PortailAccueilRechercherS'enregistrerConnexion
Partagez
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 13 ... 21  Suivant
 

 [Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 

 
Pianitza
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1141
   Âge  :  33
   Date d'inscription  :  13/01/2013
    
                         
Pianitza  /  Effleure du mal


Merci Hel et fleurdepat.

Eh bien, qu'est-ce qu'il a le rat taupe ? Il est pas tout trognon ? Razz

 
avatar
   
    
                         
Invité  /  Invité


Bah déjà rat tout seul c'est pas folichon, mais alors taupe et nu...On voit ce que ça donne.
Comme faire lire son roman en vert pomme ^^ (Je plaisante! Mais j'aimais mieux le blanc cassé quand même)
 
Thomas
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  3550
   Âge  :  31
   Pensée du jour  :  "Le génie de Mozart, de Picasso, de Joyce, d'Einstein réside dans la multiplication d'une manie, l'amplification d'une tare." ANISSA CORTO - YANN MOIX
   Date d'inscription  :  16/01/2011
    
                         
Thomas  /  Sang-Chaud Panza


Hey les mecs, merci pour toutes ces références de rap français made in 90's, ça donne envie. J'irais jeter une oreille Very Happy
https://debordements.wordpress.com/
 
Pianitza
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1141
   Âge  :  33
   Date d'inscription  :  13/01/2013
    
                         
Pianitza  /  Effleure du mal



La question de Fleurdepat est pas mal. Si Fabre daigne y répondre, je l'ajouterai aux questions des internautes Wink

 
avatar
   
    
                         
Invité  /  Invité


Oui fleur de pat, plus qu'un masque, c'est un canal d'expression. Un moyen plus qu'un truc figé pour exprimer, adopter une posture.

Il faut dire que c'est un manque d'habitude, aussi. Je trouve peu de gens avec qui délirer en direct, du tac au tac, mes délires sont souvent solitaires. Je n'ai donc pas la possibilité de switcher entre deux canaux la plupart du temps de façon plus rapide que face à l'écriture.

Ca me plairait de délirer avec toi si tu passes en Belgicanie ! Very Happy
 
Thomas
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  3550
   Âge  :  31
   Pensée du jour  :  "Le génie de Mozart, de Picasso, de Joyce, d'Einstein réside dans la multiplication d'une manie, l'amplification d'une tare." ANISSA CORTO - YANN MOIX
   Date d'inscription  :  16/01/2011
    
                         
Thomas  /  Sang-Chaud Panza


Encore une super interview de Pia Smile

Ca me fait drôle de laisser la main, mais je suis fier de faire partie du réseau!

Allez! Au suivant Very Happy
https://debordements.wordpress.com/
 
Lilyange
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  1008
   Âge  :  29
   Localisation  :  Quelque part entre ici et ailleurs
   Pensée du jour  :  100% fleur de printemps
   Date d'inscription  :  03/12/2012
    
                         
Lilyange  /  Effleure du mal


Et la prochaine, c'est moi :squee:

Jolie interview Pia', comme d'hab !

Par contre comme Hel, j'ai failli vomir devant l'espèce de truc sans poil en photo Shocked
 
Pluie
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  892
   Âge  :  28
   Localisation  :  Karlsruhe
   Date d'inscription  :  09/04/2011
    
                         
Pluie  /  Double assassiné dans la rue Morgue


Tout d'abord, je tiens à dire que j'apprécie grandement ces interview, en plus de découvrir les gens qui se cachent derrière toute cette tripotée de pseudo, cela permet de découvrir des réflexions personnelles parfois abouties, parfois encore balbutiantes, mais surtout inspirantes. C'est du moins ce que je pense à la lecture de l'interview de Fabre (bien qu'ayant apprécié les autres, celle-ci m'a particulièrement plu). Je pensais commencer un projet de journal littéraire et lire cet échange me galvanise.

Citation :
je me vois mal poster un roman entier sur le forum, devant des milliers d’inconnus qui me critiqueraient çà et là. D’abord parce que franchement, je considère qu’avoir des avis en cours de création est inutile. On critique un travail fini, pour améliorer les dernières retouches s’il est bon, ou analyser pourquoi il est mauvais.

Ah que j'aime lire ce message, c'est pourquoi je ne commente pas la section roman, ça m'énerverait de lire un millième d'un projet, je ne me sentirais pas capable d'y apporter le moindre jugement sans avoir l'impression d'influencer le travail futur de l'auteur. Je préfère largement commenter les poèmes et les romans et surtout, ne jamais me lancer dans une correction, juste donner mon avis. Les membres du forum devraient d'ailleurs toujours faire la part des choses entre ce qui ne va réellement pas dans son texte et la perception personnelle des "belles lettres" du commentateur.

Par contre, je pense que la bêta lecture est une excellente idée. Contrairement à ce que tu dis Fabre, je pense que nous pouvons nous faire une idée du style des membres de JE en lisant leurs écrits, leurs interventions dans les débats et leurs commentaires. Et si ce style semble convenir à peu près pour la correction de son roman, la bêta lecture devient un outil génial pour avoir un regard plus distancié sur son travail. Bien entendu, demander à ses proches est d'autant mieux puisqu'on capte leur goût plus facilement, ce qui permet de leur faire confiance comme tu l'as déjà dit. Mais bon, JE est un forum où les passionnés se trouvent à chaque coin de topic, et qui dit passion dit souvent expérience... C'est toujours bon à prendre pour se faire une idée du regard du lecteur sur son boulot.

Félicitations pour les interview, j'adhère et j'adore.

Et puis et puis... Je passerais bien à ton atelier. Enfin, si je viens, c'est à l'occasion d'une visite à ma famille dans le nord un week-end ou pendant les vacances, du coup il faudrait que d'une je tombe sur un jour où tu fais un atelier, de deux que je sois dispo et que j'ai une voiture sous la main aux horaires d'atelier. Mais qui sait, ça m'intéresserait énormément !


Dernière édition par Pluie le Mer 30 Jan 2013 - 19:35, édité 1 fois
 
fleurdepat
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  1791
   Âge  :  57
   Localisation  :  un jour ici l'autre là
   Pensée du jour  :  Mon âme est à l'océan ce que mon coeur est à l'amour
   Date d'inscription  :  31/07/2012
    
                         
fleurdepat  /  Fiancée roide


Comme je le faisais remarquer à notre ami Fabre, il y a bien plus laid chez des mammifères qui se prétendent évolués, mais leur laideur est intérieure.

Merci Fabre, je suis partante, après tout mon pays est à côté du tien.
http://ennkhala.e-monsite.com/?fbclid=IwAR0jJzYjyIfWCqBflEI7iXmj
 
Elenita
   
    Féminin
   Nombre de messages  :  746
   Âge  :  41
   Localisation  :  Indonésie
   Pensée du jour  :  Tout bien considéré, il n'y a que deux sortes d'hommes dans ce monde, ceux qui restent chez eux et les autres. (R. Kipling)
   Date d'inscription  :  17/04/2012
    
                         
Elenita  /  Blanchisseur de campagnes


Ce rat-taupe est absolument immonde. Je crois que c'est vraiment l'animal le plus laid de la planète.

Mais l'entretien est intéressant, bravo Pia, continue avec tes questions, et les autres avec vos réponses.
(et en plus après on parle de rap de "vieux", franchement, il est bien ce topic :mrgreen: )
http://www.maviesousleau.net
 
Pianitza
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1141
   Âge  :  33
   Date d'inscription  :  13/01/2013
    
                         
Pianitza  /  Effleure du mal


@Lilyange : J'ai un petit cadeau, pour toi :
Spoiler:
 
@ Pluie : Je suis d'accord avec toi (et Fabre) en ce qui concerne les montures non-finies. Disons qu'il faut prendre les critiques avec distance, toujours, et garder de côté celles qui nous semblent essentielles. Personnellement, je me suis éloigné du concept de "critiquer dans les détails". Je préfère poser des questions aux auteurs, ou, comme tu le dis si bien, me contenter de lui donner un avis global de l'oeuvre (ou au moins de plusieurs chapitres).

@ Elenita : Merci.
Un autre petit cadeau pour toi :
Spoiler:
 
 
Pianitza
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1141
   Âge  :  33
   Date d'inscription  :  13/01/2013
    
                         
Pianitza  /  Effleure du mal




[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 5 Sans_t12

PAUL.ART.BEAR
Je crois à la solidarité entre jeunes écrivains

◢ Entretien avec Le_conteur

✗ Avant toute chose, il semble important de partager avec vous le texte de présentation du roman de Paul. Roman qui sera abordé tout au long de cet échange :
Nous sommes en 1887, en Melpothalie.
Le monde est en guerre depuis La Grande Rage. Vingt-cinq longues années durant lesquelles les animaux se sont rebellés contre les hommes. Et cet affrontement se poursuit sans que les autorités puissent trouver une solution à cet état de violence.
Le Docteur Becki, éminent spécialiste, pourrait être la clé d’un arrêt des hostilités, mais celui-ci a disparu. Son neveu, Samuel, jeune homme peu enclin aux aventures dangereuses, partira tout de même à sa recherche.
Il va explorer une île, un Nouveau Monde, et faire une découverte qui pourrait changer le cours de la guerre.
Ce premier tome de « La Terre des Centaures » nous entraine dans les couloirs palpitants des romans d’aventures dignes de Jules Verne et d’Edgar Allan Poe. Voyages extraordinaires, peuples inconnus et personnages hauts en couleur font de cette histoire une œuvre haletante, qui convient aussi bien aux lecteurs confirmés qu’aux jeunes curieux. « Le Cycle des Centaures » nous convie aussi à une réflexion juste et utile sur les problématiques environnementales de notre siècle.


►Ton roman : "La Terre des centaures". Parle-nous de la genèse de ce projet. Comment t’es venu l’idée ? le titre ?
Cela remonte à 2005. A l'époque, je jouais à une sorte de jeu de rôle en ligne, appelé Alliance. Le principe était de faire « vivre » un pays virtuel, en réalisant son site internet et interagissant avec les pays incarnés par d'autres joueurs.
Comme les nations virtuelles se ressemblaient toutes plus ou moins, je me suis amusé à créer un pays plus fantaisiste, peuplé de centaures. J'ai donc réalisé le site internet, qui en relatait l'histoire, les mœurs, la culture, etc. Et j'ai fait interagir ce pays avec les autres nations virtuelles du jeu. Un certain nombre d'histoires ont ainsi été écrites et cela m'a donné envie d'en faire un roman.
A l'époque, j'écrivais surtout des scénarios, des nouvelles, des pièces de théâtre ou encore des poèmes. Je me sentais prêt pour aller plus loin.

► L’état actuel du projet : Editeur ? Date de sortie ? Prix ? et les divers liens important.
Le roman est sorti en ebook depuis précisément un mois au moment où je vous réponds. Il a d'abord été mis en vente à 1,99€ pendant les trois premiers jours, puis à 4,99€. Il est disponible sur tous les sites de librairies virtuelles (Amazon, Fnac, Chapitre, iTunes, Feedbook, Kobostore, Bookeenstore, etc.)

► Parle nous de tes initiatives (ou/et celle de ton éditeur) afin d’assurer ta promotion.
L'avantage, c'est que le web est mon métier. Je peux donc soutenir activement mon éditeur dans la promotion sur « la toile ». J'ai commencé par réaliser trois bandes-annonces. Puis j'ai mis en place un site web, une page Facebook ainsi qu'un compte Twitter. J'y communique régulièrement toutes les infos concernant mon roman.
J'ai également fouillé sur le Net à la recherche de tous les forums et e-magazines liés au domaine fantastique, et leur ai envoyé mon ebook formaté pour la presse. J'ai fait mon auto-promo sur deux forums d'écrivains (dont JE) où j'étais encore actif il n'y a pas si longtemps que ça. J'ai également fait des connexions entre mon site d'auteur et d'autres sites que j'avais réalisé auparavant.
Enfin, j'ai écrit une nouvelle pour un magazine. Je suis en attente de réponse de leur part.
De son côté, l'éditeur a également communiqué via son réseau sur Internet, et envoyé mon roman à un certain nombre de critiques.

► Estimes-tu que nous (membre du forum JE) puissions t’aider d’une quelconque manière ?
Le monde de l'édition est vraiment très difficile d'accès pour celui qui débute. C'est pourquoi je crois à la solidarité entre jeunes écrivains. Ce qui fera le succès de mon roman, c'est, je pense, le bouche-à-oreille. Et vous pouvez y contribuer en en parlant autour de vous. Cet interview y contribue d'ailleurs et je vous en remercie.

► L’écriture : Parle-nous de ton organisation d’auteur. Quelle est ta façon d’écrire ? A combien estimes-tu la somme de travail lié à l’écriture ? des anecdotes ?
Ce n'est pas évident pour moi de s'organiser du temps pour écrire. Je suis père de famille nombreuse, et travaille à temps plein en tant que webmaster dans une grande collectivité territoriale. Le temps pour écrire, je le saisis donc dès que possible, et peu importe l'endroit.
La plupart du temps le soir, si je ne suis pas trop fatigué, ou le week-end, si je ne suis pas trop débordé. Mais ma chère et tendre épouse me soutient et m'accorde régulièrement du temps pour écrire. Je l'en remercie. Bon, par contre, j'avoue délaisser le jardinage et le bricolage du dimanche... Là, ça la fait râler un peu. :-)
J'écris dans ma chambre, le salon, ou dans le train lors de mes déplacements professionnels (du Finistère à Paris, il faut compter près de 5 heures. Du pain béni pour écrire tranquillement !)

► As-tu bénéficié d’une aide quelconque lors de l’écriture (ami, …) ?
Pas pendant l'écriture. Cela se joue uniquement entre moi et l'écran de l'ordinateur. Notre champ de bataille, c'est le clavier. Ça pétarade de partout !
Quand j'écris, je ne veux d'aide de personne. Je suis dans ma bulle.

► La finalisation du projet : Explique-nous ton organisation pour la relecture. Des béta-lecteurs ? Le forum JE a-t-il joué un rôle important ?
J'ai fait relire et corriger mon manuscrit à environ une dizaine de personnes. Amis et famille. Leur aide a été très précieuse et m'a permis de faire évoluer l'intrigue. J'ai écrit au total 5 versions de mon roman. La dernière version est à la fois plus courte (en nombre de pages) et plus riche (en intrigue) que la première version.
Sur le forum des JE, je n'ai pas fait retravailler mon roman, ni même d'extrait. Mais je me suis exercé sur d'autres textes qui m'ont aidé à peaufiner mon style et aller à l'essentiel.

► Donne-nous une estimation de temps sur cette période. Cela a-t-il été difficile ?
Le temps de réécriture a pris presque deux ans. Avec une petite pose de 6 mois, quand j'ai envoyé une première fois mon manuscrit aux éditeurs. Durant ces deux ans, le découragement m'a souvent guetté. Je n'aime pas travailler et retravailler trop longtemps la même chose. Je finis par m'en lasser. Heureusement, je continuais à écrire d'autres choses à côté.

►Peux-tu nous parler de l’illustration (la couverture) ?
Étant également infographiste, j'ai réalisé moi-même la couverture. Je voulais quelque chose de singulier et d'accrocheur. Tout en étant relativement simpliste, car je ne suis pas illustrateur et il était hors de question de bidouiller des images ne m'appartenant pas.
Je pense avoir été inspiré par des couvertures comme celles de « L'épouvanteur » de Marie-Hélène Delval, aux éditions Bayard.
L'infographiste de mon éditeur n'y a finalement que très peu touché, si ce n'est pour ajouter le logo de la maison d'édition. Le texte en blanc, c'est lui. Le reste, c'est moi.

[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 5 Terred10

► Pré édition : Un fois ton projet finalisé. Vers combien d’éditeur l’as-tu envoyé ? Combien de réponse (avec leurs délais) ?
J'ai d'abord mené une première campagne d'envoi des manuscrits au printemps 2011, en le faisant parvenir à 14 maisons d'édition, par la Poste essentiellement mais aussi par mail. Au bout de 6 mois, seules 8 maisons m'ont répondu, dont une qui a vraiment pris la peine d'analyser mon roman. Le reste se contentait d'un lapidaire « ne correspond à notre ligne éditoriale » (alors que mon manuscrit correspondait pourtant à leur catalogue).
J'ai donc réécrit mon roman, l'ai fait relire, etc. Pour l'envoyer une seconde fois en novembre 2012, après avoir pris plus le temps d'étudier les maisons d'édition et en découvrir des nouvelles.
Cette fois, je n'ai visé qu'une dizaine de maisons d'édition acceptant les envois par mail. Beaucoup de petites et moyennes structures. L'envoi par courrier m'avait coûté très cher (impression reliée, uniquement en recto, avec enveloppe pré-timbrée pour le retour, etc.). Et pour n'obtenir finalement que des réponses type... Je ne voulais plus jeter inutilement l'argent par la fenêtre.
J'ai toute de même analysé les lettres et n'ai retenté ma chance qu'auprès des maisons ayant écrit les réponses les moins catégoriques, de type « ne correspond pas à ce que nous recherchons pour le moment » ou « nous ne pouvons pas l'éditer pour cette année ».

► L’éditeur qui hérita du ‘bébé’ est : en ebook, aux éditions Booxmaker. Pourquoi ?
J'avais déjà eu quelques échanges avec cet éditeur rencontré par hasard sur Facebook. Il était très abordable et sympathique. Il faisait donc très naturellement parti de ma liste d'envoi du manuscrit.
Après déjà deux ou trois réponses négatives du type « notre programme est bouclé jusqu'en 2014 », Booxmaker a été le premier à me répondre positivement au bout de deux semaines.

► Peux-tu nous en dire plus. Comment c’est passé votre rencontre ? Les négociations ont-elles été difficiles ? Combien de temps ont-elles durée ? Des anecdotes ?
On a pas mal échangé sur Facebook, mais aussi par mail et plus tard par téléphone. Il était très enthousiaste et avait très bien cerné mon roman. Il a été le premier à y déceler des références à la mythologie japonaise et j'ai beaucoup apprécié. Pour moi, il est important d'avoir en face un éditeur qui comprend et se passionne pour son oeuvre, qu'il ne voit pas que comme une source de bénéfice. J'ai senti qu'il y croyait et avait envie de se battre pour mon roman. Je n'ai donc pas hésité à signer avec lui. Cela s'est fait très rapidement. Il tenait à sortir le roman avant les fêtes, alors que nous n'avions que deux semaines devant nous. On a relevé le défi de le sortir pour le 21 décembre.
Le jour où nous avons discuté par téléphone pour tomber d'accord sur le contrat et la promotion, j'ai également visité la maison pour laquelle mon épouse avons eu le coup de foudre, et que nous nous apprêtons à acheter dans les prochains mois. C'était vraiment une très très bonne journée !

► Peux-tu nous parler des négociations financières ?
J'ai effectivement négocié sur mes droits d'auteur, en avançant le fait que j'avais déjà conçu la couverture et que j'allais très activement participer à la promotion en ligne, du fait que je travaille dans le domaine du web. Il a accepté sans difficulté.
Les droits d'auteurs sont nettement supérieurs à ce que l'on touche dans le circuit traditionnel, mais vu le bas prix du ebook, cela revient finalement pratiquement au même.

► Conseillerais-tu cet éditeur aux jeunes auteurs ?
Si vous recherchez un conseil personnalisé et un contact rapproché, je le conseille en effet. Quand il a un coup de coeur pour un roman, il le soutient à fond. Son enthousiasme est communicatif. Il a de l'énergie à revendre !
Mais il ne peut faire de miracle pour la vente du roman, car il s'agit d'une toute jeune maison d'édition, encore peu connue. Il faut donc vous investir activement dans la promotion si vous souhaitez réellement donner toutes les chances à votre roman. S'y connaître en web, et plus généralement les technologies numériques, est un plus.

► L’édition : Une fois ton projet accepté. Les modifications ont-elles été importantes ? En as-tu refusé certaines ? Peux-tu nous donner le temps que dura cette phase de finalisation ?
L'éditeur m'a rapidement transmis ses propositions de corrections. Cela concernait surtout de la typographie, des emplacements de virgule ou de tirets. Peu d'orthographe ou grammaire. Et aucune demande de modification sur l'intrigue ou les personnages. J'ai accepté environ 90% de ses corrections.
En tout et pour tout, cela a duré une semaine. Je rappelle que nous n'avions que deux semaines devant nous pour le sortir avant le 21 décembre !

► EBook : Parle-nous de ce choix (forcé ou assumé). Quelle différence avec d’autre éditeur plus classique ? Les avantages et les inconvénients.
Personnellement, j'adhère tout à fait à la littérature numérique. Mais sur des liseuses e-ink, pas les tablettes. La lecture y est beaucoup plus confortable pour des séances de lecture prolongées.
Je ne suis pas spécialement attaché au livre « papier », même si je continue d'en lire. Pour moi, et cela n'engage que moi, un livre reste un objet. L'essentiel, c'est l'histoire que veut nous raconter l'auteur. A l'oral, sur papier, en ebook, en CD audio, en bande-dessinée, en film... « L'odyssée » et « L'Iliade » ont traversé le temps, et ce sur de multiples supports adaptés à leurs époque. L'histoire demeure l'essence même de l'œuvre. C'est d'elle dont on se souviendra. Pas de la énième édition en livre de poche de 1998.
Donc, je n'ai pas hésité à signer avec cet éditeur qui ne publie qu'en version numérique. L'éditeur a notamment fait ce choix pour permettre à de nouveaux auteurs de se faire connaître, tout en leur offrant un accompagnement et une crédibilité que ne permet pas l'auto-édition.
Comme tout se fait en numérique, et qu'il y a moins d'intermédiaires, tout se passe beaucoup plus vite. Mais je suis habitué, par mon métier de webmaster, à travailler ainsi.
Après, le combat reste le même : en numérique comme en traditionnel, il faut se battre pour se faire connaître. Les « têtes de gondole », cela existe aussi en virtuel. Et quand on n'a pas les moyens marketing pour les détrôner, il faut jouer sur la popularité. Et cela se gagne sur le temps.
Je ne vois donc pas tellement d'inconvénients à l'édition numérique, si ce n'est qu'elle ne s'adresse pour l'instant qu'à une niche. En France, nombreux sont ceux qui restent fidèles au papier. Y compris au sein de mes amis et de ma famille. N'être publié qu'en numérique, c'est se priver d'un très large lectorat.
Mais a contrario, le public « numérique » est un public de connaisseurs et de passionnés. Un bon test donc pour faire son premier pas. Les éditeurs traditionnels s'intéressent de plus en plus au numérique et j'espère que mon roman se fera remarquer pour évoluer vers l'étape supérieure : le « full package » numérique + papier.

► Tes projets actuels ? Peux-tu nous en dire plus ?
En deux mois, j'ai consacré beaucoup de temps à la promotion de mon roman. J'ai écrit une nouvelle, une sorte de préquelle à mon roman, pour, je l'espère, la faire éditer dans un magazine spécialisé. Je finis également d'écrire une autre nouvelle pour un recueil prévu aux éditions Booxmaker prochainement, afin de promouvoir ses auteurs. Et après ça, je reprends la suite du « Cycle des centaures », avec un tome 2 à finir d'écrire, et un tome 3. Cela va m'occuper encore un bon moment !
J'ai également écrit il y a deux ans un autre roman, plus destiné aux enfants de 8 à 12 ans environ. J'y suis très attaché et espère le faire éditer.
J'ai beaucoup d'autres idées de romans à écrire, et dans des genres variés (pas que SFFF). Ce qui me manque peut-être le plus, c'est le temps. Entre la vie de famille et un travail à temps plein, c'est difficile d'écrire régulièrement. On n'a pas tous les soirs l'énergie pour le faire.
Donc, mon rêve le plus fou maintenant ? Vendre suffisamment de romans pour en vivre, même peu, pour avoir vraiment le temps de m'y consacrer pleinement.

► Le forum JE : Tu t’es inscrit le 17/07/2009, peux tu nous refaire une rapide présentation (avec mise à jour depuis ton inscription).
Quoi de neuf depuis 2009 ? Que je suis devenu papa, en mars 2010, de ce qui est et sera toujours ma plus belle œuvre : un fils. Il a d'ailleurs hérité du nom d'un des personnages principaux de mon roman.
Avec les 2 premiers enfants de mon épouse, nous avons officiellement franchi le cap pour obtenir la carte « famille nombreuse ». Pour compléter le tableau de la parfaite famille de province, j'ai également adopté deux chiens. Nous habitons toujours dans le Finistère, et n'avons aucune envie d'en partir.
Je travaille toujours dans la communication, et plus spécifiquement le web. Je trouve ce domaine toujours aussi passionnant (même si mes vraies ambitions sont ailleurs...).

► Dis nous en deux mots ce que tu penses du forum JE, ses points forts/faibles et une idée qui te tiendrais à cœur afin de l’améliorer.
C'est un forum très vivant et convivial. On peut autant y venir pour apprendre, améliorer son écriture que s'amuser. Les membres viennent tous d'horizons divers et les rencontres sont enrichissantes. Je n'ai rien à redire :-)

► Un petit mot pour les nouveaux membres du forum ?
Prenez des risques et n'ayez pas peur d'entendre (et je dirais même plus « écouter ») les critiques. Même si cela fait mal des fois, ce n'est qu'un avant goût de ce qui vous attend « de l'autre côté » :-)

► Un petit mot de plus ?
Merci au Conteur pour cet interview, qui me donne une nouvelle occasion de parler de mon travail. J'espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire cet interview que j'en ai eu à y répondre. J'espère surtout que cela vous aura donné envie d'en savoir plus sur mon roman, voire même de le lire. Si tel est le cas, amie lectrice, ami lecteur, je te souhaite bon voyage vers « La Terre des centaures » !

Merci Paul !

Idea Pour commander son livre (4.99 €)
@ Son profil
@ Son site perso
@ Son éditeur
@ Lien à utiliser pour partager l'article :
http://jeunesecrivains.superforum.fr/t28684p60-portrait-decouvre-les-ecrivaines-de-je#530674


Questions d'internautes


Rien pour le moment

 
Pianitza
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1141
   Âge  :  33
   Date d'inscription  :  13/01/2013
    
                         
Pianitza  /  Effleure du mal



N'hésitez pas à questionner notre ami Paul, aussi. Il paraît que son livre déchire Smile
L'entretien avec Lilyange est à venir. Gardez l'oeil ouvert.



 
Pianitza
   
    Masculin
   Nombre de messages  :  1141
   Âge  :  33
   Date d'inscription  :  13/01/2013
    
                         
Pianitza  /  Effleure du mal




[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 5 112

LILYANGE
S'émerveiller chaque jour des choses simples, c'est possible
◢ Entretien avec Pianitza (a.k.a No00) ◣
ҳ Correction : Anastazia

✗ Avant toute chose, il me semble important de partager avec vous le synopsis du roman de Lilyange. Roman que nous allons aborder tout au long de cette ITW :
3020, il est un futur où la joie, l'amour, et le bonheur ont disparu. Plus aucun sentiment humain positif ne subsiste. Tout est surveillé, tout est contrôlé, et les milices de Guetteurs sont partout. Exul n'est plus que l'ombre d'une ville. Même le soleil a fui. Dans ce monde aseptisé dirigé par les Professeurs, hommes puissants et dangereux, où chaque personne subit une Extraction de sentiments à sa naissance, Lily, 17 ans, ne vit pas, elle survit. Elle ignore tout du passé, de sa ville, mais surtout de la vie. Et elle ignore que sous ses pieds, dans des souterrains qui parcourent la ville, vivent des gens qui se battent encore pour entretenir ce qui a disparu. Pour un futur meilleur. Parmi eux, Adam, Insoumis, des yeux bleus et un sourire à faire renaître la vie. Il l'aime depuis toujours, elle ignore qui il est. Ensemble, ils vont apprendre qu'on ne contrôle pas les sentiments, car ce sont eux qui dirigent nos vies, parfois à nos dépends...

►Lilyange, bonjour ! En voilà un pseudo qu’il est mignon. Lily comme l’héroïne d'Un Sourire et ange, parce que les anges c’est potelé et ça a une bonne bouille ?
Bonjour Pia' (oui je suis une rebelle, j'aime pas No00) ! Oserais-tu te moquer de mon pseudo ?! Nan, je plaisante ! Je plaide coupable, celui-ci ne relève pas d'une grande réflexion psychologique. En fait pour être honnête, Lily s'est imposée comme une évidence. j'ai passé tellement de temps à l'imaginer avec tous ses défauts et qualités qu'elle a fini par être comme un double, une amie, un morceau de moi. Mais Lily est tout l'inverse d'un ange, c'est une fille râleuse, insensible et butée. En ce qui me concerne, je suis beaucoup plus douce, sensible et ouverte qu'elle. Pour qu'il y ait un peu de moi dans ce pseudo, j'ai donc cherché de quoi accoler à ce prénom, et l'ange est la créature imaginaire la plus proche de moi que j'ai trouvée. Il faut avouer que Lilytroll ou Lilydragon, ça aurait été moins glamour ! Et puis les plumes d'ange, ça a l'air tout doux...

► Alors, une écrivaine de science-fiction qui excelle dans le droit, avoue que ce n’est pas banal !
Qui excelle, qui excelle, ça reste encore à prouver... Non pour être plus sérieuse, en effet, ces deux mondes sont complètement opposés. Le droit est un univers très rigide, très répétitif, fatiguant à la longue. J'avais surtout besoin d'un exutoire je pense, et je me suis rendue compte un jour qu'écrire est la forme la plus intéressante pour évacuer tout ce qu'on emmagasine le reste du temps. Créer un monde, en penser les règles, inventer des personnages, tout ça me permet d'oublier le quotidien ! Une vraie bulle loin du monde réel ! En ce sens, décrire la vie de tous les jours ne m'intéressait pas, je vis déjà dans un univers législatif de divorces et de successions, alors parler de toutes ces sensations et ces petits événements banals, ça n'entrait pas dans mes envies. Et comme je n'aime pas spécialement le fantastique et toutes ces bêtes particulières, je me suis naturellement tournée vers la science-fiction qui offre une liberté incroyable à l'imagination. Je fais des études longues qui ne me permettent même pas d'envisager l'avenir sereinement, alors je me suis dit que cet avenir, j'allais l'inventer dans ma tête et grâce à mes mots !

► Sans vouloir t’étiqueter, le synopsis d'Un Sourire m’évoque un film du nom d’Equilibrium. Peut-être que tu connais ?
Pour être tout à fait franche, j'ignorais totalement l'existence de ce film jusqu'à ce qu'une de mes meilleures amies, première lectrice de mon roman, ne me le cite. Depuis ça me poursuit inlassablement... Je crois que chaque lecteur d’Un Sourire m'en a parlé au moins une fois. Il est vrai qu'il y a des ressemblances, cependant alors que ce film tente de décrire un monde sans aucun sentiment, ni positif ni négatif, je laisse personnellement subsister la part sombre de mes personnages grâce à l'expression de leurs sentiments négatifs. Chez moi, il y a une violence contenue très présente dans le texte. Et là où le film pêche en ne respectant pas son scénario, colère des personnages, doute, satisfaction et j'en passe et des meilleurs, j'essaye tant bien que mal de construire quelque chose de cohérent. Après je ne dénigre pas ce film, qui niveau action n'est pas mal du tout, dans le style Matrix. Cependant à part l'absence de sentiment, la ressemblance s'arrête là entre ce film et mon roman...

► Exul, un monde sans amour où le sentiment fait tâche. Des gens, morts, qui titubent sur le bitume. Tu t’es inspirée des Parisiens pour le scénario ?
Il y a beaucoup de ça c'est vrai ! Paris est une ville magnifique de l'extérieur, mais de l'intérieur, c'est autre chose. Je crois que c'est un des rares endroits en France où tu pourrais traverser intégralement la ville en pleurant comme un ou une désespéré, sans que personne ne se soucie de toi un seul instant. Ce n'est qu'au moment où tu passeras les jambes par dessus un pont qu'enfin on te remarquera. C'est triste comme constat, mais pourtant Paris est une ville individualiste, où les gens marchent tête basse sans jamais se croiser du regard ! Quoi que non, en fait c'est un peu partout pareil maintenant. Aujourd'hui, les sentiments j'ai l'impression que c'est ringard, dépassé, hors du temps... Ce n'est pas applicable qu'à Paris, mais à la société en général. Être romantique de nos jours est perçu comme un décalage avec la société actuelle. Je passe mon temps à être traitée de fleur bleue, de princesse etc…, alors Exul c'est un peu une vengeance personnelle, une sorte de doigt d'honneur littéraire à tous ceux qui me disent qu'aujourd'hui, aimer quelqu'un toute sa vie, est impossible. J'aimerais les voir dans ce monde où l'on ne peut pas choisir la personne avec qui on passe sa vie et où les sentiments sont réprimés ! Et puis bon, faut bien que je justifie le genre dystopique de mon roman par un peu de pessimisme pour notre monde.

► Au tout début, avant qu’Exul écrase le monde, il existait la communauté du sourire créée par Yann et Yuna. Les gens s’appliquaient à sourire, simplement, calibrant leur bonne humeur dans une forme de zèle maîtrisé. Tu penses que c’est possible, dans le réel, qu'un jour pareil secte émerge et englobe le monde ?
Je pense que tout est possible ! Le temps est à la mode mouton. Il suffit de regarder comment tel ou tel appareil électronique, ou telle ou telle marque de fringue se développe jusqu'à ce que tu ne puisses plus faire un pas sans voir le logo s'afficher devant tes yeux désespérés. Et puis on voit de plus en plus se développer des thérapies, toutes plus bizarres les unes que les autres, du style amaroli ou la thérapie par l'urine sous toutes ses formes (si si ça existe pour de vrai), ou encore l'art thérapie. alors pourquoi pas la thérapie par le sourire ? C'est un peu le principe des babas cool de l'époque, mais poussé à l'extrême. Au départ, cela semblerait certainement étrange et décalé, mais il suffirait que l'information soit relayée par les médias, de plus en plus présents, pour que l'idée fasse route dans la tête des gens, et qu'on finisse pas ne plus trouver ça si idiot. Qui plus est, un bon nombre de communautés utopiques ont déjà été tentées dans le monde, par exemple la communauté d'Auroville en Inde en 1968 a accueilli une majorité d'européens. Comme quoi, les français et les européens en général, sont à mon avis prêts à tout tenter pour essayer d'avoir une vie un peu différente, surtout en ces temps de crise. Pour information, cette communauté est d'ailleurs une des rares expériences utopiques encore en cours ! Mais je ne souhaite pas au monde de finir comme je le décris dans un grand rayonnement de sourires et de bisounours, ça serait trop horrible de ne pas pouvoir de temps en temps pousser une bonne gueulante...

► Le titre de ton chapitre 7 s’intitule « La nuit tout est plus beau ». Savais-tu qu’une étude prouve que les personnes dotées d'un fort potentiel créateur se couchaient tard ? Toi aussi t’es une chauve-souris qui fait briller tes nuits ?
J'ai bien envie de répondre que c'est de ta faute si je me couche de plus en plus tard haha (private joke) ! Non trêve de plaisanterie, en effet j'aime beaucoup la nuit surtout pour son ambiance, ce silence à la fois calme et apaisant d'une maison endormie, cette atmosphère feutrée qu'elle dégage, cette lumière tamisée d'une chambre dans la pénombre... La nuit, on a parfois l'impression que le temps s'arrête. J'aime cette sensation d'être entre deux mondes, entre la vie réelle et le sommeil. Et puis, la nuit on a plus les soucis du quotidien, on est juste là face à soi-même, et on peut vraiment prendre le temps de faire ce qu'on aime. C'est sans doute pour ça que j'ai situé une partie de mon histoire dans des souterrains, là où l'obscurité règne en maître et où le temps n'existe pas vraiment. Mes personnages aussi vivent beaucoup la nuit. Tout comme moi, Lily échappe à son quotidien en se réfugiant dans les souterrains dès que le jour s'achève. Et elle y découvre la vie sous un autre angle. Mais en fait, curieusement, je n'écris pas spécialement le soir (à part pour répondre à cette interview), ça peut venir à n'importe quel moment de la journée. Donc je dois pas être si créative que ça... Et puis le problème c'est qu'après la nuit vient le jour, et quand il faut se lever, c'est une autre histoire !

► Tu adoptes un ton accessible. On sent que tu ne cherches pas à faire dans la prose intello. Tu préfères l’écriture légère et sans encombre ?
Clairement oui ! En tant que lectrice, je n'aime pas devoir relire une phrase trois fois pour en comprendre le sujet, le sens ou le but. J'aime quand c'est cash et sans détour. Pourquoi rajouter des mots là où il n'y en a pas besoin ? C'est pour ça que je n'ai jamais pu dépasser les premières pages de ''Un Amour de Swann'' de Proust. Je respecte beaucoup cet auteur, mais je suis désolée, quand à la fin d'une phrase on ne se souvient plus du début, pour moi ce n'est pas normal... Et puis j'aime le côté rythmé qu'un roman peut avoir avec des phrases courtes et chocs. On lit un chapitre, et puis de phrases en phrases, on se laisse entraîner et on a le besoin d'aller toujours plus loin dans le texte. En choisissant d'écrire à la première personne, je voulais vraiment que l'immersion dans l'histoire, dans l'action, dans les pensées des personnages soient maximales. Pour ça, j'avais donc besoin d'un langage naturel et accessible, presque comme si un ami nous racontait une aventure qui lui serait arrivée la veille. Qui plus est ''Un Sourire'' est destiné à un public adolescent/jeune adulte, je ne souhaitais donc pas écrire dans un style particulièrement soutenu - d'ailleurs je ne suis pas sûre d'en être réellement capable - mais plus dans la lignée d'un ''Hunger Games'' par exemple !

► Pour le coup, cet aphorisme de Cioran tiré de son bouquin « De l’Inconvénient d’être né », ferait l’effet d’une bombe dans Exul : « Nous avons perdu en naissant autant que nous perdrons en mourant ». Là où « l’Extraction » retire tout sentiment aux nourrissons, peut-on parler de « naissance morte » ?
Wahou j'aime beaucoup ce terme de ''naissance morte''... En effet, cette citation colle parfaitement au procédé de l'Extraction ! Pour moi, ne rien ressentir, c'est déjà être mort. Je pense que dans la vie, il y a des choses que l'on ne contrôle pas, et c'est cette petite part d'incertitude, de hasard, de coïncidence qui est guidée par les sentiments. Tout ce que l'on fait sous contrôle est mauvais, tout ce que l'on fait avec ses émotions est nécessairement bon. En supprimant les sentiments aux citoyens, on leur enlève toute spontanéité ! Imaginons qu'on ressente pour chaque personne qu'on croise, la même chose, ce même rien. Alors nous serions tous égaux, mais dans le mauvais sens du terme, des clones destinés à traverser la vie sans réelle conviction. Pour moi, c'est inimaginable. Mon hyper sensibilité fait que je peux passer en quelques heures du rire aux larmes, du bonheur à la tristesse, c'est toute cette palette d'émotions qui me traverse qui fait que je suis moi. Si j'étais née sans sentiment, je crois qu'il ne me resterait rien pour me démarquer des autres... Alors oui à Exul on naît comme on meurt dans un même laps de temps, au cours duquel rien ne se passe. C'est vraiment le message de mon roman, il faut savourer cette chance qu'a l'être humain de pouvoir aimer, rêver, croire, espérer, et tellement d'autres belles choses.

► Tu fais découvrir à ton personnage des choses aussi simples qu’une pomme, un arbre, du vert… un petit morceau de lagune. Renaître chaque matin pour mieux manger, mieux voir, mieux dormir ?
Je ne sais pas si on peut vraiment renaître chaque matin, mais s'émerveiller chaque jour des choses simples, c'est possible ! Je suis une éternelle optimiste, et je pense qu'il suffit de regarder autour de soi pour découvrir les richesses que la Terre recèle. D'ailleurs notre génération est trop habituée à ce que tout soit plus ou moins facile, tout est toujours devant nos yeux, mais on s'en rend rarement compte. Les personnes atteintes d'un handicap incarnent bien cette philosophie de la renaissance. Les aveugles apprennent par exemple à se servir de leurs autres sens pour appréhender le monde, notamment l'ouïe. Les sourds eux, voient la beauté des couleurs comme personne parce que leurs yeux sont leur seule fenêtre sur le monde. Et les muets font passer leurs sentiments par le toucher, par les gestes. Chacun à leur façon, ils apprivoisent le monde pour qu'à leur portée, il soit plus beau... Les habitants des pays pauvres, tel que le Vietnam que j'ai eu la chance de visiter, représentent bien aussi ce goût de vivre insatiable. Là-bas, ils sont capables de vivre dans des cabanes de tôle et de carton, et pourtant quand vous arrivez parmi eux, ils vous offrent des sourires qu'il est impossible d'oublier tellement ils vous réchauffent le cœur ! Lily est un peu tout ça à la fois, elle n'a jamais rien vu d'autre que le gris de sa ville, jamais connu autre chose que le goût de ses briquettes protéinées, alors quand tous ses sens sont réactivés, c'est difficile à appréhender pour elle ! Elle retrouve la vue face aux couleurs, le goût avec les fruits, et surtout elle apprend à percevoir son univers autrement. Une vraie explosion ! Je pense que ça doit être une expérience unique que de pouvoir redécouvrir totalement un monde que l'on croyait connaître.

► Ton topic des commentaires sur JE est bien garni. Tu as des fidèles qui te suivent ? Sur le plan de l’entraide, tires-tu satisfaction du forum ?
Un discours ! Un discours ! D'accord... d'accord, je tiens à remercier tout d'abord Spirit et Eva.chrisline mes plus fidèles lectrices d'être toujours au rendez-vous. Je te remercie toi pour ton honnêteté. Je remercie aussi tous les autres qui ont pris la peine de lire ce modeste roman, je pense à Lollypop, Luptinote, Wise-wolves, surtout et tous ceux que j'oublie... Et tant que j'y suis, je remercie mon ordinateur pour être toujours à mes côtés aujourd'hui, le seul, l'unique, le plus fidèle. Bref, redevenons un peu sérieux ! C'est vrai que j'ai souvent été étonnée moi-même du nombre de pages toujours croissant de commentaires sur mon topic. j'ai vu arriver les 10 pages et bientôt les 20, j'ai du mal à croire à cet engouement pour mon texte, mais j'en suis très heureuse. Le forum m'a permis de rencontrer des gens extra et vraiment très impliqués, mon texte s'est bien amélioré surtout sur son début qui était un peu faible. Après, comme toute correction, il y a des limites dont je me suis aperçue. Ce n'est pas toujours évident de voir critiquer de façon catégorique des mots, des phrases, des passages, des idées auxquels on tient, mais libre à nous de prendre ce qui nous intéresse et de rejeter ce qui touche trop à l'essence de notre texte. Avec le temps, le forum nous fait grandir dans notre style et nous permet de nous affirmer ! Mais il faut faire attention à ne pas se faire manger par les autres !

►  Côté lecture, j’ai appris que tu aimais bien Lévy. J’en vois déjà qui font la grimace. Allez Lily, c’est le moment de montrer à tous ces vieux cons que Lévy est un bon !
Dois-je te redire à quel point c'est moche ce que tu fais là Pia ? Bon c'est vrai, j'avoue que je suis une fan inconditionnelle de Marc Lévy, qui est d'ailleurs au-delà de ses écrits, une personne vraiment très sympathique et abordable ! Bref, plutôt que de tenter de prouver par A + B que cet écrivain mérite un peu plus de considération, je vous livre un passage d'un de ses romans intitulé « toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites » qui pour moi montre mieux qu'un grand discours qu'il est vraiment touchant dans ses mots :

''On dit que l'amour dure sept ans. Allez, sois honnête et réponds-moi. Serais-tu capable sept ans durant de t’offrir à quelqu'un sans réserve, de tout donner, sans retenue, sans appréhension, ni doute, sachant que cette personne que tu aimes plus que tout au monde oubliera presque tout de ce que vous aurez vécu ensemble. Accepterais-tu que tes attentions, tes gestes d’amour, s’effacent de sa mémoire et que la nature qui a horreur du vide comble un jour cette amnésie par des reproches et des regrets. Sachant ceci inévitable, trouverais-tu quand même la force de te lever au milieu de la nuit quand l’être aimé a soif, ou simplement fait un cauchemar ? Aurais-tu l’envie chaque matin de préparer son petit déjeuner, de veiller à occuper ses journées, à la divertir, à lui lire des histoires quand elle s’ennuie, lui chanter des chansons, à sortir parce qu'il lui faut prendre l’air, même quand le froid se fait glacial ; et puis, le soir venu, ignorerais-tu ta fatigue, viendrais-tu t’asseoir au pied de son lit pour rassurer ses peurs, lui parler d’un avenir qu'elle vivra forcément loin de toi ? Si ta réponse à chacune de ces questions est oui, alors pardonne-moi de t’avoir méjugée, tu sais vraiment ce que c’est que d’aimer. [...] Cet amour que je viens de te décrire, c'est celui d'un père, ou d'une mère à l'égard de ses enfants. Combien de jours et de nuits passées à vous veiller, à guetter le moindre danger qui vous menacerait, à vous regarder, vous aider à grandir, à sécher vos larmes, à vous faire rire ; combien de parcs en hiver et de plages en été, de kilomètres parcourus, de mots répétés, de temps qui vous est consacré. Et pourtant, pourtant... à quel âge remontent vos premiers souvenirs d'enfance ? Imagines-tu à quel point il faut aimer pour apprendre à ne vivre que pour vous, sachant que vous oublierez tout de vos premières années, que celles à venir souffriront de ce que nous n'aurons pas bien fait, qu'un jour viendra, inéluctablement, où vous nous quitterez, fiers de votre liberté. Tu me reproches mes absences ; sais-tu comme on a le mal de vivre le jour où vos enfants s'en vont ? As-tu imaginé le goût de cette rupture ? Je vais te dire ce qui arrive, on est là comme un con sur le pas de la porte à vous regarder partir, à se convaincre qu'il faut se réjouir de cet envol nécessaire, aimer l'insouciance qui vous pousse et nous dépossède de notre propre chair. La porte refermée, il faut tout réapprendre ; à meubler les pièces vides, à ne plus guetter le bruit des pas, à oublier ces craquements rassurants de l'escalier lorsque vous rentriez tard, et que l'on s'endormait enfin tranquille, alors qu'il faut désormais chercher le sommeil en vain puisque vous ne rentrerez plus.''

[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 5 Marxc_10
Marc Lévy
► Lovecraft a dit un truc cool : « Je n’écris pas d'histoire, j’attends qu'une histoire ait besoin d'être écrite. Si je me mets délibérément au travail, le résultat sera plat et inférieur ». Tu adhères ?
Totalement ! Surtout que mon roman est né d'un rêve, une histoire un peu folle et évanescente comme le sont tous les rêves. Certains ne se souviennent de rien à leur réveil, moi c'est l'inverse, je me souviens de tout. Et cette idée saugrenue d'un monde sans sentiment a pris de plus en plus de place dans ma tête, jusqu'à ce qu'un jour je me mette en pleine journée à me demander comment aurait réagi une personne de ce monde dans telle ou telle situation que je vivais. Et là, j'ai compris que ça ne pouvait pas rester dans ma tête, qu'il fallait absolument que je fixe cette histoire une bonne fois pour toute quelque part. Alors j'ai commencé par écrire des idées par-ci, par-là, puis des pages entières, et puis quand j'ai eu un cahier gribouillé, je me suis lancée, mais sans jamais m'asseoir volontairement devant une page blanche d'ordi en me disant aujourd'hui tu écris 10 pages. Quand ça me prenait, je m'installais rapidement devant mon clavier, et en transe je tapais tout ce qui me passait par la tête. De cette méthode d'écriture un peu dans le brouillard, j'ai sorti quelques passages que je ne retoucherais pour rien au monde aujourd'hui. Alors oui j'écris quand vraiment ça me démange, mais rarement par obligation.

► Tu nous conseillerais quoi, côté zik ?
Houla vaste question ! Je suis quelqu'un de très hétéroclite. J'ai été élevée à la chanson française du côté de ma mère et à la pop-rock du côté de mon père. Je suis donc autant férue de Francis Cabrel (mais pas de Shakira qui le massacre) ou Jean-Jacques Goldman, que de toute la nouvelle scène française avec les Thomas Dutronc, Bénabar, Ours... Plus côté funk Sinclair (une de mes idoles). Mais j'aime aussi Robbie Williams (« Angel »), la plus belle chanson de tous les temps), U2, Muse, Coldplay, Maroon 5, Bryan Adams...
Et puis comme j'aime cette foutue mode mouton, j'adore FUN (quelle pêche ça met) et Kavinsky en ce moment !
Et aussi toutes les chansons Disney, qui pour moi sont indémodables !
Bon c'est un peu bordélique tout mélangé comme ça, mais en gros ça me représente bien !


► Ça fait plaisir d’avoir un peu de filles par ici. Trop de mecs ! Allez, tu me fais un bisou ? (Bien en évidence, comme ça May sera jalouse.)
Hey May ? Tu nous vois bien là ?! On est dans le cadre ?! Ok, alors *BISOUS* !

Merci Lily !
@ Son roman
@ Son profil
@ Lien à utiliser pour partager l'article :
http://jeunesecrivains.superforum.fr/t28684p60-portrait-decouvre-les-ecrivaines-de-je#537623


Questions d'internautes


Fabre : La question que je voulais te poser, par rapport à ce que tu penses du handicap, c'est pourquoi ça incarne une renaissance plutôt qu'une gestion ?
Je pense que le handicap oblige à réinventer le monde chaque jour. Quand chaque geste du quotidien est un combat, il faut trouver la beauté de la vie ailleurs. Certes la gestion du handicap est essentielle, mais certains sont nés avec, et la gestion fait partie de leur histoire. Alors que dans leur vision de leur environnement, c'est là que les handicapés sont capables de s'émerveiller de choses bien plus simples que nous. Ils ont quelque chose de pur que l'on n'a pas... Peut-être que renaissance est un peu fort, mais je rebondissais sur la question, le terme réinvention serait plus juste sûrement.

Ahava-brumes : Dans ton roman tes personnages sont dénués de sentiments, exceptés les sentiments négatifs. Penses-tu que l'Homme penche naturellement vers le mauvais et qu'il lui est plus difficile d’éprouver des sentiments positifs tels que l'amour ?
Il est toujours plus facile de faire ressortir le négatif que le positif de toute chose (Fabre vient de le prouver en ne retenant que ce qui lui a déplu dans mes propos)... Je pense que l'Homme est par essence pessimiste et négatif. Ressentir de l'amour et l'entretenir demande un effort constant sinon il se fane, alors qu'il est tellement plus facile de râler, de tirer la tête, ou de s'engueuler au quotidien.
Alors, non je ne dis pas non plus que tout homme est par nature mauvais, mais simplement qu'on a besoin d'un certain travail pour faire surgir de l'amour, là où la colère prend place bien plus naturellement, en tout cas c'est ma vision. ^^

Oeildelynx : Justement, comment est-ce possible, en affirmant apprécier la littérature, pouvoir aimer les livres de Marc Lévy ?
Il faut prendre le temps de le lire et d'aller au delà des préjugés, simplement ! Beaucoup de personnes jugent son écriture en ayant lu le début d'un de ses livres seulement, bien souvent ''et si c'était vrai'', qui en effet ne montre pas une grande richesse, mais certains de ses autres livres plus méconnus recèlent de vrais pépites, entre autre ''les enfants de la liberté'' écrit en hommage à son père qui retrace l'histoire d'un groupe de résistants durant la seconde guerre mondiale, qui est très beau et très émouvant (et qui pourtant ne parle d'aucune histoire d'amour gnangnan comme tu dis), ou encore ''toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites'', que j'ai cité dans l'ITW, qui retrace avec justesse les relations parfois difficiles entre les enfants et leurs parents, et qui là aussi est souvent émouvant en parlant de bien d'autre choses qu'une histoire d'amour culcul... Après si j'avais su que répondre à cette question déclencherait autant de polémiques, j'aurais gardé secret mon goût pour Lévy comme depuis que je suis inscrite ici ^^

Spirit : je vois que ton roman est sorti d'un rêve que tu as fait, c'est fabuleux ! peux-tu nous en dire plus ?
Je ne sais pas si rêver la nuit est fabuleux mais se souvenir de ses rêves, ça c'est cool ^^ Alors pour tout avouer, je n'ai pas rêvé de l'histoire telle que retranscrite aujourd'hui dans le roman, mais la base était là : la bulle qui entoure Exul, les gens tristes, le désert autour, et un garçon aux yeux bleus (oui oui je suis une incorrigible romantique)... Après le reste, je l'ai reconstruit autour, en essayant de trouver une logique à tout ça, une vraie trame, beaucoup de personnages secondaires se sont créés par la suite, sans vraiment y réfléchir. Les prénoms par contre n'étaient pas du tout présents dans mon rêve, les physiques non plus, c'était plus le concept qui était présent ! Donc Adam c'est en référence au premier homme, le mien est un peu le premier homme d'un monde en reconstruction, et Lily c'est parce que je rêvais de m'appeler émily y'a quelques années, voilà je crois que tout est dit !




Dernière édition par Pianitza le Ven 9 Mai 2014 - 18:26, édité 10 fois
 
avatar
   
    
                         
Invité  /  Invité


Je vais être cassant, mais franchement avec de la pratique d'auteurs complexes, Proust se lit avec facilité.

Faut juste de la pratique.

Moi ce qui me gène dans Marc Lévy, c'est pas tant qu'il soit mauvais, puisque lui l'assume complètement, s'en fout et ne se lance pas de défis où il prétendrait écrire un chef d'oeuvre; ce qui me dérange chez lui, c'est sa pauvreté. Il ne présente aucun challenge, aucune complexité, n'emmène pas l'esprit et la poésie vers des horizons plus intenses, ne pousse pas l'art des mots à son paroxysme.

Je trouve que dire que Proust n'est pas normal, c'est sous entendre qu'on peut les mettre sur le même plan, et ensuite que Proust serait borderline, impossible d'accès, réservé à une élite.

C'est faux, il demande plus d'investissement, c'est tout.

Pour moi on ne peut pas les comparer parce que Lévy n'a pas l'ambition d'être un Proust. Il écrit très bien dans son genre et pour le but qu'il poursuit, mais c'est un auteur médiocre, d'un point de vue littéraire.

D'un point de vue du divertissement c'est un Géant.

Voilà.

Sinon la question que je voulais te poser, par rapport à ce que tu penses du handicap, c'est pourquoi ça incarne une renaissance plutôt qu'une gestion?

 

 [Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 5 sur 21Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6 ... 13 ... 21  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des Jeunes Écrivains :: Communauté :: Laboratoire-