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 [Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE

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Nepal
   
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Nepal  /  Autostoppeur galactique


Pianitza a écrit:

J'aime bien la voix de Nepal. Very Happy 



Merci cher ami...Moi je ne m'y fais pas encore: Je ne la supporte pas  Very Happy 


Merci encore Aventador...je n'oublierai jamais tout ce que je te dois  Wink 
 
Aventador
   
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Aventador  /  Iphigénie in a bottle


@Nepal :Tu ne me dois rien du tout, mon cher. C'est le moins que que je puisse faire pour toi, mon ami...

@tous : Je vais très bientôt être en mesure de vous livrer l'interview tant attendue de Hel.
http://raphaelcoleman.canalblog.com/
 
Aventador
   
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Aventador  /  Iphigénie in a bottle




[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 18 13179-32

HEL
S’il y a une préférence, c’est surtout de rester dans la justesse et de ne pas forcer l’émotion...
◢ Entretien avec Aventador

Hello Miss ! Je suis super content, honoré même d'avoir l'opportunité de m'entretenir avec toi, parce que ton univers (le réalisme) me parle, et parce que j'ai très envie d'en savoir plus sur ton rapport à l'écriture. Toutefois, ma première question n'aura rien de littéraire. En fait, je me la pose depuis la première fois que j'ai croisé ton pseudo au détour du forum : Pourquoi « Hel »? Pourquoi pas « Elle » , « Hell » ou même « Aile »? C'est vrai ça, pourquoi ? Allez, tu peux bien me le dire, on est juste entre nous là... (oui, je suis très curieux... Et encore, je ne t'ai posé aucune question sur ton physique  Laughing !)

Hello Mister Avent’. C’est moi qui me sens honorée de ton attention, de la façon dont tu as conçu cette interview et de la manière dont elle s’articule autour de mon univers.

Alors non, je ne m’appelle pas Hélène pas plus que je n’ai de velléité à incarner la déesse des enfers, puisque ce sont les deux suppositions qui reviennent le plus souvent et qui me font toujours sourire un peu. Rien de tout ça, à la base juste une promesse avec moi-même d’en finir avec les pseudos à rallonge, mais je dois aussi dire très honnêtement que dans mon premier élan il n’y avait aucune motivation particulière à ce choix. Un pseudo à la base (pour moi, en tout cas, car chacun l’appréhende différemment)  c’est juste un masque qu’on pare des couleurs qu’on veut bien mettre en évidence, c’est une facette parmi de nombreuses qui restent à l’abri derrière. Et comme je n’aime pas les petites cases, l’idée de me figer derrière un seul aspect, c’est partit d’une impulsion irréfléchie, histoire de passer à la case suivante. Rajoutons à cela, que comme je ne suis pas quelqu’un qui va se raconter spontanément avec emphase, l’idée qu’il ne veuille absolument rien dire est encore plus séduisante.

Donc en résumé, je suis partie dans l’idée d’associer trois lettres qui sonnent agréablement à mon oreille. Mais je m’y suis attachée avec le temps et je l’ai adopté, je crois et je ne pense pas me tromper de beaucoup en  avançant ça, qu’il traduit bien, phonétiquement, la part de féminité qu’on retrouve dans mon écriture. Et finalement, c’est peut-être idiot, mais j’ai maintenant l’impression qu’il a vraiment une identité, qui me correspond dans les grandes lignes.

Mon petit doigt me dit que si je fais autant de lignes pour une si petite question, c’est pas gagné pour la concision. Pardon d’avance pour le pavé !

C'est pas grave, ça occupera les longues soirées d'hiver des JE qui procrastinent  Wink ... Mais revenons à tes écrits : Ton recueil de nouvelles « Plastique des sentiments » est LE PROJET dans lequel tu t'investis actuellement. Comment t'est venue l'idée d'écrire ce recueil qui semble très unitaire de par les ambiances et thématiques qui s'y dessinent ? Parce que c'est quand même difficile (et j'en sais quelque chose) de trouver (ou de créer) un fil conducteur commun à plusieurs textes, non ? Est-ce que pour toi, ça s'est imposé naturellement, sans te poser de question(s) ? Ou t'es-tu levée un beau matin en te disant « tiens, si je pondais un recueil sur telle thématique » ?

L’impulsion première ne vient pas de moi déjà, elle m’a été soufflée par Pianitza et appuyée par Héliotrope ensuite, qui quand je m’essoufflais sur mes tentatives de romans m’avait fait remarquer que j’avais pas mal de textes, de nouvelles, à côté, et que je pourrais peut-être aussi tenter de les regrouper sous un même ensemble. Sur le coup ça m’emballait assez mais je n’avais aucune idée du comment, je voyais plein de pistes différentes se dégager, plusieurs possibilités, mais sans que cela ne parte d’un élan particulier et avec la peur de m’égarer encore. J’ai donc gardé l’idée dans un coin de ma tête, et pendant le Nano de Juillet, je l’ai en quelque sorte appliquée, en pensant un roman (encore un) qui s’articulerait sous forme de nouvelles liées plus ou moins les unes aux autres. Le truc c’est que j’ai défini la trame principale dans la précipitation et il s’est avéré très vite qu’elle ne me correspondait pas, malgré en parallèle une matière assez riche à mon goût. Une fresque humaine diverse et variée, et une certaine cohésion qui a commencé à se faire entre mon regard, ce qui anime mon intérêt et ma curiosité au quotidien, et ce que je pouvais mettre dans mes écrits. Cela a sans doute été le premier déclic, et un déclic qui a nourri le suivant, puisque "Plastique des sentiments" c’est le titre d’une nouvelle écrite pendant ce Nano, même si elle n’est pas visible pour l’instant, c’est ce qui a motivé tout le reste, et d’ailleurs "Les courbes de la psyché" en est aussi issu. Puis il y a eu ce mois d’octobre plus en retrait, un moment où je me suis recentrée sur moi, et que j’ai mis à profit pour faire le point sur tout ce que j’avais reçu sur JE, même si cela s’est fait de manière plus inconsciente que tel que je le formule. Une sorte de bilan où je me suis plongée dans mes productions et là j’ai pu mettre en évidence ce qui animait mes élans, ce qui semblait le mieux me ressembler, me convenir. Un peu comme si j’avais rassemblé toutes les pièces du puzzle, j’ai trouvé une conviction qui a balayée tous les précédents doutes, les errances et fausses tentatives que j’avais pu avoir. La conviction ça fait une énorme différence, ça pousse à se révéler plus aussi, et je crois qu’avant je n’étais pas prête, je tâtonnais. Alors oui le cheminement a été difficile et laborieux pour arriver jusque-là, mais maintenant ça me parait beaucoup plus facile, et j’ai d’ailleurs un deuxième recueil qui se construit en parallèle et qui part d’un élan et d’un regard qui me correspond tout autant. J’espère ne pas avoir trop débordé et que cela répond à ta question.

Oui, clairement ! Parmi les gimmicks qui reviennent dans ce que tu évoques dans tes récits, il y a toutes ces couleurs. Parfois, c'est presque en filigrane, par petites touches (Des vagues sous les rouleaux : « C’est peut-être octobre, ou peut-être juste la vie, qui fait que je vois tout en gris, aujourd’hui. Les camaïeux, les formes me sortent par les yeux, pas possible qu’un jour j’aie choisi ça, si ? » par opposition à « je mettrais du rose sur mes joues (...) »). Et parfois, elles éclatent de partout, comme des pots de peinture que tu projetterais contre les murs qui nous étouffent (Du vent dans les valises : « On vire les fadasses, les gris et les marrons, on veut du bleu et du coloré, de l’orange givré, de l’exotique à piétiner. » ; Des pâquerettes et des craies : « On peut pousser le gris et le brumeux un peu plus loin. (…) Ils vont l’aimer cette histoire, et demain ils auront tous les pouces verts, on va faire de grandes fleurs en papiers et en couleur et panser nos murs trop tristes et ternis. ») Ca vient d'où cette obsession pour la couleur ? C'est pour faire style, définir en peu de mots une ambiance, décrire un endroit, ou est-ce plutôt une manière de rendre l'environnement plus vivant, plus palpable ?
[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 18 Z
Colette

Si j’avais cette impression d’avoir « exalté » mon écriture en y greffant des choses plus « odorantes », j’en prends plus pleinement conscience devant cette question et le recoupement que tu as fait. Je crois que c’était un peu plus timide que ça auparavant, et que maintenant cela « explose » parfois selon mes textes oui.  Je crois que là encore il y a une affirmation plus concrète, plus assumée, de rendre mon écrit vivant, de créer une possible proximité avec le lecteur, mais aussi de pouvoir libérer une charge émotionnelle autrement que par un côté très oral, qui  s’est aseptisé au profit d’une façon de dire plus poétique. Tout comme le fait de personnaliser mes lignes et de leur donner une empreinte qui m’est propre. Ce que je faisais avant en jouant d’oralité, en prenant des libertés sur la forme s’est enrichi et ça je crois que je le dois encore en partie à l’influence de Pianitza, en le lisant et notamment lors des échanges que nous avons eus quand j’ai fait la bêta lecture de Point de passage, ma façon de faire, de concevoir, s’est élargie. Je l’aidais à entrevoir certaines choses et pendant ce temps-là je crois que j’ai assimilé quelque chose propre à son écriture aussi, de pouvoir faire ressentir plus pleinement certains contours, d’oser exacerber. En parallèle c’est le moment où je me suis mise à explorer les œuvres de Colette, et là encore j’ai eu comme l’impression d’un écho, de quelque chose qui sommeillait quelque part en moi et que je retrouvais dans sa façon de dire et de percevoir. Finalement et à ma grande surprise, je tends de plus en plus vers une certaine poésie. Et oui cela passe par les couleurs, mais pas seulement, mais je crois que tu l’as cerné, il y a les senteurs, les objets, les lieux, tout ce qui élargit les contours et permet de donner de la substance et du relief, et peut se laisser ressentir, se laisser s’approprier aussi peut-être et qui à l’écriture est réellement  grisant. Ce n’est pas une obsession, mais mon écriture qui grandit, s’enrichie et s’affirme, et je vais la laisser cavalcader sur ce plan là.
[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 18 Le-language-des-couleurs
Les couleurs, une obsession?

Quand on te lit, on est frappé par cette mise en mouvement d'éléments qu'on imagine statiques par nature. Comme si tu personnifiais, en fait. (Virage : « Le plafond qui se crispe et les murs qui craquent, encore. Les lumières qui dansent et vacillent, fragiles »). « Addiction » l'illustre d'ailleurs à merveille, rendant sans jamais la nommer la cigarette aussi désirable qu'une femme. C'en est même érotique par moment dans la suggestivité ! Tu crois que les objets ou les lieux ont davantage de choses à dire que les gens ?
[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 18 Femme-qui-fume
Cet obscur objet du désir...

Quelle jolie question… Je crois surtout que les objets et les lieux deviennent des prolongements des gens qui nous entourent comme de nous-même, des vecteurs de souvenirs, d’émotions aussi. Si on posait la question de savoir quel objet, quel lieu reste le plus marquant pour chacun, je ne doute pas que pour beaucoup les réponses seraient directement connectées à l’humain. Après évidement cela reste mon regard, ma façon de percevoir, et je ne veux pas en faire une généralité de comptoir, mais c’est quelque chose je remarque dans mes observations. Par exemple dans une conversation quand je parle d’un endroit précis et qu’il évoque quelque chose chez mon interlocuteur, je note à chaque fois quand il y a un plaisir à évoquer, que cela le renvoie à une partie de lui-même, des émotions, ou une rencontre particulière. Pareil pour certains objets. Après je vois aussi les objets et les lieux autrement que comme un prolongement et avec des contours propres. Et sûrement que d’autres n’ont pas du tout cette approche, ce serait une question intéressante à poser d’ailleurs. Mais pour ma part j’ai un rapport plus sentimental et émotionnel qu’intellectuel avec les lieux et les objets, et dans la citation que tu fais de "Virages" on retrouve bien ça, le matériel, le lieu, devient un vecteur, un prolongement  des émotions de la narratrice, parce que pour elle, ces murs se rattacheront toujours dans son souvenir à quelque chose de vacillant.

Pour "Addiction" c’est un peu la même chose, sauf que je pars de l’émotionnel pour le greffer à l’objet, après il y a un érotisme léger, peut-être plus une sensualité, que je garde subjective mais qui est tout à fait intentionnelle oui, puisque le désir est un sous thème très présent, et pas forcément uniquement centré sur le côté charnel, qui s’exprime petit à petit, et parfois j’en suis la première spectatrice. C’est un peu quelque chose qui s’exprime au-delà de ma volonté, et comme ce recueil est en construction et tout frais, je n’ai pas encore le recul nécessaire pour exprimer toutes les connexions qui se font.

Dans certains de tes textes comme « Virages », et plus encore dans « Des traces de sel », tu ne donnes pas toujours toutes les clés pour comprendre ce que tu as voulu raconter. Tu préfères que le lecteur interprète ton récit avec son propre ressenti, quitte à ce qu’il passe totalement à côté, à ce qu’il ne perçoive pas fidèlement ton intention d’auteure. Pourquoi ce choix ?

Quand j’écris de cette façon c’est vrai que je suis plus focalisée sur le fait d’exprimer certaines choses d’une façon qui me corresponde, que d’être tout à fait audible bien que parallèlement je le souhaite et que je pense que le lecteur peut deviner. Seulement suivant le lecteur, je me rends compte que ça manque de transparence sur certains points, pour rester accessible, qu’il y a encore du travail à fournir pour trouver un compromis plus satisfaisant.

Je ne sais pas si on peut parler de préférence, dans ces moments-là et sur certains sujets, une approche plus feutrée, moins frontale me parait plus opportune. C’est peut-être aussi gage d’une certaine pudeur de ma part, assez paradoxale d’ailleurs, puisque parfois dans d’autres textes, sur d’autres contours, je vais loin même si cela reste très souvent dans la suggestion. S’il y a une préférence c’est surtout de rester dans la justesse et de ne pas forcer l’émotion, si je cherche à la retranscrire, je ne veux surtout pas la forcer, et certaines histoires jouissent déjà de par leur contexte, de la mise en situation initiale, d’une certaine gravité. Donc c’est vrai que dans ces cas-là, j’aurais tendance à laisser les choses se deviner plutôt que de les nommer formellement,  si  cela reste un point majeur à travailler, pour trouver un juste milieu qui soit autant satisfaisant par rapport à ma façon d’appréhender et de construire  mon récit tout en restant accessible, je crois que je ne renoncerais pas pour autant à m’autoriser d’écrire moins formellement.


Tu as une façon bien à toi de dépeindre, de mettre à nu la réalité, de démasquer les faux-semblants pour mettre au jour les fêlures qu'on dissimule, que personne ne voit. D'écorner les apparences. L'apparence est d'ailleurs un thème que tu abordes, notamment dans deux de tes nouvelles ("Les courbes de la psyché" et "De l'ombre sur les paupières"). Crois-tu que nous soyons dans une société dans laquelle l'apparence, l'image que l'on renvoie aux autres prédomine sur tout le reste ?

Je ne pense pas avoir une acuité au-delà de la moyenne, je pense que mon attention se porte au contraire vers des constats des plus élémentaires que chacun peut faire. Il serait peut-être plus juste de dire que je fais toute une histoire des petits détails de rien du tout, car pour moi ils sont beaucoup plus révélateurs que les apparences auxquelles je me fie peu. Par expérience déjà, aussi parce que j’ai toujours eu cette curiosité étrange à aller explorer sous le décor, une maniaquerie de chercher la justesse, d’appréhender les choses dans leur ensemble plutôt que de me limiter à un seul aspect. Un besoin de comprendre. Pour répondre à ta question, je ne sais pas dans le sens où je ne pense pas que cela traduise quelque chose de nouveau et que je n’aime pas raisonner en terme de société dans le sens général qu’on lui donne pour se dédouaner d’une responsabilité qui appartient en fait à chacun, puisque la société «  c’est nous ».  Et si par société il faut entendre société actuelle l’importance et le langage qu’on accorde aux apparences, cela me semble quelque chose d'ancré depuis toujours dans l’histoire. Est-ce quelque chose qui prédomine sur le reste ? Je ne me hasarderais pas à répondre, dans le sens où tout est vrai et faux à la fois, que cela dépend de la façon de percevoir de chacun et que je n’ai pas envie de poser un jugement là-dessus. A titre personnel je me contrefiche des apparences, ce n’est pas ce qui motive mon jugement, j’aime le palpable, le concret, ce qui se révèle avec le temps et avant tout les qualités humaines. Après je connais aussi des gens très portés sur l’image dans le souci des apparences, et pour qui ça compte énormément, mais qui se révèlent dans le même temps sous d’autres facettes, c’est à ce titre que je n’ai pas envie de juger, ni de me faire en quelque sorte moralisatrice. Après si je dois faire un parallèle avec ce que j’ai écrit, il s’agit à chaque fois d’un polaroid, de quelque chose croqué sur le vif, dans l’un on a une victime dont l’apparence joue contre elle, dans l’autre quelqu’un qui au contraire va se servir de son apparence et en  jouer. Dans le premier cas ce n’est pourtant pas prédominant contrairement au second où mon narrateur choisit de tout miser sur son physique. Si je voulais aller au bout de ma réflexion à cette question, je n’en finirais pas, donc on va conclure, sur oui et non, avant que je ne rédige ma thèse sur le sujet, si ce n’est pas déjà fait ^^

Vous aviez quatre heures, et le temps qui vous était imparti est largement dépassé, mademoiselle  lol!! Plus sérieusement, au fond, ce que tu fustiges, ce sont les carcans qui nous oppressent, qui nous empêchent d'être vraiment nous. Et puis, il y a le temps qui érode aussi un peu tout. Tu dépeins souvent le quotidien, le banal avec une certaine amertume, avec une grande justesse aussi. C'est difficile de décrire l'ordinaire, et pourtant, tu y excelles. D'ailleurs, je me souviens de la première fois où j'ai croisé ta plume sur JE. C'était au cours d'un concours d'extraits. Le numéro 10, sur le doute. Je me suis dit : « ça, c'est une nana qui te brosse un tableau en deux lignes ; avec trois fois rien, elle te pose une ambiance, elle t'embarque sur un mot, et tu ne lâches plus. Ouais, elle a un putain de style, cette nana ! » C'est ça que je me suis dit. D'emblée, tu m'avais séduit, « Inconstante » :« Inconstante. Le mot m’avait giflée. Il l’avait lancé brutalement, à la fois avec force et nonchalance. Comme si ça n’avait pas d’importance, mais de façon assez significative pour me marquer. J’avais cette désagréable impression d’être de la glaise qu’il modelait à coups de griffes. » A croire que ce que tu écris, notamment lorsque la narration est omnisciente comme ici, c'est toi, ton vécu. Où vas-tu chercher tout ça ? Crois-tu vraiment que le temps joue contre nous, nos sentiments, que la société actuelle nous bride dans l'accomplissement de nos aspirations réelles ?

Question très dense… Encore une fois je n’aime pas trop formuler mes impressions vis-à-vis du  dénominatif de « société actuelle » pour les même raisons évoquées précédemment, après il est certain que je connais pas mal de personne qui ne vivent pas leurs aspirations réelles, qui n’ont pas ce luxe, parce que la réalité ne leur laisse pas le temps de penser autrement qu’en terme de remplissage de frigo. Pour autant je ne crois pas que ce soit quelque chose de nouveau, mais il est certain que nous sommes plus dans une phase de régression que d’essor, en tout cas c’est ce qu’il ressort du climat ambiant, et que du coup cela devient plus visible et touche plus de monde. Pour ma part je suis issue d’une classe modeste et si tu rajoutes à cela que je suis arrière-petite-fille de réfugiés c’est quelque chose de très ancré dans ma réalité depuis plusieurs générations donc j’aurais du mal à raisonner en terme de nouveauté, d’autant quand je ramène cela à mon expérience concrète, et que je  vois les gens qui m’entourent se démener pour tirer leur épingle du jeu, après quand on élargit notre réalité en dépassant les frontières, cela amène à relativiser d’une certaine façon.

Pour le reste je crois que nous sommes aussi, quelque part nos meilleurs ennemis, le temps, nos sentiments complexes et évolutifs, les facteurs extérieurs, comme celui évoqué plus haut, tout peut jouer contre nous, on peut vite se laisser ensevelir tout comme on peut chercher à vivre au mieux, à ne pas se contenter de. Après encore une fois je parle pour moi, de ce que je vis et observe autour de moi, et puis c’est aussi ma parole et mon regard à un moment donné, pour autant personnellement je ne suis pas résignée, c’est dans ma nature d’aller de l’avant, de chercher des pistes permanentes qui m’aident et à me réaliser et à vivre au mieux en accord avec ce que je suis et ce que j’attends de la vie. Mais je ne suis pas très exigeante, ah, ah. Et là je vais rebondir sur inconstante, y a pas mal de moi dans ce texte-là, ce qui ne veut pas dire qu’il raconte linéairement un pan de mon histoire, juste que j’ai pris certains appuis dans la réalité pour nourrir mon histoire, ce que je fais souvent, ne serait-ce que quand je puise dans mes émotions. Pour le reste je m’inspire de tout et rien, mais je vais y revenir plus loin, le facteur humain reste quand même le gros de la matière brute.

Et au final, « Plastique des sentiments » c'est combien de nouvelles ?

Aucune idée, c’est quelque chose de tout à fait nouveau, j’ai l’impression d’en être qu’aux contours, après est-ce que cela restera un recueil ou est-ce que certaines nouvelles existeront par elles même en dehors, je ne sais pas. Je ne peux pas le chiffrer ni avoir la certitude que tout est bien à sa place ici, pour l’instant je me concentre sur la matière brute, en quelque sorte.

Tu penses à l'édition, parfois, et pour ce recueil en particulier ?

On écrit pour être lu donc j’y pense de plus en plus. Après je ne sais pas sous quelle forme, je pense que c’est trop juste sur les formats que je tisse en ce moment pour nourrir un recueil papier. J’en avais proposé quelques-unes avant d’avoir l’idée d’en faire un recueil, sur Short Edition, première fois que je soumets quelque chose  et avant de me rendre compte de ce que cela impliquait. Oui je suis une quiche/novice, en la matière. Après j’en ai discuté un peu (y a encore quelqu’un qui va se reconnaitre) et j’en suis finalement arrivée au stade de « voyons voir si ça débouche quelque part, vers quelque chose de plus concret ». Pour ça que j’ai retiré de mon recueil « Il faisait hier, pendant cinq minutes », étant donné qu’elle a été mise en avant dans la news-letter de Décembre, elle est dans la course au prix de printemps pas mal classée sans que je n’ai fait aucune pub autour, puisque j’ai profité de cette visibilité,  et comme ça peut déboucher sur une publication (collective), je me dis qu’aussi minime que ça puisse paraître c’est peut-être une façon d’avancer. Et même si ça ne devait pas aller plus loin, que je ne sais concrètement pas ce que ça vaut, en attendant j’ai eu des retours qui m’ont donné de l’élan, sans compter que ça me permet de découvrir d’autres auteurs et d’échanger avec. Depuis peu je participe aussi à quelque concours sur une plateforme d’auteurs mais ça s’arrête là et c’est déjà une grosse progression de ma part, dans le sens de soumettre mes écrits.

Il y a incontestablement un touché de plume « Hel », ta patte est éminemment personnelle (Les anomalies des limbes [extrait de ton interprétation du thème de la Roulette Russe] «  Mais  plus rien ne m’apaise : les murs chuchotent mon prénom en prenant des tas de voix. Ils m’appellent tous les jours et pleurent de drôles d’histoires qui font ruisseler la tapisserie. Le plancher craque sous les lambeaux. Je crois qu’il a mal, il saigne des rigoles de verre pilé qui me blessent les pieds à chaque pas. ») On a l’impression que tu as écrit toute ta vie, tellement tu maîtrises les mots et les modèles à ta façon. Cette passion pour l'écriture, ça t'est venu comment? C'est quelque chose de récent, ou ça a toujours été en toi ?

Je dirais qu’avant l’écriture il y a eu la lecture, c’est de là que part mon amour pour la littérature, et ça remonte… au moment où j’ai appris à lire sans doute ? J’ai toujours lu, moins depuis que j’écris,  puisque j’alterne les deux. Pour ce qui est de l’écriture je m’en suis d’abord tenu au contexte scolaire, avec beaucoup de plaisir et de passion, au lycée un prof m’a vraiment donné le goût d’aller plus loin en m’encourageant, et puis avec les aléas de la vie, d’autres tournants, une envie de croquer au sens propre plus forte qu’au figuré j’ai juste mis un peu plus d’une bonne quinzaine  d’années à m’en souvenir, mais il y a une de ses phrases qui résonne encore fort à mes oreilles, et ça me donne de l’élan parfois. Concrètement j’écris depuis trois ans, et plus sérieusement depuis JE.

Quel est l'endroit dans lequel tu te sens le mieux pour écrire ? Il te faut le calme absolu ou pas ?

Cela dépend des saisons, en hiver comme j’hiberne, au cœur de mon  foyer. Et dès qu’il y a un rayon de soleil, se serait plutôt en extérieur. Quoique sur ce point de plus en plus difficilement, ayant pris un rythme avec le clavier, une façon de concevoir que je n’arrive plus à retrouver sur le papier. J’en ai fait les frais cet été, j’avais décidé de partir en vacances en évinçant la technologie, en m’offrant de jolis carnets et stylos, qui n’ont servis qu’à quelques vagues prises de notes en fin de compte. Après je suis tellement absorbée dans ce que je fais que peu importe le calme alentour, je m’adapte, je suis même capable de tenir une conversation en écrivant mais sans m’en rendre compte ^^ Comprendre par là qu’on  s’amuse pas mal de ma concentration en me faisant des blagues pas drôles. Ce qui est marrant c’est que je réagis trois heures plus tard : « Tu m’as parlé au fait ? »

 :write:  Laughing ! Tu es très prolifique dans le format court, on sent que c'est ton truc, allant parfois même jusqu'à l'improvisation, juste pour le fun ou expérimenter des choses (comme les textes que tu commets pour la Roulette Russe, tes "tentatives poétiques", tes "carnets" et même un conte). Est-ce parce que ça t'amuse davantage que d'écrire des récits plus longs ? Est-ce parce que tu t'y sens plus à l'aise ?

En travaillant sur du format court (j’entends par là en prose), on se libère de pas mal de contraintes, ne serait-ce que la cohérence et le ton à maintenir sur du volume, entre-autre… On évite la lassitude. D’un autre côté cela impose aussi de se renouveler en permanence, de se remettre en mouvement, de se montrer incisif et percutant sur peu de lignes. Donc chaque format à ses contraintes et ses avantages, le tout c’est de trouver ses marques, de se sentir à l’aise dans ce qu’on fait et de ne pas s’interdire de tout essayer.  Après l’improvisation évidement ça m’amuse, ça me rappelle des souvenirs, mes jeunes amours pour le théâtre, un peu poussiéreuses aujourd’hui. Et dans l’impro’ on va plus facilement aller chercher de nouvelles images, on sort un peu des rangs, de nos habitudes, bref je trouve ça stimulant.

Finalement, l’univers « Hel », c’est quoi ? Tu as évoqué Colette tout à l'heure, mais quelles sont tes autres influences, tes autres goûts artistiques, qu'ils soient littéraires, cinématographiques ou musicaux ? Parce que, t'es pas très guimauve (c'est qui, Guy Mauve?) quand même, pour une fille... Alors qu’aimes-tu (à part moi  :mrgreen: ) ?

J’ai déjà fait un vrai roman et là juste sur cette question je pourrais écrire autant de lignes que pour toutes mes autres réponses réunies (et sûrement plein de fautes :p ). Mes influences artistiques sont multiples et variées, je m’intéresse et me passionne pour un tas de choses, j’ai des goûts ouverts assez éclectiques, mais à la base ça part toujours d’une rencontre, d’un échange, de mes discussions avec les autres. Maintenant avec l’âge bien sûr il y a ma propre curiosité et mes goûts qui me mènent à faire de nouvelles découvertes, mais j’ai eu la chance d’avoir de bons mentors dans pas mal de domaine.

Pour le cinéma c’est mon grand-père qui m’a initiée notamment aux films de Chaplin, ce qui reste le plus marquant pour moi aussi parce que je retrouve un peu de lui, de ses valeurs dans le personnage de Charlot, mais pas que. Sinon j’aime la plupart des films de Tarantino, et  contrairement à ce que tu penses, j’ai une vraie passion pour les films chamallow ! Tu vois faut pas se fier aux apparences ! Mais bon c’est selon mes registres aussi. Je reste succincte parce que selon mes humeurs je passe du coq à l’âne.
[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 18 20-Charlot-Charlie-Chaplin-0128

Musique : j’ai grandi au son de l’harmonica et de la guitare sèche, flamenco, disco, blues et rock dans le biberon, sans compter radio Arménie en boucle chez ma grand-mère maternelle, fêter mes seize ans dans un pub de Jazz, longtemps pratiqué la danse, ce qui donne un cocktail riche et varié au final et à la fois trop long et réducteur à résumer. Mais je participe souvent au post "t'écoutes quoi?" Donc pas de scoop sur ce plan là.

Littérature : Une ancienne instit m’a filé des cagettes débordantes de bouquins quand j’étais gamine, je vais sûrement en zapper mais un échantillon : Graham Green, Pearl Buck, Irène Frain, Zola, Flaubert, Alexandra David Neel, Francoise Sagan ect… Mes affections spontanées ont commencé avec fantômette, puis Agatha Christie suivi d’un coup de foudre pour  Margueritte Duras, et j’en ai avalé un bon paquet. Pour la poésie y en a un seul que je place très haut sur un podium où il est esseulé (par manque de connaissance de ma part) après avoir côtoyé très fugacement Baudelaire  et c’est Rimbaud. Pour l’humour Pennac et certains Nothomb en particulier "Les catilinaires" ou "Le fait du prince".
Encore une fois je ne peux pas résumer, où dégager une chose plutôt qu’une autre, c'est un échantillon.
[Portrait] Découvre les écrivain(e)s de JE - Page 18 9k=
Marguerite Duras


Et puis il y a JE, le forum et ses membres, les concours de duos. Un jour, tu en as eu marre, tu es partie, discrètement. Et puis tu es revenue... Pourquoi ce ras le bol ? Qu'est-ce qui t'a fait revenir ? Est-ce que pour toi, ça s'apparente à une addiction ? Y a-t-il des JE qui comptent plus que d'autres pour toi, en terme de feeling, affinités ou autres ?

Je l’avais pas vu venir celle-là (de question)… Je vais occulter la première partie, parce que je ne crois pas que ce soit très intéressant d’une part, et d’une autre ce ne serait peut-être pas très opportun, je n’ai pas vraiment de regret sur cet épisode, si ce n’est d’avoir heurté certaines personnes malgré moi, dans le côté précipité de mon éclipse « sans trompette ni tambour » pour donner un quelconque signe annonciateur. Ce qui m’a fait revenir, ce serait difficile à dire exactement, un ensemble de choses qu’on ne trouve pas ailleurs (ou alors j’ai pas trouvé le chemin) : diversité, sens critique, variétés des échanges etc… Peut-être parce que je me suis un peu installée mine de rien, je ne sais pas. Une addiction, je ne sais pas, j’en ai tellement que j’en perds la notion. Pour ce qui de la dernière question dans cette question, oui. Après ça va au-delà de mes affinités ou de ceux avec qui j’échange régulièrement, il y a des gens que je me plais à lire même de loin sans avoir établi de connexion particulière et pour des raisons différentes.

Pour conclure, qu'est-ce qu'on peut te souhaiter ?

De ne pas regretter de m’être autant répandue ^^ ! Je regarde mon compteur de mots là, et c’est un peu affolant cette histoire et j’ai pas le courage de tout relire, surtout que me connaissant je supprimerais les ¾.

Merci à toi de m'avoir accordé cette interview. N'oublie pas que tu m'as dit oui pour notre prochaine vie (sans le tralala, j'ai compris  :mrgreen: ). Donc, ce serait pas mal que je sache comment t'es, physiquement (tu vois j'y reviens  Twisted Evil ), des fois que tu sois le sosie de Vanessa (ça m'arrangerait  Razz  )...

Ah, ah! Bon normalement si c'est une nouvelle vie on devrait avoir une nouvelle enveloppe non ?
Mais sinon à part des pommettes saillantes je crois que ça se limite là mon pauvre monsieur Avent’, en même temps tu es passé à côté d’un petit détail qui aurait pu te donner une idée, succincte, cependant. Si on m’a déjà glissé des comparatifs, c’était plus du Zazie, mais par deux fois c’était le représentant d’Orange ou de Numéricâble (je sais plus) que j’envoyais bouler pour la xième fois, donc cela reste peu fiable, genre argumentaire de la dernière chance… Mais un peu de mystère ça pimente la vie, non?  Rolling Eyes 

Si cette ITW a éveillé votre intérêt pour les écrits de Miss Hel, je vous invite à les découvrir ici :
Ses tentatives poétiques
Après l'été (son nouveau roman)


Dernière édition par Aventador le Jeu 6 Nov 2014 - 15:17, édité 7 fois
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Thomas
   
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Thomas  /  Sang-Chaud Panza


Merci à vous deux; bravo Aven' pour la pertinence de tes questions. A vrai dire, j'imagine que l'on se posait à peu près tous les mêmes questions sur Miss Hel.

Je ne sais pas si on a eu nos réponses (saleté de mystère, je déteste le mystère, moi), mais merci à Hel d'avoir cédé, enfin. Et de s'être livrée Smile

Très belle interview!
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Pianitza
   
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Pianitza  /  Effleure du mal


Un entretien rondement mené par Mr. Aventador. J'ai pris beaucoup de plaisir à lire tout ça ! Very Happy
Pour une écrivaine modeste (et la modestie appelle le talent*) qui a, j'en suis sûr, de l'avenir...
 
DivaJu
   
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Encore une fois, très heureuse de cette nouvelle interview : j'en aime autant les questions que les réponses. Elle est vraiment passionnante à lire. Et je suis contente de découvrir plus en détails ton rapport à l'écriture Hel (et que tu te sois laissée interviewer Razz) !


Dernière édition par DivaJu le Jeu 23 Jan 2014 - 14:39, édité 1 fois
 
Lilyange
   
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Bravo et merci à tous les deux, c'est une très jolie ITW !

Hel peut se rassurer, ses réponses ne sont pas du tout ennuyeuses à lire, bien au contraire Smile
 
Aventador
   
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Aventador  /  Iphigénie in a bottle


Merci à Hel de s'être prêtée au jeu, et à vous tous pour vos retours. J'ai pris beaucoup de plaisir à réaliser cette ITW. Je l'ai vraiment conçue dans un style "conversation entre amis au coin du feu", assez informel tout en me focalisant vraiment sur l'oeuvre de Miss Hel. Je crois qu'au final, et dans son concept, elle lui correspond assez bien...

EDIT : J'ai ajouté le lien de l'ITW que Nepal a accordée à la RTBF sur sa fiche portrait.
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Merci à monsieur Avent' pour ces chouettes questions, intéressantes que j'ai pris plaisir à découvrir, et puis à vous quatre de l'avoir lue sans vous ennuyer ^^
 
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J'ai trouvé cet entretien passionnant ; je crois bien connaitre l'écriture de Hel, depuis pas mal de temps, et ces questions/réponses donnent cependant un éclairage nouveau aux textes de Hel. Son écriture s'affirme, tout en préservant sa spontanéité et son empathie ; c'est bien, ça ! Merci à vous deux !
 
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Merci à toi Hélio, contente que cela t'ait plu Smile
 
Pianitza
   
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Pianitza  /  Effleure du mal



Tiens, pour rebondir rapidement sur l'interview, j'ai découvert aujourd'hui un Colette dans la biblio. de mes parents : "La retraite sentimentale". Very Happy
J'ai jamais rien lu de Colette, ce sera l'occasion.

 
Mick
   
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Je l'attendais et je n'ai pas été déçu ! L'interview de Hel par Aventador est un petit bonheur à lire ! Un grand bravo à Aventador pour ses questions pertinentes et le ton détendu, ainsi qu'à Hel pour sa sincérité et ses longs bavardages haha !
Ou quand deux génies de l'écriture se rencontrent. C'est drôle car pour moi, de mon point de vue, vous formeriez un très joli couple. Peut être est-ce cette sensibilité émanant de vos textes qui me font dire ça. En tout cas vous êtes mes deux grands chouchous et je vous adore !
Maintenant, à quand l'interview d'Aventador par Hel ?  :mrgreen:
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Aventador
   
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Aventador  /  Iphigénie in a bottle


Merci Hélio.

Merci Mick. Personnellement, je pense qu'on ne peut pas plaire à tout le monde. Je sais par exemple que certains JE sont hermétiques à mon univers, mon écriture. Et je le comprends tout à fait. Il en est de même pour moi, je le constate souvent au concours d'extraits : certains JE écrivent super bien, mais je reste à la porte de leur univers. De fait, je pense que l'appellation de "génie de l'écriture" est pour ma part exagérée, me concernant en tout cas. Par contre, je n'ai rien contre le fait d'être l'un de tes auteurs préférés  :mrgreen: !

Bon, tu vois Hel, il ne faut pas lutter, Mick a dit qu'on était fait l'un pour l'autre  Laughing ... Ah ben oui, c'est vrai que tu ne sais pas comment je suis physiquement! Un indice chez vous : je ne suis pas le sosie de Brad Pitt et le seul point commun que je pourrais avoir avec Tom Cruise serait ma taille, somme toute modeste. Certes, ça ne t'aide pas vraiment, mais c'est mieux que rien, non? Razz
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Mick
   
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Mick  /  Éleveur de koalas


Je crois avoir déjà vu une photo de toi, sur un site où tu propose tes ebooks ou sur un recueil... Enfin, je t'ai vu donc je sais à quoi tu ressemble. Donc Hel pourrait le savoir aussi en tapant ton vrai nom sur Google. Le mystère n'est pas aussi bien entretenu que chez Hel !

Par "génie de l'écriture", j'entend par là qu'à mon sens, vous avez une sensibilité et une sincérité dans votre écriture qui, personnellement, me touche. Alors oui, vous êtes des génies pour moi, mais c'est déjà pas si mal ^^ Et pour ce qui est de la comparaison avec d'autres JE, chacun a sa plume et une façon de la manier. On y est sensible ou pas, mais ce qui ne fait aucun doute, c'est qu'avec Hel et toi, vous formez un duo du tonnerre ici, et j'adorerai vous voir sur un duo justement ! Est-ce prévu ? A moins qu'Hel soit trop occupée sur son recueil (pour le sortir en 2014, j'en achèterai au moins 5 exemplaires hein !) et que tu sois trop occupé avec Projection privée (d'ailleurs, ça avance ?).

En résumé, on vous déteste peut être, on n'aime peut être pas votre écriture mais moi je vous adore ! Hel et Aventador - Le plus beau couple littéraire qui soit  :mrgreen: 
D'ailleurs, je vous déclare mari et femme sur le forum (et toc !).
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