casse la gueule de la même manière, d'ailleurs. Trop de banalité, pas assez de simplicité et il y a comme un peu de prétention sur le coup. La suite s'améliore un peu, mais c'est pareil, j'ai l'impression que tu ne sais pas encore comment te placer, que tu hésites entre un style un peu humoristique, plus concret, plus poétique. Le tout donne un espèce de fouillis un peu grandiloquent (et forcément, grandiloquent, c'est regarder le monde par une falaise, sauf qu'à un moment, tu es obligé de sauter et de te splasher lamentablement sur le sol. Il faut prendre une échelle d'abord). Le dernier paragraphe, sans être exceptionnel, me semble déjà un peu plus cohérent. Enfin bref, tu tiens un bout Antoine, ne le lâche pas et persévère :flower:

Revan

Ton style est sensiblement différent et semblable à la fois de ce que je lis habituellement de toi, c'est très troublant, sans doute à cause du premier jet. Il y a, dans le début, une sensibilité qu'on ne retrouve pas habituellement chez toi, bien qu'elle soit exprimée de manière un peu superficielle et trop filante. Après, ça reprend avec une précision plus chirurgicale qui te caractérise un peu sur ce genre de scènes. Dans l'ensemble, il y a quelques petites maladresses et puis ça reste très froid et peu ambiancé (mais je crois que c'est définitivement ta manière d'écrire, de toute manière). A la fin, il me semble qu'il faut aussi que tu prennes garde aux petites exagérations qui sont décalées du rythme imposé par les armes et par ta plume ; l'exemple le plus visible, je crois, c'est avec le sang qui macule l'arbre, et qui n'a pas franchement grand chose à faire là, il me semble, (et qui m'a parut un peu comme une indication scénaristique, ce qui est mauvais signe).

Flicky

"À bout de souffle, elle échoue" à faire passer des sentiments. (Pardon, je suis désolée, c'était vraiment trop facile). Je trouve que le début échoue complètement sur ses attentions, la personnification est trop maladroite, elle ne tient pas la route, elle s'effondre aussitôt qu'elle est évoquée. En fait, il n'y a pas grand chose à dire ; je n'arrive toujours pas à accrocher dans ton style (c'est ce dont j'avais parlé un petit peu avec toi par MP) bien que j'y arrive mieux que sous le précédent extrait. La scène est plutôt classique ; le plus gros reproche que j'aurais à faire ce serait tout de même sur les quelques personnifications dont tu uses, et qui sont, je trouve, à chaque fois, plutôt mal introduites ou mal venues. Un peu trop d'adjectifs, aussi. En fait, c'est un peu comme ça pour toutes les figures de style que tu utilises : je trouve que les comparaisons et tout le reste ne sont pas franchement subtiles ni bien mélangées au reste, comme si elles étaient forcées. Et puis parallèlement, malgré les mots qui semblent ou sont un peu trop choisis, il y a aussi pas mal de facilités, notamment dans l'utilisation d'adverbes et d'adjectifs qui sont bien utiles pour ne pas décrire d'avantage, mais qui, du coup, enlèvent toute une richesse de scène ; c'est ce que tu fais aussi. Je passe un peu à côté, mais c'est loin d'être un des pires extraits.
 
Gwenouille
   
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Gwenouille  /  Roland curieux


Bon, j'ai essayé de faire au mieux, voici les commentaires :

- Santanza :

J'ai beaucoup aimé ce premier paragraphe et la manière dont tu aborde le sujet qui, je pense, a un point de vue très interessant. Même si le style reste assez détaché, je trouve que le contenu est poignant et traite d'un sentiment des plus respectables : l'amour d'un parent pour son enfant.
J'ai noté quelques petites répétitions qui alourdissent ton texte. Si tu veux qu'on soit pris par les sentiments que tu essaies de faire passer, reste simple. La sincérité fera le reste du boulot, n'essaie pas de combler les vide juste pour combler.

--> Je ne sais pas pourquoi, peut-être qu’il y a une personne là-haut qui décide, un grand bâtisseur, un grand architecte de l’univers, un créateur d’homme qui a décidé que moi, je n’aurais pas le droit de connaître la tendresse.
Cette phrase est un petit peu trop bancale, de part sa longueur, mais aussi de par la direction dans laquelle tu essaies de nous ammener. Un grand batisseur + un grand architecte + un créateur, ca donne l'effet de répétition. Reste simple : un aurait suffit.

--> Le premier paragraphe ammène bien le second, je n'ai pas eu de problème au niveau de la transition.

--> Enfin, ce n’était ni une famille et il n’y avait pas d’accueil, mais ça s’appelait bien comme ça, « famille d’accueil ».
Ici tu as utlisé le "ni". Il manque le second "ni" qui te permet d'utiliser le premier, sinon ta phrase perd son sens. Ce n'était ni une famille, ni...

--> Quant à ma mère, elle faisait des ménages (virgule) comme on dit.

--> Quand la voisine n’était pas là, on me laissait seul. Toutes les marques d’affection, aussi infimes soient-elles, dès le plus jeune âge, sont importantes pour la construction de sa personnalité, c'est ce qu'on dit.
Ici, il manque une transition entre la première phrase et la deuxième. Passer du récit à une vérité énnoncée, comme tu le fais, est rude.

--> Moi je n'avais rien.
Magnifique facon de terminer ton paragraphe. J'aime beaucoup la manière dont est structuré ton texte, même si l'intérieur des paragraphes peut être amélioré, les transitions d'un paragraphe à l'autre sont sublimes et très claires. On dirait que ça parait naturel chez toi Smile (et ce n'est malheureusement pas donné à tout le monde ^^')

--> Dès l’âge de quatre ans je suivais mon palpitant, aveuglément,
Je pense qu'il manque un mot Surprised J'ai pas compris, mais je pense aussi que la virgule après palpitant (même si tu rajoute un mot), peut être supprimée.

--> Je débordais d’amour, mais le pire c’est que je n’étais pas crédible.
Cette phrase est très interessante. Je pense que pour que le lecteur n'y voit pas d'illogisme, tu devraispréciser que c'était plutôt dans la manière d'agir, alors qu'a l'interieur, il ne se sentait pas légitime dans sa manière d'être, ou bien il ne s'en sentat pas le droit ? Je pense qu'il y a matière à développer Smile

--> Comment faire croire à Stéphanie qu’elle était la femme de ma vie alors qu’une heure avant je déclarais ma flamme à Léa?
Femme de ma vie me semble quelque peu inaproprié à cet âge Wink

--> Difficile. Je ne saisissais pas. Les filles ne voulaient pas de moi. J’avais l’air ringard. A chaque refus, je sentais mon cœur qui encaissait en silence. Les autres garçons, rien ne les intéressaient, ils ne pensaient qu’à jouer au foot pendant la récré.
Je pense que du devrais couper ton paragraphe juste après "silence", ce serait plus marquant, la dernière phrase n'étant pas essentielle.

De manière générale : soit attentif aux répétitions, essaie de les mettre en couleur dans ton texte pour mieux réaliser et par la suite, cherche à les changer Smile De très belles choses même si ces pensées poignantes n'apparaissent que comme des petites touches par endroit. Notament j'ai sentie quelque chose de profond. N'abandonne pas.


Zaou :

Premier ressentit : j'aime ton style franc. J'aime la fraicheur vivifiante qui s'en dégage. Et j'aime ton vocabulaire.
Pour le bien de nos yeux, il serait interessant de songer à faire de ce paté quelques paragraphes, ne serait-ce que pour organiser clairement graphiquement ce qui se passe à l'écrit. Par exemple le début, cadrage sur la nature. Puis sa se précise : cadrage sur la maison d'Aurel. Quand tu passes de la nature a Aurel, tu change complètement de décor. Un nouveau paragraphe permettrait d'asseoir tout ça.

--> La lueur du jour poursuivit son avancée, affleura l'étroite fenêtre de la demeure, et perça le papier huilé recouvrant le châssis.
Puis perça ?

--> Dans la chambre, Aurèle se réveilla aussitôt. Il se redressa douloureusement sur sa couche, ses vieux membres engourdis par le sommeil ; il les étira, les délia, puis s'engagea dans l'escalier à claire-voie.
"par le sommeil ; les étira, les délia". Le "il" est en trop et donne un aspect répétitif, dans la mesure du possible, essaie de les éviter Smile

--> Là, flatté de la mélodie des passereaux, il arrosa allégrement de pisse les aromatiques bordant le mur.
Le "là" n'est pas indispensable puisque la phrase précédente suggère déjà qu'il ets dans le jardin.

--> Aurèle s'attarda à admirer le paysage, un sourire suffisant aux lèvres
S'il admire le paysage, pourquoi a-t-il un sourire suffisant ? Au contraire, il devrait s'agir d'un sourire paisible car l'admiration sous entends un sentiment plaisant et positif.

D'une manière générale : C'est mignon tout plein ^-^ J'aime les vieux Surprised Non je rigole. C'est un récit qui me fait sourire, sans prétention, simple, sans prise de tête, j'aime bien.

Gregor :

Premier ressenti : "ça m'a bien l'air dense tout ça, il va falloir que je me concentre !" Beaucoup de personnages, surtout que j'attéris dans le truc et je sens bien que ce n'est pas un début, mais la suite de quelque chose que je n'ai pas lu. Lire de gros blocs descriptifs me fait flipper avant même d'avoir commencé. Les paragraphes, en plus de rendre les descriptions plus claires, servent aussi à les alléger visuellement. C'est psychologique... Je vais essayer de te soutenir un maximum. Je ne souhaite pas critiquer car je pense, au vu de ce que je parcours, que ça a été finement pensé. Et que, par rapport aux deux textes que j'ai lu auparavant ta démarche en est déjà plus avancée. Ton texte a une direction, et c'est beaucoup plus dire de la garder qu'au départ ou on peut se permettre tout ce qu'on veut. Commencer un livre, tout le monde peut le faire. Le terminer : c'est une autre histoire. Surtout que c'est comme courir un marathon : on se vide, on fatigue, c'est pour ça que je respecte ton extrait.

--> Wolf Trine avait conservée sa part de mystère. Deenick avait déjà été réduit à l’état de loque humaine, ses idées de dissidence révoquées par la puissance des instances du Dieu-Machine. Arnoult ne l’avait pas revu.
Trois premières phrases, trois personnes. C'est trop. Le lecteur n'a même pas eu le temps de se mettre dans la peau du premier que tu as dejà sauté au deuxième. Ecrire une scène avec plus de deux personnes c'est l'horreur. Idem pour les dialogues. On se dit toujours "et le troisième, il fait quoi ? Il attend comme ça?" en se demandant comment le faire agir en même temps que les autres, sans couper l'herbe sous le pied du lecteur... Clairement : c'est fastidieux et c'est un exercice de concentration ardu. Si tu veux aborder les trois personnes, fait un paragraphe pour chacune de ces personnes, pour pas destabiliser le lecteur. Ou au moins 3 phrases + 3phrases pour els deux premiers et rajoute le troisième après. Sinon tu ne restes pas centré, ca donne l'impression que tu te disperses, alors que le lecteur à besoin de se poser, de s'identifier, pour pouvoir lire sans etre dérangé.

De manière générale : ca fait beaucoup de psychologique tout ça. De manière générale, tu dois pouvoir trouver un juste équilibre dans ton livre entre action et psychologie. Peut-être entrecouper ce bloc de dialogues et faire passer la psychologie par une dispute ? Ca permettrait de faire avancer d'avantage ton récit, tout en gardant tous les éléments que tu exposes, ca allègeraient la forme, et on serait moins dans le côté passif et purement intellectuel.


Nyjée :

cf. post précédent


Hel :

Premier ressenti : Badoum badoum, de la sensualité dans tes phrases, de la fluidité, j'aime Smile

--> — Vingt-cinq ans, bah alors vous allez arroser ça mam’zelle Aubert ?!
Je trouve que cette phrase manque de naturel. Je n'irais pas jusqu'à dire que c'est un cliché, juste que c'est souvent la phrase qu'on utilise lorsqu'on ne sait pas comment déclencher le récit. C'est THE phrase facile. Malheureusement elle manque d'originalité, et vue la suite du récit, c'est dommage. Pourquoi ne pas lancer une provocation plutôt ? Puisque dans la suite du récit je sens de la rancune, ça pourrait être un moyen de la justifer ! ^-^

--> tout cela contribuait à faire de moi un élément acceptable.
Je pense que le "cela" n'est pas indispensable Wink

--> J’esquissais
Il me semble que c'est du passé simple, donc pas de "s" à la première personne du premier groupe Smile

--> En d’autres circonstances cela aurait semblé faiblard, mais ici cela suffisait pour marquer une forme de politesse
Troisième fois que je vos "cela", et cela m'embête cruellement. Pas que ça fasse vraiment répétitif. Mais que ici j'aurais opté pour "ça" plutôt que "cela", cmme je l'avais expliqué à je ne sais plus qui. Ca fait franchement moche "cela". On se dit "ah, tient, on aurait bien marqué "ça" mais l'auteur à du se dire qu'elle écrivait et que donc il ne fallait pas marquer "ça" mais "cela". Autrement dit : ça manque de naturel, on prends conscience de la présence de l'auteur... <.<

--> et je m’efforçais
même chose que précédemment Smile

--> ne plus penser me concentrant
une petite virgule entre penser et me ? Surprised Ca nous aidera *-*

--> , je restais à la
pareil Surprised "restai"

--> Malgré mon application à balayer le trouble de la minute précédente, je restais à la fois dubitative et curieuse de savoir comment l’ancien en était venu à me coller sous le nez, cette échéance que je m’étais bornée à nier.
Trop long, trop fastidieux, trop chargé Smile

--> je réchauffais
devine :p

--> y avait pas franchement de
"il n'y avait pas..."

--> Mais j’évitais
AMEN

De manière générale : de belles dispositions à décrire la flamme brûlante qui nous pousse à vivre. Beaucoup d'émotions et j'aime bien ce côté là. Seulement, puisque c'est déjà si plein émotionnellement, le style vient alourdir ce sentiment et j'ai du mal à respirer. Deja, des paragraphes m'aideraient. Ensuite, il y a trop d'idées, trop de choses en trop peu de phrases. Ce qui, à la base, était magnifique, vire dans un extrême difficile à lire. Si tu veux autant brasser en profondeur, la surface doit être lisse. Dans le cas contraire, on se retrouve nu à nager en pleine mer une nuit de tempête --> on a de grandes chances de se noyer. Essaie d'alléger le tout et l'effet n'en sera que plus efficace.

- Guardian of the Moon :

Premier ressenti : J'aime comment tu attaques le récit, j'aime la vierge Marie qui ets là, mais même si l'idée de la dernière phrase du premier paragraphe est attrayante, elle est mal exprimée.

--> Elle fait genre d’être triste, mais c’est que du mytho.
Jusqu'à cette phrase, je te trouvais presque poétique. Mais là j'ai fait des yeux de hiboux, du genre O.O WTF Le style de la phrase ne correcpond pas du tout avec le début, et honnêtement, ce n'est pas à ton avantage.

De manière générale : je suis stupéfaite. De ce que j'avais lu de toi, j'étais restée sur une impression mitigée, presque simpliste, mais aujourd'hui je découvre que tu manies le récit au présent... Comment dire... Ecrire au présent ce n'est pas facile. Bien écrire au présent, c'est fastidieux. Y'en a beaucoup qui s'essaye en pensant que ce sera plus facile que le passé. Malheureusement je ne pense pas qu'on puisse vraiment choisir. Y'a des gens qui sont fait pour le passé, d'autres pour le présent, et quand on essaie de forcer un truc qui ne nous est pas naturel, on se retrouve déphasé avec notre propre récit, un peu comme d'essayer de faire remonter un cours d'eau : beaucoup d'énergie gâchée pour un résultat qui laisse à désirer. Pourquoi essayer de forcer le cours des choses ? Pourquoi ne pas accepter qu'on ne soit pas fait pour ça et, à partir de là, essayer de construire quelque chose en adéquation avec ce qu'on est, mais aussi avec ce dont on est capable ? C'est ce qui donne son sens à ton récit, je pense. Tu jongles avec le présent mieux que des personnes de ce forum qui, pourtant, ont un meilleur style que toi. Je pense qu'avant tout tu es maladroit dans ta façon de t'exprimer, et que de là, on te catégorise facilement de "simpliste". Pourtant ce que je vois à du sens. Sans essayer de comparer l'essence de ton texte à celle d'un autre, je ressens de la tristesse. Y'a beaucoup d'idées, ça foisonne, et tu aurais tout interet à mettre noir sur blanc (c'est à dire prendr eun stylo, et une feuille) et organiser POUR DE VRAI ton récit et la manière dont il va se dérouler !


Topaze :

On en a déjà discuté !


Casdenor :

Premier ressenti : c'est ce que j'appelle de l'efficace. Un style facile, qui se laisse bien lire, normalement j'ai pas grand chose à en dire (parce que justement c'est bien équilibré... enfin je vais lire plus en profondeur).

--> Mirwoël laissa apparaître les ongles qui ornaient ses doigts et sourit
me doute que t'as voulu trouver quelque chose d'original, mais je trouve ca quand meme tordu de laisser apparaitre les ongles de ses doigts. On ne cache pas juste les ongles. On laisse apparaitre des mains desquelles on pouvait apercevoir des ongles manucurés. Surtout que les ongles n'ornent pas les doigts, c'est pas comme si ils étaient la pour décorer et qu'on pouvait les enlever par la suite et les mettre au placards. Si ce sont des faux ongles, ok, mais dans ce cas precise le, car la je l'imagine en train d'essayer de retirer ses ongle, grands dieux T.T (mdr oui je suis trash, mais les lecteurs ont des esprits tordus :p)

--> Elle sourit, et laissa
la virgule me gene plus que ne m'aide

De manière générale : je ne vais pas m'attarder sur cet écrit car il n'a pas besoin de moi. Juste que s'il était un jour publié, j'achèterai le livre. Come je le disais, un juste équilibre, un style éfficaces qui ne s'attarde pas dans les méandres psychologiques, un juste dosage. En fait, un dosage qui permet de lire un livre dans son intégralité sans finir avec une indigestion au troisième chapitre. Pour ca que je déplore les styles trop lourds. Ca va bien un moment mais tout un livre :s Alors que les style lourds se pretent plus facilement aux nouvelles. Ton style se prète tout à fait au roman. Continue, et à bientôt (sous entendu : on se reverra Smile) ^-^


Etania :

Première ressenti : je suis intriguée.

--> , mais rien de tout cela n’expliquait l’odeur infecte qui régnait
mais rien qui n'explique l'odeur... Ca alegerait, chu pas fan de l'imparfait à cet endroit.

--> passeraient l’hiver, selon toute vraisemblance
selon toute vraisemblance inutile, depuis le debut tu rajoutes des petits mots par la du genre "il semblerait" "peut etre", "il se pourrait que"... Montre toi plus affirmative, si tu veux faire douter tes personnages, affirme le fait qu'ils doutent. Car la c'est l'auteur qui doute, pas les personnages.

De manière générale : trop d'incertitudes et d'adverbe qui donnent cette impression de voguer constamment dans un monde floue, ou rien n'est dépeint avec précision. Si bien que nous-mêmes, en tant que lecteurs, doutons de ce que nous lisons, ou des actions. Force toi à être précise. Pendant quelques temps, vire les adverbes et trouve un moyen de les remplacer ! Car tu m'as perdue, en tant que lectrice, au troisième paragraphe. Et ce n'est pas faute de ne pas avoir été intriguée au départ.


Foxi :

Premier ressenti : ça a l'air décommodé.

--> La jeune fille pris un tournant acéré , se préparant intérieurement au combat. Finalement, elle ne resterait pas à Miens bien longtemps.
Une tache blonde passa au ras de son champ de vision :
trois phrases, 3idées, mais qui ne sont pas connectées, juste juxtaposées. Comme si tu énonçais les idées qui te passaient par la tête sans les inclure à la base. Pour exemple je te donne une maison de brique. Tu as empilé les briques les unes sur les autres sans y mettre de ciment. Ca tient, mais au moindre coup de vent, ta maison s'effondre. Autrement dit : ce n'est pas stable. Demande toi : de la première phrase, comment en es-tu arrivée à la seconde ? Et ainsi de suite. Plutôt que d'avoir trois phrase, on aurait du avoir un paragraphe d'au moins 5 lignes...

En fait, c'est aussi un de mes défauts. Et je pense que ça vient de la vision cinématographique. Tu dois probablement être de ceux qui voient leur scènes se dérouler et qui la décrivent telle quelle. C'est pas toujours facile de passer de quelque chose de visuel à l'écrit, certains le font très bien d'autre moins. Mais là tu n'est pas au cinéma. Au cinéma tu as pour liant la musique, le fond de scène, l'action en elle-même qui, en se déroulant, assure une continuité. Sur le papier, le mot, bien qu'il suggère un mouvement, est figé. Si tu ne fais pas en sorte qu'il débouche sur la suite logique de l'action, la scène restera figée. Au final on aura quelque chose qui ressemble au début de ton extrait : 3 scènes , peut etre en mouvements, mais sans les transitions. Un peu comme trois photos les unes à la suite des autres à la place d'un film.


Un penseur :

Premier ressenti : ca fait deux heures que je commente, je commence à etre HS XD

--> Le bus partait alors que les derniers s'asseyaient encore, bien après Emilien. Les
je pense que tu aurais plus à y gagner en mettant un passé simple sur le premier verbe, on aurait vraiment l'impression de démarrage de l'action : le bus partit + attentions aux répétitions de "bus".

--> craquaient dans les nids de poule,
l'expression de "nid de poule" m'a surprise, alors qu'on ets en pleine ville. Si la ville est en sale état, le préciser aurait permis d'amener cette expression avec plus de douceur.

De manière générale : j'ai un problème avec la concordance des temps. Ainsi que le point de vue totalement externe au départ et qui vire à quelque chose de semblable à l'interne au troisième paragraphe... De plus je ne vois pas de direction à ton texte. En fait, ça me dépasse. Je ne ressens rien en le lisant, je le lis, ca glisse pas trop mal, mais j'essaie de comprendre ce que tu as voulu dire Sad Je te sens "détaché" de ton propre récit. Comme si toi, auteur, tu étais très très très loin. Il faudra que tu m'expliques Wink


Revan :

Premier ressenti : ça m'a l'air pas mal ! Surprised

--> Le Little Bird décrivit un arc de cercle et continua de voler en rases motte, en longeant les crêtes de ces collines
en rases motte, longeant les cretes (le "en" n'est aps indispensable et en plus il genere une impression de repetition)

--> dans les branchages des arbres
t'as pas besoin de préciser "des arbres", les branchages se raporte deja a de la végétation, et ca casse ton rythme, et ca alourdit inutilement ta phrase. Alors qu'apres branchage, le rythme de la phrase serait aprfait *o*

--> s’y fondait, s’y plaisait.
idem, choisis l'un ou l'autre, sinon on a l'impression que tu cherches tes mots, comme si tu hesitais entre les deux. Et ca casse ton rythme, et le dernier mot vient se greffer sur le reste, sans y etre intégré...

--> Quelques clairières naissaient au milieu de ces innombrables conifères,
innombrable casse ton rythme, ca glisserait tellement mieux avec "quelques clairieres naissaient au milieux des conniferes". Vue que tu parlais de foret, connifere se rapote immediatement a la foret. En ajoutant innombrable c'est comme si tu nous repetais ce qu'on avait deja compris Wink

--> cette atmosphère lourde, chargée d’électricité
"cette lourde atmosphère" nous viendra bcp plus naturellement. Si jamais tu effectues le changement, pense à virer la virgule du coup

--> Les lourds nuages
repete, épais nuages ? les nuages denses ?

--> au-dessus d’eux menaçaient de s’abattre sur eux,
repete "eux". Je te propose de garder le premier et de toruver un autre moyen de decrire ton nuage qui s'abbat.

--> la caresse du vent sur son visage,
un hélico a des fenetres non ? elle sont fermés non ? >.>

--> Enfin, ils parvinrent sur zone
pas compris

--> d’un coup d’œil, Dean suivit l’hélicoptère jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière une colline.
cette phrase m'a fait rire. Comment on peut suivre un helicoptere d'un coup d'oeil ? Surprised de plus pour eviter le trop de "helicoptere" dans ton texte, j'aurais plutot opté pour "Dean le suivit jusqu'a ce qu'il dirparaisse...". Tu as deja mentionné l'appareil 5 mot en avant, ca passera beaucoup mieux !

--> Winchester et Grimes entamèrent la descente de la colline. La végétation peu abondante sur cette face escarpée n’offrait que peu de couverts.
Manque une transition avant ce paragraphe ! C'est comme si tu passais du coq à l'ane.

En conclusion : le roi/la reine des précisions en plus, en général quand quelqu'un fait ca c'est qu'il st deja bien avancé niveau écriture, qu'il a comprit comment remplir mais qu'après il faut encore passer à la passoire pour enlever le "trop". Surtot que si on les enleve, ton texte va s'approcher d'une fluidité très plaisante ! Smile Ca m'a bien plu, je dois avouer !


Flicky :

Premier ressenti :
un jolie maniement du présent

--> Ses phalanges confuses tentent de saisir les personnes que l'étoffe
le "ses" se raporte au sujet précédent. C'est à dire au soleil ou a se rayons. Je t'avoue que la je suis en train de m'imaginer un soleil avec des phalanges, c'est comique ! Je me doute que tu veuilles parler d'une personne. Je me doute que ca fait plus classe de ne pas dire son nom et de l'introdure tout en douceur... Mais avant que ce soit beau, faut que ce soit compréhensible (c'est le propre de l'écriture, à la base, on s'en sert pour communiquer et le message devrait primer sur la forme...) XD Pitié : plus de soleil à bras T.T

--> l'appareil, et esquissent
un petit participe présent ici eviterait une tournure maladroite, le ",et" marque une longue pose, non justifier ici car ta proposition n'est pas assez longue (entre autre). "l'appareil, esquissant..."

--> juste à ses côtés,
"juste" est il vraiment nécéssaire ?

--> À partir du moment où ce constat envahit ses pensées,
la je vois un illogisme de... je ne sais pas comment le décrire. T'es dans les sentiment et tout, et genre il prends conscience d'un constat comme s'il etait dépourvu de sentiment, homme d'affaire en train de faire le bilan de l'année... Le sentiment dégagé est illogique, trouve un autre moyen de dire la meme chose, en adéquation avec la psychologie de ton perso.

--> Emporté dans un vertige euphorique et insatiable, il en laisse tomber sa liseuse,
la ya un illogisme entre le rythme de ce que tu ecris et le rythme de ce que tu décris. Le gars est "emporté" mais le rythme s'etire en lenteur... On s'imagine une action rapide, et je la vois se produire au ralentit <.<

--> Bercé par cette douce folie qui s'empare de lui
qui s'empare de lui ets en trop. Puisqu'il est deja bercé par la douce folie, elle s'est deja emparée de lui, de plus ca casse ton rythme et c'est une précision pas nécéssaire.

--> à l'hôpital, dont il s'avère encore
le "dont" organise deja la phrase, tu n'as donc pas besoin de la virgule à cet endroit

De manière générale : une écriture qui se prétait bien au présent au début de ton extrait et qui, petit à petite, dérive vers une écriture utilisée pour le passé simple. Ca me pose au final quelques soucis : alors que je rentrais biend ans ton histoire au début, je me retrouve totalment hermétique à la fin, dérangée par chacun des verbes que je rencontre. Néanmoins, le fond de l'histoire me plaisait (au début parce que du coup sur la fin j'etais tellement omnubilée par les verbes que... bref). Voili voilou ^-^

 
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J'aime bien ta manière de lire Gwenouille, c'est marrant je ne m'y attendais pas. Je comprends ce que tu me dis, ça me parait pertinent, même si je ne serais pas d'accord sur tout, à voir...
Dans le genre je veux mettre beaucoup de choses, c'est vrai, mais est-ce que c'est mal? Moi j'aime bien quand il y a plein de choses, point de vue lecture.
Y a des trucs qui me font rire, enfin sourire, le cliché. Me dit celle qui aime bien en user! tongue Mais j'ai envie de dire qu'humainement les clichés existent, alors comment faire autrement que les retranscrire, parfois on est obligé. Mais d'un autre côté ça cloche peut-être un peu, pas pour le cliché mais parce que c'est trop chaleureux pour le contexte. Je devrais virer le mam'zelle et le nom, peut-être...
Sinon j'ai vachement repris l'extrait, depuis, fludifié et tout ça, enfin pas tout, mais pas mal, mais je vais regarder à nouveau avec ce que tu me dis. La sensualité ça m'a fait sourire aussi, parce que quand je veux en mettre ( ce qui n'était pas le cas ici, pas volontairement du moins) ça ne ressort jamais aussi fort que le veux, ça me semble même transparent, mais si tu en vois là, peut-être que tout n'est pas perdu Razz
Ah et j'ai viré les cela, les répétitions c'est mon truc, hélas.

Pomcassis
Bah ça m'arrive de passer à côter de certains textes aussi, on y peut rien c'est comme ça. C'est déjà sympa d'avoir prit le temps de lire.
 
Gwenouille
   
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Je suis d'accord avec toi, et heureusement que tu as des choses à dire et tout ça, ce que je pointais c'etait juste la densité. Pas le fait que ce soit mal. Trop de choses en trop peu de temps. Mais si tu élargit le temps, tu n'as pas besoin de sacrifier tes émotions Smile Juste de les alléger. Pour ça soit tu coupe, soit tu rajoutes entre pour aérer Smile

En fait, pour inclure un sentiment dans ton texte, il ne faut jamais le forcer. Y compris pour la sensualité. Je parlais de ça a une amie qui essayait à tout pris d'élaborer une athmosphère pesante pour son livre, à telle point qu'elle forcait l'emotion et que ca faisait "trop". L'émotion s'installe à partir du moment ou tu es dans le "vrai". Les bons personnages, au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes repliques ou les bonnes pnsées. On ne controle jamais vraiment les sentiments sous jacents qui découlent de nos textes. Et c'est aussi ce qui fait le charme d'un texte. En essayant de vouloir mettre de l'amour on se retrouve parfois avec de la mélancolie, j'aime ces chemins détournés qui, au final, reflètent la complexité d'une véritable émotion.
 
Manfred
   
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Ouh là, vous étiez nombreux, cette fois.

Voici mes premiers commentaires, la suite plus tard.

Santanza:

Les répétitions et redondances me rebutent un peu. Parfois c’est un effet de style, comme avec «famille d’accueil», mais j’y suis hermétique.
Sinon, la simplicité est rafraîchissante.
Au fait, on dit «faire office» ou «jouer le rôle», mais pas «jouer office».


Zaou:

L’ambiance est sympathique. J’ai eu un a priori devant le détail de chaque petit geste, mais finalement, ça contribue logiquement au côté train-train quotidien.
«s'approcha du feu... celui-ci était éteint»: ça peut être pris comme un trait d’esprit (il s’approche de quelque chose qui n’est plus), mais la formulation m’a fait tiquer de prime abord. J’aurais dit qu’il s’approche du foyer (ou de l’âtre, puisque le mot foyer apparaît plus loin).
La réplique du vieux laisse présager des dialogues pittoresques...


Gregor:

Quelques explications sur la scène que se remémore le personnage auraient aidé à rentrer dans ton extrait.
L’introspection est un peu sommaire, en fait, ça reste un peu en surface de la psychologie du personnage (mais c’est difficile à dire avec un extrait, peut-être est-ce plus fouillé avant ou après dans ton récit ?...). Il y a trop d’adjectifs à mon goût et les détails sur la société dans laquelle vit Arnoult foisonnent, c’est un peu indigeste.


Nyjée:

J’ai l’impression de voir une évolution dans ton style…
C’est à la fois plus aérien et plus concret. Plus posé aussi, mais le style est beaucoup plus simple et épuré que ce que j’avais lu de toi. Il y a un phrasé agréable mais parfois un peu sec, notamment lorsque la narration évoque le souvenir : le passage aux temps du passé est un peu abrupt.
«il y avait eu du rose sur les joues des femmes et du vert dans leurs foulards. Je croyais au "passage à la couleur"»: j’aime particulièrement ce passage, très évocateur.


Hel:

C’est pas mal. J’aime ton utilisation de la synesthésie pour le café. Le vocabulaire employé colle bien au personnage et à son environnement.
Par contre, il y a des passages où c’est assez oral (ex: «je voulais dire»). Mais étant donné que le récit et à la première personne, à mon sens, ça passe si et seulement si toute la narration est imprégnée des idiotismes de l’héroïne. (Le grand problème des extraits, c’est que ce genre de question reste en suspens tant qu’on n’a pas lu ce qui précède et ce qui suit.)
En fait, ça m’a donné envie d’en lire plus. Smile


Guardian of the Moon:

Très oral, ici, du coup. Je ne vais pas me répéter, l’oralité fonctionne si le lecteur aime le niveau de langage employé. C’est très personnel, mais je n’aime pas les tournures du style «elle fait genre de», chacun son truc.
Petit point de détail (bien sûr, on peut partir du principe que c’est le personnage qui fait l’erreur): l’Avare dont tu parles, c’est le personnage de la pièce, pas la pièce elle-même. Donc, plutôt que de mettre des guillemets (de toute façon, pour les titres d’œuvres, c’est l’italique), garde juste la majuscule au «A». De toutes les façons, un travail de correction serait à prévoir (les verbes de parole ou de pensée sont à mettre à l’extérieur des guillemets, par exemple).


Topaze:

En SF, je suis difficile. Et pour le coup, pas mal, pas mal du tout même.
Sobre et efficace. Il y a une alternance assez bien dosée entre les effets de style et les passages plus «bruts».
Deux petites critiques : le moment du réveil et de l’étirement est juste un poil long (une ou deux phrases qui sautent et ça ferait moins languir); la phrase «Dans le grand miroir de la penderie, […] m'observe dans la semi-obscurité de cette nuit trop claire» est un peu déséquilibrée par la répétition de «dans».
 
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Merci. Je vais garder le feu puisqu'Aurèle est persuadé de le trouver là en se dirigeant vers l'âtre.
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Quia:
Je ne connaissais pas ce terme d'idiotismes, alors je fais connaissance avec et je te dirais vu comme je le comprends là tout de suite s'en est très imprégné, suivant ce que j'écris cette imprégnation vient toute seule d'ailleurs. Je suis une férue d'idiotismes, et même quand je les chasse...Et mon écriture est souvent parlée, pas toujours, mais souvent. Ce que je perçois de ton commentaire, c'est souligner qu'il faut un bon dosage de tout ça. Oui. Si tu veux en lire plus, nh'ésite pas, mais il n'y a pas vraiment beaucoup plus, car je viens de tout reprendre à zéro.

Gwen: Je suis ok avec ce que tu dis, quand je force, je sens moi même le côté faux du truc, ce qui fait que je finis à plus ou moins long terme à reprendre, ça ne me saute pas tout de suite aux yeux, comme tout le monde je pense, mais suite à une remarque ou mon propre regardquand il arrive à se détacher affectivement du texte, oui.



 
Pomcassis
   
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Topaze > Extrait qui se lit très bien, le rythme est bien géré, ces phrases courtes sonnent bien. Un bon premier jet, efficace ; attention cependant aux facilités comme "la sueur perle sur mon front", ou dans une moindre mesure, "sans crier gare".

Gwenouille> dommage que tu n'es pas fait une mise en page plus propre, et que tu n'es pas corrigé les quelques fautes qui piquent un peu les yeux... Sinon, j'ai pas accroché, c'est un peu trop "brouillon", même pour du premier jet ; quant à l'écriture, il y a quelques clichés (les cheveux qui cascadent, la peau de bébé) et certaines formulations sont vraiment pas heureuses ("enfin façon de parler", qui m'a sauté aux yeux, aïe, ça fait mal !). Du coup, comme j'ai pas du tout accroché à la forme, j'ai même pas suivi le fond...

Casdenor > c'est pas ma tasse de thé, je veux dire par là que ça ne me transporte pas, mais c'est fluide, construit ; quelques fautes par-ci par-là, d'inattention je suppose, mais rien de bien méchant pour un premier jet.

Etania > euh, tu te contredis avec ton histoire de "rue relativement propre" et tout ce qu'on y trouve de dégueu... Sinon l'écriture est un peu trop simple pour moi, mais c'est fluide. Disons que ça me laisse de marbre, comme de nombreux extraits ici.

Foxi > extrait un peu confus, dialogue pas très crédible, et quelque chose qui m'a frappé, c'est ta précision "soit la tache blonde que Kyriaan avait vu plus tôt en riant.", c'est pas vraiment chouette... D'autant que le lecteur peut comprendre tout seul, ou si tu as un doute, tu devrais trouver un moyen plus subtil d'apporter cette précision. Le dialogue est à remettre en forme également, la phrase "Le jeune homme se tourna vers elle. " n'est pas vraiment à sa place, ça peut porter à confusion.

Penseur > Quelques petites remarques :
"parfois c'est l'autre qui empêchait de viser." euh, "c'était" non ?
"Toujours ces guerriers avaient une excuse pour justifier qu'ils avaient raté leur cible." maladroit, ou il manque quelque chose
Une petite répétition malvenue : "on regarde... dehors"/"on est dehors"
"pour le coup" " par exemple," : bof, inutile et pas super.
Mais dans l'ensemble, je me suis laissée entraînée par ton extrait, c'est vivant (mais un peu confus), visuel, et bruyant (comme le bus). Donc pour moi, c'est un premier jet réussi.

Revan > Ta plume est toujours aussi efficace, et le début, avec ces pointes de lyrisme, n'est pas pour me déplaire ! Sinon, c'est précis, et j'arrive très bien à imaginer la scène, avec les yeux mais aussi avec les oreilles. En conclusion, c'est du bon travail.
Un petit détail : "ses pieds écrasèrent une jeune pousse." Un peu inutile, et ça casse le rythme.

 
Manfred
   
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Suite et fin.


Gwenouille:

J'ai pas vraiment accroché. Le langage est trop approximatif pour moi, et les images un peu cliché.
"Et ce n'était pas une blague" > un exemple de ce qui me déplaît.


Casdenor:

Rien que la première phrase est très lourde: "les ongles qui ornaient ses doigts"...
La précision excessive pour situer les éléments dans l'espace plombe la narration. Tu utilises beaucoup de mots quand peu suffiraient à décrire quelque chose d'assez anodin, comme les ombres lorsque la lumière est allumée.


Etania:

Je ne comprends pas: la rue est "relativement propre"? C'est pas l'impression qu'on a par la suite... Ou alors, elle est plus sale d'habitude? Pas grand-chose d'autre à dire. C'est ordinaire, mais pas désagréable.


Foxi:

"courts cheveux blonds hirsutes" > trop d'adjectifs tue l'adjectif
Les descriptions détaillés de vêtements et accessoires m'ennuient vraiment quand elles ne sont pas nécessaires.
Pour le reste, c'est un peu fouillis au niveau de l'action et de qui dit quoi.


Un penseur:

Tout à fait honorable, c'est fluide et mesuré, on rentre bien dedans.
"La cible parfois était absente" > L'ordre des mots est un peu maladroit.
Troisième paragraphe: répétition malvenue de "dehors" + j'ai une question: pourquoi tu passes au présent de narration à ce moment? Sans le contexte, je ne comprends pas bien...


Revan:

Je reconnais bien là ton style. C'est rythmé, l'action est bien décrite. L'ambiance est transmise avec habileté.
"au-dessus d’eux menaçaient de s’abattre sur eux" > répétition maladroite de "eux"

Flicky:

Dans l'ensemble, c'est pas mauvais-mauvais, mais tes tournures sont assez pesantes (comme la lumière qui s'échoue sur la couverture). Sans que ce soit carrément ampoulé, il y a quand même une tendance à surcharger (trop d'adjectifs, d'adverbes et de périphrases).
 
Nywth
   
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Réponse aux commentaires.

Casdenor

Casdenor a écrit:
Le soleil néronien me perturbe, parce que je ne saisis pas du tout ce que cet adjectif peut dire concernant le soleil."Sa bretelle de soutien-gorge noire. Prête à glisser délicatement sur l’épaule si quelqu’un lui demande."J'ai trouvé le passage à la phrase nominal perturbant.
A la base, néronien devait être un néologisme, sauf que je me suis rendue compte que ça existait ; c'est donc un faux néologisme existant, lalala. Je ne peux pas vraiment expliquer, dans un sens, ça veut dire "cruel", si tu veux.
Je me suis posée la question pour la phrase nominale également. Je prendrais une décision à tête reposée.

Hel

Hel a écrit:
Je dirais que oui, il a cette empreinte de sensualité candide que l'on retrouve chez "ta lolita". La lolita c'est l'ingénue. La lolita de Nabokov qui a été portée à l'écran par Kubrick a aussi de cette aura là. Et je trouve même qu'on en retrouve un peu dans la chanson de Noir désir "Un ange passe".
Merdouille, je ne connaissais ni la référence de Kubrick, ni la chanson de Noir désir (et pourtant, je suis pas mal portée sur ce groupe). Il faudra voir comment tourne le récit et si je parviens à déstructurer le cliché. Si je n'y parviens pas, oui, il faudra peut-être que je fasse quelque chose au niveau du prénom.
Hel a écrit:
Désolée de "ténerver" Nyjée Razz, je ne sais moi même pas comment recevoir/comprendre ton commentaire, dans le sens d'essayer de deviner ce qui peut nourrir tes impressions.
C'était pas dans un mauvais sens, c'est un énervement gentil. Je préfère ça que de m'énerver sur un extrait médiocre. Je peux essayer de relire dans quelques jours et d'être plus précise, mais je ne suis pas certaine d'y parvenir.

Flicky

Flicky a écrit:
Le retour des "belles images" !
Dans ce nouvel extrait, ça passe beaucoup mieux.
C'est très poétique. Une très belle capture d'instant.
Oui, on est d'accord, c'est mieux que ces diamants de pacotille.

Etania

Etania a écrit:
Je trouve ta manipulation des différents types de temps très intéressante. Après avoir lu ton explication dans la section commentaires, je trouve que tu y réussis pas mal! Parfois, ça alourdit la lecture, mais c’est différent et intéressant.
Yep, je sais, et c'est un problème aussi. Le problème principal, en fait, reste que les paragraphes sont véritablement casse-gueule après à corriger. Et encore, là, j'ai été gentille sur les temps (tu verrais un peu plus loin...). Je crois que je vais en baver plus tard ! Razz

Gwenouille

Gwenouille a écrit:
Si je devais parler de ton extrait, je dirais que le propre de l'écriture est avant tout de se faire comprendre. Qu'à vouloir écrire trop dans l'abstrait, les phrases finissent par perdre de leur substance, notament ce que tu gagnes au niveau poétique se perd gravement au niveau du sens.
Que de tout ce que j'ai lu, c'est toujours la même chose, ça n'avance pas, c'est figé (en même temps c'est la caractèristique de ton style qui provoque cet effet). Que j'apprécie qu'on nous peigne un beau tableau mais qu'après 5 min, j'ai envie de dire "c'est bon j'ai compris". Tu as trouvé ton style, pas de doute la dessus, et tu t'enlises dedans. De tout ce qu'il y a posté de toi sur ce forum, j'ai l'impression de toujours relire la même chose, et qu'avec ton talent, je m'attendais à ressentir plus que ce mélange de nostalgie/mélancolie/retour sur le passé constant.
Il y a une chose que je dois préciser maintenant, enfin, que je devrais sans doute préciser tout le temps, mais on va commencer par toi : je ne "veux" pas écrire dans l'abstrait. Je n'ai aucun contrôle ni sur mon écriture ni sur mes personnages, c'est ce qui me caractérise en quelque sorte. Je ne "veux"pas non plus écrire dans le poétique ; mes mains et ma culture littéraire choisissent d'écrire comme ça. Tu ne demande pas à un aveugle s'il "veut" ne pas voir, même si mon exemple est limite et maladroit. D'autant plus que le propre de l'écriture pour moi n'est pas de se faire comprendre, mais d'être soi et les autres à la foi, plus un petit millier d'autre chose à la fois.
D'autre part, je ne sais pas comment tu as lu l'extrait, mais dire que c'est "figé", je trouve ça un peu limite de ta part, parce qu'en 500 mots, on a, dans l'ordre, la description d'un paysage, un souvenir d'enfance, la description de la situation, quelques actions et un souvenir rapide, un portrait, un souvenir, et une suite de portrait. Alors, ton "figé", j'avoue ne pas le comprendre.
D'encore autre part, de tout ce que tu as lu posté de moi, sur le forum, tu n'as pas du tout lire, puisque le passé est seul évoqué dans les romans, en règle général - et je suis loin de n'écrire que ça, et le cri aphonique n'en parle pas tant non plus. D'autant plus que je ne suis pas de ces auteurs à considérer que "l'histoire passe avant le reste", et que j'ai plus tendance, automatiquement, à me centrer sur les personnages. Or, le personnage, il est composé de passé, et non pas du présent, sauf lorsque celui-ci devient passé. Donc forcément...

Pomcassis

Pomcassis a écrit:
Nyjée : joli extrait, très bon premier jet ; c'est aérien, poétique, léger, très doux aussi. Et puis les termes "con", "pisser", j'aime bien que tu les utilises aussi, car ça permet au lecteur de revenir les pieds sur terre, dans ce champ, avec tes personnages. C'est vivant. Par contre, "je me laisse tomber dans les plantes", c'est bizarre, pour moi les plantes ça évoque des grands trucs plein de feuilles, de branches, et dans lesquels il est difficile de tomber et qui égratignent quand on tombe dedans. Je suppose que tu veux dire "dans l'herbe".
Oui, je suis d'accord, je crois que j'ai eu un vieux réflexe "éviter la répétition", en cours d'écriture. Ah, ah. Je vais faire la chasse aux réflexes.

Quia

Quia scorpio sum a écrit:
J’ai l’impression de voir une évolution dans ton style…
C’est à la fois plus aérien et plus concret. Plus posé aussi, mais le style est beaucoup plus simple et épuré que ce que j’avais lu de toi. Il y a un phrasé agréable mais parfois un peu sec, notamment lorsque la narration évoque le souvenir : le passage aux temps du passé est un peu abrupt.
En même temps, c'est mieux d'évoluer, tu ne crois pas ? Surprised
Oui, je sais, pour les passages secs. C'est un parti que j'ai choisi, en vérité. J'ai horreur des subterfuges faciles type "des souvenirs me reviennent", gnia, gnia. Il faudra sans doute que j'essaie d'adoucir, notamment avec des changements de paragraphes, mais ça, je verrais beaucoup plus tard, avec beaucoup plus de recul.

Topaze

Topaze a écrit:
Citation :
Ou alors, il était con.
Mouais... Je suis sceptique sur l'effet recherché. Tu t'es empêtrée avec ton idée de noir et blanc.

Citation :
Je balance mes doigts en avant, je crochète les siens

GLOBAL : Chouette extrait. Je ne dirai qu'un chose, mais c'est très personnel. Le prénom Lolita me semble être une facilité pour un personnage littéraire, caricatural et inamovible. Pourquoi ne pas se dire « je décris une Lolita » et lui donner un prénom décent ? D'autant que tes descriptions sont réussies. Appuies-toi dessus, plus que sur des artifices dont tu n'as pas besoin !
Il n'y avait pas vraiment "d'effets recherchés"... De toute façon, je n'aime pas chercher des effets, et j'échoue à chaque fois Smile. Je regarderais, encore une fois, ça à tête reposée. Pour Lolita, je t'ai déjà répondu, ainsi qu'à Hel. Bonne continuation à toi !

Will, le fou

Will, Le Fou a écrit:
Nyjée Bah, j'ai pas grand chose à dire à part que j'ai aimé. Désolé, commentaire très court mais bon ^^
Ce n'est pas grave, merci Smile

Zaou

Zaou a écrit:
J'ai bien compris que c'était volontaire cette histoire de temps. Mais je trouve quand même ça assez désagréable à la lecture.
Sans vouloir remettre en question ton impression, que lis-tu en général ? Parce que j'ai vu bien pire, personnellement, et chez des auteurs excellents.

Zaou a écrit:
Citation :
Alors elle les laissait filer en éclats d’argent entre ses doigts, et elle me regardait quand je la réprimandais, elle ne comprenait sans doute pas pourquoi je ne voulais pas qu’elle se défasse de tout comme ça.
Je ne vois pas comment le narrateur/la narratrice sait que Lolita laisse fuir ses sentiments.
Passé = souvenir. Ça, plus un coup de logique avec le "quand je la réprimandais, " > s'il la réprimandait, c'est qu'il la connaissait, donc qu'il le savait.

Un Penseur

Un Penseur a écrit:
Le cas Nyjée. Oui, tu es un sacré cas.
De toi, je n'ai toujours lu que des extraits. C'est peu-têtre aussi un peu le problème, parce que ces petites fenêtres ouvertes sur un roman bien plus complexe ne me laissent voir que de belles choses. Oui, j'aime beaucoup ce texte, il est complètement symbolique, tu fais des détours pour décrire des choses simples. Moi j'aie beaucoup, ça ressemble à une grande poéise. Mais après, je nsais pas si cela est supportable tout au long d'un roman.
D'ailleurs, je comprends pourquoi, lorsque tu relis ce que tu vais, quelques mois plus tard, tu n'es pas satisfaite de ce que tu as écrit. Ton texte offre un regard précis sur un monde, lorsque tu laisses reposer ce texte, que tu passes à autre chose, ta vision des choses change, et celle que tu as mise sur un texte te semble obsolète, peut-être un peu comme Proust qui avait besoin de faire des additions au fur et à mesure de son écriture.
On peut complimenter la symbolique de ton écriture,et en même temps la critiquer. Tu restes toujours dans une sorte de rêve qui n'en est pas un. Tu mets de la poésie partout, pensant que ça fera un effet parfait. Tu n'auras pas toujours l'unanimité avec ça. Mais en tout cas, moi j'aime beaucoup.
A mon avis, il faut avoir une sacrée culture poétique et des références pour te lire vraiment et tout comprendre. Moi j'aime bien lire sans forcément comprendre (un défaut, je sais, surtout quand il s'agit de te lire). Mais cette particularité de ton écriture là, cette insertion de petits morceaux de poésie, me donnent vraiment envie de lire, parce que ça, ça change de ce qu'on peut lire. Ton roman est une poésie. Ta poésie est un roman.
I love you
La question que tu soulèves est un peu l'écho que celle que je me pose depuis un petit moment : et sur le roman ? C'est pour ça d'ailleurs que je m'efforce d'en finir un et de le faire lire intégralement pour savoir - parce que je pense m'effondrer complètement sur le long terme. Hématomes est un bon exemple, pour ça.
C'est vrai aussi de ce que tu dis ensuite, pour le changement de regard du monde, mais ça dépend aussi de ma façon d'écrire, je crois. Quand je relis ce que je considère comme ma "première nouvelle" de mai 2012, j'en reste satisfaite. La correction de mon premier chapitre d'Hématomes a été reprise en octobre et en décembre, elle est plus récente. Mais, paradoxalement, elle est beaucoup plus dérangeante et pire, selon moi. Comme quoi.
Pour le "tu mets de la poésie partout", je te renvoie au début de ma réponse à Gwen.
Et puis, je pense qu'il faut avoir un minimum de culture, oui, mais pas forcément beaucoup, parce que moi-même, j'en ai peu. J'ai les noms de poètes, d'auteur de romans, mais je n'ai pas forcément la lecture qui va avec Smile
Merci beaucoupbeaucoupbeaucoup :flower:
 
Gwenouille
   
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Gwenouille  /  Roland curieux


Citation :
D'autant plus que je ne suis pas de ces auteurs à considérer que "l'histoire passe avant le reste", et que j'ai plus tendance, automatiquement, à me centrer sur les personnages. Or, le personnage, il est composé de passé, et non pas du présent, sauf lorsque celui-ci devient passé. Donc forcément...

A mon gout, un personnage n'est pas seulement composé du passé. C'est le présent avant tout qui créé le passé. Et le passé qui permet au futur de devenir un présent. C'est ce qu'on a vécu qui orientera nos choix à venir, et qui fera que les possibilités deviendront des réalités. Je ne pense pas qu'un personnage ne soit composé que du passé. Il est également composé du présent dans ses réactions, dans les choix qu'il fait, dans le courage qu'il peut montrer face à une situation : un refus, venir en aide à quelqu'un, abandonner. Je pense aussi qu'il est composé du futur de par ses croyances et ses espérances. Hypothétique ou non, le futur joue bien une part dans un personnage. Et, à mon sens, c'est la concordance des trois qui met le personnage en mouvement. Le mouvement ne vient pas du fait qu'il agit, mais du fait qu'il soit là, à l'instant présent.
C'est de ça dont je parlais quand je parlais de figé. Des personnages tournés vers le passé. Comme si je pouvais juxtaposer des photos les unes à côté des autres sur un fil et que ton récit était une succession de photos (figé), plutot qu'un film qui se déroule en continue (en mouvement).
Après que tu ne partages pas la même vision ne me dérange absolument pas. Je pense pas que ça changera grandement ta vie Wink
 

 [Demi-Nuit 02 mars] Commentaires

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