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 [Editeur] Publication de votre 1er roman : vos attentes

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Konda Galner
   
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Konda Galner  /  Gloire de son pair


Ilham > Encore une fois, ne t'emporte pas, il y a juste une question de point de vue.

Un éditeur n'achète pas un bouquin, il achète le droit de vendre ton bouquin. La différence est que l'utilisateur final, c'est le lecteur, non l'éditeur. La différence par rapport à l'informaticien (marrant que cet exemple ait été choisi), c'est que le logiciel développé sert à l'acheteur direct. Et le paiement est effectué une fois qu'il répond aux demandes du client, bref, quand l'objectif est validé. (personnellement, ayant fait des développements spécifiques pour des sociétés, ils n'ont été payés qu'une fois posés, testés, installés, validés.) Bref, l'acheteur ne prend aucun risque à ce titre là.

Pour les vergers, si tu ramasses les pommes en en saccageant la moitié, je gage que ton employeur va tirer un peu la tronche. P'tet qu'il arrivera à les vendre quand même, en compote ou autre, mais... Es tu sur que tu garderas ton emploi ?

Si tu peux avoir une "avance sur salaire", dans le domaine de l'édition, je suis très heureux pour toi. Par contre, je préfère personnellement ne pas me rendre compte à postériori que l'avance qui m'a été donné par l'éditeur ne fait que creuser un trou du fait que le bouquin n'a pas rencontré de public.

Étant à titre personnel informaticien, chef de service, parfois chargé à ce titre de recrutement, je peux te dire qu'on en voit des vertes et des pas mures. Un jeune de 20 ans qui t'envoie un CV sur timbre poste, avec une lettre de motivation version "j'ai arrêté l'école parce que les profs sont nuls, que je suis meilleur qu'eux, j'apprends mieux seul, et je serai un atout majeur dans votre société. D'ailleurs, dans 2 ans, je compte bien être chef de service" (ceci dans un langage largement amélioré ici, hein...), alors qu'il n'a visiblement aucune expérience, aucun bagage, aucun savoir faire, je veux pas dire, c'est un peu délirant...

Je suis d'avis de faire ses preuves avant d'exiger, simplement. Un A valoir, je ne le prendrai certainement pas comme une condition sine qua none.

Peche Melba >

Citation :
Eh bien moi, si un jour on me publie, je demanderai un a-valoir. C'est la seule chose qui garantit que l'éditeur prendra son travail au sérieux, ne serait-ce que pour se rembourser lui-même de ce qu'il m'aura avancé. Dans le cas contraire, j'aurais le sentiment de céder mes droits dans le vent.

C'est effectivement le seul argument que je trouve effectivement valable à ce titre.

Mais ce n'est pas parce que j'ai fait 10 ans d'étude que je suis le plus qualifié, et encore moins le meilleur. J'ai peut être une mentalité de paladin désuète, par contre, me dire "il a fait son boulot, mais çà a pas marché, c'est son problème, pas le mien, moi, j'm'en sors bien, j'ai eu un A valoir." Ça, je ne veux pas.
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Parce que t'as pas rempli de dossier prouvant tes revenus, ( à défaut d'apport personnel ) ?
Désolée, mais le fou rire, là c'est moi qui l'ait... car depuis le début tu étales ta méconnaissance complète du monde économique.
Comme par exemple ignorer que les boites commandent des logiciels exclusivement développés à leur intention aux sociétés informatiques.
Ben ouais, quantité de boites ne se contentent pas de word 2010 pour fonctionner... Wink
Je suis certaine que quand je te parle trésorerie, tu vois pas à quoi je fais allusion.
Alors simplement, pour revenir au sujet, une boite qu'a pas 500 euros sur son compte, ben elle peut pas payer de loyer, elle peut pas payer de salaires, ni de diffuseur... bref, c'est une boite à l'agonie. Et là, tes droits d'auteur tu pourras t'asseoir dessus quand dans un an une autre boite rachètera le stock de cette maison d'édition et que toi, tu toucheras rien...
Voilà une raison concrète et pratique de demander un a valoir, au delà de la question de la rémunération de son travail : s'assurer que le partenaire que tu choisis a les reins solides et te plantes pas au milieu du chemin... car c'est un fait aujourd'hui, n'importe qui peut se lancer dans la micro-édition. ce n'importe qui peut etre très sympathique, passionné mais faire n'importe quoi et te foutre dans la merde toi et ton livre...
alors, si y'a un conseil à donner, c'est de prendre ses pieds à son cou quand on vous refuse ne serait ce que 500 euros parce que les temps sont durs...
 
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Konda sauf que l'éditeur lui a les preuves que tu fais l'affaire ou plutot il a un élément tangible pour le penser : ton manuscrit.
C'est ça ton boulot et quand il "t'embauche" il sait déjà ce que tu peux faire... il se contente pas d'un vague cv et d'une lettre de motiv. Le boulot qu'il va te payer, il 'a déjà en main.
Après comme tout patron, il prend le risque de se planter. Les patrons se gaussent assez de ce risque qu'ils prennent pour justifier leur hauts salaires. Mais ça c'est pas le problème de l'auteur, c'est le problème de l'éditeur. C'est à l'éditeur de décider s'il peut prendre le risque ou non. c'est lui le responsable dans l'histoire.
De toute façon le droit d'auteur est ce qui a de plus radcho au niveau rémunération. Je disais un euro de l'heure ! et je suis gentille ! Alors je vois pas pourquoi il faudrait encore rabioter dessus.
Et qu'on vienne pas me dire qu'une avance de 1000 euros sur ce que doit rapporter la vente d'un livre dans les mois à venir ( car le gros des ventes ne se fait pas dix ans après mais dans les trois ou quatre mois qui suivent la sortie du bouquin, faut pas l'oublier...) met en péril la santé d'une boite qui fonctionne bien. Ce serait une bien mauvaise blague...

Quant à parier sur un cheval boiteux, si ça en amuse certains...
 
Konda Galner
   
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un CV est facilement vérifiable, il y a toutes les données dessus Smile

Un éditeur parie rarement sur un seul bouquin, tout comme l'auteur d'ailleurs, d'où des éditions de premiers livres risquées. Une avance de 1000 € sur un bouquin ne met pas en péril une boite.... Tu as tout à fait raison.

500 avances de 1000 € pour 500 bouquins, c'est plus discutable, déjà.

1€ de l'heure dépend de ton succès au final. La rémunération n'est pas fixe, c'est le public qui décide. Après, à voir aussi, si ton éditeur te blouse, et que ton bouquin a du succès, retourneras tu le voir pour le second ?

Tu sais, j'aime bien jouer gagnant-gagnant. Quand on bosse ensemble, généralement, le résultat est meilleur. Et je n'ai aucune envie de parier sur un cheval boiteux, Ilham.... On est bien d'accord que le choix et le sérieux de l'éditeur est effectivement primordial. Mais ce n'est pas le débat, si je ne m'abuse.
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Konda Galner
   
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Konda Galner  /  Gloire de son pair




OUAHHHH je suis passé Hobbit littéraire !!!!

Ca y est j'ai enfin une bonne raison de ne plus me raser les pieds !!!



Nan mais juste pour détendre un peu l'atmosphère, hein....
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Konda Galner a écrit:

Étant à titre personnel informaticien, chef de service, parfois chargé à ce titre de recrutement, je peux te dire qu'on en voit des vertes et des pas mures. Un jeune de 20 ans qui t'envoie un CV sur timbre poste, avec une lettre de motivation version "j'ai arrêté l'école parce que les profs sont nuls, que je suis meilleur qu'eux, j'apprends mieux seul, et je serai un atout majeur dans votre société. D'ailleurs, dans 2 ans, je compte bien être chef de service" (ceci dans un langage largement amélioré ici, hein...), alors qu'il n'a visiblement aucune expérience, aucun bagage, aucun savoir faire, je veux pas dire, c'est un peu délirant...

Ne l'embauche pas Very Happy C'est justement ton boulot de décider qui tu prends ou pas. Comme c'est le travail de l'éditeur de sélectionner "les auteurs qu'il va employer". Juger de leur "publicabilité".

Mais si tu l'embauches et que tu lui fais signer un contrat, tu t'engages à le payer. En l'occurrence, dans le cas de l'éditeur, le boulot est quasiment déjà fait. Ensuite, le pari se fait ensemble pour aller plus loin.

D'ailleurs, est-ce que c'est complètement idiot de considérer l'auteur comme un employé de l'éditeur?

Konda Galner a écrit:
500 avances de 1000 € pour 500 bouquins, c'est plus discutable, déjà.
Un éditeur qui s'occupe de 500 bouquins qu'il lance en même temps: il ne s'en occupe pas. C'est impossible en termes de présence physique sur les étals, en termes d'assistance à la promotion. Un éditeur qui veut faire son boulot correctement en gère d'une demi-douzaine pour les plus petits à quelques dizaines au grand max pour les très gros.
Sinon, c'est de l'autoédition qui ne dit pas son nom (et ça existe aussi, je ne juge pas).


[Edit] et moi je peux enfin prendre mon sac-à-dos pour les étoiles... Very Happy
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Ceux qui sont contre l'à-valoir ont tendance à occulter une donnée importante : si l'éditeur ne croit pas au succès de livre, il ne devrait pas l'éditer, et de ce fait, n'aurait pas à payer à l'auteur une partie de ses droits par avance.

Si l'éditeur n'édite que des livres en lesquels il croit, et dans la promotion desquels il va s'investir, il ne devrait pas être difficile pour lui d'offrir un à-valoir proportionnel à la taille du tirage initial. De ce fait, les objectifs de l'éditeur sont clairs, et l'auteur sait ce qu'il peut raisonnablement espérer en terme de ventes.

Si l'éditeur veut se rembourser, il va s'investir dans la promotion et s'assurer de la bonne distribution du livre.
Si l'auteur veut gagner plus que son à-valoir initial et - c'est sûrement le plus important pour la plupart d'entre nous - rencontrer un lectorat aussi large que possible, il va devoir, dans les petites structures, mettre la main à la pâte, donner du sien, participer aux opérations de promotion, et parfois même à la prise de décision quant à la couverture, etc.

C'est ce que j'appelle une relation donnant-donnant Smile

Toutes les autres considérations sont de l'ordre du subjectif.
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Konda Galner
   
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Kylie > Il est p'tet bon, je dis pas, mais il donne pas envie... Je te rassure, je ne l'ai pas engagé. Mais c’était simplement pour montrer qu'il y a un grand nombre de personnes qui réclament et exigent, avec un culot et une prétention hallucinante.

A ton avis que va penser un éditeur en face duquel tu te pointes en disant "Moi, c'est 1500 € cash tout de suite, et un minimum de 2000 exemplaires, sinon, nous perdons vous et moi notre temps, et autant aller se taper un paintball en porte jarretelle en Sibérie" ?

Il va se lever, te tendre la main, et te dire : "vous avez raison, au revoir, et bonne continuation"

Pour la quantité de bouquin, prends une durée plus longue que le mois en cours Smile
Les bénéfices comme les déficits, ça se fait au fil du temps.
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Konda Galner
   
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Mitsu > Comme dit précédemment, c'est le seul argument que je trouve valable.

Mais je préfère jouer gagnant-gagnant que gagnant-gagnant forcé.

Je ne refuserai pas un A valoir, mais je n'en fais pas une condition sine qua none pour un premier roman... Pour un deuxième, troisième, ... si le premier a fonctionné, ma foi... oui....

Kylie > Alors, si j'me rappelle bien, c'est 3ème étoile à gauche, et puis tout droit, jusqu'au matin.....
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Konda, on parle négociation, pas ultimatum...
C'est bien pour ça que j'ai pas répondu de façon précise à la question de départ : quelle vente minimum, quel a valoir minimum.
je pense que pour un premier tirage on peut espérer 2000 ex, mais j'sais pas si je refuserais 1000...

Négociation... tant que tu auras pas imprimé ce mot là, on peut pas discuter...

ensuite, c'est pas gagnant, gagnant, désolée... l'éditeur c'est lui a les moyens de diffusion, pas toi... on n'est pas à égalité, c'est pour ça qu'il faut défendre son pain et demander 1500 euros, même si c'est pour arracher moitié moins...
C'est pas en demandant moins qu'on obtient plus dans le monde de l'entreprise. J'ai jamais vu ça.

D'ailleurs, si, je connais un mec qui a demandé ce qu'il voulait et qui l'a obtenu. Pour cause, deux éditeurs alignés pour avoir son bouquin (pas un roman, un témoignage)...
Tout dépend du rapport de force.
Et dans une négociation, tout le monde affute ses armes... Si j'ai un éditeur qui me propose tant, je vais demander à l'autre ce qu'il a de mieux à me proposer, sans scrupule. C'est pas mon pote un éditeur ou un patron...
 
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Konda Galner a écrit:

A ton avis que va penser un éditeur en face duquel tu te pointes en disant "Moi, c'est 1500 € cash tout de suite, et un minimum de 2000 exemplaires, sinon, nous perdons vous et moi notre temps, et autant aller se taper un paintball en porte jarretelle en Sibérie" ?

Il va se lever, te tendre la main, et te dire : "vous avez raison, au revoir, et bonne continuation"

Et pourquoi il prendrait pas l'option porte-jartelles en Sibérie? Une proposition qui a au moins autant de valeur que mes bouquins :mrgreen:

Mais sinon, effectivement, je n'ai que peu de raisons de signer avec lui (même si je ne demande que 1000 exemplaires et 1200€, hein, ce qui est dit est dit!). Parce que, encore une fois, s'il ne peut pas me garantir au moins ça, alors je fais aussi bien sans lui. Et je garde ma liberté d'écrire ce que je veux, au rythme que je veux, de faire de l'édition numérique, de choisir mon illustrateur. Même si c'est nul comme le résultat d'une division par +oo, c'est à moi. Même si je dois restée cantonnée à ma centaine de lecteurs actuels, ça me va. Même si je ne suis jamais disponible dans des librairies d'où je disparaîtrais au bout de quelques mois.
Tu l'as dit, mon plaisir est ailleurs.
(Et même l'auto-promo, qui marche comme un crabe amputé de ses pinces, je trouve ça rigolo tongue )

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ouep, moi je suis éditrice vous me dites ça je vous envoie péter. Clairement. Vous ne me faites pas confiance, avant même que je vous ai expliqué les modalités, donc, ça ne peut pas fonctionner, excusez-moi j'ai des gens plus modestes qui attendent.

je préfère que l'éditeur utilise ces centaines d'euro pour la diffusion. Car oui, elle n'est pas gratuite, cette diffusion... donc y a ça, aussi, à rembourser.

bon, que dit notre ami wiki sur els a-valoirs ?

Citation :
De l'auteur à l'éditeur. Le manuscrit est reçu par l'éditeur. L'éditeur conclut un contrat d'édition avec l'auteur. C'est ce que l'on appelle la publication à compte d'éditeur. Elle ne donne lieu, de la part de l'auteur, à aucun versement d'argent. L'éditeur, en revanche, peut verser un à-valoir à l'auteur, qui représentera une avance sur les droits que ce dernier percevra sur les ventes du livre. Cette avance est généralement « remboursable », c'est-à-dire que l'auteur ne percevra à nouveau de l'argent de l'éditeur qu'une fois que l'avance aura été « remboursée » par les droits d'auteur. Si, par exemple, l'auteur se voit garantir un taux de 10 % sur le chiffre d'affaires net hors taxe de la vente de son ouvrage, il percevra, pour 1 000 exemplaires vendus et un prix de vente hors taxe (sans la TVA, qui est de 5,5 % sur les livres) de 14 euros : 1 000 x 14 x 10% = 1 400 euros. Admettons que l'éditeur ait versé à l'auteur à la signature du contrat une avance « remboursable » de 1 000 euros, l'auteur ne percevra plus que 400 euros. En revanche, les contrats d'édition prévoient la plupart du temps que les à-valoirs restent acquis à l'auteur, quoi qu'il arrive. Si, donc, l'ouvrage que nous avons pris en exemple ne se vend qu'à 500 exemplaires, et que l'auteur ne doit percevoir que : 500 x 14 x 10 % = 700 euros, alors qu'il a perçu à la signature du contrat une avance de 1 000 euros, il ne devra rien à l'éditeur.

en gros, l'éditeur qui a la bonté de nous chercher à nous sortir de l'ombre finira pas l'avoir dans l'os, l'auteur ne peut être réellement au courant des exemplaires écoulés avant les 1000 décisifs, puisqu'il troque ses droits d'auteur temporairement pour ces a -valoir, et après il faudrait que l'éditeur prenne tout le temps le risque d'être vu, plus encore qu'avec le payement classique des droits d'auteur. Là, je suis d'accord, c'est de l'ordre du tirage au loto.

et quand je chercher ce que touche un éditeur par livre, j'ai ça :
Citation :
Sur un livre vendu 10 euros TTC, quel part revient à l’éditeur ?
Il reste environ 1,5 euros à l’éditeur à condition que le tirage soit totalement vendu. C’est sur la quantité des titres que l’éditeur tire son épingle du jeu.

bref, il touche tout juste le double l'auteur, pourtant à vous entendre c'est comme s'il en touchait plus de la moitié, comme s'il n'y avait pas d'autres intervenants à payer, et que quelques centaines d'euro se récupèrent en six mois because c'est bien connu, plus de la moitié des éditeurs rien qu'en France sont à la FNAC.
Y a pas que Galligrasseuil dans la vie. Smile


 
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Pour tous ceux qui exigent un à-valoir, êtes-vous tout de même capables de juger un contrat d'édition sur sa globalité ? Durée, pourcentage de droits, exclusivité partielle, reddition des comptes plus régulière... Ou bien claquez-vous la porte dès qu'il n'y a pas d'à-valoir ?
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bonté ?
ah oui, c'est vrai gallimard, Grasset et cie ce sont pas des entreprises mais des asso caritatives qui viennent en aide aux pauvres auteurs délaissés... j'avais complètement oublié ce petit détail ! Wink

et euh oui, le gros des ventes d'un bouquin se font en six mois... là encore faudrait te renseigner un peu plus sur la réalité économique du secteur avant de parler ( et pas te contenter de wiki comme source au passage, hein ? parce que même pour une xposé de 3e, c'est un peu lég' comme référence)

Bon, ça devient n'importe nawak...
j'dois bosser pour un euro de l'heure, désolée...

 
Konda Galner
   
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Kylie > Je serai ravi de filmer ça, a vrai dire, j'fais un buzz sur youtube, j'passe chez Morandini, et je vends l'histoire et les droits d'auteur à Mr Bean...

Ilham > On ne parle pas de négociation, dans le thème du sujet. C'est justement plus du "au dessous de quoi n'êtes vous pas prêt à descendre". Si tu arrives pour "négocier" avec des revendications, et qu'au final, tu pars sans ton a-valoir... Le discours est quelque peu caduque non ?"
Et tu sais, les "tant que tu n'imprimes pas ce mot là, on peut pas discuter", tu devrais éviter....

Je suis un faux calme, j'ai plutôt le sang chaud, et tes petites phrases pseudo-assassines commencent à me lasser. J'ai pris plusieurs fois des pincettes, en te répondant, la réciproque est loin d'être vraie.
Tu as raison sur un point, on ne peut pas discuter.

Je remarque ceci au même titre dans tous les secteurs de la vie, au final. On regarde uniquement son propre travail, en déconsidérant celui des autres. Ton boulot d'écrivain est fait, le manuscrit est accepté, celui qui prend des risques, c'est justement l'éditeur.

Je te souhaite bien du courage dans ta vie si tu considères tes alliés, tes partenaires, comme des adversaires voir des ennemis. La grosse maison d'édition elle est méchante !!!!

Rapport de force, confrontation, avoir plus, mais quel individualisme...

Tu veux faire jouer la concurrence, mais je suis tout a fait d'accord ! Le sujet n'est encore une fois pas là.

Sur cette discussion, tu me lasses, à dire vrai. Bonne journée.
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